Areva

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite du groupe industriel. Pour le parti politique écologiste Arev, voir l’Alternative rouge et verte.

Areva

Description de l'image  Logo Areva.svg.
Création 03 septembre 2001[1]
Forme juridique Société anonyme à conseil de surveillance et directoire
Slogan Experts en énergie[réf. nécessaire].
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Luc Oursel, président du directoire.
Actionnaires Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (68,88 %)
État français (14,33 %)
KIA (4,82 %)
CDC (3,32 %)
EDF (2,24 %)
Framépargne (0,23 %)
Total (0,95 %)
Public (4,04 %)
Auto-contrôle (1,2 %)[3]
Activité Énergie
Produits EPR, ATMEA
Filiales Areva NP, Areva NC, Areva TA, Areva Mines, Areva Renouvelables
Effectif 46 513 (décembre 2012)[2]
Site web www.areva.com
Capitalisation 6 061 millions d’euros (au 31 décembre 2011)
Dette 3 548 millions d'euros (Décembre 2011)
Chiffre d’affaires 9 342 millions d'euros (2012)
Résultat net - 99 millions d'euros (2012)[2]

Areva est un groupe industriel français spécialisé dans les métiers du nucléaire. Cette entreprise est présente au niveau international avec un réseau commercial dans 100 pays et une présence industrielle dans 43 pays.

Ses activités sont essentiellement liées à l'énergie nucléaire (extraction de minerai d'uranium, élaboration de combustibles nucléaires, construction de réacteurs, traitement des combustibles usés, exploitation nucléaire, propulsion nucléaire, transport des matières radioactives…) et dans une moindre mesure à d'autres formes d'énergies (le parc éolien en baie de Saint-Brieuc, par exemple).

La "vitrine" d'Areva, le réacteur nucléaire EPR, est confrontée à des difficultés de construction et à des études de conception non entièrement finalisées (cf par exemple les problèmes liés au système informatique de sûreté) : les deux premiers chantiers de ce réacteur, dirigés l'un par Areva en Finlande depuis 2005 et l'autre par EDF à Flamanville (France) depuis 2007, rencontrent des retards très importants (4 à 5 ans à ce jour) et de très lourds surcoûts : près de 9 milliards[4] au lieu des 3 milliards annoncés au départ.

Le groupe Areva est par ailleurs accusé d'imposer ses volontés aux dirigeants de l'État du Niger ou l'entreprise (auparavant nommée Cogéma) extrait l'uranium depuis les années 1960. Fin 2012, l'Observatoire du nucléaire a accusé Areva de "manœuvre de corruption" en direction du Président du Niger, M.Issoufou, qui est par ailleurs un ancien directeur d'une filiale d'Areva.

Le 18 décembre 2012, Areva a cité l'Observatoire du nucléaire à comparaitre le 1er février 2013 au Tribunal de grande instance de Paris [5]. Le 14 janvier, l'Observatoire du nucléaire a rendu public le compte-rendu d'une réunion "confidentielle" entre les représentants d'Areva et le chef du cabinet du Président du Niger, estimant que les propos tenus montrent la main-mise d'Areva sur le Niger et confirment les accusations portées par l'Observatoire du nucléaire[6] [7]

Sommaire

Organisation du groupe[modifier]

Le groupe est principalement constitué de sept filiales :

  • Areva NC (Nuclear Cycle), spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire, anciennement Cogema
  • Areva NP (Nuclear Power) s'occupe de conception et construction de centrales nucléaires, fourniture de combustible et de services de maintenance et de modernisation, anciennement Framatome ANP
  • Areva TA, réalisation de réacteurs de recherche et de systèmes nucléaires de propulsion, anciennement Technicatome
  • Euriware, société de conseil, intégration de systèmes, infogérance évolutive et filiale à 100 % d'Areva
  • Areva renouvelables, jeune pousse spécialisée dans les énergies renouvelables
  • Areva Med contribue à la lutte contre le cancer en développant des méthodes innovantes de production de l'isotope 212 du plomb (212 Pb)
  • Areva Mines, filiale à 100 % d’Areva, regroupe les activités minières d’Areva[8]

Areva est constituée en société anonyme détenue à plus de 80 % par l’État français : Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives 68,88 %, État français en propre 14,33 %, Caisse des dépôts et consignations 3,32 %, EDF 2,24 %[9].

Son président est Luc Oursel depuis le 1er juillet 2011. En juillet 2012, elle a rejoint l'Association mondiale des exploitants nucléaires[10]

Histoire[modifier]

En 1983, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a été autorisé par décret à faire apport de l'ensemble de ses participations industrielles à la Société des participations du CEA, alors dénommée CEA-Industrie, comportant dans le domaine nucléaire trois groupes (COGEMA, Framatome et Technicatome). En septembre 2001, la société change le nom commercial "CEA-Industrie" pour celui d'AREVA. Contrairement à ce qui est souvent écrit AREVA n'a donc pas été créée en 2001, mais, à partir de cette date, la holding du CEA est passée du rôle de simple holding financière à celui de holding industrielle, avec directoire et conseil de surveillance, Anne Lauvergeon, PDG de la COGEMA devenant également présidente du directoire d'AREVA. En 2006, COGEMA, FRAMATOME ANP ET TECHNICATOME prirent respectivement les noms de AREVA NC (Nuclear Cycle), AREVA NP (Nuclear Plant) et AREVA TA, marquant ainsi la volonté d'imposer une dénomination unique à toues les sociétés de premier rang du groupe.

Jusqu'en 2012, le nom légal est resté Société des participations du Commissariat à l'énergie atomique[11]. Le nom Areva n'est pas un sigle, il a été inspiré par l'abbaye d'Arévalo, en Espagne[12]. Néanmoins, le groupe écrit son nom en majuscules, AREVA. Ce n'est qu'en 2012 que la Société des participations du CEA abandonnera sa raison sociale pour celle d'AREVA, marquant ainsi, s'il en était besoin, que le CEA, même s'il détient 73% des parts en 2011 (68,88 % en 2012 après l'augmentation de capital), n'a plus un rôle majeur dans la stratégie d'Areva, si ce n'est que faire le portage de la majorité des parts du secteur public.

La branche transmission et distribution d’électricité (Areva T&D) a été achetée à Alstom le 9 janvier 2004. Elle a été cédée le 7 juin 2010 à Alstom et Schneider Electric. Le 24 janvier 2007, la Commission européenne, représentée par la commissaire à la concurrence Nelly Kroes, a condamné Areva ainsi que neuf autres entreprises opérant dans le secteur des appareillages de commutation pour entente illégale (de 1988 à 2004) violant les règles des traités européens. Areva a été condamnée à verser une amende de 53,5 millions d'euros au budget européen (somme pour laquelle Alstom est solidairement responsable pour la période pendant laquelle il était propriétaire de la filiale condamnée. Cette filiale ayant été rachetée par le groupe Areva vers la fin de l'infraction, en janvier 2004, les sociétés mères du groupe Areva partagent solidairement la responsabilité pour la durée de l'infraction après l'acquisition)[13].

