Vaulnaveys-le-Haut

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Vaulnaveys-le-Haut
Photographie aérienne.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Yves Porta
2014-2020
Code postal 38410
Code commune 38529
Démographie
Population
municipale
3 635 hab. (2012)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 10″ N 5° 48′ 40″ E / 45.1194444444, 5.8111111111145° 07′ 10″ Nord 5° 48′ 40″ Est / 45.1194444444, 5.81111111111  
Altitude 365 m (min. : 338 m) (max. : 1 714 m)
Superficie 19,86 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-vaulnaveys-le-haut.fr

Vaulnaveys-le-Haut est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Les habitants sont appelés les Vaulnaviards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaulnaveys-le-Haut est une commune située dans une vallée glaciaire en forme de coque de bateau, à l'origine du nom de la commune (Val + Navis). Elle est située à environ quinze kilomètres au sud-est de Grenoble. Une partie de son territoire est occupée par la station thermale d'Uriage-les-Bains. Un guide touristique de 1865 termine ainsi la présentation de Vaulnaveys : « La science n'a pas encore su expliquer pourquoi cette vallée, ouverte du N. au S., bien exposée, bien aérée, renferme un grand nombre de crétins et goîtreux[1]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'Antiquité au XIe siècle[modifier | modifier le code]

Il est difficile de dissocier l'histoire de Vaulnaveys-le-Haut de celle de Vaulnaveys-le-Bas (ces deux communes partageant la même église et donc ne formant qu'une seule paroisse), tout comme de celle de la station thermale d'Uriage, située pour moitié sur la commune de Saint-Martin-d'Uriage et sur celle de Vaulnaveys-le-Haut.

Avant la conquête romaine, les premiers habitants connus étaient les Allobroges, dont le territoire s'étendait de la basse vallée de la Saône au Trièves, et du Massif central au Léman. Peuplant les hauteurs de la région, ils se révèlent de farouches résistants à l’envahisseur romain au cours du Ier siècle avant Jésus Christ. Leur ardeur belliqueuse est telle que Polybe les appelle « Gésates » du nom de leurs lances à la pointe effilée « la gesa » . Le camp militaire qui garde au Sud l’entrée de la vallée de Vaulnaveys est nommé par les Romains « Castra Vigiliae », littéralement « camp de veille » tant le repos des soldats y est banni en raison des attaques incessantes des Gaulois. Ce camp donnera plus tard son nom à la localité de Vizille[2].

À partir du règne d'Auguste, les Romains s'implantent solidement dans la région et découvrent, en un lieu qui allait devenir Uriage, une source thermale permettant aux garnisons de prendre un peu de détente. C'est de cette époque que l'on peut dater les nombreux vestiges retrouvés à Uriage lors de fouilles qui y furent entreprises au début du XIXe siècle : des tronçons de colonnes, des piscines, des bains et des canalisations furent mises au jour et expertisées par Champollion[3].

On ne trouve guère trace des Invasions barbares qui ont pourtant dû, comme ailleurs dans le reste de l'Empire romain, affecter la région à partir du IVe siècle. En revanche, la curieuse présence de Sarrasins est mentionnée au Xe siècle dans la région de Grenoble[4]. Il s'agit probablement d'une interprétation tardive de l'expression « après la destruction des païens[5] » utilisée par saint Hugues dans son cartulaire daté du XIe siècle[6]. Ces « païens » (mais pas forcément sarrasins) s'étaient emparés de la région de Grenoble et avaient contraint l'évêque Isarn à prendre la fuite. Celui-ci leva une armée en faisant miroiter à des « étrangers » la perspective de vastes domaines s'ils l'aidaient à recouvrer Grenoble. Les « païens » furent défaits vers 965 à la bataille de Chevalon[7]. C'est ainsi que la vallée de Vaulnaveys fut attribuée à l'une des familles ayant apporté son aide à l'évêque Isarn : les Alleman[8], tandis que les Béranger reçurent la région de Sassenage, et les Ainard celle de Domène.

En 1007, Alleman légua son fief à ses deux fils Pierre et Alleman II (Allemannus Allemanni), et ce sont eux qui, dès le XIe siècle, auraient fondé une place forte à l'emplacement de l'actuel château d'Uriage. Selon une tradition touchante, ces deux frères vécurent en si bonne entente qu'ils décidèrent de joindre les deux tours qu'ils avaient construites séparément par une galerie transversale leur permettant de se rendre visite plus commodément[9].

