Eddy Mitchell

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Eddy Mitchell

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Eddy Mitchell en mars 2014.

Informations générales
Surnom Schmoll
Nom de naissance Claude Moine
Naissance 3 juillet 1942 (72 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Chanteur
Acteur
Parolier
Genre musical Rock 'n' roll, country, country rock, variété française, rhythm'n'blues, ballade
Années actives Depuis 1961
Labels Barclay
Polydor
Site officiel www.eddymitchell.com
Œuvres écrites

Claude Moine dit Eddy Mitchell, né le 3 juillet 1942 à Paris_ (quartier de Belleville), est un chanteur, parolier et acteur français.

Chanteur du premier groupe de rock français, Les Chaussettes noires, il connaît le succès dès 1961. En 1962, il commence une carrière solo, durant laquelle il alterne rock and roll, ballades, country, en s'orientant vers la fin des années 1970 vers un style plus crooner, sans toutefois tourner le dos à la musique rock et country qu'il affectionne.

Fort de cinquante années de carrière, Eddy Mitchell donne, sur la scène de l'Olympia le 5 septembre 2011, la dernière représentation de sa tournée Ma dernière séance, clin d’œil à l'un de ses tubes mais aussi à l'émission télévisée qu'il a présentée pendant dix-sept ans, faisant ainsi ses adieux à la scène[1],[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et début[modifier | modifier le code]

Claude Moine naît dans un milieu modeste, sa mère est employée de banque et son père travaille à la STCRP (Société des Transports en Commun de la Région Parisienne, laquelle deviendra la RATP en 1949 en fusionnant avec la CMP (Compagnie du Métropolitain de Paris). À onze ans, il découvre le rock and roll, une musique qui sévit outre-Atlantique, dont le « fer de lance » se nomme Elvis Presley. Si son père ne fait rien pour encourager la nouvelle passion de son fils, il ne s'y oppose pas. Son père n'aime pas la musique mais le cinéma, où il va deux fois chaque après-midi et emmène souvent avec lui son fils après l'école[4]. Comme lui, Claude se passionne pour le cinéma américain, notamment les western. Il se prend également de passion pour la bande dessinée, appréciant particulièrement Jijé et son personnage Jerry Spring[5]. Il tentera même de devenir dessinateur et deux de ses dessins sont publiés : l'un dans Coq hardi et le second dans le magazine Risque-Tout[Note 1],[6],[Note 2].

Claude Moine exerce plusieurs petits métiers, notamment coursier dans une agence du Crédit lyonnais située à proximité du Golf-Drouot, où il passe régulièrement ses après-midis à écouter des disques américains[Note 3]. À quelques pas de là, le 2 février 1957, il chante en amateur pour les employés du Crédit Lyonnais, où il est présenté comme un « artiste fantaisiste » ; c'est sa première prestation scénique[7].

En 1958, il assiste à un concert de Bill Haley and the Comets[8],[Note 4], premier contact avec la musique US pour le jeune Claude. Mais sa vrai idole est Gene Vincent, le "mauvais garçon" du rock américain sera le déclencheur de sa vocation pour la chanson. Il lui rendra par la suite souvent hommage dans ses chansons. À la fin des années 1950, il commence à se produire dans des bals en interprétant les hits du moment.

C'est alors la formation de son groupe, d'abord brièvement appelé Eddy Dane et les Danners, puis Les Five Rocks que l'on transforme en Les Cinq Rocks[9]. Ils se produisent régulièrement sur scène, en particulier dans le «temple du rock», le Golf-Drouot à Paris.

Claude Moine devient Eddy Mitchell[modifier | modifier le code]

« Pour faire du rock and roll il faut faire américain » pense-t-il ; aussi Claude fait le choix d'Eddy comme prénom de scène, en référence à Eddie Constantine[Note 5] et Moine devient Mitchell, « parce que ça sonne américain ». L'hypothèse est avancée qu'il y aurait « inconsciemment un clin d'œil au nom de son acteur préféré Robert Mitchum »[10]. Maurice Achard soutient que c'est Jean Fernandez qui est l'auteur du pseudonyme[11].