Areva s’est séparé de la branche transmission et distribution (Areva T&D) fin 2009, se recentrant sur la production d’énergie « sans CO2 » au sens large : les énergies renouvelables prennent une part croissante dans les activités du groupe, aux côtés du nucléaire. Le « Business group » énergies renouvelables a ainsi été créé en 2010.

Métiers[modifier]

En 2011, Areva compte environ 48 000 employés et contrôle un grand nombre de filiales[14].

Pour aligner son organisation opérationnelle sur sa stratégie, le groupe l’a changée en 2010. Son activité est désormais divisée en 5 « Business Groups » :

  • Mines,
  • Amont,
  • Réacteurs et Services,
  • Aval,
  • Énergies Renouvelables.

Ces Business Groups regroupent eux-mêmes plusieurs activités.

Areva a par ailleurs créé une Direction Ingénierie et Projets transverse aux activités nucléaires[15].

Avant sa réorganisation, Areva disposait d’une filiale de transmission et de distribution d’électricité (T&D). Ce pôle regroupait des activités de production, d’installation et de maintenance des équipements ainsi que les opérations de transmission et distribution d’électricité, en haute et moyenne tension. T&D a été vendu en juin 2010 aux groupes industriels Alstom et Schneider Electric[16].

Le BG Mines[modifier]

Le Business Group Mines compte 4 601 salariés[17] dans le monde et représente 15 % du chiffre d’affaires d’Areva en 2012[18]. Olivier Wantz - Directeur général adjoint d'Areva - est responsable du Business Group Mines[19].

Le BG Mines recherche et extrait le minerai d’uranium, le purifie pour le transformer en un concentré solide (le « Yellow Cake ») et réaménage les anciens sites miniers en fin d'exploitation. Areva exploite des mines au Canada, au Kazakhstan, au Niger et en Namibie.

Le BG Amont[modifier]

Le Business Group Amont compte 8 727 salariés[17] dans le monde et représente 22 % du chiffre d’affaires d’Areva[18]. Michael McMurphy dirige les activités « Amont » du groupe AREVA.

Ce BG est divisé en trois « Business Units » (BU), chacune dédiée à une activité située en amont de la production électrique d’origine nucléaire :

  • La BU Chimie a pour principal métier la conversion de l’uranium naturel en hexafluorure d’uranium (UF6). Cette étape de conversion est un préalable au procédé d’enrichissement, dans la production de combustible nucléaire. La BU Chimie produit également (via la filiale Comurhex) différents produits fluorés utilisés dans l’industrie.
  • La BU Enrichissement. L’hexafluorure d’uranium produit par la BU Chimie ne contient que 0,7 % d’uranium 235 : l’enrichissement de l’uranium naturel consiste à concentrer cette teneur pour la faire s’élever entre 3 et 5 %. Jusqu’à juin 2012[20], deux procédés différents étaient utilisés pour l’enrichissement. Areva, qui utilisait jusque-là principalement la diffusion gazeuse, utilise la technologie de centrifugation dans sa nouvelle usine Georges-Besse II. Cette usine est entrée en production au cours du premier semestre 2009 sur le site nucléaire du Tricastin.
  • La BU Combustible réalise la dernière étape de la fabrication du combustible nucléaire : elle fabrique et vend du combustible classique à l’oxyde d’uranium naturel enrichi, mais également du combustible MOX (Mélange d’OXydes) et du combustible URE (Uranium de Retraitement Enrichi), produit à partir du recyclage de combustibles usés.

Le BG Réacteurs et Services[modifier]

Le BG Réacteurs et Services compte près de 16 113 salariés et a généré 37 % du chiffre d’affaires d’Areva en 2012[18]. Ce BG est organisé autour de 3 segments de marchés :

  • Nouvelles Constructions : projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires ;
  • Bases installées : solutions et produits pour les parcs nucléaires existants et futurs dont la conception et la fabrication de systèmes de détection et de mesure de la radioactivité ;
  • Propulsion et Réacteurs de recherche : propulsion navale, réacteurs de recherche et systèmes vitaux de contrôles commande pour les transports.

C’est au sein de ce BG que sont conçus:

  • les réacteurs nucléaires à eau légère de type REP et REB (les principaux types de réacteurs actuellement utilisés dans le monde) ainsi que deux types de réacteurs dits de 3e génération, l’EPR et le SWR-1000.
  • les composants pour les centrales nucléaires : cuves, générateurs de vapeur, mécanismes de régulation de la réaction…
  • les appareils de mesures nucléaires : systèmes de détection et de mesure de la radioactivité, de surveillance des installations nucléaires, de radioprotection, etc.

Le BG Aval[modifier]

Le BG Aval a représenté en 2012 environ 19 % du chiffre d’affaires d’Areva, soit 1 732 millions d’euros[18]. En fin d'année 2012, il comptait 11 095 salariés[21]. Ses activités concernent le traitement et le recyclage des combustibles usés, après utilisation dans les réacteurs.

  • La BU Recyclage récupère les matières valorisables (uranium et plutonium) des combustibles usés afin de les recycler sous forme de combustibles MOX ou d’UO2 dans les réacteurs nucléaires.
  • La BU Valorisation des sites nucléaires organise l’assainissement d’équipements et d’installations et pilote le démantèlement de sites à l’arrêt.
  • La BU Logistique conçoit et fabrique les emballages pour le transport et l’entreposage des matières nucléaires et organise leur transport.
  • La BU Assainissement prend en charge la maintenance d’installations, la décontamination, et le démantèlement de sites.

Le BG Énergies Renouvelables[modifier]

Le BG Énergies Renouvelables a représenté en 2012 environ 6 % du chiffre d’affaires d’Areva[18]. Il employait, fin 2012, 1 493 collaborateurs[22]. Le BG Énergies renouvelables est constitué des activités liées à l'éolien (notamment éolien offshore), aux bioénergies, au solaire (solaire thermique à concentration) et à l'hydrogène comme vecteur énergétique et solution de stockage.

