Océan Pacifique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Pacifique » redirige ici. Pour les autres significations, voir Pacifique (homonymie).
Océan Pacifique
Carte de l'océan Pacifique.
Carte de l'océan Pacifique.
Géographie physique
Type Océan
Coordonnées 0° N 160° O / 0, -1600° Nord 160° Ouest / 0, -160  
Superficie 166 241 700 km2
Profondeur
· Moyenne 4 300 m
· Maximale 10 916 m
Volume 714 839 310 km3

Géolocalisation sur la carte : Monde

(Voir situation sur carte : Monde)
Océan Pacifique

L'océan Pacifique est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il s'étend sur une surface de 166 241 700 km2, soit environ un tiers de la surface totale de la Terre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Austral au sud est officiellement marquée au 60e degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du 180e méridien.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est dans l'océan Pacifique que se trouvent les fosses les plus profondes de la Terre, avec des profondeurs dépassant 10 000 mètres dans les fosses des Kouriles, des Mariannes et des Philippines. Il comporte également de nombreux récifs coralliens dont l'île Christmas, le plus étendu et le plus ancien atoll du monde.

L'océan Pacifique est parcouru par plusieurs dorsales qui forment parfois en surface des archipels linéaires. Il contient des chaînes de monts sous-marins formés par des points chauds, dont la chaîne sous-marine Hawaii-Empereur et la chaîne sous-marine Louisville.

Il est entouré par la ceinture de feu et connaît de nombreux tremblements de terre. Lorsqu'ils se produisent dans l'océan, ces derniers provoquent des tsunami (raz-de-marée). Entre 1900 et 2004, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, et 17 % d'entre eux ont lieu près du Japon. Un centre international d'alerte, le Pacific Tsunami Warning Center, est chargé de l'observation et de l'alerte sur ces phénomènes.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Coucher de soleil sur l'océan Pacifique vu de la Station spatiale internationale ; la forme caractéristique des cumulonimbus est aussi visible

On retrouve dans le Pacifique des systèmes météorologiques semi-permanents comme les anticyclones de l'île de Pâques et d'Hawaï ainsi que les dépressions des Aléoutiennes qui sont le reflet de la circulation atmosphérique générale[1],[2]. Son vaste bassin est régulièrement traversé par le plus grand nombre de cyclones tropicaux de tous les bassins océaniques[3]. Ils sont nommés ouragans dans l'est, typhons dans le nord-ouest et cyclones dans le sud-ouest.

Près de l'équateur, on retrouve la zone de convergence intertropicale et les alizés dont la position change avec les saisons, jouant un très grand rôle sur la pluviométrie de la région tropicale et la navigation maritime.

Le Pacifique sud est parcouru par une oscillation thermique encore mal expliquée connue sous le nom d'El Niño (tous les deux à cinq ans, contrecarré par La Niña), qui exerce une influence importante sur le climat. El Niño, et son pendant atmosphérique, l'oscillation australe, donnent le phénomène appelé ENSO qui est la variation climatique la plus importante de cet océan. L'effet de ce dernier se reflète non seulement dans tout son bassin mais également déborde vers les autres régions du globe par le déplacement de la circulation atmosphérique qu'il cause.

Le Pacifique est aussi le siège de variations plus complexes : il s'y produit des phénomènes à hautes fréquences (oscillation de Madden-Julian à 60-90 jours) et d'autres à très basses fréquences (son état moyen variant sur plusieurs décennies ou siècles). Ces variations ont un effet de modulation sur ENSO et en compliquent l'analyse[4].

Îles et États de l'océan Pacifique[modifier | modifier le code]

Outre la représentation cartographique traditionnelle des archipels et des États du Pacifique, figurant dans tous les Atlas « grand public » (qui représente les États du Pacifique par des rectangles imbriqués), il en existe une autre plus réaliste, figurant sur les cartes marines et/ou géopolitiques. Cette dernière permet d'appréhender notamment l'étendue des eaux internationales et la forme réelle des États dans leurs étendues terrestres et océaniques, compte tenu de leurs zones économiques exclusives (d'ailleurs en voie d'élargissement).