Il est surnommé « Schmoll » par ses proches, un surnom repris affectueusement par le public. Appréciant les expressions américaines et de grande taille par rapport à ses amis, il avait coutume de les appeler familièrement « Small ». Prononcée avec l'accent français, cette expression donnera naissance au célèbre surnom.

Les débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Après les débuts prometteurs de son ami Jean-Philippe Smet, Eddy Mitchell décide de tenter sa chance auprès des maisons de disques. En feuilletant l'annuaire, il tombe sur le premier nom, Barclay, et ce sera le bon. En novembre 1960, les Five Rocks ont rendez-vous aux studios Hoche, où ils sont auditionnés par Jean Fernandez et Henri Marchal, bientôt rejoint par Eddie Barclay. Un contrat de trois ans est signé (par les parents car tous sont mineurs) et le 20 décembre, le groupe est en studio d'enregistrement[12].

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Les Chaussettes Noires (1961-1963)[modifier | modifier le code]

En janvier 1961 sort leur premier disque. À leur insu, le groupe Les Five Rocks est débaptisé et renommé Les Chaussettes Noires par Eddie Barclay qui a conclu un accord promotionnel avec les chaussettes Stemm.

C'est le début du succès, pour le groupe, qui n'est rien de moins que le premier groupe de rock en France.

Quelque temps après la sortie de leur premier super 45 tours, Les Chaussettes Noires participent au premier Festival international de Rock'n'roll organisé au Palais des sports de Paris le 24 février 1961. Le 18 juin, toujours au Palais des sports, a lieu le deuxième festival de Rock, où cette fois ils sont programmés en vedette. La veille, Eddy Mitchell s'est marié avec Françoise Lavit[13].

Leur succès demeure sans faille jusqu'à leur séparation.

Années de transition - 1962-1963 - Chanteur des Chaussettes Noires et chanteur soliste[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 1962, Eddy Mitchell est appelé sous les drapeaux. Pour ses classes, il est incorporé à Montlhéry dans le Régiment du Train, puis à Paris, où il s'occupe de l'organisation du ciné-club[14]. Eddy militaire précède les autres membres des Chaussettes Noires, qui bientôt, sont à leur tour, un à un, incorporés. Durant cette période, les enregistrements continuent tant bien que mal (du fait des permissions qui ne tombent pas toujours au même moment, les sessions studios sont difficiles à organiser). Ainsi, durant l'année Eddy Mitchell enregistre avec le groupe une vingtaine de chansons et aussi quatre sous son nom : Mais reviens-moi, C'est à nous, Quand c'est de l'amour, Angel. Ce premier super 45 tours en solo, dans les bacs en novembre, se montre très différent. Mitchell accompagné par l'Opéra House Orchestra délaisse, un temps, le rock and roll pour des ballades romantiques[15].
En 1963, le chanteur enregistre cinq titres avec les Chaussettes et une trentaine sous son nom. S'il revient au rock avec son 2e EP, en revanche la sortie en septembre de son premier album solo Voici Eddy... c'était le soldat Mitchell rompt avec le son brut des Chaussettes Noires. Ce même mois, sitôt démobilisé, il part à Londres enregistrer un deuxième album avec le London All Stars de Big Jim Sullivan : Eddy in London est chez les disquaires en décembre.
Militaire, la scène continue aussi, parfois avec les Chaussettes Noires, mais également en soliste. Ainsi à Juan-les-Pins, durant l'été 1962, Eddy Mitchell est accompagné par Les Fantômes[16]. En mars 1963, se produisant en banlieue parisienne, il est accompagné entre autres par le bassiste du groupe Les Pirates, Jean Veidly.

Désirant faire « cavalier seul », l'annonce officielle de sa séparation avec les Chaussettes noires a lieu le 31 décembre 1963. À la suite de sa rupture avec le groupe, deux d'entre eux, William Bénaïm et Tony d'Arpa, lui intentent un procès pour rupture de contrat, dont il fait appel. Il gagne en deuxième instance, au terme d'une longue procédure.

