Serrières (Ardèche)

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Serrières
Image illustrative de l'article Serrières (Ardèche)
Blason de Serrières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Serrières (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vivarhône
Maire
Mandat
Laurent Torgue
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07313
Démographie
Population
municipale
1 128 hab. (2011)
Densité 285 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 08″ N 4° 45′ 50″ E / 45.3188888889, 4.7638888888945° 19′ 08″ Nord 4° 45′ 50″ Est / 45.3188888889, 4.76388888889  
Altitude Min. 135 m – Max. 371 m
Superficie 3,96 km2
Localisation

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Serrières
Liens
Site web http://www.serrieres.fr/

Serrières est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Serrières est limitrophe de 6 communes[1], dont 5 situées dans le département de l'Ardèche et une dans le département de l'Isère. Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Charnas Limony Rose des vents
Félines N Sablons (Isère)
O    Serrières    E
S
Peaugres Peyraud

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque pré-romaine et gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la conquête romaine menée par Jules César, le Vivarais était peuplé par les Helvii, premier peuple de Gaule soumis a l’empire romain. Il demeure de nombreuses trace de l’époque gallo-romaine. Au début du XIXe siècle fut trouvée a quelques kilomètres de Serrières une amphore romaine contenant des pièces d’or et d’argent à l’effigie d’empereurs romains. Quelques années plus tard fut découverte entre Serrières et Limony, non loin de la route, une superbe statue de Vesta en bronze à laquelle il manquait un bras, ainsi qu’une pierre tumulaire dont la suscription remontait à l’époque des Césars. Ces objets furent vendus à un antiquaire de Lyon. Dans les années 1870, il fut découvert sur un terrain limitrophe de Charnas, « le mont », les ruines d’une salle carrelée comportant des murs très épais, ainsi qu’un superbe portrait sur brique, en relief, comportant l’inscription « septime severe secondus ». Il fut découvert aussi dans les environs des corps humains accompagnés de briques comportant des inscriptions romaines et un moulin en pierre, plusieurs ouvrages maçonnés comportant des inscriptions latines, notamment des thermes. Une villa gallo-romaine fut découverte sur un terrain du quartier de Brèze, dont les fouilles ont mis au jour des pièces de monnaies, as et petits as, à l’effigie de l’empereur Constantin Ier (IVe siècle). Cette villa comportait de grandes salles carrées pavées de mosaïques intactes dont l’une de 25 m². Les fouilles sur place exhumèrent des socles de statues en pierre et marbre, des chapiteaux de colonnes, des urnes funéraires avec leurs ossements, des ossements d’animaux sauvage (trophées de chasse ?), énormément de coquilles d’huitres, ainsi que beaucoup de briques de toutes sortes dont certaines portent le nom du fabricant : « Clarania », des objets de cuivre, des épingles à cheveux dont quelques-unes en ivoire, des débris de poteries, de verre, de tuyaux en plomb… Une couche de cendres ainsi que des objets calcinés ou fondus atteste que cette villa a été détruite dans un incendie après pillage, certainement lors des invasions barbares (Ve siècle). La ville subit en effet les ravages des Vandales en 408.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de Serrières vient de « Castrum Sarreriae », de Castrum en latin qui désigne généralement une petite ville fortifiée, et « Sarreriae » (ou « Sarerie ») qui signifie en celte « resserré », ce qui correspond bien a la situation de la commune, entre fleuve et colline. Un manuscrit latin du XIIIe siècle fait état de son château, avec donjon et créneaux. La cité fut pillée, comme toutes les villes de la vallée du Rhône, en 733 par l’émir sarrazin Ioussouf, à la tête d’une force considérable composée des débris de l’armée vaincue à Poitiers l’année précédente. Il existe toujours à Serrières le terroir de « moures », ou les « maures » en question ont certainement campé. Certains documents attestent que la famine et les épidémies n’ont pas épargné Serrières, sévissant par exemple 48 fois entre 970 et 1040. Un chroniqueur décrit d’ailleurs qu’« En 1033, les pluies continuelles avaient noyé la terre, les moissons furent perdues, et il fallut, grands et petits, seigneurs ou manants, se nourrir de bêtes et d’oiseaux. Cette ressource épuisée, la faim se fit cruellement sentir, et l’on essaya de se nourrir avec l’écorce des arbres ou l’herbe des ruisseaux. » (Raoul Glaber, Chroniques). Il nous est dit aussi que lors des années 1361, 1362 et 1374, des Routiers, ou Tard-Venus (bandes de brigands organisés, en l’occurrence venues du Forez et du Lyonnais), firent subir au haut Vivarais leurs pillages et saccages, notamment à Serrières, Limony et Peyraud. La peste vint s’ajouter ces années-la au désarroi de la population.

