Vaison-la-Romaine

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Vaison-la-Romaine
Cité médiévale de Vaison avec à gauche le château des Comtes de Toulouse.
Cité médiévale de Vaison avec à gauche le château des Comtes de Toulouse.
Blason de Vaison-la-Romaine
Blason
Vaison-la-Romaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Vaison-la-Romaine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Pays Vaison Ventoux
Maire
Mandat
Jean-François Perilhou DVD
2014-2020
Code postal 84110
Code commune 84137
Démographie
Gentilé Vaisonnais, Vaisonnaises
Population
municipale
6 163 hab. (2011)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 32″ N 5° 04′ 21″ E / 44.242248, 5.072422 ()44° 14′ 32″ Nord 5° 04′ 21″ Est / 44.242248, 5.072422 ()  
Altitude 204 m (min. : 156 m) (max. : 493 m)
Superficie 26,99 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vaison-la-romaine.com

Vaison-la-Romaine est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Vaisonnais.

Elle est surtout connue pour ses vestiges romains particulièrement riches dont un pont à arche unique, ainsi que pour sa cité médiévale et sa cathédrale. Ce qui caractérise particulièrement Vaison, c'est la possibilité de voir dans un même mouvement les villes antique, médiévale et moderne, comme si on pouvait embrasser 2 000 ans d'histoire d'un seul coup d'œil, quitte à oublier les discontinuités qui n'ont pas manqué de troubler le passé vaisonnais.

Vaison-la-Romaine s'est vue décerner le label de « Cité chorale Européenne ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la partie nord du département, au sud de l'Enclave des Papes. Elle est située à environ 27 km d'Orange, 50 km d'Avignon, 10 km des Dentelles de Montmirail et 10 km du pied du mont Ventoux.

La commune fait partie du « pays Voconce ».

La commune fait partie du parc naturel régional du Mont-Ventoux.

Relief et utilisation des sols[modifier | modifier le code]

Elle est entourée de sept collines couvertes de forêts et de vignes. En venant de l'ouest, Vaison marque le début des moyennes montagnes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de l'Ouvèze, célèbre pour son inondation meurtrière, passe dans le village et sépare la Haute Ville (XIIIe siècle) de la ville moderne. L'un des ponts l'enjambant est le célèbre pont romain, ayant résisté à un bombardement allemand et à la crue du .

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Roaix, Saint-Romain-en-Viennois Saint-Romain-en-Viennois Rose des vents
Roaix N Saint-Marcellin-lès-Vaison
O    Vaison-la-Romaine    E
S
Crestet Crestet Saint-Marcellin-lès-Vaison

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[1]. Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Ce climat méditerranéen a les caractéristiques suivantes :

  • le mistral assèche le vignoble ;
  • la saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • les températures sont très chaudes pendant l'été.
Relevé météorologique de Vaison-la-Romaine
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,7
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 23 23 19,5 15,5 9 6,5 14,3
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,5
Record de froid (°C)
date du record
-13,4
1985
-14,5
1956
-9,7
2005
-2,9
1970
1,3
1979
5,7
1984
9
1953
8,3
1974
3,1
1974
-1,1
1973
-5,4
1952
-14,4
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
20,3
2002
23
1960
27,2
1990
30,7
2005
34,5
2001
38,1
2003
40,7
1983
42,6
2003
35,1
1966
29,6
1985
24,6
1970
20,2
1983
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 42,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,8 52,8 34 460,6
Source : Données climatologiques de Vaison-la-Romaine 2000-2007
Climatogramme Vaison-la-Romaine

Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et -12,8 °C le . Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.

Le mistral

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Service de bus.3 lignes, de 8 h 30 à 22 h 50.

Quartiers[modifier | modifier le code]

le Palis : hameau avec école.

La commune n'est pas soumise à la Loi SRU (qui oblige les communes à avoir un certain pourcentage de logements en HLM), mais elle en annonce entre 15 et 20 %[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vasio est attesté par les textes latins et l'archéologie dès le IIe siècle, ce toponyme va évoluer en Vaison en provençal selon la norme classique ou Veisoun selon la norme mistralienne. Il trouve son origine dans le pré-celtique *vas (source) auquel a été adjoint le suffixe -io[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de « Vaison » selon Cassini

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vasio.