  • Éolien : Areva Wind (ex Multibrid) propose une turbine de 5 MW qui équipe le parc offshore d’Alpha Ventus, au large de l’Allemagne[23]. Le groupe totalise 600 MW programmés dans les grands parcs en construction en Europe. Areva a signé un contrat avec Wetfeet Offshore Windenergy pour la fourniture de 80 turbines M5000 du parc éolien offshore Global Tech 1 pour un montant de plus de 800 millions d’euros, ainsi qu’un protocole d’accord pour la fourniture de 40 éoliennes pour le parc Borkum West II (200 MW), 2e phase du parc Alpha Ventus[24]. Dans le cadre de l’appel d’offres pour l’éolien en mer en France, le gouvernement a attribué au consortium emmené par Iberdrola et EOLE-RES le développement du champ de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). AREVA construira 100 éoliennes de 5 MW chacune pour ce champ dont la mise en service est prévue entre 2017 et 2019[25].
  • Solaire : en 2010, Areva a acquis la société Ausra, Inc. (rebaptisée Areva Solar), aux États-Unis, spécialisée dans les solutions du solaire thermique de concentration à grande échelle pour la production d’électricité, l’injection de vapeur solaire dans les centrales et la production de vapeur pour des applications industrielles[26]. Areva a d’importants projets en cours à l’international, par exemple en Australie (installation d’un générateur de vapeur solaire de 44 MWe, destiné à être une extension d’une centrale thermique au charbon)[27]. En 2012, AREVA Solar a été sélectionné par le groupe indien Reliance Power Limited pour la construction en Inde d’une installation d’énergie solaire à concentration (CSP) de 250 MW, la plus grande d’Asie à ce jour.
  • Bioénergies : cette activité consiste à concevoir et fournir clé en main des centrales à biomasse, c’est-à-dire valorisant des déchets d’origine végétale ou animale en les transformant en énergie[28]. Areva compte 100 centrales bioénergies en service ou en cours de construction dans le monde[29].
  • Hydrogène : l’hydrogène permet de produire une énergie propre et de la gérer en fonction de la demande. Pour développer son utilisation, Areva, par l’intermédiaire de sa filiale Helion, développe des solutions de production d’hydrogène basées sur l’électrolyse de l’eau et des solutions de production d’électricité utilisant des piles à combustible[30]. Helion participe à plusieurs programmes de recherche avec l’Agence Nationale pour la Recherche[31], des groupes industriels, des laboratoires de recherche français[32]

Autres activités et participations[modifier]

  • Diverses participations (au 31 décembre 2010)[33] :
    • Areva Koblitz. Depuis mai 2011, Areva détient 100 % du capital de sa filiale Areva Koblitz, “spécialiste reconnu de solutions intégrées de biomasse pour la production et la production mixte d'électricité” selon l'équipementier nucléaire français[34].
    • Safran à hauteur de 1,99 %
    • Suez Environnement à hauteur de 1,41 %

Areva dans le monde[modifier]

Le siège d'Areva rue Lafayette à Paris

Sites et implantations[modifier]

Areva exerce ses activités sur 45 sites industriels principaux[35] :

La répartition des implantations est très variable selon les activités. Les activités minières sont réparties au Niger, au Canada, au Kazakhstan et en Namibie. Les BU Chimie et Enrichissement, ainsi que Traitement, Recyclage ou Assainissement sont implantées uniquement en France. La BU Combustible en France, mais également en Europe hors France et aux États-Unis.

Areva aux États-Unis[modifier]

Areva est implanté aux États-Unis à travers 35 sites[36], à la fois industriels et commerciaux, dans 20 États. Le groupe emploie plus de 5 000 salariés aux États-Unis, où son chiffre d’affaires s’élève à près de 2 milliards de dollars en 2007[36].

Areva s’est d’abord implanté aux États-Unis à travers les prestations et services proposés aux acteurs du nucléaire :

  • Sa filiale TN International est leader sur le marché américain de l’entreposage intermédiaire des combustibles usés.
  • Le groupe est actif sur le marché de l’assainissement des sites nucléaires en cours de démantèlement. Il est notamment sous contrat avec le DOE (Department of Energy) pour la reprise et le conditionnement de déchets anciens entreposés sur le site d’Hanford (État de Washington). En avril 2012, le DOE a choisi le consortium Nuclear Waste Partnership, dont Areva fait partie, pour la gestion et de l'exploitation du site de stockage WIPP (Waste Isolation Pilot Plant), au Nouveau-Mexique[37].
  • La société américaine Canberra, devenue filiale d’Areva en 2001, est aujourd’hui leader mondial pour la fourniture de solutions de mesure nucléaire pour la sûreté et la sécurité (produits de détection de matériels radioactifs, équipements spécialisés pour les laboratoires et usines du cycle nucléaire, solutions pour la surveillance de la contamination des matériaux et de l'environnement…).

Le 8 août 2005, les États-Unis ont adopté l’Energy Policy Act (loi sur l’Énergie), qui inclut notamment un certain nombre de mesures pour encourager les électriciens à construire de nouveaux réacteurs. Areva espère profiter de cette tentative de relance du programme nucléaire américain pour promouvoir sa technologie, et en particulier son réacteur EPR.

En 2005, Areva et Constellation Energy, l’un des principaux électriciens américains, ont créé la co-entreprise Unistar Nuclear, qui a pour mission de promouvoir et commercialiser la technologie EPR aux États-Unis. En 2006, Unistar a annoncé un accord entre Areva et BWX Technologies, acteur américain de l'industrie nucléaire, pour la fabrication de composants pour l’EPR américain. Des électriciens américains, comme Ameren ou Fresno, ont alors exprimé leur intérêt pour la construction d’EPR. Areva déposé le 11 décembre 2007 un dossier de certification du réacteur EPR, auprès de l'autorité de Sûreté américaine (NRC, National Regulatory Commission), franchissant une nouvelle étape vers la mise en service, envisagée dès 2015, du premier EPR aux États-Unis.

Fin 2007, la technologie EPR était choisie par plusieurs électriciens et sept projets étaient annoncés, dont :

  • Constellation : Calvert Cliffs (Maryland) et Nine Mile Point (New York) ;
  • Amarillo power : Amarillo (Texas) (deux unités) ;
  • Ameren : Callaway (Missouri) ;
  • AEHI (Alternate Energy Holding) : Bruneau (Idaho) ;
  • PP&L : Susquehanna (Pennsylvanie).

Dans le domaine du recyclage des combustibles, l'alliance INRA (International Nuclear Recycling Alliance), conduite par Areva et Mitsubishi Heavy Industries, a signé un contrat avec le Department of Energy (DOE) pour étudier le développement aux États-Unis d'une usine de traitement des combustibles nucléaires usés, et d'un réacteur de génération avancée pour les recycler. Ce contrat s'inscrit dans le cadre du programme Global Nuclear Energy Partnership (GNEP).

En 2008, Areva avait annoncé un projet d’une nouvelle usine américaine d’enrichissement de l’uranium sur le site d’Eagle Rock (Idaho). Les travaux de la future usine auraient dû débuter en 2011, sous réserve de l’obtention des permis nécessaires[38]. Mais en octobre 2011, la presse indique que projet serait reporté ou annulé[39].

En 2011, Areva a été choisi comme principal partenaire de Tennessee Valley pour achever la construction de la centrale de Bellefonte 1, (Alabama). Areva sera chargé de l’ingénierie, de la construction de l’îlot nucléaire et du remplacement de certains composants de la centrale, ainsi que de la fabrication du combustible[40].

En 2012, Areva a signé plusieurs contrats significatifs dans le domaine du combustible :

  • En janvier 2012, Areva a signé un contrat de 500 millions de dollars avec l’électricien américain Xcel Energy. Il comprend la fourniture d’uranium, la conversion, l’enrichissement, la conception et la fabrication du combustible ainsi que les services d’ingénierie associés, destinés à la centrale nucléaire de Monticello (Minnesota). Le contrat porte sur l’approvisionnement de l’électricien en uranium enrichi et en combustible jusqu’en 2025[41].
  • En mars, FirstEnergy Nuclear Operating Company, filiale de FirstEnergy Corp., basée à Akron (Ohio), a prolongé le contrat conclu avec Areva en 2006, afin que le groupe continue à l’approvisionner en combustible pour la centrale nucléaire de Davis-Besse. Le groupe fournira six lots d’assemblages de combustible et les services d’ingénierie associés à compter de 2014[42].

