Camille Pissarro

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Camille Pissarro

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait, 1873, Musée d'Orsay, Paris

Naissance 10 juillet 1830
Saint-Thomas (Îles Vierges)
Décès 13 novembre 1903 (à 73 ans)
Paris
Nationalité DanoiseDrapeau du Danemark
FrançaiseDrapeau de la France
Activités Artiste peintre
Élèves Paul Cézanne, Armand Guillaumin
Mouvement artistique Impressionnisme
Influencé par Fritz Melbye (en)

Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, né à Saint-Thomas (Îles Vierges) le 10 juillet 1830 et mort à Paris le 13 novembre 1903, est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste français, père de Lucien Pissarro.

Connu comme l'un des « pères de l'impressionnisme », il a peint la vie rurale française, en particulier des paysages et des scènes représentant des paysans travaillant dans les champs, mais il est célèbre aussi pour ses scènes de Montmartre, et ses scènes autour du Louvre et des Tuileries, où il descendait. À Paris, il eut entre autres pour élèves Paul Cézanne, Paul Gauguin, Jean Peské et Henri-Martin Lamotte.

Pissarro est aussi un théoricien de l'anarchie, fréquentant assidument les peintres de la Nouvelle-Athènes qui appartiennent au mouvement libertaire. Il partage cette position avec Gauguin, avec lequel il aura par la suite des relations tendues[1].

La production de Pissarro est inégale. Ses paysages ou ses baigneuses sont parfois marqués d'une certaine mièvrerie, alors qu'il accomplit par ailleurs des œuvres éblouissantes (La Meule, Pontoise, La Route d'Ennery). En 1896, le peintre déclarait : « Nous ne demandons pas mieux que d'être classiques, mais en le trouvant par notre propre sensation, oh! que c'est différent[2]! »

Sa vie, son œuvre[modifier | modifier le code]

Camille Pissarro et sa femme Julie Vellay à Pontoise en 1877

Camille Pissarro est né le 10 juillet 1830 à l'île Saint-Thomas aux Antilles, alors possession danoise, où ses parents possédaient une entreprise florissante de quincaillerie dans le port de Charlotte-Amélie, ce qui lui confère la nationalité danoise, qu'il gardera toute sa vie[3]. Son père Frédéric, d'origine portugaise mais né à Bordeaux, est de nationalité française[4]. En 1842, à douze ans, Camille part étudier en France à Passy, à la pension Savary dont le directeur l'encourage à cultiver ses dons pour le dessin[5], puis retourne en 1847 dans son île natale où son père l'initie au négoce[6] et où il reste cinq ans à travailler dans le commerce familial. En 1852, désireux de « rompre le câble qui l'attache à la vie bourgeoise »[7], il part pour Caracas, au Venezuela, avec un ami, Fritz Melbye (en), artiste danois qui marque profondément son destin. Il y demeure jusqu'en 1854 à peindre et dessiner, puis rentre à Saint-Thomas pendant un an dans l'entreprise familiale. C'est en 1855 que Camille Pissarro renonce définitivement au commerce. En octobre 1855, année de l'Exposition universelle, il arrive à Paris pour y étudier et s'installe dans sa famille à Passy[6]. Il ne retournera jamais aux Amériques.

À Paris, il rencontre Corot, avec qui il étudie, découvre Delacroix, Courbet, Ingres et Daubigny. Il fréquente quelques ateliers de l'École des Beaux-Arts, où l'enseignement reste académique et « ingriste », mais il est surtout attiré par Millet pour ses thèmes de la vie rurale, par Courbet pour son renoncement au pathos et au pittoresque, et par la liberté et la poésie des toiles de Corot[8]. Il travaille alors dans l'atelier d'Anton Melbye (en) et peint sur le motif à Montmorency. Entre 1859 et 1861, il fréquente diverses académies, dont celle du père Suisse, où il rencontre Claude Monet, Ludovic Piette, Armand Guillaumin et Paul Cézanne[9], qu'il encourage. En 1863, Cézanne et Zola visitent son atelier à La Varenne et, en 1865, il séjourne à La Roche-Guyon. Exposant aux Salons de 1864 et 1865, il s'y présente comme l'« élève d'Anton Melby (en) et de Corot »[10].

En 1860 Julie Vellay, fille de viticulteurs de Bourgogne, entre comme domestique chez les Pissarro. Elle deviendra la compagne de Camille[9] mais il ne l'épousera que des années plus tard, à Londres[11]. Le père de Camille, scandalisé par cette mésalliance, lui coupe les vivres.

