Gare de Lyon-Perrache

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Lyon-Perrache
Image illustrative de l'article Gare de Lyon-Perrache
Façade de la gare de Perrache
Localisation
Pays France
Ville Lyon
Quartier Perrache (2e arr.)
Adresse 14, cours de Verdun
Coordonnées géographiques 45° 44′ 54″ N 4° 49′ 32″ E / 45.7483, 4.82560545° 44′ 54″ Nord 4° 49′ 32″ Est / 45.7483, 4.825605  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités
TER Rhône-Alpes
Service auto-train
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Lyon à Marseille-St-Charles
Moret-Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache
Lyon-Perrache à Marseille-St-Charles (via Grenoble)
Lyon-Perrache à Genève (frontière)
Voies 17 + voies de service
Transit annuel 10 millions (2010)[réf. nécessaire]
Altitude 174 m
Historique
Ouverture 1857
Architecte François-Alexis Cendrier
Classement Non
Correspondances
Métro Métro de Lyon Ligne A
Tramway Tramway de Lyon Ligne T1 Ligne T2
Bus Bus en mode C Ligne C19 Ligne C21 Ligne C22
Bus TCL Ligne 8 Ligne 18 Ligne 31 Ligne 46 Ligne 49
Bus TCL Ligne 55 Ligne 60 Ligne 63 Ligne 78 Ligne S1
Cars du Rhône 14, 19, 20

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lyon-Perrache

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Lyon-Perrache

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
Lyon-Perrache

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Lyon-Perrache

La gare de Lyon-Perrache est une gare ferroviaire française établie dans la ville de Lyon, préfecture du département du Rhône en région Rhône-Alpes. Elle est située au confluent de la presqu'île de Lyon, dans le quartier de Perrache.

La gare ferroviaire de Perrache fut construite à partir de 1855 par l'architecte François-Alexis Cendrier pour le compte de la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (P.L.M.) et fut inaugurée après dix-huit mois de travaux le 2 juin 1857.

La gare est situé au sud du centre d’échanges de Perrache, qui regroupe différents moyens de transports que sont le métro, le tramway et les bus.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 510,915[1] de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles et au PK 558,990[1] de la ligne de Moret-Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache (via Roanne). Elle est également l'origine de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) et de la ligne de Lyon-Perrache à Genève. Son altitude est de 174 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte postale oblitérée en 1903 montrant deux tramways de l'OTL devant les voûtes de la gare
Façade de la gare, vers 1903.
Les voûtes servaient déjà à faire passer les anciens tramways de l'OTL.
La gare vue de biais, au début du XXe siècle
La gare vue de biais, au début du XXe siècle.
Carte postale du début du XXe siècle montrant l'intérieur de la gare et la halle
L'intérieur de la gare avant la Première Guerre mondiale.

Après 18 mois de travaux dirigé par François-Alexis Cendrier, l'architecte de la compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon, la gare est inaugurée en juin 1857[2].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Dix-neuvième siècle[modifier | modifier le code]

Avant 1950[modifier | modifier le code]

La buvette de la "mère Bizolon" entre 1914 et 1918

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

  • En mai 1980, mise en service du train Rhône-Océan reliant Lyon-Perrache à Nantes.
  • En été 1981, les turbotrains RTG renforcent les ETG sur Lyon - Grenoble.
  • Le 26/10/1981, dernier jour de circulation des TEE Le Mistral, Le Lyonnais et Le Rhodanien, remplacés par des TGV.
  • Le 27/10/1981, 1re circulation commerciale des TGV entre Paris et Lyon-Perrache.
  • Le 24/10/1983, l'inauguration de la nouvelle gare de Lyon Part-Dieu entraîne de nombreuses modifications à la gare de Lyon-Perrache, certains trains desservant les deux gares, d'autres voyant leur passage reportés à Part-Dieu.
  • Le 28/02/1985, inauguration de l'électrification en courant 25 kV 50 Hz de la ligne (Lyon) Vénissieux - Grenoble.
  • En 1987, mise en service de rames réversibles Corail tractées ou poussées par des locomotives électriques BB 25200 entre Lyon et Grenoble.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