Dans le domaine des énergies renouvelables :

  • En septembre 2008 Areva et Duke Energy ont créé ADAGE, une coentreprise pour développer des centrales biomasse aux États-Unis[43].
  • En février 2010 Areva a annoncé l’acquisition de la société Ausra (basée à Mountain View en Californie)[44]. Cette société propose des solutions de production d’électricité et de vapeur par concentration de l’énergie solaire.
  • En avril 2010, Areva et Fresno Nuclear Energy Group, LLC (FNEG) ont annoncé la signature d’un contrat portant sur la première phase du développement d’un parc d’énergies sans CO2 (ou Clean Energy Park) dans la région de Fresno (Californie)[45]. Ce projet associera le nucléaire et les énergies renouvelables pour produire de l’électricité. La 1re phase prévoit la construction d’une centrale solaire à concentration, destinée à alimenter en électricité une usine de traitement des eaux usées. Le contrat signé porte sur les études de faisabilité du projet.
  • En janvier 2012, Areva Solar s’est associé à Tucson Electric Power (TEP) pour un projet d’extension solaire sur la centrale H. Wilson Sundt de TEP, située à Tucson, en Arizona. Ce projet utilisera les générateurs de vapeur solaire d'Areva Solar et permettra de produire jusqu'à cinq mégawatt (MW) d'électricité pendant les périodes de pointe sans émission de dioxyde de carbone (CO2)[46].

Areva en Chine[modifier]

Article détaillé : Programme nucléaire de la Chine.

Areva collabore avec la Chine depuis les années 1980. Début 2009, le groupe est présent en Chine à travers :

  • 11 implantations commerciales,
  • une usine qu’il détient à 100 %,
  • 14 co-entreprises[47].

Le groupe emploie plus de 850 personnes en Chine[48] et souhaite saisir les opportunités offertes par l’accélération du programme nucléaire dans le pays[49].

Areva a contribué à la construction de neuf des onze centrales nucléaires en service à ce jour en Chine. Le groupe a en particulier construit les îlots nucléaires de Daya Bay (en service depuis 1993-1994) et de Ling Ao (en service depuis 2002), et a fourni des équipements pour les centrales de Qinshan, Tianwan et Hongyanhe.

Depuis 2004-2005, Areva a signé de nouveaux contrats en Chine, concernant la construction de quatre nouvelles centrales nucléaires (en particulier la réalisation de la phase 2 de Ling Ao II et de la phase 2 de Qinshan II).

En novembre 2007, Areva et China Guangdong Nuclear Power Company ont signé le plus grand contrat de l’histoire du nucléaire civil, d’une valeur de 8 milliards d’euros [50]. Ce contrat porte sur la construction de deux réacteurs de nouvelle génération EPR à Taishan (province du Guangdong) et sur l’ensemble des matières et services nécessaires à leur fonctionnement. Après la Finlande et la France, la Chine comptera donc les 3e et 4e EPR en construction dans le monde.

La collaboration d’Areva avec la Chine concerne également :

  • la fabrication et gestion des assemblages de combustible :
    • Areva a noué un partenariat avec la centrale de Yibin, appartenant à la CNNC (China National Nuclear Corporation). Le 1er programme de transfert de technologie date de 1991 avec la technologie d’assemblage de combustible AFA 2G (Advanced Fuel Assembly 2e génération).
    • En 1998, un accord portant sur une nouvelle technologie du combustible a été signé pour prolonger la durée des cycles de combustible grâce à un assemblage de combustible plus performant, AFA 3G.
    • Aujourd’hui, Areva participe à la construction de la seconde ligne de fabrication d’assemblages de combustible de Chine à Baotou (Mongolie-Intérieure).
  • les services :
    • Areva et CNI-23 (China Nuclear Industry 23rd Construction Corporation) ont créé en 2003 la Shenzhen Nuclear Engineering (SNE). Cette co-entreprise propose des prestations de services à l’ensemble du parc nucléaire chinois, en s’appuyant sur les compétences et la technologie du groupe Areva.
    • Areva a signé des contrats avec des entreprises et des instituts de recherche chargés des services de maintenance et des inspections.
    • En juin 2011, Areva a créé avec CNPRI (China Nuclear Power Technology Research Institute) la coentreprise BRIC (Beijing-RIC), spécialisée dans la construction et la maintenance de l’instrumentation du cœur des réacteurs de centrales nucléaires chinoises de type CPR 1000[51]
  • les équipements :
    • En 2005, une co-entreprise a été créée entre la filiale d’Areva Jeumont S.A. et Dongfang Electrical Machinery Co., Ltd, pour fabriquer les pompes de réfrigérant des réacteurs.
    • En novembre 2010, Areva et CNNC ont lancé la création de la coentreprise à parts égales CAST (CNNC Areva Shanghai Tubing Co.), qui produira et commercialisera des tubes de zirconium pour la fabrication d’assemblages de combustibles[52].
  • Le recyclage
    • En novembre 2010, Areva et CNNC ont signé un accord industriel (dernière étape avant un contrat commercial) sur la coopération dans le domaine du traitement-recyclage des combustibles usés.

Dans le domaine des énergies renouvelables, la Chine représente pour Areva un marché potentiel particulièrement important (énergie éolienne offshore notamment)[53].

Areva en Afrique[modifier]

AREVA a acquis UraMin en 2007, devenue AREVA Resources Southern Africa. Cette société est la représentante des activités d'extraction de l'uranium en Afrique, à l’exception du Niger et du Gabon[54]. Selon association survie, la France et Areva se procurent l'uranium en Afrique à bas coût, au prix d'ingérence politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales[55]

Areva au Gabon[modifier]

L’exploitation d’uranium par le groupe français AREVA au Gabon est «controversée». Les conséquences de cette exploitation à Mounana, depuis la cessation des activités d’AREVA en 1999, sont vécues comme un traumatisme avant tout social, mais aussi environnemental et sanitaire[56].

Areva au Niger[modifier]

Areva exploite l'uranium du Niger, cinquième producteur mondial, depuis quarante ans, jouant le rôle de deuxième employeur du pays, après l'État.

Areva est accusé par le gouvernement nigérien de connivence avec la nouvelle rébellion Touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) qui opère dans les régions septentrionales du Niger[57]. D'après le président nigérien Mamadou Tandja, ce soutien présumé du groupe nucléaire français au MNJ vise à empêcher des compagnies étrangères concurrentes de s'installer dans la région où le MNJ est présent.

