Saint-Chef

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Saint-Chef
L'Abbatiale Saint-Theudère de Saint-Chef
L'Abbatiale Saint-Theudère de Saint-Chef
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Bourgoin-Jallieu-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Les Balmes Dauphinoises
Maire
Mandat
Noël Rolland
2008-2014
Code postal 38890
Code commune 38374
Démographie
Gentilé Saint-Cheffois, Saint-Cheffoises
Population
municipale
3 518 hab. (2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 05″ N 5° 21′ 59″ E / 45.6347222222, 5.36638888889 ()45° 38′ 05″ Nord 5° 21′ 59″ Est / 45.6347222222, 5.36638888889 ()  
Altitude Min. 218 m – Max. 440 m
Superficie 27,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Saint-chef.fr

Saint-Chef est une commune française, située dans le nord du département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Saint-Chef est aujourd'hui le chef-lieu d'une commune comptant plus de 3 000 habitants répartis sur 2 716 hectares, dans le nord-ouest de l'Isère. Le relief tourmenté de ce vaste territoire culmine à 308 mètres d'altitude.
Le bourg s'est développé autour d'un monastère fondé au VIe siècle, dans un vallon jadis appelé le Val Rupian, et de nos jours la Vallée Rupéenne. Cette communauté religieuse fut une des plus puissantes de France avant de connaître le déclin, puis sa translation en 1774.

Frédéric Dard, enfant du pays, a écrit : « Saint-Chef [...] somnole comme une bête heureuse à l'ombre de son abbaye. [...] C'est le lieu du recueillement, de la méditation, de la sérénité. »

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord-est de Bourgoin-Jallieu (à l'est de Lyon), en bordure de l'Isle Crémieu, pays du calcaire, un vallon composé de bois de châtaigniers, d'étangs et de plateaux propices à la vigne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Theudère du Dauphiné, né dans le proche hameau de Arcisse, et mort en 575 à la recluserie de Vienne en Dauphiné. Il fonda au VIe siècle, sur le site de l'actuel Saint-Chef, un monastère dont subsistent de nombreux vestiges.
Le village s'est développé autour de cette communauté religieuse et portait le nom de Sanctus Theudérium.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye se développe au fil du temps. L'église abbatiale est datée des Xe et XIe siècles. Un premier château est construit sur la colline nord. Il sera suivi par deux autres, plus tardifs, toujours sur cette même colline mais plus à l'ouest. Après la Révolution française, l'abbaye est démantelée et ses bâtiments ré-utilisés pour la plupart, ou détruits pour certains autres. On peut s'y souvenir des pas des moines bénédictins dans le centre historique du village, résonnants au détour des ruelles, aux abords des maisons à tourelles et bâtiments du XVIe siècle. Daft y est passé.

Entre 1790 et 1794, Saint-Chef absorbe les communes éphémères d'Arcisses, Chamont, Crucilleux, Laval-de-Saint-Chef, Montcarra, Trieux et Vercin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Chef Blason Écartelé au 1) et 4) au soleil d’argent rayonnant d’or, au 2) et 3) de gueules aux clés passées en sautoir surmontées d’une tiare le tout d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 M. Pierre Grataloup ... ...
mars 2001 2008 M. René Fanget ... ...
mars 2008 en cours M. Noël Rolland ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 518 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 582 2 229 2 954 2 998 3 397 3 298 3 411 3 558 3 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 556 3 550 3 339 3 162 3 060 2 926 2 995 2 950 2 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 768 2 737 2 080 1 774 1 716 1 636 1 583 1 413 1 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 327 1 335 1 487 1 798 2 309 2 892 3 197 3 268 3 449
2011 - - - - - - - -
3 518 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église saint-Barthélémy de Chamont. Située à trois kilomètres du corps principal du village, dans le hameau de Chamont, cette église fut érigée en 1879. En 1982, elle devint désaffectée mais, en 2001, une association proche du prieuré lyonnais de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X racheta le bâtiment. Depuis, elle est desservie par ses prêtres y officiant selon le rite tridentin.
  • Dans le village existent de nombreux bâtiments liés à l'abbaye avec ses maisons de chanoines.
  • Sur la colline nord, la Tour du Poulet est le seul vestige de l'ancien château médiéval. Les deux autres châteaux sont partiellement visibles depuis la rue, mais ne se visitent pas.
  • La Maison du patrimoine, située dans une ancienne maison de chanoine du XVIe siècle, présente de manière moderne et ludique la commue de Saint-Chef, riche de près de 15 siècles d'histoire : de l'origine de la construction du monastère bénédictin à l'interprétation des plus belles fresques de l'église abbatiale, symbole du paradis céleste, en passant par la présentation des traditions locales toujours aussi présentes et des enfants du pays tels Frédéric Dard, Louis Seigner...