Pontoise, Louveciennes et Londres[modifier | modifier le code]

Printemps, pruniers en fleurs, Pontoise, 1877 (Paris, musée d'Orsay)

Camille Pissarro vécut à Pontoise de façon parfois intermittente entre 1866 à 1883 et y composa un grand nombre de peintures, dessins et gravures. Selon Christophe Duvivier[12] le choix de Pontoise s'expliquait par le fait qu'aucun autre peintre n'y ayant encore associé son nom, Camille pouvait donc éviter d'apparaître comme le disciple d'un autre paysagiste. À cette époque il a trente-six ans et affirme la maturité de son art. Il s'est brouillé avec Corot et ne se présente plus comme son élève[13]. En outre la ville est proche de Paris par le chemin de fer, les paysages fluviaux, ruraux et urbains y sont variés. Enfin le docteur Gachet, ami de Pissarro, s'était installé à Auvers-sur-Oise, non loin de Pontoise, quelques mois plus tôt[13].

Pissarro vit à Pontoise de 1866 à 1869 de manière épisodique. Sa situation financière est difficile. Il peint des enseignes pour faire vivre sa famille. En 1869, il s'installe avec sa compagne et leur première fille à Louveciennes. Il doit fuir avec sa famille et abandonner son atelier devant l'avance des troupes prussiennes, à l'automne 1870 lors de la guerre avec les Prussiens. Il se réfugie chez Piette à Montfoucault dans la Mayenne et s'exile à Londres, où il retrouve Daubigny et Monet et fait la connaissance du marchand Paul Durand-Ruel. De retour à Louveciennes au printemps 1871, il découvre que son atelier a été pillé et qu'il ne lui reste plus qu'une quarantaine de toiles sur près de mille cinq cents. Il peint une seconde série de toiles à Louveciennes, les plus nombreuses à nous être parvenues, jusqu'à la fin du printemps 1872. C'est à Louveciennes, et à Londres en partie, qu'il acquiert et perfectionne son style impressionniste[14]. Il s'installe à nouveau à Pontoise en 1872 et y reste jusqu'en 1882.

Pissarro et Daubigny[modifier | modifier le code]

Entre 1866, date du premier séjour de Pissarro, et 1878, date de la mort de Daubigny, les deux hommes se côtoient sur les bords de l'Oise[15], Daubigny s'étant installé à Auvers-sur-Oise dès 1861. Aîné de Pissarro de treize ans, Daubigny, « le peintre merveilleux et véridique des bords de la Seine et de l'Oise » selon Zola, fait alors figure de maître des bords de l'Oise. Mais Pissarro évite soigneusement d'apparaître comme l'un de ses disciples : il ne se rend que rarement à Auvers et se distingue de son aîné en évitant de prendre pour thème de ses peintures les bords de l'Oise, qu'affectionne Daubigny[16]. Néanmoins, ainsi que le souligne Christophe Duvivier, il s'intéresse à Daubigny tout comme celui-ci suit de près le travail de Pissarro et Monet, qu'il présente à Durand-Ruel à Londres en 1870[16].

Pissarro et Cézanne[modifier | modifier le code]

Pissarro et Cézanne collaborent entre 1872 et 1881. Pissarro encourage Cézanne à peindre en plein air, et les deux artistes travaillent souvent côte à côte et sur les mêmes motifs[17] à l'Hermitage, à Valhermeil.

Pissarro et Gauguin[modifier | modifier le code]

En 1879, Gauguin, qui lui a acheté des toiles, vient travailler avec lui à Pontoise. Il collabore avec Degas dans le domaine de la gravure et pendant l'été 1881, Cézanne, Gauguin, Guillaumin, sont à Pontoise à ses côtés. Il participe à toutes les expositions impressionnistes et devient peu à peu un patriarche du mouvement, mais dans une grande fraîcheur d'esprit et avec un constant renouvellement.

En décembre 1882, il s'installe à Osny dans les faubourgs de Pontoise, ne pouvant plus trouver à louer une maison qui lui convienne pour un prix raisonnable. Cette période de Pontoise correspond au grand moment de l'histoire de l'impressionnisme. C'est là que Pissarro peint la plupart des tableaux qui figureront aux sept premières expositions des impressionnistes. C'est aussi là que travailleront Paul Gauguin, Paul Cézanne, Victor Vignon[18]. Pissarro est chaudement recommandé à Ambroise Vollard par le Docteur Georges Viau, un collectionneur qui soutient tous les impressionnistes, et qui lui a acheté un tableau. Mais les tableaux impressionnistes n'atteignent encore que des prix médiocres. Le peintre passe beaucoup de temps à quémander auprès des collectionneurs d'art, des marchands, et d'Eugène Murer le peintre-pâtissier-restaurateur-collectionneur d'art, dont il peint un portrait : Murer au fournil[19].

