Philippe Ier de Savoie

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Philippe Ier de Savoie
Titre comte de Bourgogne
comte de Savoie
comte d'Aoste et de Maurienne
(1267-12681279-1285)
Prédécesseur Pierre II de Savoie
Successeur Amédée V de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 1207
Aiguebelle
Décès 15 août 1285
Château de Rossillon en Bugey
Père Thomas Ier de Savoie
Mère Marguerite (ou Béatrice) de Genève
Conjoint Adélaïde Ire de Bourgogne

Armoiries Savoie 1180.svg

Philippe Ier de Savoie, né à Aiguebelle en 1207, mort au Château de Rossillon en Bugey, le 15 août 1285, est évêque de Valence de 1241 à 1267, archevêque de Lyon de 1246 à 1267, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

Il est le 8e fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Sommaire

Son règne [modifier]

Destiné de par son rang à l'état ecclésiastique, sans avoir été ordonné prêtre — il n'a jamais dit une seule messe —, il fut chanoine, puis primicier de l'église de Metz, prévôt de l'église Saint-Donatien de Bruges, gouverneur du patrimoine de Saint-Pierre, grand gonfalonnier de l'Église, prieur de Nantua, élu évêque de Valence en 1241 et archevêque de Lyon en 1246. Pourvu de plus de 50 bénéfices en Savoie, en Flandre, en France et en Angleterre, il renonça à ses charges religieuses et se dépouilla de tous ses titres en 1267, à l'approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder.

Il épousa le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne (1208-1277, ou Adélaïde), âgée de 58 ans, fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne. Par ce mariage sans enfants, il devint comte de Bourgogne, mais à la mort d'Alix, ce fut Othon IV de Bourgogne (ou Othelin), né d'un premier mariage d'Adélaïde avec le comte Hugues de Bourgogne qui prit possession de la Bourgogne.

Treizième comte de Savoie (1268-1285) [modifier]

Devenu, comte de Savoie, à la mort de son frère Pierre II de Savoie, il reçut l'hommage pour les protectorats de Berne, de Nyon et de Morat qui lui jurèrent fidélité. Cependant, malgré le traité que la ville de Genève avait conclu avec le comte Thomas Ier de Savoie qui avait reconnu la souveraineté de son église, mais entourée désormais par les possessions du comte de Savoie, le chapitre de la ville et l'évêque décidèrent de s'allier secrètement au comte de Genevois, ce qui ne sera pas sans conséquences pour le futur.

Philippe Ier dut souvent combattre contre Rodolphe de Habsbourg, en Suisse et au Piémont, et parvint à conquérir Turin.

Avec son épouse, ils achetèrent en 1276, la ville de « Saint-Élie » et le château de Dole en Franche-Comté.

Sans enfant, Philippe Ier, choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtint de l'empereur Henri VII du Saint-Empire, un décret (« fief oblat ») par lequel le monarque investit de la souveraineté de Savoie, Amédée, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

Philippe Ier mourut hydropique au château de Rossillon en Bugey, le 15 août 1285 et fut inhumé à l'abbaye d'Hautecombe[1].

Références [modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  1. Claudius Blanchard, Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie : avec pièces justificatives inédites, F. Puthod, 1874, 744 p. [lire en ligne (page consultée le 19 février 2013)], p. 163 .

Bibliographie [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

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et Adélaïde
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avec Adélaïde
Othon IV de Bourgogne
Aimery
Primat des Gaules
Guy II