Du XIIe au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

« Jamais souche féodale [celle des Alleman] ne produisit plus de rameaux »[10] aux extrémités desquelles se trouvaient de nombreux rejetons se portant mutuelle assistance en cas d'attaque. C'est ce qui a donné naissance à l'expression dauphinoise « Gare à queue des Allemans ! »[11]. Les Alleman, dans leur brouille avec les Ainard, sont à l'origine de la brigue qui, au désespoir du dauphin Humbert II, ensanglantera et ruinera le Dauphiné entre 1335 et 1340[12].

Au Moyen Âge, la population était soumise au pouvoir des seigneurs, mais aussi, comme dans tout ce qui allait devenir la France, à celui de l'Église. C'est au XIIe siècle que le prieuré de Vaulnaveys fut fondé par les religieux augustins d'Oulx. Au siècle suivant, la dauphine Béatrice de Montferrat fonde la chartreuse de Prémol.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle s'éteint avec Hugonin, conseiller du dauphin Charles de France (le futur Charles V), la lignée des Alleman du Valbonnais, alors considérée comme la branche dominante de la famille. Guigue de Vaulnaveys, oncle de Hugonin, revendique le domaine de son neveu, mais ne parvient à s'en faire attribuer que la moitié[13]. En fait, à la suite de démêlés avec la justice[14], il ne pourra jamais jouir de ces nouvelles possessions. Il perd surtout la prérogative qu'aurait pu sinon exercer la branche de Vaulnaveys, et les Alleman d'Uriage se placent à la tête de la famille. C'est Guigue qui, en 1350, fit construire dans la plaine au sud de Grenoble, dans ce qui est maintenant le quartier du Village olympique, une maison forte à laquelle il donna son nom (ferme de Vaulnaveys). Il en reste une tour de brique haute d'une dizaine de mètres (Tour de Prémol) particulièrement bien conservée.

Du XVe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

Un siècle plus tard, le dauphin (le futur Louis XI) s'oppose à son père le roi Charles VII et commence à briser les liens unissant le Dauphiné à l'autorité royale. Par ailleurs, il traite rudement les hauts et puissants seigneurs locaux, ce qui amène la tribu Alleman à former une sorte de ligue qu'ils officialisent le 1er mai 1455 dans le palais épiscopal de Grenoble : vingt-cinq Alleman, en tête desquels le prince-évêque Siboud Alleman[15] et Guigue d'Uriage (Ve du nom), signent un accord de mutuelle assistance si l'un d'eux venait à être attaqué. Monté sur le trône, Louis XI garde cette affaire sur le cœur, et c'est pour se faire pardonner cette fronde que Guigue d'Uriage participe aux côtés du roi à la bataille de Montlhéry (1465) contre la Ligue du Bien public de Charles le Téméraire. Il y entraîne la quasi totalité des Alleman[16].

De nouveau en grâce, Guigue d'Uriage devient alors conseiller et chambellan de Louis XI, mais, en 1473, il se laisse entraîner dans une bataille rangée contre les Commier dans le Grésivaudan à proximité de Grenoble. Raoul de Commier, par ailleurs l'un des favoris du roi, a la gorge tranchée, et Guigue est contraint à un exil temporaire.

La famille des Alleman donne plusieurs princes-évêques à Grenoble : Siboud Alleman, Laurent Alleman et Laurent II Alleman se succèdent ainsi d'oncle en neveu entre le XVe siècle et le XVIe siècle. L'un des petits-fils de Guigue d'Uriage, Soffrey Alleman, est plus connu de l'histoire sous le nom de « capitaine Molard ». Lieutenant général du Dauphiné, il s'illustre lors des guerres d'Italie, trouvant la mort devant Ravenne en 1512. Le chevalier Bayard était un de ses cousins, puisqu'issu par sa mère de la branche des Alleman de Laval (Isère).

Bien qu'on note encore qu'André Alleman, seigneur de Vaulnaveys, est au milieu du XVIe siècle maître de camp des Suisses, c'est-à-dire de la garde rapprochée de Charles IX, les différentes branches des Alleman s'appauvrissent, se dispersent et s'éteignent pendant les guerres de religion. La branche d'Uriage n'échappe pas à la règle : le fils de Soffrey, Philibert, meurt précocement, et le château et ses terres passent de cousin en cousin jusqu'à être vendus en 1630[17].

Une autre famille qui a marqué l'histoire de Vaulnaveys est celle des Ruynat : il subsiste d'elle la tour de leur maison forte au hameau des Guichards. Objet de multiples transactions, échanges et donations, le domaine des anciennes familles seigneuriales se morcelle au cours du XVIIe siècle. Vers 1700, pas moins de dix-huit seigneurs prélèvent des redevances sur les tenures paysannes de Vaulnaveys.[18]

L'Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du Ier Empire et de la Restauration, on retiendra que la famille Mure de Larnage, apparentée au XVIIIe siècle à la famille Ruynat, a donné un maire à Vaulnaveys de 1806 à 1830, puis de 1840 à 1841 ; et que la « conspiration de Didier », qui cherchait en 1816 à détrôner Louis XVIII pour le remplacer par le duc de Reichstadt, a malencontreusement fait de la publicité au village, puisque son instigateur, Jean-Paul Didier, était natif de Vaulnaveys.