Autoportrait, 1898

Éragny-sur-Epte[modifier | modifier le code]

En 1884, Pissarro quitte Osny pour Éragny-sur-Epte dans l'Oise. C'est grâce à un prêt de Claude Monet qu'il peut y acquérir une maison[20] où il passe ses dernières années, jusqu'à son décès à Paris en novembre 1903. « Oui [écrit-il son fils Lucien le 1er mars 1884], nous sommes décidés pour Éragny-sur-Epte ; la maison est superbe et pas chère : mille francs, avec jardin et prés. C'est à deux heures de Paris, j'ai trouvé le pays autrement beau que Compiègne ; cependant il pleuvait encore ce jour-là à verse, mais voilà le printemps qui commence, les prairies sont vertes, les silhouettes fines, mais Gisors est superbe, nous n'avions rien vu ! »[21].

Il y peint de nombreuses toiles, dont plusieurs sur le thème des pommiers en fleurs (la propriété s'appelle La Pommeraie), du noyer (malheureusement tombé lors de la tempête de 1999), de son jardin potager, de la vue de son atelier, spécialement construit au milieu de son jardin. Il y invite les plus grands peintres de l'époque, parmi lesquels Claude Monet, le parrain de son dernier fils, Cézanne, Van Gogh, Gauguin. En 1885, il rencontre Georges Seurat, avec qui il se lie d'amitié [22] et s'enthousiasme pour sa technique du pointillisme, qu'il applique à son tour, avec moins de méticulosité peut-être que Georges Seurat, avant de retrouver une liberté d'expression plus proche de son tempérament lyrique et généreux.

Il meurt à Paris le 13 novembre 1903. Il repose, avec sa famille, au cimetière du Père-Lachaise (division 7)[23].

La dernière rétrospective internationale consacrée à Pissarro a eu lieu en Australie en 2006. La version anglaise de « L'Ami Pissarro » (seul documentaire consacré à la vie et à l'œuvre du peintre) y a été présentée [24].

Famille[modifier | modifier le code]

Pissarro descend d'une famille originaire de Bragance au Portugal, près de la frontière espagnole. Ses ancêtres sont des marranes, c'est-à-dire des juifs sépharades contraints de se convertir au catholicisme, quatre siècles plus tôt. Quant à lui, Camille Pissarro, bien que baptisé, se déclare proudhonnien et athée libre-penseur. Il épouse civilement sa femme catholique.

Plusieurs descendants de Camille Pissarro ont choisi de suivre l'exemple de leur aïeul et de devenir peintres à leur tour. Ses enfants Lucien Pissarro (1863-1944), Georges Henri Pissarro (dit Georges Manzana-Pissarro, 1871-1961), Félix Pissarro (1874-1897), Ludovic Rodo Pissarro (1878-1952) et Paul-Émile Pissarro (dit Paulémile, 1884-1972). Puis Orovida Camille Pissarro (1893-1968), fille de Lucien, Hugues Claude Pissarro (en) (né en 1935) et Yvon Pissarro (1937), tous deux fils de Paul-Émile, et Lélia Pissarro (née en 1963), fille de Hugues-Claude. Entre Ludovic-Rodo et Paul-Emile est née Jeanne Pissarro (1881-1948), mère des peintres Henri Bonin-Pissarro dit BOPI (1918-2003) et Claude Bonin-Pissarro né en 1921, père de Frédéric Bonin-Pissarro né en 1964 (et peintre également) et de Lila Bonin-Pissarro née en 1972.

Julie Vellay est fille d'un viticulteur bourguignon. Gouvernante chez les parents de Camille, elle entre en ménage avec lui en 1860 et lui sert d'abord de modèle. Ils se marient civilement à Croydon en Angleterre en 1871, alors que Julie Pissaro portait leur quatrième enfant. Le couple a eu en tout huit enfants.

