Sandouville

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Sandouville
L'église Saint-Aubin
L'église Saint-Aubin
Blason de Sandouville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Romain-de-Colbosc
Maire
Mandat
Jacques Dellerie
2014-2020
Code postal 76430
Code commune 76660
Démographie
Population
municipale
798 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 52″ N 0° 19′ 12″ E / 49.4978, 0.32 ()49° 29′ 52″ Nord 0° 19′ 12″ Est / 49.4978, 0.32 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 108 m
Superficie 14,8 km2
Localisation

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Sandouville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Le village est connu pour l'implantation d'une usine Renault, dans la zone industrialo-portuaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est tout au bord de la falaise, entre les vallées d'Oudalle et de [Mortemer]] que l'on trouvera le village de Sandouville. Le village et ses habitants, mais pas toute la commune, car, sur les 705 hectares qu'elle couvre, une large partie est occupée par les prairies estuariennes aujourd'hui industrialisées. Au temps où la Seine coulait au pied de la falaise. Le plateau était déjà bien occupé, si l'on en juge par les nombreux vestiges néolithiques retrouvés.

Datant de cette époque, puis agrandi par les Gaulois existe entre les vallons d'Oudalle et de Mortemer, un oppidum sur plus de 144 hectares. (Ce qui en fait un des plus grand de la Gaule.) La tribu gauloise des Calètes, aurait, selon les récits de la Guerre des Gaules de César, envoyé plus de 20 000 hommes à Alésia, pour secourir Vercingétorix. Les Calètes sont à l'origine du nom du pays de Caux.
Par la suite l'oppidum a été occupé par les Romains. De nombreux fours à pain datant de cette époque en témoignent. Occupé par l'armée romaine, il fut baptisé " Camp Romain " d'où Jules César comptait préparer son débarquement en Angleterre. Les derniers aménagement datent de l'époque de Constances Chlores.

Une église et un château, aujourd'hui démolis, furent construits au Xe siècle. Les Sandouvillais qui n'étaient que 65 en 1275 mirent longtemps avant que l'on dénombre 300 habitants en 1738. S'ils travaillaient la terre du plateau, leurs regards se tournaient vers la vallée où la Seine et les marais leur offraient de nombreuses ressources : salines, pêche, fenaison et pâturages au gré des mouvements de l'eau, commerce avec l'autre rive. Cette dernière activité n'était pas sans danger. Et dans l'église dédiée à saint Aubin reconstruite au XVIe, puis au XVIIIe siècle, graffitis et ex-voto témoignent des drames qui ont eu lieu.

Le petit village, de 440 ha à l'époque, qui n'a ni itinéraire ni école en 1823, faillit être rattaché aux villages voisins. Grâce à la location des terrains gagnés sur l'eau, en 1846 la commune put acheter un logis servant de presbytère, une maison d'école qui était remplacée en 1865 par une mairie-école et qui devint avec une école de filles inaugurée en 1882, le centre du village. Aujourd'hui 780 Sandouvillais vivant pour la plupart sur le plateau, dans de coquets pavillons fleuris dont certains jouissent d'une vue sur l'estuaire, le cours de la Seine et le Pont de Normandie situé sur le territoire de la commune.

Grâce aux apports financiers générés par l'arrivée d'importantes industries sur la plaine alluviale, Goodyear en 1963, puis la Régie Renault et bien d'autres ... les différentes municipalités ont pu offrir à la population les équipements nécessaires au XXe siècle, salle de sports, salle des fêtes, Foyer pour Tous, salle de réunions avec bibliothèque, rénovation de l'école et transformation en groupe scolaire avec classes maternelles, nouvelle mairie. De petits lotissements judicieusement répartis dans la commune, lui conservent un aspect rural inattendu si près d'une telle zone industrielle. Lien entre le passé et le présent, le blason de la commune signe l'identité d'un village qui a voulu vivre par la volonté de ses habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sandouville

Les armes de la commune de Sandouville se blasonnent ainsi :
De gueules à la roue dentée d’or, au chef d’argent chargé de trois merlettes de sable. [1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Sandouville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jacques Dellerie   Responsable de formation
1977 mars 2001 Michel Castagnet PS  
1976 1977 Maurice Hebourg    
1969 1976 Fernand Duboc    
1944 1969 André Tessier    
1936 1944 André Duboc    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 798 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314 300 346 322 358 342 316 350 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
375 392 416 382 409 418 446 456 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
419 407 335 334 346 340 334 465 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
400 460 566 645 703 754 780 777 761
2011 - - - - - - - -
798 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église dédiée à Saint-Aubin, construite en brique, pierre et silex.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]