Eddy Mitchell en solo (1964-1969)[modifier | modifier le code]

Avec la publication de ses deux premiers albums en solo, Eddy Mitchell démontre qu'il a musicalement évolué vers d'autres courants musicaux en élargissant son répertoire et son registre vocal et qu'il n'en demeure pas moins rockeur. Si besoin était, en guise de confirmation, le second album porte le sous titre : « Eddy chante 12 R'n'R' Classics ». Rockeur certes côté musique, car pour ce qui est du look et de l'attitude, là aussi les changements sont visibles. Eddy Mitchell aborde - pochettes de disques à l'appui - costumes sombres, chemises et cravates. Le jeu de scène se modifie aussi. Rien n'est négligé pour conquérir, aussi, un public adulte : « Je pense toucher un public qui aime la variété en général. Quand je suis passé avec Johnny, les gens m'écoutaient dans un silence religieux alors que pour Johnny, ils réagissent différemment. Ce que fait Johnny, je le faisais, (...), car je le ressentais. Mais je ne ressens plus le besoin de me mettre à genoux sur scène, et si j'essayais, ça ne passerait pas. »[17] Il confirme avec la publication de deux nouveaux albums Panorama et Toute la ville en parle... Eddy est formidable. Le premier met Chuck Berry à l'honneur avec cinq adaptations et le second s'achève avec ce qui s'affirmera comme l'un de ses plus grand succès Toujours un coin qui me rappelle. En cette année 1964, pour la seconde fois Eddy Mitchell est classé par les lecteurs de Salut les copains en 4e position derrière Hallyday, Claude François et Richard Anthony[18]. Côté scènes, il est parfois accompagné par d'anciens membres des Chaussettes Noires, ou des Fantômes, ou encore des Cyclones avec à la guitare, durant quelques mois, un certain Jacques Dutronc.

En 1965, il évolue vers le Rhythm'n'Blues et sort l'album Du rock 'n' roll au rhythm 'n' blues. Découvrant Otis Redding et James Brown, il fera quelques incursions dans la Soul Music. Sa carrière connaît alors des hauts et des bas, (qui perdureront jusqu'au milieu de la décennie suivante), malgré d'incontestables succès que sont J'ai oublié de l'oublier, Alice (une ballade), ou encore S'il n'en reste qu'un ou Société anonyme (des Rocks), parmi d'autres…

En 1968, Eddy Mitchell sort l'album 7 Colts pour Schmoll, la pochette est illustrée par Jean Giraud, elle propose à l'intérieur une bande dessinée de deux pages où l'on voit Eddy, héros d'un western comique, se venger de celui qui le premier l'affubla du surnom de Schmoll et où apparait un personnage ressemblant à Johnny Hallyday, as de la gâchette qui se tire une balle dans le pied (on notera qu'une telle mésaventure est arrivée à Eddy Mitchell qui, manipulant une arme chargée de sa collection, se logea une balle dans le pied).

Années 1970[modifier | modifier le code]

Ce début de décennie est difficile pour Eddy Mitchell. Le succès est un peu moins probant, le chanteur se cherche et se perd dans différents styles musicaux, livrant alors une succession d'albums qui connaissent un succès confidentiel : Rock 'n' Roll (1971) aux influences très marquées par Creedence Clearwater Revival. Michel Polnareff participe au titre Pneumonie Rock et Boogie Woogie toux ; on note aussi la présence aux drums de l'ex-Chaussettes Noires Gilbert Bastelica. Zig-zag (1972) confirme l'errance musicale du chanteur ; le disque oscille entre hard rock (Le vaudou), Bossa nova (Stop), Rhythm'n'Blues (Cash), Pop (La nuit des maudits), Tamla Sound (Le jeu) et la variété (C'est facile), le tout ficelé avec Magma et le groupe Zoo. Cette même année (1972), il enregistre un second album Dieu bénisse le rock'n'roll (1972), bien mal nommé, car de Rock'n'Roll il est ici peu question, (tout au plus une chanson qui donne son titre à l'album). L'histoire se répète avec l'album Ketchup électrique (1973), (contenant Superstition, une reprise de Stevie Wonder). Pas ou peu de titres marquants en ces années pour Eddy Mitchell. Lucide sur cette période, Mitchell l'évoque avec la chanson Cash, dans l'album Zig-zag

Alors que les rééditions des albums des Chaussettes Noires sont des succès au point que la maison de disques Barclay lui propose de reformer le groupe, Eddy Mitchell anime alors l'émission radio En attendant que ça passe sur France Inter et décline l'offre (et pour cause).