L'anarchiste[modifier | modifier le code]

Dans les années 1880, il se lie avec Paul Signac et Georges Seurat. Il découvre les idées anarchistes comme bon nombre de néo-impressionnistes et fait la connaissance de Émile Pouget, de Louise Michel et de Jean Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d'anarchistes emprisonnés ou en exil. Après l'assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique et y rencontre Élisée Reclus. De retour en France, il contribue au journal Les Temps nouveaux[25] et s'engage contre l'antisémitisme lors de l'affaire Dreyfus[26].

En 1889, quand il compose sa série sur les Turpitudes sociales, le souvenir de la répression de la Commune de Paris n'est pas éteint. On discute Proudhon et Bakounine, la notion de République sociale agite ardemment les esprits, la question sociale et la réflexion politique hantent tout le pays : portées, entre autres, mais vigoureusement, par les mouvements anarchistes qui sont nombreux, vibrants, et très divisés, en particulier sur la pertinence de la reprise individuelle et du socialisme parlementaire[27].

Pissarro est plus un anarchiste d'idée que d'action. Même s'il participe, en 1899, au Club de l'art social aux côtés de Auguste Rodin, il est un partisan de l'art pour l'art : « Y a-t-il un art anarchiste ? Oui ? Décidément, ils ne comprennent pas. Tous les arts sont anarchistes - quand c’est beau et bien ! Voilà ce que j’en pense » écrit-il dans Les Temps nouveaux en décembre 1895[28]. Il n'est pas favorable à l'art à tendance sociale et contrairement à ce qu'écrit Kropotkine dans La conquête du pain, il ne pense pas qu'il soit nécessaire d'être paysan pour rendre dans un tableau la poésie des champs[29]. Il veut faire partager à ses semblables les émotions les plus vives. Une belle œuvre d'art est un défi au goût bourgeois. Pissarro est un optimiste qui voit un avenir anarchiste proche où les gens, débarrassés des idées religieuses et capitalistes, pourront apprécier son art[30].

Musées et grandes expositions[modifier | modifier le code]

Les ports de commerce font une entrée triomphale dans la peinture moderne en avril 1874 lors de la première exposition impressionniste qui s'est tenue au 35 Boulevard des Capucines à Paris[31] avec l’œuvre de Monet peinte au Havre. Mais c’est Camille Pissarro qui donnera toute sa dimension à ce thème[32], grâce à une série de tableaux, réalisée de 1883 à 1903, dans les ports de Rouen[33], Dieppe[34] et du Havre[35].