  • Le 11/12/2004, dernière circulation d'un turbotrain RTG entre Lyon-Perrache et Bordeaux.
  • Le 15/06/2006, mise en service des automotrices Z2N-NG de la série Z 24500 entre Lyon-Perrache et Grenoble-Universités-Gières.
  • Le 09/12/2007, mise en place de l'horaire cadencé sur les principales lignes de l'étoile de Lyon dont Lyon - Grenoble avec création de trains directs Dijon - Grenoble par diamétralisation de trains Dijon - Lyon et Lyon - Grenoble.
  • Le 09/12/2007, mise en service d'autorails X 72500 sur la relation Lyon - Bordeaux via Montluçon, Guéret et Limoges.
  • Le 09/12/2007, mise en service d'automotrices Z 27500 sur la relation Lyon - Genève via Culoz et Bellegarde.
  • Le 14/12/2008, mise en place de la seconde étape de l'horaire cadencé avec renforcement des dessertes Lyon - Avignon et Lyon - Bourg-en-Bresse.
  • Le 04/04/2009, exposition de matériel ferroviaire en gare de Lyon-Perrache avec présentation de l'ancien autorail Decauville XAPDP 52103 (série X 52100) du Centre Autorail de Grenoble préservé au Musée français du chemin de fer de Mulhouse et côté matériel moderne des automoteurs B 81737/38 (série B 81500) et B 82567/68 (série B 82500) flambant neufs du dépôt de Lyon-Vaise.
  • Le 12/12/2009, Dernière circulation d'un train de voyageurs régulier assuré en CC 72000, il s'agissait du train 4406/7 reliant Lyon Perrache à Tours mené par la CC 72064

Gare ferroviaire SNCF de voyageurs[modifier | modifier le code]

Train en gare de Lyon-Perrache.

La gare ferroviaire SNCF de Perrache est, avec les gares de la Part-Dieu et Saint-Exupéry TGV, l'une des trois principales gares de voyageurs de l'agglomération de Lyon.

Historiquement, la gare était la première de l'agglomération, construite par la compagnie du PLM sur l'axe Paris-Lyon-Marseille.

Depuis la mise en service du TGV Paris - Lyon en 1981, elle occupe un rôle secondaire : la gare des Brotteaux puis, en 1983, la gare de la Part-Dieu deviennent les points de correspondances entre le TGV et les autres trains, alors que celle de Perrache n'en est que le terminus, ainsi que celui d'autres trains (grandes lignes et régionaux).

Dès lors, et à toutes les étapes du développement du réseau à grande vitesse (TGV Atlantique avec trains directs vers Nantes et Rennes en 1991, TGV Nord avec trains directs vers Lille et Arras, TGV Méditerranée en 2001), cette spécialisation s'est renforcée.

Les quais l'hiver.

La gare assure :

  • 319 départs de trains par jour (2006) ;
  • 25 000 voyageurs par jour (2006) ;
  • le terminus de TGV origine/destination Lyon (surtout vers ou depuis Paris, mais aussi Nantes, Rennes et Lille) ;
  • une importante desserte régionale (TER Rhône-Alpes), sur l'étoile lyonnaise :
au nord, vers Villefranche, Ambérieu, Bourg-en-Bresse,
au sud, vers Bourgoin-Jallieu et Ambérieu ;
Saint-Étienne, Roanne et Clermont-Ferrand,
Grenoble et Grenoble-Universités-Gières,
Genève ;
  • les destinations vers les Alpes :
Chambéry, Modane, Bourg-Saint-Maurice,
Annecy, Saint-Gervais-les-Bains, Évian-les-Bains.

iDBUS - Relations internationales[modifier | modifier le code]

À partir du 17 décembre 2012, la SNCF lance une nouvelle plate-forme de correspondance (hub) iDBUS à proximité de la gare de Lyon-Perrache[5].