La reconquête du public pour le chanteur passe par un retour au Rock and Roll, sa première influence, et pour ce faire, sur une idée de Jean Fernandez son manager il voyage jusqu'à Nashville, capitale du Rock et de la Country, où, à partir de 1974, il enregistre régulièrement. Le succès revient avec les opus Rocking in Nashville (1974), Made in USA (1975) et surtout Sur la route de Memphis (1976) et La Dernière Séance (1977) qui comprennent nombre d'adaptations de pionniers du Rock : Chuck Berry (Bye bye Johnny B. Good), À crédit en stéréo, C'est un rocker, C'est la vie mon chéri (1974), Une terre promise (1975) / Little Richard Hey miss Ann (1976) / Gene Vincent C'est un piège (1974) etc. Avec cette série d'albums, le chanteur trouve un second souffle et revient durablement au premier plan, grâce à de nombreux tubes dont Sur la route de Memphis[Note 6] ou La dernière séance qui lui valent plusieurs disques d'or. Fort de ce succès qui ne se démentira plus, Eddy Mitchell persévère à développer un style country rock qui lui vaut de francs succès, comme de celui des chansons Il ne rentre pas ce soir (1978) ou Tu peux préparer le café noir (1979).

Années 1980-1990[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell s'oriente de plus en plus vers le style crooner, livrant ainsi quelques-unes de ses plus grandes chansons : Couleur menthe à l'eau (1980), Pauvre baby doll (1981), Le cimetière des éléphants (1982), La Peau d'une autre (1987). Il n'abandonne pas pour autant totalement le Rock 'n' roll, il y revient plus épisodiquement et avec réussite, en témoignent les succès que sont les titres Nashville ou Belleville (1984), ou encore Lèche-bottes Blues (1989).

Durant les années 1980 et depuis lors, Eddy Mitchell se produit régulièrement sur scène à Paris mais aussi en province, a contrario des années 1970 durant lesquelles les tournées du chanteur se firent plus rares. En 1993 et 1994, dans le cadre d'une même tournée, il se produit dans quatre salles différentes à Paris, présentant dans chaque lieu un concept musical différent : Big Band au Casino de Paris (du 14 au 18 décembre 1993), Country-Rock à l'Olympia (du 4 au 9 janvier), au Zénith (8 au 12 février), et enfin le 29 mars 1994 à Bercy qui compile les trois programmes en un tour de chant de cinq heures.

En décembre 90, le concert d'Eddy Mitchell pour les soldats français en Arabie Séoudite est interdit[19], ce qui inspirera la sculpture de Jean-Yves Lechevallier: Aile entravée . (Harpe et fils de fer barbelés)

Affiche des concerts

Il compte parmi les personnalités les plus importantes du paysage musical français, drainant un public fidèle.

Les années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell en concert à Lyon, tournée Come Back du 13 novembre 2010.

Le 8 novembre 2009, lors de l'émission Sept à huit, Eddy Mitchell annonce : « Ma tournée en 2010-2011 sera la dernière que j'effectuerai »[20].

Au cours de cette année, en marge de la sortie de son nouvel album Come Back, la cinquième chaîne de télévision diffuse, le 26 novembre 2010, un reportage sur Eddy Mitchell, un document d'une heure environ de Xavier Villetard dans lequel le chanteur parle essentiellement de sa jeunesse dans le quartier de Belleville et de ses débuts. Cette époque l'a profondément marqué, ses passions d'adulte étant déjà présentes à Belleville :

L’ultime tournée d’Eddy Mitchell est intitulée Ma dernière séance, et compte une centaine de dates à travers la France, la Suisse et la Belgique. Elle s'achève par trois représentations à l'Olympia de Paris en septembre 2011. Le 5 septembre, Eddy fait son dernier tour de piste, au terme duquel il lance au public qui ne quitte pas la salle après le dernier rappel « Faut rentrer maintenant, c'est fini. Repos. Et vous pouvez fumer »[22].