La région est d’abord habitée par les Ligures qui introduisent le bronze. À la fin du IVe siècle av. J.-C., Vaison devient la capitale d’une tribu celtique, intégrée au sein du peuple des Voconces. Après la conquête romaine (125-118 av. J.-C.), la cité des Voconces compte deux capitales, Luc-en-Diois et Vaison. Les Romains en font l’une des villes les plus riches de la Gaule narbonnaise. Elle fut la patrie de l'historien Trogue Pompée. Les invasions barbares du Ve siècle ruinent la cité.

L’Ouvèze, autrefois navigable, sépare la Haute-Ville de la cité actuelle qui recouvre la ville gallo-romaine, dont 15 hectares sont dégagés. Quant au « château de la Villasse » et son allée de platanes bicentenaires, il domine les vestiges gallo-romains dits de La Villasse. Plus à l’est, la colline de Puymin est signalée par un vaste espace boisée. Les autres vestiges gallo-romains (Thermes du Nord, villa du Paon) échappent au regard. Le reste de la cité antique demeure sous le Vaison actuel. Enfin, on remarque deux édifices romans à l’ouest de La Villasse : la chapelle Saint-Quenin, et plus au sud, la cathédrale Notre-Dame de Nazareth et son cloître. Ce panorama urbain, où s’imbriquent vestiges antiques, bâtiments romans et constructions récentes, suggère superpositions et déplacements des occupations au cours des âges. Des vestiges d’habitat et de rempart laissés par la communauté agraire du Premier Âge du Fer (VIIeVe siècle av. J.-C.) ont été découverts sur la rive gauche de l’Ouvèze, au bas de l’éperon rocheux. C’est sur cette hauteur, marquant le paysage (actuellement occupé par la Haute-Ville), que se sont abritées les populations ligures, puis celto-ligures à partir de l’invasion des Voconces au IVe siècle av. J.-C. Vaison s’appelle alors « Vasio voncontiorum » c’est-à-dire « Vaison des Voconces ». Dès avant la conquête romaine, la cité est la capitale de ce peuple d’origine celtique qui occupait un territoire limité par la Durance au sud, l’Isère au nord, le couloir rhodanien à l’ouest, la Durance et les Préalpes à l’est.

Vaison-la-Romaine, le théâtre antique.

Avec la conquête romaine, Vasio devient « cité fédérée » (et non une colonie). Les Voconces descendent sur la rive droite où se structure progressivement une ville. L’urbanisme commence à partir de noyaux agricoles qui se métamorphosent en habitations de ville, lors de la création des voies de circulation et l’édification des grands monuments publics dans la seconde moitié du Ier siècle : théâtre, pont, aqueduc, thermes… La paix romaine est propice à l’extension de la cité, qui connaît sa splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise. Après la chute de l’Empire romain, Vaison devint un centre religieux relativement important (un évêché y existe dès le IVe siècle) où se réunirent deux conciles, en 442 et 529.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aux temps troublés du Moyen Âge, notamment du fait d'invasion fréquentes des Maures, les habitants émigrent sur le rocher escarpé de la rive gauche de la rivière l’Ouvèze, à l’abri des remparts et du château fort. En 924, le roi Raoul de Bourgogne confirme les possessions de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun à Fréjus, à Vaisons-la-Romaine et en pays Viennois[5].

Jusqu’au XIIe siècle, la ville se développe en plaine autour de la cathédrale et du palais épiscopal où elle subit plusieurs invasions dues aux conflits, entre les comtes de Toulouse et les évêques successifs. Au XIIIe siècle, la population chercha refuge sur le rocher, au pied du château construit par les comtes de Toulouse, mais devenu propriété papale. C’est dans ce contexte que prospéra en territoire pontifical la ville médiévale qui subsiste aujourd’hui.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dans la cathédrale de la ville haute, en 1645, fut fondée une « dévote confrérie sous le titre de Monseigneur Vincent ». Pour en faire partie, il était exigé d'être « bon catholique et croyant ». La confrérie avait à sa tête un prieur, choisi parmi les membres du clergé, et un Bayle qui ne pouvait refuser sa charge et se devait, pendant l'année de sa charge, de faire respecter et observer les statuts et en particulier de « prier Dieu pour l'augmentation de la foi catholique ». On sait aussi que la fonction de Prieur fut assumée, en 1686, par le capistol, doyen du chapitre de la cathédrale, en 1696, par l'archidiacre et, en 1709, par le sacristain. Comme les confrères n'avaient pas de chapelle spécialement dédiée à leur saint patron, ils avaient élu domicile dans celle de l'Ange gardien. Leur objectif, comme il est inscrit en exergue sur une page de garde de leur livre de compte, se résumait en cette maxime « Si nous voulons être de véritables confrères de saint Vincent, il faut que nous imitions sa vie »[6].