L'essor de Vaulnaveys se fait dès lors en deux temps : du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle avec le développement du thermalisme et, depuis le milieu du XXe siècle, avec celui des sports d'hiver. La construction de la route du Sonnant, démarrée vers 1830 et inaugurée en 1843, permet en effet de lancer la station thermale d'Uriage et de désenclaver Vaulnaveys, de même que la construction d'une ligne de tramway à vapeur le long du même axe (1893). D'abord reliant Grenoble à Uriage, cette ligne est prolongée en 1894 jusqu'à Vizille où elle rejoint la ligne Jarrie–Bourg d'Oisans. Elle sera électrifiée en 1901 et fonctionnera jusqu'au début des années 1950. Vaulnaveys s'efforçait, depuis 1912, d'obtenir le classement d'Uriage en station climatique : cette demande aboutira en 1923.

En 1925, la visite de Gaston Doumergue, président de la République, n'a laissé que peu de traces dans la mémoire collective locale : venu visiter à Grenoble l'Exposition internationale de la houille blanche, il s'est rendu à Vizille en passant par Gières, Uriage et Vaulnaveys.

La construction de la route de Chamrousse en 1936 met les pentes de Belledonne à portée de spatule des Grenoblois. Les Jeux olympiques d'hiver de 1968 consacrent le développement de la station. Celle-ci, située à la fois sur la commune de Saint-Martin-d'Uriage et sur celle de Vaulnaveys-le-Haut, s'émancipe de ses deux tuteurs en 1989 pour constituer une commune à part entière.

Entretemps, l'équipe locale de rugby (l'Étoile sportive Vaulnaveys) s'illustre en 1974 en remportant le championnat de France[19]. Vaulnaveys, de commune foncièrement rurale et féodale, se transforme peu à peu en commune « rurbaine ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 2020 Jean-Yves Porta    
mars 2001 2014 Jérôme Richard    
1959 1965 Jules Bruand    
1878 1914 Eugène Riband    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 635 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 113 1 148 1 269 1 602 1 664 1 654 1 658 1 667 1 638
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 585 1 565 1 624 1 653 1 643 1 642 1 610 1 525 1 551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 533 1 432 1 401 1 191 1 141 1 159 1 126 1 298 1 472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 263 1 813 1 564 2 058 2 666 3 096 3 297 3 597 3 635
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Média[modifier | modifier le code]

  • Gazette de Vaulnaveys[22]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le golf club d'Uriage

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste dont la présence est attestée dès le XIe siècle à son emplacement actuel. L'église primitive était organisée selon un plan classique en croix latine, les plafonds de la nef et du transept étant lambrissés, le plancher en bois et le toit couvert d’ardoise. L’aspect qu’on lui connaît de nos jours est le résultat d’importantes transformations réalisées au cours des siècles. Le clocher daterait du XVe siècle mais il est alors coiffé d’une flèche en bois. En 1699, le chœur est maçonné selon le style roman en « cul de four ». Puis entre 1728 et 1731, c’est la flèche du clocher qui est rebâtie en pierre, sur le modèle du clocher de l’église Saint-André de Grenoble. Ces deux éléments, chœur et clocher, sont les parties les plus anciennes encore visibles. En effet, d’importants travaux réalisés entre 1865 et 1868 modifient considérablement la structure originelle du bâtiment : l’ancienne église est rasée jusqu’au chœur, une nouvelle nef est bâtie, flanquée de deux bas côtés, donnant ainsi plus d'espace aux paroissiens. Le toit reçoit alors sa couverture de tuile tandis qu’à l’intérieur le sol est recouvert de carreaux de ciment. Autre curiosité, dans le chœur, le maître-autel (milieu XVIIIe siècle), classé aux monuments historiques, provient probablement de la Chartreuse de Prémol.
  • Oratoire dont la date de construction est incertaine. Il se trouve au croisement du chemin des Bargeonniers et de la route de Brié. Cette dernière menait autrefois à l’ancienne chapelle Saint-Christophe, aujourd’hui disparue. Elle fut, sans doute, le premier lieu de culte de la paroisse.
  • Chapelle de Belmont (seconde moitié du XVIIe siècle).
  • Site de la chartreuse de Prémol fondée en 1234 à 1095 mètres d'altitude en direction de Chamrousse. Du couvent démantelé sous la Révolution, il ne subsiste, en dehors de la maison forestière, que des ruines.
  • Monument aux morts. Réalisé sur un plan de l’architecte grenoblois L. Fléchères, il est installé place de l’église et inauguré le 27 août 1922. En 1988, l’aménagement de la place impose son déplacement de plusieurs mètres en arrière de sa position d'origine[23].
  • Cimetière : 1,2 hectare