Enregistré en mai, à Los Angeles, Héros le nouvel album d'Eddy Mitchell sort le 11 novembre 2013.

Le 17 décembre 2013, pour les 50 ans de la maison de Radio-France, qu'il a connue à ses débuts, Eddy Mitchell participe au concert exceptionnel donné pour l'occasion[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell se marie le 17 juin 1961 avec Françoise Lavit, avec qui il a deux enfants, Eddy et Marilyn. Le couple divorce le 16 octobre 1979.

Le chanteur épouse le 24 mai 1980, Muriel Bailleul avec qui il a une fille, Paméla.

Discographie[modifier | modifier le code]

Style, influences et fillations[modifier | modifier le code]

Eddy : « Français made in USA »[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux artistes dans les années soixante, tel son ami Johnny Hallyday, Eddy Mitchell se passionne pour une musique venue des États-Unis, le Rock and Roll, et pionnier en la matière (avec Hallyday et quelques autres), il contribue à la rendre populaire en France et à faire connaître nombre d'artistes américains, rockeurs alors pour la plupart totalement inconnus dans l'« hexagone » en ce début de décennie.

Au cours de sa carrière, il adapte et reprend de nombreux titres américains. Parmi les artistes souvent chantés par Eddy Mitchell on compte principalement (la liste n'est pas exhaustive) : Gene Vincent, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Elvis Presley, Buddy Holly, Ray Charles, Eddie Cochran, Bill Haley, Everly Brothers, Carl Perkins

L'affaire est moins connue, mais en 1965 Mitchell a également adapté pour son album Perspective 66 une chanson des Beatles avec You've Got to Hide Your Love Away (Tu ferais mieux de l'oublier) et (I Can't Get No) Satisfaction des Rolling Stones (Rien qu'un seul mot). Il chante une seconde fois les Beatles en 1968 avec The Fool on the Hill (Le fou sur la colline, album Sept Colts pour Schmoll).

En 1975, Eddy Mitchell est fait citoyen d'honneur du Tennessee, ambassadeur du Tennessee en France et - avec Charlie McCoy et Jean Fernandez - shérif de Nashville.

Plus généralement, l'univers américain et la culture américaine sont une source d'inspiration inépuisable, comme l'attestent plusieurs titres : Sur la Route de Memphis, Rio Grande, C'est Charlie Brown, Les tuniques bleues et les indiens, Un portrait de Norman Rockwell, Je me fais mon Western, La colline de Blueberry Hill, Le père de James Dean, Le fils de Jerry Lee Lewis, Sur la Route 66

Il consacre également plusieurs chansons aux artistes qu'il apprécie : La voix d'Elvis (Elvis Presley), Otis (Otis Redding), Good bye Gene Vincent, J'avais deux amis (dédié à Buddy Holly et Eddie Cochran), Mister J.B. (James Brown).

En 2006, l'album Jambalaya[24], évoque une fête ou un festin chez les Cadiens et la pochette reproduit une œuvre du peintre américain Thomas Hart Benton.

À l'automne 2009, il sort un album intitulé Grand Écran, sur lequel il reprend principalement des standards de films hollywoodiens.

Sessions américaines[modifier | modifier le code]

Le chanteur a enregistré plusieurs albums aux États-Unis, les sessions se déroulèrent à :

Le parolier[modifier | modifier le code]

Adaptations et reprises[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell auteur de la plupart des textes de ses chansons, les signe sous son véritable nom, Claude Moine. Il écrit ses textes — les adaptations bien évidemment, mais aussi ses créations originales — à partir d'une musique, il n'a jamais pu faire le contraire ; une musique l'inspire, pas une page blanche[Note 7] ! Les adaptations de chansons américaines sont fréquentes dans la discographie du chanteur, elles ne constituent pas pour autant l'intégralité de son répertoire. En 1966, sa rencontre avec le pianiste Pierre Papadiamandis est déterminante. Devenu son ami et son compositeur attitré, Pierre Papadiamandis livre dès lors régulièrement des musiques pour Eddy Mitchell. À partir des années 1980, les adaptations se font plus rares tandis que Papadiamandis est davantage mis à contribution. Eddy Mitchell fait parfois appel à d'autres auteurs afin de l'aider à boucler une chanson, par exemple Boris Bergman, appelé en renfort sur Lèche-bottes Blues, qui donnait bien du labeur au chanteur.