Tableau des adhérents à la dévôte confrérie
Année 1645 1691 1710 1751 1789 1791
Nombre de
membres
180 87 82 101 75 41

Au XVIIIe siècle la plus grande partie de la population, redescendit dans la plaine.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Le XXe siècle voit une véritable renaissance vaisonnaise s'opérer, et la petite cité reconquérir patiemment son statut de ville, avec une économie basée à la fois sur la viticulture et le tourisme. Cela se traduit dès l'entre-deux guerre, il n'est qu'à regarder les multiples traces laissées dans l'urbanisme vaisonnais par l'architecture des années 1930, au sein même de la ville moderne, avec ses ferronneries caractéristiques, ses balcons modern'style et les couleurs vertes ou roses de quelques immeubles.

Le 9 juin 1944, une première Libération de Vaison-la-Romaine a lieu : le maquis Vasio, renforcé des FFI du maquis Ventoux, investit la ville. La réaction allemande est très rapide : 2 500 hommes de la Wehrmacht attaquent la ville dès le lendemain. Les combats font 60 morts dans les rangs allemands, 17 chez les résistants[7].

La crue meurtrière de l’Ouvèze en 1992[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de la crue de l'Ouvèze le 22 septembre 1992

La crue du 22 septembre 1992[8] s'est déroulée durant les orages d'automne qui peuvent se produire sur les cours d'eau méditerranéens de moyenne montagne. Cet événement météorologique important, désigné sous le terme d'épisode méditerranéen, semble avoir été amplifié par les modes d'occupation du sol et de gestion des lits des cours d'eau. L'histoire et l'analyse géomorphologique indiquent en effet que l'Ouvèze a déjà connu des crues aussi importantes que celle du 22 septembre 1992. Elle se caractérise par sa courte durée et son intensité. En effet, en quatre heures, il est tombé selon les endroits, entre 300 mmEntrechaux près de Vaison-la-Romaine) et 143 mmBuis-les-Baronnies, dans la Drôme) et 179 mm à Vaison et 215 mm à Malaucène. De plus, il s'est écoulé à peine cinq heures entre l'inondation et l'amorce de la décrue.

Toute la nuit et durant plusieurs jours, les secouristes vont s'affairer à retrouver les victimes. Mais cette montée des eaux restera marquée à jamais par les pertes humaines : 37 décès dont 3 à Séguret ; 4 disparus (dont un corps retrouvé en novembre 1993). Les pertes matérielles se chiffrent quant à elles à 500 millions de francs (soit un peu plus de 76 millions d'euros).

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Maires de Vaison-la-Romaine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Yves Meffre PS  
1983 1989 André Thes    
1989 1992 Yves Meffre PS  
1992 2001 Claude Haut PS  
2001 2003 Patrick Fabre PS  
2003 2008 Pierre Meffre PS  
2008 2014 Pierre Meffre PS  
2014 2020 Jean-François Perilhou DVD  

Résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :[10]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Vaison-la-Romaine en 2009[11]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 17,94 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 27,35 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 43,16 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 21,30 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux (COPAVO), qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux.