Le Niger et Areva avaient toutefois renouvelé jusqu'à fin 2007 les accords qui les lient. Le prix de l'uranium va augmenter et le Niger va pouvoir vendre directement pour son propre compte 300 tonnes sur le marché. Pour ce qui concerne la prospection de l'uranium, Areva sera désormais traité au même titre que les nouveaux partenaires du Niger, a indiqué Aïchatou Mindaoudou sans préciser de qui il s'agissait. Le samedi 8 septembre 2007, d'importantes manifestations ont eu lieu au Niger pour réclamer le « départ d'Areva » du pays[58]

Malgré ces rebondissements et l'insécurité croissante du Nord-Niger, Areva a annoncé à la mi-janvier 2008 des investissements majeurs (plus d'un milliard d'euros) sur la mine à ciel ouvert d'Imouraren, et la conclusion d'un accord mettant fin à des mois de tensions avec les autorités nigériennes. Il est ainsi prévu de créer 1 400 emplois directs sur ce site qui devrait devenir d'ici 2011 la plus grande mine d'Afrique de l'Ouest. Les avantages seraient cependant aussi évidents pour l'industrie nucléaire française qui pourra, une fois la mine en pleine activité, avec un rendement de 5 000 tonnes d'uranium par an[59], assurer 100 % de ses besoins en uranium – voire plus – ce qui lui permettrait de devenir à son tour exportateur et premier producteur mondial d'uranium.

Pour son activité au Niger, Areva s'est vu attribuer en 2008 le Public Eye Awards, prix négatif décerné par Public Eye, contre-manifestation critique du Forum économique mondial de Davos. La raison invoquée est que les mineurs et leurs familles ont été insuffisamment informés sur les risques réels liés à la radioactivité, les médecins de l'entreprise pratiquant « régulièrement de faux diagnostics sur les employés pour ne pas avoir à supporter les frais de traitements »[60],[61],[62]. Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, a qualifié dans une lettre aux responsables de la Déclaration de Berne « d'allégations infondées » les accusations de l'ONG, annonçant en même temps la volonté de l'entreprise de « rétablir quelques vérités sur [sa] présence au Niger »[63],[64].

En janvier 2009, Areva a obtenu le permis d’exploitation de la mine à ciel ouvert d’Imouraren au Niger [65] et signé la convention minière avec l’État du Niger. En mars 2009, ils ont créé la société Imouraren SA[66] en vue de l’exploitation du gisement. Imouraren SA est détenue à 56,65 % par Areva, 33,35 % par l’État du Niger, et 10 % par le coréen Kepco (décembre 2009). En contrepartie, l’électricien coréen pourra utiliser 10 % de la production annuelle de la mine pour alimenter ses réacteurs en Corée[67].

Le 16 septembre 2010, 5 collaborateurs de SATOM, filiale de VINCI, et un collaborateur d’Areva ainsi que son épouse ont été enlevés à Arlit, dans le nord du Niger[68]. À la suite de cet enlèvement, les 2 entreprises ont décidé d'évacuer tous leurs expatriés du nord du Niger[69]. De nouvelles mesures de sécurité ont été ensuite définies avec les autorités nigériennes et françaises et leurs renforts ont abouti au retour des premiers expatriés français dans le pays en juillet 2011[70].

Le 11 décembre 2012, l'Observatoire du nucléaire accuse Areva de corruption[71] pour avoir effectué un versement de 26 millions d'euros au budget du Niger dans le but de payer un nouvel avion au Président du Niger, M Issoufou… un ancien directeur d'une filiale d'Areva.

Le 19 décembre 2012, s'estimant diffamée, Areva a assigné en justice l'Observatoire du nucléaire[72]. L'audience est fixée au 1er février 2013 au Tribunal de grande instance de Paris.

Areva en Inde[modifier]

Article détaillé : Programme nucléaire de l'Inde.

L'Inde est un marché prioritaire pour Areva[73] :

  • l’Inde est le sixième consommateur mondial d'énergie ;
  • sa demande en énergie et en infrastructures de transport et distribution d’électricité est en très forte croissance ; le pays a pour objectif d’accroître de 40 000 MW sa capacité de production entre 2008 et 2020, ce qui représente 25 à 30 nouveaux réacteurs ;
  • l’Inde a signé en septembre 2008 un accord de coopération avec le Groupe des Fournisseurs Nucléaires (GFN), mettant fin à un embargo de 34 ans sur le commerce nucléaire civil. Cette décision a permis la signature par l’Inde de plusieurs accords bilatéraux de coopération dans les applications civiles de l’énergie nucléaire, dont le premier avec la France fin septembre 2008.

Dès la réouverture du commerce nucléaire entre le pays et le reste du monde, Areva a conclu, fin décembre 2008, le premier contrat de fourniture d’uranium d’origine étrangère, signé avec le Département à l’Énergie Atomique indien. Cet accord porte sur la livraison de 300 tonnes d’uranium à l’électricien nucléaire indien Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), destinées à alimenter ses réacteurs soumis aux contrôles de l’AIEA.

Areva envisage de fournir plusieurs réacteurs nucléaires à l’Inde. Un Memorandum of Understanding (MOU) a été signé à cet effet entre Areva et la NPCIL, le 4 février 2009, portant sur :

  • la construction de deux réacteurs EPR sur le site de Jaitapur en Inde (le site devrait, à terme, accueillir 6 réacteurs) ;
  • la fourniture de combustible pendant toute la durée de vie de ces réacteurs.

Le 13 octobre 2010, Areva a remis une offre révisée à la société NPCIL (Nuclear Power Corporation of India Limited) pour la construction de ces 2 réacteurs EPR[74]. Le 6 décembre, ont été signés de nouveaux accords qui fixent[75] :

  • les conditions contractuelles,
  • le schéma industriel pour la réalisation du projet,
  • le partage des rôles et des responsabilités (Areva fournit les îlots nucléaires et les services associés),
  • le lancement de plusieurs partenariats entre Areva et l’industrie nucléaire indienne.

Dans le domaine de l’énergie solaire, Areva Solar, filiale d’Areva, a été sélectionné en avril 2012 par le groupe indien Reliance Power Limited pour la construction en Inde d’une installation d’énergie solaire à concentration de 250 MW, la plus grande d’Asie à ce jour. Le groupe construira ainsi deux centrales de 125 MW utilisant la technologie thermique solaire à concentration (CLFR)[76].

Areva en Suède[modifier]

Article détaillé : Programme nucléaire de la Suède.

En janvier 2007, Areva a remporté deux contrats portant sur la modernisation de la tranche 2 de la centrale d'Oskarshamn et l'extension de la durée de vie de la tranche 4 de la centrale de Ringhals [77].

Développement de l'EPR[modifier]

Article détaillé : Réacteur pressurisé européen.

Au cours des années 1990, Areva a développé un nouveau réacteur nucléaire : l'EPR. La commercialisation a débuté au cours des années 2000.

L’EPR est un réacteur de 3e génération d’une puissance de 1 600 MW. Le premier EPR est en cours de construction en Finlande, sur l’île d’Olkiluoto. La mise en service, initialement prévue en 2009, a été reportée en 2012[78], puis fin 2013, puis en 2014[79], puis au-delà[80].