Cinéphile[modifier | modifier le code]

Le cinéma Le Palace où était tournée l'émission la Dernière Séance.

Son père, Robert Moine, lui transmet dès son plus jeune âge un goût certain pour le cinéma, en particulier pour les westerns américains des années cinquante. Cette passion de jeunesse trouve son aboutissement, lorsque à partir de 1982, il anime pendant 16 ans sur FR3 une émission consacrée au cinéma américain.

La dernière séance 1982-1998 (Eddy présentateur télé)[modifier | modifier le code]

Présentée par Eddy Mitchell, l'émission la Dernière Séance est diffusée mensuellement et programme essentiellement des films hollywoodiens des années cinquante, tous genres confondus. Chaque soirée comprend un film doublé en français, des actualités cinématographiques d'époque, des dessins animés puis un film en version originale sous-titrée.

La plupart des émissions sont tournées au cinéma Le Palace à Beaumont-sur-Oise (95)[26] qui est un exemple de décor des années 1950–1960 ; ainsi qu'au cinéma Le Trianon à Romainville (93230)[27], qui a été classé en juillet 1997 à l'inventaire des Monuments Historiques.

En 2012, Eddy Mitchell joue le rôle du narrateur dans un hommage au cinéma français, produit et réalisé par Laurent Chollet, sous la forme d’une série documentaire de DVD[28] réunissant témoignages et archives de 1942 à aujourd’hui.

Le comédien[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La carrière d'acteur d'Eddy Mitchell connaît deux périodes, avant et après 1980. Jusqu'à Je vais craquer il ne fait que de brèves apparitions, souvent dans son propre rôle, ou incarnant un personnage ressemblant au chanteur qu'il est dans la vie. Il trouve sa place dans le cinéma français en tant qu'acteur de composition à partir du téléfilm Gaston Lapouge et surtout Coup de torchon, où il incarne Nono, un simple d'esprit. Une interprétation qui lui vaut d'être nominé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle, lors de la 7e cérémonie des César. À propos du rôle, il évoque[Quand ?] dans un entretien télévisé[Lequel ?] une discussion avec Bertrand Tavernier, réalisateur du film : « Je te préviens, il faudra que tu incarnes un imbécile. - Eh bien c'est parfait, on fera semblant de dire que c'est un rôle de composition ! ». Il joue régulièrement jusqu'en 2003, parfois dans plusieurs films par an. Après un ralentissement de rythme au milieu des années 2000, il enchaîne de nouveau les rôles, dont celui de Frédéric Selman dans Salaud, on t'aime de Claude Lelouch aux côtés de Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Irène Jacob, Valérie Kaprisky ou encore Rufus.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie d'Eddy Mitchell.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell a tourné dans quelques publicités :

  • 1982 Il tourne un spot publicitaire pour un fast food dans lequel il chante « What a burger ».
  • 1984 Il assure le rôle principal dans un spot pour une marque de prêt-à-porter féminin.
  • 1989 Il succède à la mère Denis, le temps de quelques spots pour une marque de lave-linge et de lave-vaisselle.
  • 2003 Il tourne dans une pub pour une entreprise publique sous les traits d'un "conseiller en achat de chevaux".
  • 2009 Il vante une marque d'appareils auditifs à la télévision, sur le principe de la prévention, concernant la perte d'audition. (Il a participé à l'écriture du scénario.)

En 1987, Eddy Mitchell passe derrière la caméra et réalise son 1er spot, pour une marque de bonbons [31],[32].