Économie[modifier | modifier le code]

Les nombreux hameaux ont eu longtemps une forte activité agricole, voire viticole avec des vins réputés qui, aujourd'hui encore, glanent des récompenses dans les concours nationaux, sous l'appellation « vin de pays des balmes dauphinoises ». Ces petites agglomérations deviennent de plus en plus des quartiers résidentiels. Au village, l'industrie textile se développa un temps, avec filature et tissage, avant de laisser place à un atelier de métallurgie. Saint-Chef se distingue maintenant par une forte activité tertiaire avec une maison de retraite, un institut médico-éducatif et professionnel, et dernièrement un collège. Par ailleurs, de nombreux touristes viennent apprécier les vestiges de l'église abbatiale, classée monument historique, et qui recèle des fresques du XIIe siècle. En parcourant le circuit urbain balisé, on peut découvrir nombre de maisons ou châteaux du Moyen Âge, témoins de la riche histoire locale. Enfin, des sentiers de randonnée permettent d'apprécier l'étendue et la diversité du territoire de la commune.

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année, la commune de Saint-Chef organise une riche palette d'animations :

  • La fête vigneronne de la Saint-Valentin (en février), accompagnée d’une foire aux vins et produits régionaux.
  • Les Musées en Fête (les 3e weekends de mai) et de nombreuses activités en lien avec l'enfant du pays Frédéric Dard, dont la célèbre enquête policière à la San-Antonio dans le centre historique du village.
  • La Fête de la musique (en juin) sur le parvis de l’église et la place de la Mairie, pour une soirée sous le signe des musiques du monde.
  • Le cinéma en plein air (en juillet) - une soirée gratuite à passer entre amis ou en famille.
  • Les Journées européennes du patrimoine (les 3e weekends de septembre), qui permettent de découvrir gratuitement le musée et les fresques de Saint-Chef.

International[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnages historiques[modifier | modifier le code]

  • Thibaut de Vienne (927-1001) né au château de Tolvon (Isère), élevé à la cour royale de Bourgogne, instruit à l'abbaye Saint-Theudère de Saint-Chef, archevêque de Vienne de 957 à 1001, grand rassembleur, battant monnaie (le denier argent Thibaud), canonisé par le peuple dauphinois, dont le culte fut approuvé par Pie X en 1902 et inscrit au diocèse de Grenoble. Il fut, aux Xe et XIe siècles, l'un des promoteurs de l'abbatiale romane Saint-Theudère participant à la réalisation de ses fresques qui font de nos jours la renommée mondiale de la commune. Thibaut de Vienne eut dans sa lignée un autre saint, l'un de ses arrières- petits- neveux, dont il prophétisa la haute destinée : Thibaut de Provins (1039-1066). Les deux Thibaut appartiennent au lignage célèbre des Bosonides, puissants et violents féodaux de l'époque.
  • Antoine Pécaudy de Contrecœur, (1596-1688) capitaine du régiment de Carignan-Salières en Nouvelle-France. Premier seigneur de la seigneurie de Contrecoeur, devenue Ville de Contrecœur (Québec). Cette ville fut jumelée à celle de Saint-Chef (1972).
  • Theudère du Dauphiné (VIe siècle), moine et saint catholique, enfant du pays et fondateur du monastère autour duquel s'est développé le village.
  • Hugues de Saint-Cher ou Saint Chef, cardinal en 1245.
  • Charles Legros, né à Saint-Chef en 1834, physiologiste et médecin, professeur d'anatomie à Paris, décédé en 1874.
  • Marius Riollet (1880-1962), historien, satirique et dramaturge.
  • Louis Seigner (1903-1991), né à Arcisse, hameau de la commune, artiste sociétaire de la Comédie-Française en 1943.
  • Frédéric Dard (1921-2000), écrivain célèbre pour sa série des San-Antonio. Il est enterré dans le cimetière du village. Dans les années 1930, il a vécu une partie de son enfance dans une maison de la famille de sa mère, Joséphine-Anna Cadet.

Personnages de fiction[modifier | modifier le code]

  • L'inspecteur Alexandre-Benoît Bérurier et sa nièce Marie-Marie, deux personnages de la série de romans San-Antonio, habitent à Saint-Chef que l'on peut retrouver sous le nom de Saint-Locdu le Vieux dans les San-Antonio.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barbara Franzé, La Pierre et l'image. L'église de Saint-Chef-en-Dauphiné, Paris, Picard, 2011, 284 p., 273 ill. (ISBN 978-2-7084-0877-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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