Des réacteurs EPR sont :

  • en construction en France (Flamanville, mise en service prévue en 2016)[81],
  • en construction en Chine (2 réacteurs)[82],
  • en projet en Inde (2 réacteurs)[83] et au Royaume-Uni (8 réacteurs)[84].

Gouvernement de l'entreprise[85][modifier]

Areva est une société anonyme de droit français à directoire et conseil de surveillance.

Conseil de surveillance[modifier]

Membres nommés par les actionnaires :

Membres représentant l'État, nommés par le gouvernement :

Membres représentant les salariés :

Comités du conseil[modifier]

Le Conseil de Surveillance peut décider de la création de Comités dont il fixe la composition et les attributions, et qui exercent leur activité sous sa responsabilité.

On dénombrait ainsi 5 Comités :

  • Le Comité stratégique, dont le rôle est d’éclairer le Conseil de Surveillance sur les objectifs stratégiques d’Areva ; de se prononcer sur les décisions stratégiques proposées par le Directoire au Conseil de Surveillance.
  • Le Comité d’audit a pour mission la définition des normes comptables, financières ou déontologiques, à mettre en œuvre. Il réalise des études sur des points particuliers, sur demande du Conseil de Surveillance ou de sa propre initiative.
  • Le Comité des rémunérations et des nominations propose au Conseil de Surveillance le montant des rémunérations ou avantages en nature des mandataires sociaux d’Areva, se basant sur l’évaluation des performances individuelles. Il examine les dossiers des personnalités pressenties aux fonctions de membres du Directoire et communique son avis au Conseil de Surveillance, et donne également son avis sur les nominations des dirigeants des sociétés du groupe.
  • Le Comité de suivi des obligations de fin de cycle participe au suivi du portefeuille d’actifs dédiés constitué par Areva pour couvrir les charges futures d’assainissement et de démantèlement d’installations nucléaires.
  • Le Comité d’éthique assure la bonne diffusion et application des normes et procédures du Groupe en matière de déontologie. Il agit en vue d’établir des recommandations au Conseil de Surveillance[86].

Directoire[modifier]

Les membres du directoire sont nommés par le conseil de surveillance pour une durée de 5 ans[87].


Analyse stratégique[modifier]

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L'ancienne présidente du Directoire Anne Lauvergeon estimait que dans un monde de l'énergie en pleine recomposition, son groupe dispose de nombreux atouts (résumé de ses propos) :

  • L'Europe est en train de redécouvrir la dimension stratégique de l'énergie après une période de relatif désintérêt et l'intérêt d'une vision européenne de l'énergie qui va passer par des regroupements. À partir de 2012, l'Europe va devoir faire face au remplacement des vieilles centrales et devra en plus, mettre en œuvre 1 000 mégawatts de capacités nouvelles chaque mois.
  • Les grandes sociétés du secteur de l'énergie ont vu ces dernières années leurs marges s'apprécier très fortement et beaucoup d'entre elles ont des capacités financières considérables. Les regroupements vont permettre de créer de nouveaux acteurs capables de disposer de réserves financières encore plus importantes, ce qui va leur permettre d'investir massivement dans la production et dans les réseaux de transmission et de distribution.
  • Areva a un ambitieux plan de développement dans l'uranium, car dans les trente prochaines années, les sociétés de l'énergie vont devoir doubler les capacités de production et améliorer très nettement les réseaux et les interconnexions. Les besoins d'Areva en besoins d'investissements vont devenir considérables alors même que la société est limitée dans ses capacités d'endettement et que les gros investissements doivent être pris en garantie (quasi-dette) sur le bilan. L'adossement à un autre groupe ou un nouveau regroupement doit donc être envisagé.
  • En dehors de l'Europe, cinq autres pays sont particulièrement visés[88] par Areva : la Chine, les États-Unis, la Libye, l'Iran et l'Inde.

Les ambitions d'Anne Lauvergeon furent toutefois longtemps contrecarrées par la non privatisation du groupe décidée par le gouvernement. Par ailleurs, la manière dont elle avait conduit sa réélection à la tête d'Areva en 2006 avait fâché Thierry Breton, le ministre de l'industrie de l'époque.

Anne Lauvergeon a été remplacée à la présidence du Directoire par Luc Oursel le 1er juillet 2011.

Le mariage avec Alstom est régulièrement envisagé, de même qu'un rapprochement avec Bouygues. De plus, Areva ne dispose pas de suffisamment de trésorerie pour opérer des rachats massifs alors qu'il doit faire face à des grands chantiers : la construction d'un réacteur nucléaire en Finlande, d'une usine d'enrichissement en France et le futur EPR de Flamanville.

L’ouverture du capital d'Areva a été annoncée par le gouvernement français depuis 2003, mais a été reportée plusieurs fois, notamment au profit des privatisations de GDF et d'EDF. Fin octobre 2005, le premier ministre Dominique de Villepin a annoncé qu'il suspendait le processus. L’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 a ravivé les discussions autour d’une possible ouverture du capital d’Areva. Le 31 août 2007, Anne Lauvergeon insistait sur la nécessaire évolution du capital pour financer le développement du groupe.

Le 30 juin 2009, Areva annonce l’ouverture de son capital à de nouveaux partenaires et à ses salariés, à hauteur de 15 %. Le groupe annonce également la mise en vente de Areva T&D. Le 7 juin 2010, Areva annonce avoir finalisé la cession de Areva T&D à Alstom et Schneider Electric.

En 2011, Areva annonce une stratégie axée sur :

  • Un renforcement de la présence du groupe à l’international.
  • L’ambition de devenir « leader de la production d’électricité sans CO2 », cela incluant le nucléaire mais aussi les énergies renouvelables.
  • La maîtrise des risques et le renforcement de la sûreté.

Après la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, Areva a engagé, fin 2011, un plan de redressement baptisé « Action 2016 »[89].

Chiffres-clés[modifier]

Données financières[90][modifier]

Données financières au 31 décembre
(en millions d'euros)
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 [91] 2011 2012 [92]
Chiffres d'affaires 8 265 8 255 11 109 10 125 ¹ 10 863 11 923 13 160 14 003 ³ 9 104 8 872 9 342
Résultats d'exploitation 180 342 640 551 407 751 417 501 -423 -1866 [93] 118 [94]
Résultats nets part du groupe 240 389 451 1 049 ² 649 743 589 552 883 -2 503 [95] -99 [96]
Capitaux propres 4 020 4 113 4 928 6 362 6 722 6 994 6 547 6 648 8 664 5 448[97] 5 174[98]


Dettes financières 2 217 800 1 884 2 016 2 119 4 915 6 662 7 741 7 240 5 522[99] n.c.
Carnet de commandes n.c. n.c. 19 820 20 569 25 627 39 834 48 246 49 438 44 204 45 558 45 369
(1) sans FCI, le pôle connectique vendu, soit +3,7 % en données comparables
(2) 451 M€ hors FCI (pôle connectique)
(3) 8 529 M€ hors T&D

Impact financier du chantier Olkiluoto 3[modifier]

Suite au retard du chantier de l'EPR Finlandais, Areva doit provisionner pour verser des pénalités à TVO. Une provision de 60 millions d'euros a été passée en 2005, puis une provision évaluée à 200 millions d'euros au premier semestre 2006[100]. À fin 2006, le montant de ces provisions est estimé à 700 millions d'euros[101]. En 2007, de nouvelles provisions devraient être passées pour un montant évalué entre 500 et 700 millions d'euros, ce qui porterait le surcoût à 1,5 milliard d'euros[102]. Au premier septembre 2009, Areva porte ces provisions à 2,3 milliard d'euros et menace d'arrêter le chantier, après avoir porté plainte contre son client [103].