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Galas, galères, autobiographie, Éditions Jacques Grancher (coll. « Souvenirs »)
  • 1986 : Cocktail Story, R.M.C. Éditions (recettes de cocktails et recueil d'anecdotes sur le monde de l'industrie du spectacle
  • 1994 : P'tit Claude, roman, L'Arbre à cames (et réédition Presses-Pocket)
  • 2012 : Il faut rentrer maintenant, mémoires, coécrit avec Didier Varrod, Editions de La Martinière

Récompenses[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Eddy Mitchell fut déjà nominé dans cette catégorie, en 1982 pour Coup de torchon de Bertrand Tavernier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le 2 août 1956, Risque-Tout N°37. Le dessin - signé Claude Moine, Paris 19e - représente un homme blanc assis sur un rocher, ligoté par un indien, qui d'une main lui saisit les cheveux, tout en tenant dans l'autre un poignard. « Pendant que vous y êtes, faites-moi aussi la barbe... », peut-on lire dans la légende juste en dessous. Source : Préface du volume 2 de Jerry Spring : l'intégrale en noir et blanc, édition Dupuis, 2010, p.16.
  2. L'un de ces dessins est exposé au musée d'Angoulême[réf. nécessaire].
  3. À cette époque le Golf-Drouot est certainement l'unique endroit dans Paris, où l'on peut écouter des disques de Rock'n'roll.
  4. Certainement à l'Olympia de Paris, où Bill Haley se produit les 14 et 15 octobre 1958. Source : livre Rock and Roll à la française 1956-1959, Thierry Liesenfeld, Éditions Saphyr, 2010, p. 76.
  5. dont il y a peu, il inscrivait à son répertoire plusieurs reprises de l'américain.
  6. Sur la route de Memphis est l'adaptation d'un titre original de Tom T. Hall - également repris par Bobby Bare ; il existe également une version (très rare) de Bill Haley
  7. En octobre 2010, énième confirmation par le principal intéressé, lors de son passage dans l'émission Vivement dimanche de Michel Drucker

Citations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eddy Mitchell : La classe ultime pour de merveilleux adieux, Vidéo de BFM sur Purepeople.com, 5 septembre 2011
  2. Eddy Mitchell a fait ses adieux à la scène, Libération, 6 septembre 2011
  3. La dernière séance d'Eddy Mitchell, 7sur7.be, 6 septembre 2011
  4. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.14.
  5. Préface du volume 2 de Jerry Spring : l'intégrale en noir et blanc, édition Dupuis, 2010. « Le chanteur Eddy Mitchell, amoureux du western sous toutes ses formes, est, lui aussi, un admirateur de Jijé et de Jerry Spring. », p.12.
  6. http://tropbath.canalblog.com/archives/2012/02/22/23528415.html
  7. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.9.
  8. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.15.
  9. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.16, 17, 18
  10. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 17-18.
  11. Dactylo rock, le roman vrai des Chaussettes Noires, 1994, Éditions Flammarion.
  12. Daniel Lesueur L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 19.
  13. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 22.
  14. Le dernier succès médiatique d’Eddy Mitchell : sa guerre d’Algérie, Manuel Gomez, bvoltaire.fr, 24 novembre 2013
  15. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 36.
  16. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 35.
  17. Source : Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 50, 51.
  18. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 53.
  19. http://www.ina.fr/video/CAB90050109
  20. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hX-ZLXBleiNX_9HBeMnBnA7ulfzQ
  21. (voir le reportage de Télérama : Télérama)
  22. http://www.purepeople.com/article/eddy-mitchell-la-classe-ultime-pour-de-merveilleux-adieux_a86813/1
  23. http://www.radiofrance.fr/espace-pro/evenements/la-maison-de-la-radio-fete-ses-50-ans
  24. http://eddymitchell.artistes.universalmusic.fr/main_site.php
  25. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.65
  26. http://www.evene.fr/culture/lieux/le-palace-4075.php
  27. http://www.cinematrianon.fr/historique/le-trianon/2-historique
  28. http://www.commeaucinema.com/film/cinephiles-de-notre-temps,261765
  29. Eddy Mitchell, Un Singe en hiver au théâtre, Le Figaro, 26 juin 2013.
  30. http://www.offi.fr/theatre/theatre-de-paris-3269/un-singe-en-hiver-51943.html
  31. Eddy et la pub… radio, télé
  32. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]