Lignes iDBUS depuis Lyon-Perrache
Société Destinations Nombre de relations
(au 17 décembre 2012)
iDBUS London Victoria Coach Station 2 aller-retour via Roissypôle (Paris CDG)
iDBUS Milan 3 aller-retour
iDBUS Turin 3 aller-retour

Travaux de réhabilitation[modifier | modifier le code]

La gare devrait faire l'objet de travaux de réhabilitation pour lui retirer ses « ajouts modernistes contestables » afin qu'elle retrouve une « apparence plus en phase avec son classicisme historique »[6].

Dépôts lyonnais[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs dépôts de locomotives (technicentres) à Lyon avec le technicentre TGV situé dans le quartier de Gerland du 7e arrondissement, le dépôt de Lyon-Vaise, le dépôt de Vénissieux et le dépôt de Lyon-Mouche. Le matériel peut de plus être remisé en gare de Lyon-Guillotière (chantiers de Lyon-Mouche, Lyon-Scaronne, Lyon-Croix-Barret) et sur les voies de l'ancienne gare des Brotteaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France, par Gérard Blier, tome 2, page 200.
  2. Gare de Lyon-Perrache, dossier descriptif, sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 15 avril 2012.
  3. M.-G. May, L'histoire du chemin de fer de Paris à Marseille, Revue de géographie alpine, 1931, vol. 19, n° 19-2, p. 489, sur persee.fr (consulté le 16 mars 2014).
  4. « Catalogue Lumière – Arrivée d'un train à Perrache le 23 mars 1896 », sur catalogue-lumiere.com,‎ catalogue de 2013-2014 (consulté le 9 décembre 2014).
  5. [PDF] iDBUS – SNCF, iDBUS ouvre un nouveau hub à Lyon, communiqué de presse du 13 novembre 2012, sur www.sncf.com, consulté le 15 novembre 2012.
  6. Fiche sur la gare de Lyon-Perrache, sur train.voyages-sncf.com, consultée le 9 octobre 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La France des gares, collection Guides Gallimard, 2001
  • Livre : Le matériel moteur de la SNCF, par Jacques Defrance, éditions N.M. à Paris, paru en 1969.
  • Livre : Les Chemins de fer du PLM par Jean-Chaintreau, Jean Cuynat et Georges Mathieu, éditions La Vie du Rail et La Régordanne, paru en 1993.
  • Livre : Histoire du réseau ferroviaire français, par Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, éditions de l'Ormet à Valignat (03), paru en 1996.
  • Livre : Le matériel moteur de la SNCF, par Jacques Defrance, éditions N.M. à Paris, paru en 1969, réédité en 1978.
  • Livre : L'évolution du matériel moteur et roulant de la Cie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), par Lucien Maurice Vilain, éditions Vincent - Fréal et Cie, 1971.
  • Livre : La légende des Trans-Europ-Express, de Maurice Mertens et de Jean-Pierre Malaspina, aux éditions LR-Presse, publié en 2007.
  • Revue : Le Train, avec numéro hors série « Les archives du PLM », tome 1 l'histoire de la Compagnie des origines à 1899, par Jean-Marc Dupuy, paru en 2008.
  • Revue : Voies Ferrées, avec article sur « La saga des Nez de cochon » sur les autorails Decauville X 52000 et X 52100 du Centre autorails de Grenoble, par William Lachenal, paru pages 6 à 16 dans le no 1 de septembre-octobre 1980.
  • Revue : Le train avec numéro hors série sur les autorails X 2700 et X 2770).
  • Revue : Le train avec numéro hors série sur « Les locomotives diesels de ligne », les CC 72000, tome 4, par Olivier Constant, spécial 3/99 de 1999.
  • Revue : Voies Ferrées, avec article « Lyon - Bordeaux : la revanche de l'X-TER » par Denis Vuagnoux, paru en pages 31 à 38 dans le no 171 de janvier-février 2009.
  • Hebdomadaire : La Vie du Rail avec plusieurs articles sur Lyon de 1955 à 2008.
  • Indicateurs horaires SNCF de 1938 à 2005.

Peinture[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]