Données boursières[modifier]

Depuis le 30 mai 2011, l’intégralité du capital d’Areva est cotée sous forme d’actions ordinaires [104]


Données boursières au 31 décembre
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010¹
Cours de l’action au 31 décembre (en euros) 335 405.5 563 785 350 349 36,17
Capitalisations boursières au 31 décembre (en millions d’euros) 11 873 14 372 19 954 27 823 12 405 5 709 13 821
Nombre de transactions quotidiennes (en nombre de titres) 7 697 7 127 5 255 7 067 6 071 5 874 38 578
(1) Le 27 décembre 2010, le nominal de l’action ordinaire et du certificat d’investissement Areva a été divisé par 10 dans le cadre de l’augmentation de capital réservée à l’État et à Koweït Investment Authority

Répartition des actions au 7 décembre 2012 [107]:

  1. Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives 68,88 %
  2. État français 14,33 %
  3. Kuwait Investment Authority 4,82 %
  4. Caisse des dépôts et consignations 3,32 %
  5. EDF 2,24 %
  6. Total 0,95 %
  7. Framépargne 0,23 %
  8. Areva Auto contrôle 1,2 %
  9. Public 4,04 %

Communication[modifier]

Campagnes de publicité[modifier]

En 2006, une campagne à l'échelle mondiale, « Experts en énergie », gérée par Euro RSCG C&O, et réalisée par le collectif français H5, s’est donné comme but de « renforcer la visibilité de la marque, de développer ses compétences et de montrer la cohérence de ses activités dans le domaine de l’énergie. » Cette campagne, illustrée par la célèbre chanson Funkytown, a été critiquée par les antinucléaires qui ont dénoncé "la contamination funky"[108].

Fin 2010, une nouvelle campagne publicitaire déferle sur les écrans avec le film L'épopée de l'énergie[109]. Diffusée en Europe et aux États-Unis pour un coût annoncé d'au moins 20 millions d’euros, elle provoque une nouvelle fois une critique virulente de nombreux anti-nucléaires et des promoteurs des économies d'énergie tel Thierry Salomon de l'association négaWatt.
À partir de janvier 2011, le Réseau Sortir du nucléaire diffuse une « contre-campagne » pour dénoncer la « propagande » d'Areva. Malgré le coût de sa conception, la campagne est stoppée net peu de temps après son lancement lorsque, en mars 2011, se produit la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Le sponsoring sportif[modifier]

Areva sponsorisait des bateaux français à la Coupe de l'America : Défi Areva en 2003, Areva Challenge en 2007. Ce parrainage a suscité de vives protestations en Australie et en Nouvelle-Zélande, pays dont les opinions publiques sont opposées au nucléaire, mais aussi en France où les antinucléaires ont dénoncé une provocation, estimant que le vent était lié aux énergies renouvelables et non au nucléaire[110].

En 2009 le groupe Areva devient le sponsor de la fédération française d'athlétisme et par extension du Meeting Golden League de Paris Saint-Denis (athlétisme), désormais appelé le Meeting AREVA, en remplacement de Gaz de France.

Le maillot Areva des joueurs du 1. FC Nürnberg (ici porté par l’attaquant Albert Bunjaku)

En Allemagne, Areva NP, dont le siège social allemand se trouve à Erlangen près de Nuremberg, est le principal sponsor du club de football de première division 1. FC Nürnberg depuis 2008[111]. Le contrat a été signé le 17 juillet 2008[112] et restera en vigueur jusqu’à la saison 2011/2012. Selon le quotidien populaire bavarois Abendzeitung, Areva a soutenu le club par une somme de 2,8 millions d’euros au cours de la saison 2010/2011[113]. Le logo de l’entreprise orne le maillot des footballeurs de l’équipe.

Cependant, après les accidents nucléaires de Fukushima, des protestations de supporteurs et de groupes écologistes ont remis en cause le contrat liant le club à Areva[114],[115].

« Le modèle d'Areva, c'est… Nespresso »[modifier]

Dans une interview au magazine économique Challenges, Anne Lauvergeon directrice du groupe déclarait le 10 juillet 2008 : « L'uranium est un des éléments moteurs de notre succès. Notre modèle, c'est… Nespresso : nous vendons les cafetières, et le café qui va avec. Et le café, c'est très rentable. Ainsi en Chine, nous avons vendu deux îlots nucléaires, plus 35 % de la production d'Uramin, dont nous sommes propriétaires. Cela illustre notre modèle intégré »[116].

La construction des 58 réacteurs français et des premiers réacteurs en Chine par Framatome a été une exceptionnelle réussite technique dotée d'une rentabilité financière, aujourd'hui mise à mal. Les graves problèmes de l'EPR en Finlande (avec une mise en service prévue initialement en 2009 sur la base d'un budget prévisionnel de 1,6 milliards d'euros) sont en partie dus aux difficultés de la coopération franco-allemande, qui s'est soldée par un divorce avec Siemens. Il a ainsi été mis un terme à une coopération initiée dès 1990 par le fondateur de Framatome, et qui ne pouvait fonctionner que dans le cadre d'un partenariat bien identifié à 50/50 et non pas noyé dans une participation à 66/34 dans une filiale d'Areva. Cela démontre sans doute que le modèle d'Areva n'était pas le bon, car la construction de réacteurs doit avoir sa propre rentabilité indépendamment de la vente des combustibles.

Notes[modifier]