Dans les temps les plus anciens, Serrières fut inféodée aux terres du Haut-Vivarais, c’est-à-dire aux comtes d’Albon. À la fin du XIe siècle la suzeraineté passe aux « Roussillon », famille originaire de princes d’Alsace, quand l’empereur Lothaire confia à Girard, comte de Roussillon, le gouvernement de la Provence, du Lyonnais et du Viennois. Cette famille des Roussillon était très puissante. Elle traitait d’égal a égal avec les dauphins de France et ne reconnut la monarchie française qu’au début du XVe siècle, peu avant son extinction. Elle donna son nom à la ville voisine de Roussillon, ou un péage concédé par les empereurs d’Allemagne, par eau et par terre, fut installé au bord du Rhône. Ce lieu est aujourd’hui sur la commune qui a gardé le nom de Péage-de-Roussillon.

L'ancienne chapelle Saint-Sornin (XIIe siècle), aujourd'hui musée des mariniers

Cette famille partagea son domaine en plusieurs branches. L’une possédait pour fief Roussillon en Dauphiné et Annonay en Vivarais, l’autre comptait les terres d’Anjou en Dauphiné et de Serrières en Vivarais. La branche possédant Serrières commence avec Gérard de Roussillon, fils d’Artaud III et d’Alix de Glenne, dame de Riverie. Il Hérita en 1228 de la terre de Roussillon, mais il l’échange en 1236 avec son frère Artaud IV contre les seigneuries de Peyraud et Montbreton, ainsi que les droits sur les villages de Champagne et de Saint-Rambert. Gérard et son frère furent tous deux excommuniés en 1233 par Jean de Bernin, archevêque de Vienne, en raison des exactions commises lors de la perception du péage. Ils furent réconciliés après avoir pris l’engagement de se tempérer. Il est vrai que seul le pouvoir religieux avait une prise sur leur toute-puissance. Gérard meurt le 25 mai 1263. Cette famille s’illustra à travers tout le Moyen Âge, notamment lors de la guerre de cent ans, participant entre autres aux batailles de Varey et Crécy. La dernière Roussillon, Jordanne de Roussillon, épousa Geoffroy de Bressieu. Leur château fut pris et saccagé par le prince d’Orange en 1420. Marguerite de Bressieu, fille de Jordanne et Geoffroy, mourut des outrages subis lors de la prise de la forteresse. Sans héritier, la seigneurie échoit en1429 aux neveux de Jordanne, Louis et Jacques de Miolans, fils de sa sœur Agnès de Roussillon et de Jean de Miolans, seigneur de Tournon. La seigneurie de Serrières resta dans la famille de Tournon jusqu'à Guillaume V, seigneur de Tournon et de Serrières. Son fils Cadet, Charles de Tournon, épousa en 1456 Marie de Gaucourt et mourut en 1480 sans héritier. La veuve vécut de ce jour au château de Serrières, en compagnie de son nouveau mari René Cossa, écuyer, seigneur de Marignane. Le contrat de mariage stipule alors que le domaine de Serrières est accordé à titre douairière à Marie de Gaucourt. Il est fait allusion dans cet acte : « (…) Acte reçu dans le donjon du château de Serrières et dans la grande cour basse. (…) » La famille de Tournon reprit la seigneurie au décès de la douairière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Serrières

Les armes de Serrières se blasonnent ainsi :
D'hermine au chevron losangé d'or et d'azur.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

La tour des pénitents, vestige de l'ancienne chapelle Notre Dame de la pitié

Parmi les occupants du château de Serrières, il est question en 1570 de « noble messire Pierre Merle, châtelain de Serrières, seigneur de Chaponost ». Le dit château fut détruit probablement en 1575, pendant les guerres de religion, après avoir été tour à tour aux mains des protestants et des catholiques.