Expositions récentes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Pontoise dans l'œuvre de Pissarro
  • Paysage aux Pâtis, 1867, collection particulière.
  • Vue de l'Hermitage, Côte de Jallais, Pontoise, v. 1867, Zurich Fondation Rau pour le Tiers monde.
  • L'Hermitage à Pontoise, 1867, Cologne, Wallraf-Richards-Museum.
  • Les Jardins de l'Hermitage, Pontoise, v. 1867, Narodni Galeri, Prague.
  • Les Coteaux de l'Hermitage, Pontoise, v. 1867, Solomon R.Guggenheim Museum, New York.
  • La Côte du Jallais, Pontoise, 1867, Metropolitan Museum of Art, New York.
  • L'Inondation, Saint-Ouen-l'Aumône, 1873, collection particulière.
  • Coteau de l'Hermitage, Pontoise, 1873, Huile sur toile 60 x 73 cm, musée d'Orsay, Paris[37]
  • Le Tribunal de Pontoise, 1873, Bâle, collection Rau.
  • Rue de la Citadelle, Pontoise, 1873, collection particulière.
  • Fabrique près de Pontoise, 1873, The Museum of Fine Art (en), Springfield (Massachusetts).
  • La Gelée blanche, 1873, Huile sur toile 65,5 x 93,2 cm, musée d'Orsay, Paris[38]
  • L'Hermitage, Pontoise, effet de neige, 1874, Havard University, Cambridge, Fogg Art Museum.
  • Le Sentier de la ravine, vu de l'Hermitage, 1875-1877, collection particulière.
  • Le Petit Pont, Pontoise, 1875, Mannheim, Kunsthalle.
  • Route de Saint-Antoine à l'Hermitage, Pontoise, 1875, Bâle, Kunstmuseum.
  • Le Pré des Mathurins à l'Hermitage, Pontoise, 1875-1877, Moscou, musée Pouchkine.
  • Un carrefour à l'Hermitage, Pontoise, 1876, musée Malraux, Le Havre.
  • Les toits rouges, coin de village, effet d'hiver, 1877, Huile sur toile 54 x 65 cm, Musée d'Orsay, Paris[39]
  • La vieille route d'Ennery à Pontoise, 1877, Huile sur toile 91,8 x 150 cm, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa[40]
  • Coin de jardin à l'Hermitage, Pontoise, 1877, Huile sur toile 55 x 46 cm, Musée d'Orsay, Paris[41]
  • La Côte des Bœufs, 1877, Londres, National Gallery.
  • La Sente du Chou, Pontoise, 1878, musée de la Chartreuse, Douai.
  • Jardin à Pontoise, 1878, Huile sur toile, collection particulière.
  • Paysage sous-bois à l'Hermitage, 1879, eau-forte et aquatinte, Bibliothèque nationale, Paris.
  • La Garenne à Pontoise, effet de neige, 1879, Art Institute of Chicago.
  • La Crête du Chou, Pontoise, 1879, Wildenstein & Co, New York.
  • La récolte, Pontoise, 1880, collection particulière.
  • Le Marché aux pommes de terre, boulevard des Fossés à Pontoise, 1882, gouache, collection particulière.
  • Inondation à Pontoise, 1882, collection particulière.
  • Quai du Pothuis, bords de l'Oise, 1882, musée Malraux, Le Havre.
  • Marché à la volaille, Pontoise, 1882, détrempe et pastel, collection particulière, États-Unis
  • Le Marché aux cochons, foire Saint-Martin, Pontoise, 1886, plume et encre, Paris, musée du Louvre, Cabinet des dessins.
  • Le Marché de Pontoise, 1886, plume et encre, New York, Metropolitan Museum of Art.
  • Le Marché aux grains à Pontoise, 1893, collection particulière.
  • Le Marché de Pontoise, 1895, Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City.
  • Pommier sous le soleil, Pré sous le soleil, musée Faure, Aix-les-Bains
Paris
Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver, 1898, (Musée des beaux-arts de Reims)
Louveciennes
  • Diligence à Louveciennes, 1870, Huile sur toile 25, x 35,7 cm, Musée d'Orsay, Paris[44]
  • La Route de St Germain à Louveciennes, 1870, Huile sur toile 38 x 46 cm, collection particulière[45]
  • La Route de Versailles à Louveciennes, 1870, Huile sur toile, collection particulière.
  • Châtaigniers à Louveciennes, v. 1870, Huile sur toile 41 x 54 cm, Musée d'Orsay, Paris[46]
  • Paysage d'hiver à Louveciennes, v. 1870, Huile sur toile 37 cm x 46 cm, Musée d'Orsay, Paris[47]
  • Bois de chataigniers à Louveciennes, 1872, Huile sur toile 41 x 54 cm, collection particulière.
  • La Route de Louveciennes, 1872, Huile sur toile 59,8 x 73,5 cm, Musée d'Orsay, Paris[48]
  • Neige à Louveciennes, 1872, Huile sur toile 45,5 x 76 cm, collection particulière.
  • Le Village de Voisins, 1872, Huile sur toile, collection particulière.
Eragny-sur-Epte
Rouen
Le Havre
Autres lieux
Autres

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Rudij Bergmann, Camille Pissarro. L’impressionniste anarchiste, 27 min, SWR/ARTE, 1999, texte intégral.
  • Sylvain Palfroy, L'ami Pissarro. Le premier impressionniste, 58 min, 2003, notice de l'auteur.