  1. Site www.areva.com
  2. a et b [1], p.11
  3. Site www.areva.com, Profil de l'actionnariat
  4. Flamanville : le coût de l'EPR s'envole à 8,5 milliards d'euros, La Tribune du 04 12 2012
  5. http://observ.nucleaire.free.fr/assignation-observatoire-par-areva.pdf
  6. http://observ.nucleaire.free.fr/com-doc-confid-areva-niger.htm
  7. http://www.romandie.com/news/n/_Aide_d_Areva_au_Niger_une_ONG_reitere_ses_accusations_de_corruption93140120131717.asp
  8. Document de référence 2011, p. 121
  9. Site Areva.com
  10. http://www.enerzine.com/2/14285+areva-rejoint-lassociation-mondiale-des-exploitants-nucleaires+.html
  11. Voir par exemple ce document de 2007]
  12. Voir la FAQ sur le site web d'Areva Leader mondial de l'énergie nucléaire et acteur majeur des énergies renouvelables - AREVA.
  13. Communiqué de la Commission européenne
  14. Areva consolidait en 2004 environ 250 filiales (rapport 2004)
  15. Article Enerzine 29/01/2010
  16. Article L'Usine Nouvelle 08/06/2010
  17. a et b Document de référence 2012 page 65
  18. a, b, c, d et e Document de référence 2012 page 59
  19. Article Boursier.com
  20. Article Enviscope.com
  21. Document de référence 2012 page 100
  22. Document de référence 2012 page 110
  23. Article la Tribune
  24. Article Durableo
  25. Article Euro-energie.com
  26. Document de référence 2010, p. 41
  27. Document de référence 2010, p. 116
  28. Document de référence 2010, p. 120
  29. Article Actu Environnement
  30. Document de référence 2010, p. 124
  31. Document de référence 2010, p. 117
  32. Site Officiel Helion
  33. Document de référence 2010, p. 332
  34. Article Le Monde
  35. Document de Référence 2010, p. 129.
  36. a et b Site Officiel Areva US
  37. Article L'Usine Nouvelle
  38. Article Le Figaro, 02/01/2009.
  39. Le Monde.fr / AFP - 18/10/2011 : Areva s'apprêterait à supprimer 800 emplois en Allemagne
  40. Article L'Usine Nouvelle, 15/09/2011.
  41. Article Le Figaro, 04/01/2012.
  42. Article Yahoo! Finance, 27/03/2012.
  43. Site ENERGO, 25/09/2008.
  44. Site Environnement France.
  45. Site SmartPlanet, 05/05/2011.
  46. ArticleDaily Bourse, 01/02/2012.
  47. Dont la dernière créée en 2011: voir articleL'express, 24/06/2011.
  48. AREVA in China [2]
  49. Document de référence AREVA 2010, p. 99
  50. Chine : Contrat historique de Areva, sur le site de Areva
  51. Article L'express, 24/06/2011.
  52. L'usine Nouvelle, 05/10/2010
  53. Document de référence AREVA 2010, p. 120
  54. AREVA Resources Southern Africa : au centre des futurs projets miniers
  55. "Areva en Afrique - La face cachée du nucléaire français" par Raphaël Granvaud - édition Agone 2012
  56. Radio France Internationale - 18/06/2007 : Vivre à Mounana sans la mine
  57. Courrier international, NIGER • L'affaire Areva ou la fin du monopole français sur l'uranium nigérien
  58. Le blog finance
  59. Dépêche annonçant la conclusion de l'accord sur le site de RFI.
  60. Annonce du prix sur le site de l'ONG : (de) (en) (fr) Public Eye on Davos 2008 (consulté le 25 avril 2011).
  61. Angélique Mounier-Kuhn, L'uranium, ce pactole maudit. Article du quotidien suisse Le Temps du 16 février 2008 reproduit sur le site de la Déclaration de Berne (consulté le 25 avril 2011).
  62. Jessica Aldred, Awards shine spotlight on big business green record. Article du quotidien britannique The Guardian commentant le prix, 22 janvier 2008 (site consulté le 25 avril 2011).
  63. Les entreprises dénoncées réagissent!. Site de la Déclaration de Berne (consulté le 25 avril 2011).
  64. Areva et le Niger : un partenariat durable (présentation sur le site de l'entreprise de ses activités au Niger, consultée le 25 avril 2008).
  65. Site Emploi Énergie.
  66. Document de référence AREVA 2010, p. 229
  67. Site Énergie & Futur, 05/02/2010
  68. Le JDD, 16/09/2010
  69. La Tribune, 27/09/2010
  70. BBC, 25/07/2011
  71. http://observ.nucleaire.free.fr/corruption-areva-niger.htm
  72. http://observ.nucleaire.free.fr/areva-assigne-observatoire.htm
  73. Dossier de presse « AREVA en Inde » sur www.areva.com, Document de Référence 2008 p. 68 et AREVA Overview 2008.
  74. Document de référence AREVA 2010, p. 96
  75. Environnement France
  76. Article Le Figaro, 12/04/2012
  77. Areva va moderniser les centrales nucléaires suédoises, Enerzine, 19 janvier 2007
  78. EPR finlandais : investir dans le nucléaire est décidément beaucoup trop risqué ! - HNS-info, 19 octobre 2008
  79. http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/10/12/l-epr-finlandais-prend-du-retard_1586073_3234.html Le Monde : L'EPR finlandais prend du retard
  80. Le Figaro: Finlande : l'EPR repoussé après 2014
  81. France 2, 20/07/2011
  82. Environnement France, 23/04/2010
  83. Document de référence AREVA 2010, p. 95
  84. SiteEnerzine, 01/08/2011
  85. Site officielAreva
  86. Site officiel du groupe Areva.com
  87. sur le site officiel du groupe, consulté le 15 09 2011
  88. « Areva vend deux réacteurs nucléaires à la Chine », article de Jean-Michel Bezat, Le Monde du vendredi 2 février 2007
  89. Article l'Usine Nouvelle
  90. Rapports annuels 2003, 2005, 2006, Document de Référence 2007, p. 201, 223 et 255 et 2008, p. 169 et 307
  91. Document de référence 2010
  92. [3]
  93. Doc de référence 2012 [4]
  94. Doc de référence 2012 [5]
  95. Doc de référence 2012 [6]
  96. Doc de référence 2012 [7]
  97. Doc de référence 2012 [8]
  98. Doc de référence 2012 [9]
  99. Site Areva Endettement financier
  100. Areva pourrait perdre plus d'1 milliard d'euros en Finlande - Rumeurs du 20/10/2006 [lire en ligne]
  101. Les retards s'accumulent pour l'EPR finlandais et la facture grimpe - investir.fr 13-08-2007 [lire en ligne]
  102. Nouveaux retards pour l'EPR finlandais ; La Tribune ; 13/08/2007
  103. Areva menace d'arrêter le chantier de l'EPR en Finlande [lire en ligne]
  104. Site Areva Profil de l'actionnariat, au 30/05/2011
  105. Document de référence 2011, page 254
  106. Site Areva : Guide du titre
  107. - Site officiel Areva
  108. Affichage d'un communiqué de presse
  109. http://vandeleene.com/2011/02/09/la-pub-dareva-qui-fache/
  110. Affichage d'un communiqué de presse
  111. (de) Sponsoring heißt Partnerschaft (site Areva/1. FCN, consulté le 26 avril 2011).
  112. (de) Saison-Rückblick Teil I - Die aufregende Saison 2008/09 im Club-Tagebuch (site du 1. FCN, consulté le 27 avril 2011).
  113. (de) Streit um Areva – Atomkraftgegner attackieren 1. FCN (site du quotidien Abendzeitung, consulté le 27 avril 2011).
  114. Le maillot Areva boudé par les supporteurs (quotidien Libération du 25 avril 2011, site consulté le 27 avril 2011).
  115. (de) Nürnberger Fanprotest gegen Sponsor – Atomgeld, nein danke! (site du quotidien berlinois taz, consulté le 27 avril 2011).
  116. « le modèle d'areva, c'est… nespresso », Challenges, 10 juillet 2008

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]