À la suite de ces périodes troubles, la seigneurie de Serrières passa par des mariages et dots successifs a la famille Moreton. Au XVIIe siècle il est d’ailleurs question du mariage de Charles-Gabriel de Moreton et d’Anne de Fay-Villiers, qui lui apporte en dot la propriété du port de Serrières, très important alors. Serrières appartint aux Ventadour. Louis-Charles de Lévis, duc de Ventadour, marquis d’Annonay, pair de France, seigneur de La Voulte, Beauchastel, Tournon, Serrières et Roussillon, se maria en 1671, et mourut en 1717 aux Incurables. Sa fille unique Anne Geneviève de Lévis épousa en seconde noce Hercule Mériadec, duc de Rohan-Rohan, et prince de Soubise. Tous les biens et titres des Ventadour passèrent ainsi aux Rohan-Soubise, illustre famille bretonne. Le dernier descendant mâle de cette famille fut Charles de Rohan, mort en 1787. Une de ses filles épousa Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, et lui apporta Serrières en dot. Il émigra à l’étranger en 1791 des suites de la Révolution française.

Il est établi que le cardinal Richelieu passa au moins une nuit a Serrières. De retour de Perpignan, où il assiégeait les Espagnols, il y fit étape. Un courrier, daté du 2 septembre 1642 à Serrières, fait état de son « indicible joie » concernant la victoire qu'il venait de remporter. Il était très malade (il mourut quelques mois plus tard), ainsi, ne pouvant quitter son lit, ses hommes abattirent un mur de la chambre de l'auberge pour pouvoir l'y installer en le laissant alité. Cette auberge prit par la suite le nom d'"auberge du chapeau rouge" en mémoire de son hôte de marque, et se trouve être aujourd'hui le restaurant "bateau d'Émile". À noter qu'il y avait deux prisonniers, les conspirateurs François-Auguste de Thou et le marquis Cinq-Mars, qui furent jugés et exécutés quelques jours plus tard (le 12 septembre 1642), à Lyon.

Certaines calamités n’épargnèrent pas Serrières à la Renaissance. On sait qu’entre 1585 et 1587, la famine et la peste tuèrent les trois quarts des habitants de Serrières. La famine revint aussi en 1693. Le terrible hiver 1709 gela « les arbres en pleine sève » et rendit impossible toute récolte. La grêle de juillet 1722 détruisit tout le vignoble, coupant et arrachant même les arbres fruitiers, cerisiers, poiriers, noyers. Toujours la grêle, en 1753, tomba pendant 3 jours. L’hiver 1766 fut aussi rigoureux que celui de 1709. De lourdes charrettes pouvaient traverser librement le Rhône entièrement gelé. Ce fut au XVIIe siècle, vers 1668, que les paroissiens de Saint-Sornin-lès-Serrières, auparavant village distinct de Serrières et situé légèrement au sud de celui-ci, demandèrent à être rattachés à la paroisse de Serrières. Ce fut dès lors un quartier de la commune, le quartier Saint-Sornin. L’église de Serrières fut construite en 1702, en remplacement de la chapelle « Notre Dame de la Pitié » datant de 1619, mal située, menaçant la ruine et trop exiguë. L’ancien clocher de cette chapelle aujourd’hui appelé « tour des pénitents » est encore visible place du Tromph. La chapelle Saint-Sornin de Saint-Sornin-lès-Serrières, aujourd’hui musée des mariniers, date du XIIe siècle.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Graphie récente du blason et de la devise de la ville, adoptés sous la révolution.

Lors de la nouvelle de la convocation des états généraux, et donc de la publication de cahiers de doléance, la population de Serrières se réunit dans l’église Notre-Dame le 15 mars 1789. Une commission avait été créée afin de parcourir le Vivarais et de recueillir ces doléances, afin de les exposer à Annonay le 20 mars lors de la nomination de ceux qui partiraient les représenter à Paris. Plusieurs Serrièrois étaient dans cette commission, dont Moreau de la Bélive, Gauthier, consul de Serrières, Tournus de Lislon, curé de Serrières, et Moreau, Escuyer à Serrières. Tous les cahiers de doléances furent discutés à Annonay, et il fut décidé de rédiger un cahier unique. Les députés mandatés pour les états généraux du 1er mai à Paris furent M. Dode, curé de Saint-Péray pour le clergé, M. le comte de Satillieu pour la noblesse et MM Boissy d’Anglas et Saint-Martin pour le tiers état.