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Joanne 1865, p. 159.
  2. Molmerret et Bruant, 2007 p. 35
  3. Cassien et Debelle 1835.
  4. S'il est difficile de croire que certains éléments aient pu se replier dans le Sud-Est après la défaite subie à Poitiers, il est attesté que des débarquements successifs ont eu lieu sur la côte des Maures à partir du IXe siècle, permettant une implantation sarrasine à La Garde-Freinet. Mais il s'agissait surtout de pillards qui investirent les cols des Alpes pour y rançonner les voyageurs deux siècles durant (Latouche 1931).
  5. Ou « eo tempore quo Gratianopolitana ecclesia a paganis desolata erat », autre expression utilisée par saint Hugues dans une autre charte de la même époque.
  6. Latouche 1931.
  7. Peut-être au Chevalon de Voreppe, bien que la dénomination exacte soit « bataille du plateau de Chevalon » et qu'on ne sache pas très bien de quel plateau il puisse s'agir.
  8. Le nom Alleman était très répandu dans le Sud-Est de la France au Moyen Âge. Il n'est pas forcément lié, comme on pourrait trop facilement le croire, à la peuplade du même nom (Alamans) établie en Helvétie à la fin de l'Empire romain d'Occident.
  9. Quicherat 1841, p. 363. En fait le château est plutôt daté du XIIIe siècle pour sa partie la plus ancienne.
  10. Quicherat 1841, p. 349-350.
  11. Avec les trois vers boiteux (Quicherat 1841, p. 350) :

    Arces, Varces, Grange et Comiers,
    Tel les regard' qui n'les ose ferier,
    Mais, gare la queue d's Allemans et des Bérangiers.

  12. Quicherat 1841, p. 368.
  13. Quicherat 1841, p. 371.
  14. Il avait tué un prévôt venu arrêter un de ses amis (Quicherat 1841, p. 371).
  15. Curieusement, le prénom de Siboud (parfois francisé en Sibaud), semble n'avoir été porté en Occident que dans le Dauphiné et à partir de la 1re croisade. On connaît ainsi un Sibaud Ier (vers 1043-vers 1117), sire ou baron de Clermont (près du lac de Paladru) et ancêtre de la Maison de Clermont-Tonnerre, qui avait vraisemblablement appartenu à la 11e division de l'armée des Croisés (Courcelles 1826, p. 6). On note aussi un Omar Alleman vivant vers 1300 (Chorier 1661, livre XI, section XV, p. 835).
  16. Quicherat 1841, p. 373-374.
  17. Quicherat 1841, p. 379.
  18. Molmerret et Bruant, 2007 p.39
  19. De 3e division !
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  22. Gazette de Vaulnaveys, blog sur la commune
  23. Bulletin municipal de Vaulnaveys-le-haut no 70 Novembre 2014, p. 26-27.

Références[modifier | modifier le code]

  • Cassien, V. et Debelle, 1835. Album du Dauphiné ou Recueil de dessins représentant les sites les plus pittoresques, les villes, bourgs et principaux villages ; les églises, châteaux et ruines les plus remarquables du Dauphiné, avec les portraits des personnages les plus illustres de cette ancienne province. Prudhomme, Grenoble, 190 p.
  • Chorier, N., 1661. Histoire générale de Dauphiné. Charvis, Grenoble, 874 p.
  • Courcelles, J.-B.-P. (de), 1826. Histoire générale et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des maisons princières de l'Europe, précédées de la généalogie de la maison de France, t. 7. Plassan, Paris, 288 p.
  • Joanne, A., 1865. Itinéraire général de la France. De Paris à la Méditerranée. 2e partie : Auvergne, Dauphiné, Provence, Alpes-Maritimes, Corse, etc. Hachette, Paris, 863 p.
  • Latouche, R., 1931. Les idées actuelles sur les Sarrasins dans les Alpes, Rev. géogr. alp. 19-1, p. 199-206.
  • Quicherat, J., 1841. Histoire de la famille des Allemans. In : Revue historique de la noblesse (sous la dir. M. A. Borel d'Hauterive), vol. I. Bureau de la publication, Paris, p. 349-379. Lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

MOLMERRET J. et BRUANT J.Au flanc de Belledonne, Vaulnaveys, Uriage. 1936 [s.l.] : mairie de Vaulnaveys le haut, 2007. 172 p

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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