La commune est incluse dans la zone de protection Natura 2000 « l'Ouvèze et le Toulourenc », sous l'égide du Ministère de l'écologie, de la DREAL Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et de MNHN (Service du Patrimoine Naturel)[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Suisse Martigny (Suisse)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 680 1 901 1 975 2 145 2 562 2 602 2 879 2 968 3 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 272 3 404 3 340 3 279 3 330 3 098 2 963 2 837 2 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 814 3 049 3 062 3 042 3 049 3 090 3 155 3 316 3 421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 865 4 402 5 210 5 862 5 663 5 904 6 147 6 313 6 153
2011 - - - - - - - -
6 163 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs écoles (Jules Ferry, Émile Zola…)
  • Cité scolaire Joseph d’Arbaud (collège et lycée)

Sport[modifier | modifier le code]

Pour la pratique du sport, les habitants de Vaison-la-Romaine peuvent disposer de plusieurs équipements[15] :

  • complexe sportif municipal : gymnase et stade comportant deux terrains (football / rugby), plateau sportif de 2 terrains de handball et 2 terrains de basket, piste d’athlétisme ;
  • terrain de moto-ball ;
  • tennis : 5 courts, dont un de terre battue ;
  • parcours santé ;
  • deux centres équestres (privés) ;
  • clubs de gymnastique (privés) ;
  • danse (salle de danse de la Restanco).

En plus de cela, arts martiaux, cyclisme, etc.

La ville dispose d'une piscine municipale de plein air.

Les 14, 15 et , Vaison-la-Romaine est ville étape et de repos lors du 100e Tour de France, édition 2013. Ces trois jours de présence de la « Grande boucle » dans le nord Vaucluse donnent lieu à des festivités dans la ville[16].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Chrétien (Églises et cimetière)[17]

Santé, aide à la Personne[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas y avoir d'équipement de santé particulier sur la commune, mais la commune de Vaison-la-Romaine est munie de :

  • Centre médico-social (rue Laënnec) avec des consultations PMI, le planning familial, etc.
  • Médecins généralistes, dentistes, un cabinet de radiologie et d'échographie, plusieurs pharmacies.
  • Deux maisons de retraite et un foyer logement
  • Un Centre Hospitalier muni d'un service d'urgences et où quelques spécialistes assurent des consultations externes.

Services publics[modifier | modifier le code]

La Poste de Vaison.

Il y a La Poste, une gendarmerie, un Centre de Secours des Sapeurs-Pompiers couvrant également les communes environnantes.

Économie[modifier | modifier le code]

Le commerce représente une part importante de l'activité de Vaison. La densité et la qualité des magasins sont impressionnantes et dignes de villes beaucoup plus importantes. Chaque mardi se tient un magnifique marché Provençal, l'un des plus importants de la région. L'entreprise principale de la ville est la société CAAGIS (Crédit Agricole Assurances Gestion, Informatique et Services) qui emploie environ 300 salariés et qui gère les contrats d'assurance du groupe Crédit Agricole.

Article détaillé : Marché de Vaison-la-Romaine.

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Vaison-la-Romaine, le pont (huile par Léon van Dievoet).

Vaison-la-Romaine est surtout connue pour le patrimoine archéologique dont elle tire son nom. Cependant, il ne faut pas réduire sa richesse historique à ce qui était enfoui, le pont romain, la ville médiévale sur la rive gauche de l'Ouvèze, la Cathédrale Notre Dame de Nazareth et son cloître attirent eux aussi beaucoup de visiteurs.

La ville possède un Office du tourisme, ainsi que de multiples possibilités d'accueil (hôtels, campings, gîtes, chambres d'hôtes, village de vacances, aire de camping-cars…).

Vaison-la-Romaine est sur la route des Princes d'Orange. Cet itinéraire était emprunté par les princes d'Orange (dynastie qui régna sur Orange de 1115 à 1702) pour rejoindre leur baronnie d'Orpierre.

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture et arboriculture fruitière.

Le vignoble produit des vins classés en Côtes-du-rhône et Ventoux (AOC). Les autres vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent prétendre, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange. Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin. Il existe une « Maison des vins » dans les locaux de l’office de tourisme pour promouvoir la production.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La culture[modifier | modifier le code]

Service culturel, pôle culturel, école intercommunale de danse et de musique, bibliothèque, Point jeunes et service jeunesse, sports et loisirs, musée archéologique[18].