Suite aux événements de la Révolution française, des délégués des communes du canton se réunissent à Serrières fin août 1789, afin de suspendre le paiement du droit de leyde (péage), et d’en aviser le collecteur ainsi que le seigneur. Le 12 février 1790 voit l’établissement de la municipalité de Serrières, avec les premières élections comportant 108 votants. Le premier maire se nomme Georges Boissonnet. Le 22 août 1790, la municipalité adopte en remplacement des armoiries seigneuriales le sceau municipal qui est encore aujourd’hui le blason de Serrières : une gerbe d’or sur fond bleu parsemé de fleurs de lys. Le maire prend également une série de mesures destinés à rétablir l’ordre et à chasser les personnes « suspectes », souvent simplement non originaires du village.

Après l’échec de la monarchie constitutionnelle et l’exécution du roi, les biens des émigrés de Serrières sont mis en vente au profit de la commune le 23 mai 1793. Cette même année l’église, déjà interdite aux fidèles, fut en partie détruite. Le 25 ventôse de l’an II (15 mars 1794), le nom de la commune fut changé pour celui de « Port-du-Mézenc ». Un temple décadaire est construit dans le village, et l’espace entre Serrières et Saint-Sornin-lès-Serrières est nommé "Champ de Mars".

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le début du XIXe siècle fut l’apogée économique de la cité. La batellerie à bois était alors florissante, et Serrières comptait de nombreux équipages, ou «rigues».

Depuis toujours, Serrières fut un carrefour économique. Un témoignage de 1414 fait état de nombreux marchés et de 4 foires annuelles dans la cité. La ville prit sont essor dès le XVIIe siècle, mais ce fut au XIXe siècle qu’elle connut son apogée. Serrières comptait alors plusieurs compagnies de batellerie dites « à bois ». Ces équipages appelés « rigues » se composaient de plusieurs barques, et de puissants chevaux de trait. Ces rigues faisaient les transports de marchandises entre Lyon et Beaucaire, où une foire d’importance européenne se tenait alors. La descente, ou « descize », s’effectuait en 4 jours, à la simple force du courant. La «remonte» prenait environs trois semaines et consistait à tracter les rigues de la berge via les chevaux, qui étaient sur le « chemin de halage », entretenu par les mariniers. Serrières est sur la rive droite du Rhône dénommée « riaume » par les mariniers, par opposition à la rive gauche appelée « empi ». Cela date de la lointaine époque (de 1173 à 1349) où le fleuve servait de frontière entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique. De nombreuses familles de « patrons » mariniers étaient établies à Serrières : les Cuminal (tellement nombreux et influent qu’on les déclinaient au pluriel : « Cuminaux »), les Marthouret, les Boissonnet… La batellerie à bois déclina dans les années 1840, avec l’apparition de la batellerie à vapeur. Héritage de cette période, les joutes nautiques, à l’origine jeu de mariniers pratiqué lors des «vogues» et devenu un sport qui enchante le village par le biais des « Sauveteurs de Serrières», créés en 1896 par Jules Roche. La fin de la batellerie à bois entraîna un déclin économique de la cité. Économie qui fut relancée par la construction du bas-port entre 1887 et 1889, qui permettait aux bateaux à vapeur d’y accoster, et y amenait autant de marchandises que de touristes venus de Lyon qui pouvaient y faire une escapade en une journée.

Si des documents font état d’un bac à traille appartenant au seigneur dès 1350, il fallut attendre le 20 août 1828 pour inaugurer un pont suspendu menant à Sablons, ouvrage de Marc Seguin et Mongolfier. Il fut rehaussé en 1840, et comporta un péage jusqu’en 1884.

Ce fut en 1878 et 1879 que le chemin de fer fut construit (ligne Lyon-Nîmes), ensevelissant en partie l’église. Église qui fut réparée, puis agrandie de sa nef, du clocher et ornée de sa flèche en 1895 et 1896.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pont actuel, datant de 1950.

L’ancien pont en bois fut remplacé en 1933 par un pont plus moderne, qui fut détruit en 1944 durant la déroute allemande. Le pont actuel ne fut reconstruit qu’en 1950, et durant six ans le bac à traille reprit du service.

Durant l’Occupation, en 1942, Serrières subit la présence comme d’autres villes ardéchoises d’une garnison allemande sur son sol. Cependant, peu à peu, des maquis s’organisent dans les bois et villages environnants.

