Eddy Mitchell

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Eddy Mitchell
Alias Schmoll
Nom Claude Moine
Naissance 3 juillet 1942
Paris, France France
Profession(s) Chanteur
Acteur
Genre(s) Rock 'n' roll
Années actives Depuis 1961
Label(s) Barclay
Polydor

Entourage Johnny Hallyday

Eddy Mitchell (parfois surnommé Schmoll, de son vrai nom Claude Moine, né le 3 juillet 1942 à Paris (quartier de Belleville) est un chanteur et acteur français. C'est par admiration pour le chanteur et acteur Eddie Constantine qu'il choisit comme pseudonyme le prénom Eddy (orthographe préférée à « Eddie » pour ne pas s'appeler comme son producteur de l'époque, Eddie Barclay).

Son groupe, Les Five Rocks, fut débaptisé et renommé à leur insu Les Chaussettes Noires par Eddie Barclay, patron de sa première maison de disques, qui avait conclu un accord promotionnel avec Les Lainières de Roubaix.

Sommaire

[modifier] La jeunesse

Ayant monté son premier groupe de rock dès l'âge de 14 ans, en 1956, le jeune Claude Moine sera régulièrement sur scène, jusqu'en 1961, en particulier dans le « temple du rock », le Golf-Drouot à Paris. La consécration viendra dès 1961 avec les ventes impressionnantes des disques de son groupe Les Chaussettes Noires.Ils seront les éternels rivaux des Chats Sauvages engagés par la firme Pathé.

Auparavant, il exerce plusieurs petits métiers, notamment coursier dans une agence du Crédit lyonnais située à proximité du Golf-Drouot où il passe régulièrement ses après-midis.

Eddy Mitchell choisira toutefois d'entamer, à son retour du service militaire en 1963, une carrière en solo qui subira plusieurs « métamorphoses », le plus souvent avec un certain succès.

A la suite de la rupture avec Les Chaussettes Noires, deux membres du groupe lui intenteront un procès, pour rupture de contrat abusif, dont il fera appel en 2ième instance et qu'il gagnera au bout du compte après beaucoup de tenacité.

[modifier] L'influence américaine

Comme de nombreux artistes dans les années 1960 tel Johnny Hallyday, Eddy Mitchell a été influencé par des artistes américains et certains de ses titres de l'époque sont des reprises de titres anglais ou américains (Toujours un Coin qui me Rappelle). Plus généralement, l'univers américain, en particulier celui de la Louisiane et de la Nouvelle-Orléans, est très présent, comme l'attestent certains de ses titres : Sur la Route de Memphis, Rio Grande. Son dernier album intitulé Jambalaya[1] évoque une fête ou un festin de fête chez les Cadiens et la pochette est une peinture de Thomas Hart Benton.

[modifier] Le cinéphile

Son père, modeste employé de la RATP, transmit dès son plus jeune âge à Eddy un goût certain pour le cinéma, en particulier pour les westerns américains des années 1950. Cette passion de jeunesse subsistera et apparaîtra au grand jour, lorsque, à partir de 1982, Eddy Mitchell animera durant de longues années (l’émission durera jusqu’en 1998), sur FR3, la Dernière Séance, sorte de ciné-club mensuel essentiellement consacré au cinéma américain des années 1950, tous genres confondus, chaque soirée comprenant un film doublé en français, des actualités cinématographiques d'époque, des dessins animés puis un film en version originale sous-titrée.

[modifier] Discographie

Liste non exhaustive (non recensés : 45 tours/singles, compilations, intégrales).

Avec les Chaussettes Noires :

  • 1961 : 100% Rock
  • 1961 : Rock'n Twist
  • 1962 : le 2 000 000e disque…
  • 1962 : Comment réussir en amour (bande originale du film éponyme)
  • 1963 : Chaussettes Noires Party
  • 1996 : Les 5 Rocks (inédits)

En solo :

[modifier] Filmographie (acteur)

[modifier] Théâtre

[modifier] Œuvres écrites

  • 1979 : Galas, galères, autobiographie, Éditions Jacques Grancher (coll. « Souvenirs »)
  • 1986 : Cocktail Story, R.M.C. Éditions (recettes de cocktails et recueil d'anecdotes sur le monde du « showbiz »
  • 1994 : P'tit Claude, roman, L'Arbre à cames (+ réédition Presses-Pocket)

[modifier] Bibliographie

  • Pierre Bénichou, Eddy Mitchell, Éditions P.A.C., 1977
  • Henri Leproux, Le Temple du rock: Golf-Drouot, Robert Laffont, Paris, 1982, 253 p.
  • Chantal Pelletier, Eddy Mitchell, Éditions Seghers (coll. « Poésie et Chansons »), 1982
  • Christian Page, Mitchell Eddy, BRÉA Éditions, 1983
  • Jacques Assolen, le Livre d'or d'Eddy Mitchell, une publication de l'E.M.C. - 1988
  • Maurice Achard, Dactylo Rock. Le roman vrai des Chaussettes Noires, Flammarion 1994
  • Jean-Marc Thévenet, Tout Eddy. Eddy Mitchell, Albin Michel/Canal+, 1994
  • Jacques Assolen, Eddy sur Seine : 1961 - 1997, Tous ses concerts en Île-de-France, une publication de l'E.M.C. - 1998
  • Jacques Assolen, Encyclop'Eddy, une publication de l'E.M.C. - 2001
  • Philippe Corcuff, "Les désillusions excluent-elles le rêve? Le blues d'Eddy Mitchell", in La société de verre. Pour une éthique de la fragilité, Paris, Armand Colin, 2002, pp.107-116
  • Philippe Corcuff, "Le cimetière des éléphants – La philosophie sauvage d’Eddy Mitchell", Cités – Philosophie Politique Histoire (Presses Universitaires de France), n°19, 2004
  • Thierry Liesenfeld, Les Chaussettes Noires. Ceci est leur histoire, Kalohé Productions, 2003
  • Alain Dugrand, M'sieur Eddy et moi. – Paris : Fayard, 2004. – 208 p., 22 cm (ISBN 2-2136-1889-5)

[modifier] Anecdotes

  • Très myope il n'a pas le permis de conduire ce qui lui a posé un problème pour jouer le rôle d'un concessionnaire automobile dans Le bonheur est dans le pré. Un véhicule spécial a donc été conçu pour l'occasion. Eddy Mitchell faisait semblant de conduire alors qu'un cascadeur pilotait, caché dans le compartiment moteur.
  • Appréciant les expressions américaines, il avait coutume d'appeler familièrement ses amis « Small ». Il prononçait le mot avec son accent français, cela pourrait être à l'origine de son surnom « Schmoll »[réf. nécessaire].

[modifier] Notes et références

[modifier] Liens externes


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