Les 16 pays (en comptant l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Niue et Cook) et les 16 dépendances de l'Océanie, d'après l'Atlas des îles et États du Pacifique sud.

États[modifier | modifier le code]

1 Le statut de Taïwan est disputé.

Îles et territoires[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Descriptio Maris Pacifici par Ortelius (1589), une des premières cartes imprimées de l'océan Pacifique ; voir aussi la planisphère de Waldseemüller (1507)[5]

Les premiers Océaniens à avoir découvert et peuplé les îles du Pacifique il y a 45 000 ans sont arrivés en voilier.

Les Océaniens maitrisaient des voiliers, pirogues et catamarans à voile qui avaient la particularité de pouvoir remonter au près du vent (se déplacer non pas face au vent mais vers le secteur d'où il vient). Cet avantage technique décisif par rapport aux voiliers occidentaux, arrivés bien plus tard, qui ne pouvait naviguer qu'au portant (le vent venant du secteur arrière pousse le bateau) leur permettait d'explorer la mer d'une façon systématique et particulièrement efficace: Partant d'une île, louvoyant rapidement face au vent sur des centaines de miles, ils balayaient par de larges lacets un territoire bien plus vaste qu'un gros voilier traçant une ligne directe dépendante de la direction du vent. Ce faisant, les Océaniens finirent par découvrir un à un des atolls minuscules jusqu'au dernier, au milieu de l'océan Pacifique, le plus grand au monde. Ils les peuplèrent lentement en développant une culture originale à chaque îlot habité mais nourris, contrairement aux idées reçues, par des échanges permanents et des valeurs souvent communes[réf. souhaitée].

Les premiers Européens à "redécouvrir" le Pacifique furent les membres de l'expédition de Vasco Núñez de Balboa qui l'aperçurent en 1513 après leur traversée de l'Isthme de Panama. Il le baptise alors mer du Sud, parce qu'elle se situe au sud de l'isthme de Panama. Ce nom prévaudra longtemps sur le nom de Magellan qui ne s'imposera qu'à la fin du XIXe siècle.

Le premier Européen à y avoir navigué fut le Portugais Magellan en novembre 1520 qui le baptisa « Pacifique » à cause du temps calme qu'il rencontra pendant sa traversée de la Terre de Feu jusqu'aux îles Mariannes, puis aux futures Philippines, traversée de trois mois et vingt jours.

Au XVIIIe siècle, le nom d’« océan Pacifique » ne s’appliquait qu’à la partie sud de l’océan, la partie nord étant appelée « océan Septentrional ».

Exploration[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre du Pacifique.

Géochimie[modifier | modifier le code]

  • En un mois en 2007, selon une observation (Odelle Hadley), 30 000 tonnes de particules de suie sont arrivées en Amérique du Nord. L'origine de ce nuage provient pour les trois quarts des pollutions chinoise et indienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Leduc et Raymond Gervais, Connaître la météorologie, Montréal, Presses de l'Université du Québec,‎ 1985, 320 p. (ISBN 2-7605-0365-8, lire en ligne), p. 72 (section 3.6 Les grands traits de la circulation générale)
  2. (fr) « Centre d'action », La météo de A à Z, Météo-France (consulté le 2 août 2009)
  3. (en) Atlantic Oceanographic and Meteorological Laboratory, Hurricane Research Division, « What are the average, most, and least tropical cyclones occurring in each basin? », Frequently Asked Questions, NOAA (consulté le 10 août 2009)
  4. (fr) « Vers une quantification du comportement "chaotique" d'El Niño », Techno-Science.net (consulté le 20 juillet 2009)
  5. « Library of Congress Acquires Only Known Copy of 1507 World Map Compiled by Martin Waldseemüller » (consulté le 31 juillet 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Conflits actuels, Une géopolitique du Pacifique et de ses îles. Au cœur d'une passion, 12e année, numéro double 23 - 24, 2009 I - 2, Centre d'études et de diffusion universitaires, 368 pages (site conflits-actuels.com)

Article connexe[modifier | modifier le code]