Depuis 1976, et la construction du canal de dérivation par la CNR, le Rhône, à Serrières, ne voit plus de bateaux, et n’a quasiment plus de courant. Pourtant la cité garde une très forte identité marinière.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Georges Boissonnet    
1791 1791 Jean-Pierre Raffard    
1792 1792 Antoine Cuminal    
1793 1793 Jullien    
An II An II Gleizal    
1794 1798 André Chèze    
1798 An IX Jacques Métral    
An IX An X André Chèze    
An XI An XI Etienne Faucher    
1807 1831 André Chèze    
1831 1831 Hyacinte Marchand    
1831 1848 Jean Gautier    
1848 1856 Melchior Garde    
1856 1861 Jean-Marie Soullière    
1861 1869 Jean-Régis Monier    
1869 1870 François-Michel Bardin    
1870 1871 Jules Roche    
1871 1874 Vincent Chevalier    
1874 1878 François-Michel Bardin    
1878 1880 Vincent Chevalier    
1880 1881 François Vincent    
1881 1888 Maxime Rebatel    
1888 1923 Jules Roche    
1923 1930 Jules Vallet    
1930 1935 Clément Mantelin    
1935 1938 Isidore Cuminal    
1938 1941 François Chardon    
1944 1947 Hébrard    
1947 1953 François Chardon    
1953 1971 Albert Jacquelin    
1971 1977 Marius Mantelin    
1977 1983 Marcel Grenier    
1983 1995 Roger Uebelhard    
1995 2008 Claude Gouteron DVD  
2008   Laurent Torgue[2] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 616 1 924 1 871 1 909 1 987 2 048 2 182 2 034 2 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 878 1 739 1 636 1 574 1 810 1 561 1 557 1 538 1 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 558 1 323 1 024 973 1 030 1 229 1 198 1 309 1 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 553 1 562 1 388 1 314 1 154 1 078 1 154 1 163 1 131
2011 - - - - - - - -
1 128 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château sont visibles au-dessus du village, mais sont très endommagées et de peu d'intérêt archéologique. Les vieux quartiers sont nettement plus attrayants. Au sud, le quartier Saint-Sornin comprend le musée des mariniers installé dans l'ancienne église Saint-Sornin (XIIe siècle) dont la charpente de châtaignier (XIVe siècle) est construite en « cul de barque », certainement par des mariniers. Des peintures récemment mises à jour ornent les murs de l'église (certaines du XIVe siècle). Ce musée comporte des croix de mariniers, d'ancien plastrons de joute nautique, ainsi que divers outils utilisés par les mariniers du Rhône. Ce musée devrait prochainement s'agrandir, car seule une infime partie de la collection est exposée. Dans une aile de l'église-musée se trouve les "mandulons". Il s'agit de centaines d'ossements dont quatre corps momifiés, ici depuis le XVIIe siècle. Longtemps le mystère a plané sur ces corps. Victimes d'épidémies? des guerres de religion? Il semblerait qu'en fait ces ossements soit issus d'une fosse commune, dont les anciens « occupants » furent entreposés là. Les corps momifiés auraient été des défunts entreposés ici car le cimetière était submergé par une crue du Rhône. L'hydrométrie particulière de ce lieu aurait permis une momifications naturelle de ces cadavres. L'autre quartier historique du village est plus au nord, il s'agit du quartier du Tromph. Situé juste en dessous de l'ancien château. Le quartier tient son nom de la fontaine du Tromph, petite et sans prétention et aujourd'hui transformée en bac à fleurs, mais qui daterait de la fin de la guerre de Cent Ans (le "triomphe" de la raison). À noter que le bac de cette fontaine est un sarcophage gallo-romain réutilisé à cet effet par les serrièrois médiévaux.

Immeubles protégés et Monuments Historiques[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié dite Tour des Pénitents (XVIIe siècle)
Façades et toitures : inscrite par arrêté le 30 mai 1984
  • Chapelle de Saint-Sornin (XIVe siècle)
Nef classée par arrêté le 2 août 1932
  • Croix de chemin (3e quart XVIIe siècle)
Croix de chemin en granit, datant de 1663, à l'entrée du village : inscrite par arrêté le 15 novembre 1926

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'‪Île de la Platière‬.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports et animations[modifier | modifier le code]

Une passe de joute

Le village possède en biens indivis avec la commune voisine de Sablons (Isère) un gymnase. Toujours avec Sablons existe un club de handball, de football (FCSS), de basket-ball (BOCSS), l'Harmonie du Réveil Sablonnais Serrièrois classée en Division Honneur (CMF) et les Sauveteurs de Serrières, le club de joute nautique, héritiers des mariniers du Rhône. Les jouteurs Serrièrois sont les plus titrés de France en joute lyonnaise et givordine.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr,‎ 2014 (consulté le 31 juillet 2014)
  2. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011