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Monneret T.I, p. 665
  2. Monneret T.I, p. 668
  3. Notice du musée d'Orsay
  4. Pissarro descend d'une famille originaire de Bragance au Portugal, près de la frontière espagnole. Ses ancêtres sont des marranes, c'est-à-dire des juifs sépharades contraints de se convertir au catholicisme. Cette double appartenance religieuse encore présente chez son père le conduira à se déclarer athée (il épousera civilement sa femme catholique) et même libre penseur. Après avoir eu des idées conservatrices, il deviendra dans les années 1880 un fervent adepte de l'anarchisme libertaire prôné par Proudhon.
  5. Rewald 1989, p. 10
  6. a et b Duvivier et al. 2003, p. 107
  7. Rewald 1989, p. 11
  8. Rewald 1989, p. 12
  9. a et b Duvivier et al. 2003, p. 108
  10. Rewald 1989, p. 16
  11. Rewald 1989, p. 20
  12. Duvivier et al. 2003, p. 54
  13. a et b Duvivier et al. 2003, p. 55
  14. Anthony Lacoudre, Ici est né l'impressionnisme : guide de randonnées en Yvelines, préface Claude Bonin-Pissarro, Éd. du Valhermeil, 2003, (ISBN 2913328415 et 9782913328419), p. 70-72
  15. Duvivier et al. 2003, p. 56
  16. a et b Duvivier et al. 2003, p. 58
  17. Duvivier et al. 2003, p. 85
  18. Monneret T.I, p. 657
  19. Monneret T.I, p. 661
  20. Monneret T.I, p. 666
  21. Lettre à Lucien, Paris, 1er mars 1884. Correspondance de Camille Pissarro, Ed.du Valhermeil, 2003, tome 1, p. 291.
  22. Georges Seurat insistera auprès de sa propre mère pour qu'elle achète une toile à Camille Pissarro, lui apportant ainsi quelques revenus bienvenus.
  23. Camille Pissarro, sur le site tombes-sépultures, consulté le 2 mars 2014
  24. http://archives.artgallery.nsw.gov.au/pissarro_doco notice du film sur Art Gallery of New South Wales
  25. Sylvie Gonzales, Bertrand Tillier, Des cheminées dans la plaine : Cent ans d'industrie à Saint-Denis, 1830-1930, Créaphis, 1998, texte intégral.
  26. L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
  27. Évelyne Pieiller, Les "turpitudes" de Pissarro, Le Monde diplomatique, février 2010, texte intégral.
  28. Bertrand Tillier, La Commune de Paris, révolution sans image ? - Politique et représentations dans la France républicaine, 1871-1914, Éditions Champ Vallon, 2004, page 471.
  29. Nathalia Brodskaya, Camille Pissarro, Parkstone International, 2011, extrait en ligne.
  30. Felip Equy, Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Marseille) : notice biographique.
  31. Exposition des impressionnistes d'avril 1874, sur le site lepoint.fr, consulté le 4 mars 2014
  32. Pissarro dans les ports Rouen, Dieppe, Le Havre, sur le site normandie-impressionniste.fr, consulté le 4 mars 2014
  33. Pissarro à Rouen, sur le site muma-lehavre.fr, consulté le 4 mars 2014
  34. Pissarro à Dieppe, sur le site muma-lehavre.fr, consulté le 4 mars 2014
  35. Pissarro au Havre, sur le site muma-lehavre.fr, consulté le 4 mars 2014
  36. « Exposition Pissaro dans les ports »
  37. Camille Pissarro - Coteau de l'Hermitage, Pontoise], sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  38. Camille Pissarro - Gelée blanche, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  39. Camille Pissarro - Les toits rouges, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  40. Camille Pissarro - La vieille route d'Ennery à Pontoise, sur le site gallery.ca, consulté le 6 mars 2014
  41. Camille Pissarro - Coin de jardin à l'Hermitage, Pontoise, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  42. Pissarro - Boulevard Montmartre matinée de printemps, sur le site tableaux-sur-toile.com, consulté le 18 février 2014
  43. Un tableau de Pissarro, volé par les nazis, vendu 24 millions d'euros, sur le site rtbf.be, consulté le 18 février 2014
  44. Camille Pissarro - Diligence à Louveciennes, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  45. Camille Pissarro, sur le site lemondedesarts.com, consulté le 5 mars 2014
  46. Camille Pissarro - Châtaigniers à Louveciennes, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  47. Camille Pissarro - Paysage d'hiver à Louveciennes, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  48. Camille Pissarro - La route de Louveciennes, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  49. Camille Pissarro - Femme dans un clos, soleil de printemps dans le pré à Eragny, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  50. Camille Pissarro - Effet de neige à Eragny, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  51. Camille Pissarro - Soleil du matin, automne, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  52. Camille Pissarro - Paysage à Eragny sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  53. Camille Pissarro - Fenaison à Eragny, sur le site beaux-arts.ca, consulté le 6 mars 2014
  54. « L'Avant-port / L'Anse des pilotes. Camille Pissarro »
  55. Camille Pissarro - L'entrée du village de Voisins, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  56. Camille Pissarro - La moisson, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  57. Camille Pissarro - L'église Saint-Jacques à Dieppe, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  58. Camille Pissarro - Jeune paysanne faisant du feu. Gelée blanche], sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  59. Camille Pissarro - La bergère, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 mars 2014
  60. Camille Pissarro - Portrait de Felix, sur le site tate.org.uk, consulté le 5 mars 2014
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