Lieux d'exposition et de spectacles :

  • Cinéma : Le Florian.(ancien cinéma : Le Lynx) ;
  • Expositions : La Ferme des Arts, office de tourisme ;
  • Spectacles : Théâtre Antique, Théâtre du Nymphée, Théâtre de la Haute ville, Centres de vacances, Centre À Cœur Joie, salle des fêtes.

Le chant choral[modifier | modifier le code]

L'association internationale de chant choral À Cœur Joie organise dans cette ville tous les trois ans depuis 1953 les Choralies. Ce festival réunit cinq mille personnes venues de tous pays dans le théâtre antique romain pour chanter en polyphonie. Cette rencontre a permis à la ville de Vaison-la-Romaine de se voir attribuer le label de Cité chorale européenne par la Communauté européenne en 1995. Depuis 1993 se tient à Vaison le festival des chœurs lauréats réunissant des ensembles s'étant distingué dans une des épreuves du Grand Prix européen du chant choral.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Un Centre d’étude et de développement des énergies renouvelables.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Château des Comtes de Toulouse.
Notre-Dame de Nazareth.

Vaison-la-Romaine est une cité médiévale classée ville d'art et d'histoire.

Le château des Comtes de Toulouse : Campé au sommet d’un rocher à pic, le château de Vaison, fut pendant des siècles, une puissante forteresse du Comtat Venaissin. Bâti en 1195 par Raymond V, comte de Toulouse et marquis de Provence, il remplaça une tour détruite par l’évêque Bérenger de Reilhane. L’évêque ne parvint pas à chasser par excommunication les ouvriers employés par le comte Raymond qui passa outre aux foudres épiscopales et le château fort domina bientôt la ville. Le château amputé de ses moyens de défense et de son donjon décapité conserve de beaux bâtiments. Il rappelle les luttes qui opposèrent les comtes et les évêques usurpateurs de leurs droits. Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, qui avait épousé la fille de Raymond VII, imposa aux évêques la restitution de ces mêmes droits en faisant rendre une sentence arbitrale le 30 décembre 1351.

La cathédrale Notre-Dame de Nazareth

Le cloître : À gauche du chœur dans l’absidiole on accède au cloître, qui a conservé trois de ses galeries d'origine (XIIe et XIIIe siècles, celle du sud-est ayant été reconstituée au XIXe siècle). Il est l’un des plus beaux de l’art roman. Ses arcades géminées, ses colonnettes revêtent un caractère artistique achevé. Edifié aux Xe siècle par les chanoines du chapitre, il fut réparé par l’évêque Joseph Marie de Suarès, au XVIIe siècle et complètement restauré au XIXe siècle par M. Revoil, architecte départemental. De forme carrée, il contient quatre galeries voûtées décorées de corniches et sur lesquelles s’ouvraient jadis les portes communiquant avec les cellules des chanoines qui étaient attenantes.

  • Chapelle Saint-Quenin (ville haute).
  • Chapelle des Pénitents blancs.
  • Statue de la Vierge Noire.

C'est aussi une ville archéologique où une cité romaine a pu être découverte dans sa quasi-totalité.

Elle comprend la Maison des Messii, le Portique de Pompée, la Maison de rapport (insula), le théâtre romain et des ensembles thermaux : thermes à l'est de la rue dallée (site de la Villasse), thermes du Sud du IIe siècle sur la rive droite de l'Ouvèze, thermes du Nord, les mieux connus, construits au milieu du Ier siècle sur 2 000 m2.

  • Ville haute. Les remparts qui enserrent ce bourg médiéval ont été en partie édifiés avec des pierres provenant de la ville romaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire philippique de Trogue Pompée, résumée par Justin, édition de 1519
  • Trogue Pompée, né à Vaison-la-Romaine, historien. Il vécut au Ier siècle.
  • Saint Quenin de Vaison (né au VIe siècle à Vaison-la-Romaine), évêque de Vaison
  • Claude Haut, homme politique local
  • Maurice Burrus, mécène de Vaison qui finança les fouilles des ruines romaines et homme politique qui vota la loi du 10 juillet 40 confiant à Philippe Pétain les pleins pouvoirs
  • Ulysse Fabre, ami du précédent, maire de Vaison et sénateur ; il vota le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs au maréchal Pétain
  • Joseph Sautel, chanoine, organisateur des fouilles gallo-romaines pendant la première moitié du XXe siècle
  • Jean Martet, poète, romancier et secrétaire de Georges Clemenceau, a vécu à Vaison ; il a notamment écrit Les Cousins de Vaison en 1932.
  • Louis Potheau skipper olympique né le à Meudon et mort le à Vaison-la-Romaine.
  • Lucien Grangeon (1911-1975), sénateur maire de Vaison-la-Romaine
  • Joseph Pagnol (1869-1951), père de Marcel Pagnol.
  • Alice Colonieu, artiste locale dont une rue porte le nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Vaison-la-Romaine

