Colporteur

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La Vagabond (ou le Colporteur) par Jérôme Bosch.
Le marchand de jouets - David Henry Friston fin XIXe.

Le colporteur (parfois appelé en Afrique sauveteur) est un vendeur ambulant transportant avec lui ses marchandises de maison en maison. Cette profession a quasiment disparu dans les pays riches, mais reste très présente dans les pays pauvres.

Il présente un large éventail dont des livres, des bulletins, des journaux, des toiles, de la mercerie, autrefois des images d'Épinal.

L'apparition des bibliothèques de gare copiée par Louis Hachette sur les Anglais, marque progressivement la fin des colporteurs[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot colporteur vient du latin comportare « transporter » qui est à rapprocher de coltiner (porter un lourd fardeau sur le cou, les épaules, la tête étant protégée par un coltin (coiffure prolongée d’une pièce de cuir protégeant le col et les épaules).

Les colporteurs étaient des marchands ambulants qui transportaient leurs marchandises dans des « balles » en bois d’où l'autre terme de porteballe.

L'Alphabet des enfants sages présente le marchand d'images.

Le terme s'impose dans la seconde moitié du XVIIIe siècle remplaçant la forme ancienne contreporteur et les variantes de mercier (petit mercier, marchand mercier) ainsi que marchand forain[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le colporteur même connu par ses visites successives était un étranger. Cette particularité permettait de lui attribuer faute de mieux la responsabilité de certains méfaits. Ainsi, les registres de déclaration de grossesse hors mariage les désignent souvent comme auteur de l'enfant [3].

Colporteurs dans une vallée de l'Oisans

Occurrences[modifier | modifier le code]

  • Dans le film La Trace, Joseph est un colporteur qui doit traverser les Alpes dans le seul but de vendre ses articles de mercerie.
  • Pierre Arnaud, héros du roman historique Les Barcelonnettes d’Anne Vallaeys et Alain Dugrand, est colporteur avant de s’embarquer pour le Mexique.
  • Dans le feuilleton télévisé français pour enfants Bonne nuit les petits des années 1960, le bon « nounours » qui met les jeunes enfants sur le chemin du sommeil est associé au marchand de sable passant de maison en maison, et jetant, entre deux airs de flûte, une pluie de sable doré figurant la nuit qui tombe ou le sommeil qui s'impose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la librairie française - Collectif sous la direction de Patricia Sorel et Frédérique Leblanc, Éditions du Cercle de la Librairie
  2. Laurence Fontaine, Histoire du colportage, XVe-XIXe siècles, éditions Albin Michel, Paris, 1993, p. 59.
  3. Christophe Beauducel, L'imagerie populaire en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2009, p. 35.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]