Apparues au XVIIIe siècle, les armes actuelles se blasonnent ainsi :
D'or au vase d'argent, sommé d'une croix pattée de sable, accosté de deux ceps de vigne de sable, sortant du vase, feuillés de sinople, fruités d'azur et retombant aux flancs du vase.

Le vase fait de ce blason des armes parlantes, les ceps de vignes ont été ajoutés pour symboliser la culture de la vigne dans la région.

Devise : Unitas fortitudo dissentio fragilitas

blason

Une version antérieure du blason datant du XVIIe siècle est rapportée ainsi : D'azur à une Sainte-Vierge au naturel portée sur un vase d'argent, orné de fleurs au naturelles. Avec la devise « Vas Honorabilis ».|-

blason

En 1470, les armes de la ville représentaient un château[19].
En 1630, le blason était décrit ainsi : D'azur au vase d'argent, duquel sort une tige de sable, sommée d'une croix pattée du même, accosté de deux ceps de vigne de sable, sortant du vase, feuillés de sinople, fruités de gueules et retombant aux flancs du vase.

Malte-Brun dans La France illustrée de 1882, cite la version du XVIIe et lui adjoint celle-ci :
D'azur au vase d'argent, d'où sort une tige de sable surmontée d'une croix portée de même, cotoyée de deux ceps de vigne de sable à feuilles de sinople et à grappes de gueule sortant du vase
Remarques: À part la coquille évidente « croix portée » pour « croix pattée » ce blasonnement concerne le champ du premier blasonnement donné (d'or) et le bton qui rehausse cette croix sur celui de 1630. Malte-Lebrun, qui nous donne souvent des blasonnements incomplets, ne précise pas que les ceps « retombent aux flancs du vase ». En l'occurrence, c'est lui qui a raison: si les ceps « acostent » en sortant du vase, ils ne peuvent le faire qu'en « retombant aux flanc du vase ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Vaison-la-Romaine, Sites histoires et monuments », Abbé Joseph Sautel, Éd. Rey, 1930.
  • « Les découvertes archéologiques de la colline de Puymin à Vaison-la-Romaine de 1907 à 1933 », Abbé Joseph Sautel, Éd. Avignon, 1907.
  • Robert Bailly, Confréries vigneronnes et ordres bachiques en Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 1988, (ISBN 2857443439)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La climatologie du Vaucluse.
  2. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  3. voir la fiche technique du Compte rendu du Conseil Municipal du 15 mai 2012 », paru dans le mensuel régional le Ravi, juillet 2012.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1945.
  5. Philippe Lauer, Robert 1er et Raoul, roi de Bourgogne (923-936), É. Slatikne reprint, Genève, et Honoré Champion, Paris, 1976.
  6. Robert Bailly, op. cit., p. 29.
  7. Christophe Coffinier, « Histoire d'une Libération », La Marseillaise, 24 août 2013, p. 6
  8. Déroulé de l'événement sur le site internet officiel de la ville de Vaison
  9. Liste des maires sur MairesGenWeb
  10. Résultats des élections sur le site du Ministère de l'Intérieur
  11. « Impots locaux à Vaison-la-Romaine », taxes.com
  12. Responsabble Natura 2000
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. les équipements sportifs, site de la mairie
  16. fête du 100ème Tour de France
  17. Joseph Sautellien, Les origines chrétiennes de Vaison, Revue d'histoire de l'Église de France, Volume 13, Numéro 59, 1927, pages 190 à 198.
  18. Infrastructure d’accueil des pratiques culturelles, sur le site de la mairie
  19. Armorial du Pays Voconces