Annonay

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Annonay
Annonay, vue depuis la montée des Aygas.
Annonay, vue depuis la montée des Aygas.
Blason de Annonay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Chef-lieu :
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Annonay
Maire
Mandat
Olivier Dussopt
2014-2020
Code postal 07100
Code commune 07010
Démographie
Gentilé Annonéens et Annonéennes
Population
municipale
16 445 hab. (2011)
Densité 776 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 27″ N 4° 40′ 17″ E / 45.2408333333, 4.6713888888945° 14′ 27″ Nord 4° 40′ 17″ Est / 45.2408333333, 4.67138888889  
Altitude Min. 270 m – Max. 746 m
Superficie 21,20 km2
Localisation

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Annonay

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Annonay

Annonay (en occitan Anonai) est une commune française située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes. Comptant un peu plus de 16 000 habitants, Annonay est la commune la plus peuplée de l'Ardèche.

Ses habitants sont appelés Annonéens et Annonéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Annonay, vue générale depuis Vissenty.

Au pied des monts du Vivarais, Annonay est situé à 75 kilomètres de Lyon, à 53 kilomètres de Valence et à 45 kilomètres de Saint-Étienne. Au contact de régions aux reliefs très différents, la ville a été édifiée en amphithéâtre à partir des berges des deux rivières : la Cance et la Deûme. Le point culminant de la commune est situé près du lieu-dit Sagne Ronde à 746 mètres, le point le plus bas, le lit de la Cance à proximité des ruines du « moulin de Barou », est à 270 mètres. Le Montmiandon qui domine la ville, culmine à 679 mètres d'altitude.

Annonay est un carrefour de routes commerciales : de la vallée du Rhône à la région de Saint-Étienne (sens est-ouest), et de la région lyonnaise au sud du Massif central (sens nord-sud).

La commune est constituée du chef-lieu, la ville d'Annonay, et de plusieurs hameaux : Vissenty, Chatinais, Boucieu. Avec le développement pavillonnaire, ces quatre entités n'en forment pratiquement qu'une aujourd'hui. À l'écart se situe un autre hameau : Toissieu.

La géologie se compose surtout d'orthogneiss, leucogranite et migmatisation vellave, riche en biotite, sillimanite, cordiérite, orange clair hétérogène à gros cristaux ou striations.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boulieu-lès-Annonay Davézieux Rose des vents
Burdignes (Loire) et Vanosc N
O    Annonay    E
S
Villevocance Roiffieux Vernosc-lès-Annonay


Annonay, Davézieux, Roiffieux, Boulieu-lès-Annonay avec Saint-Clair et dans une moindre mesure Vernosc-lès-Annonay forment pratiquement une seule agglomération.

Article détaillé : Aire urbaine d'Annonay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la ville renvoie à de nombreuses hypothèses. L'une d'entre elles veut qu'Annonay vienne de Annoniacum ou domaine d'Annonius, riche Romain qui aurait vécu là[1]. Une autre expliquerait qu’Annonay proviendrait de la présence d’un entrepôt de vivres de l’Annone. Quoiqu’il en soit, la site de la ville fut fréquenté dès l’Antiquité. Des pièces et médailles romaines seront retrouvées lors du percement de la rue Malleval en 1851.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Clocher de la chapelle de Trachin

Le premier écrit citant Annonay daterait de 403. Une chronique des archives de Vienne qualifierait la ville de bourgade « bâtie par de pauvres ouvriers parcheminiers égarés dans les montagnes du Haut-Vivarais ».

Un manuscrit aujourd’hui disparu : l’Histoire d’Annonay du P. Barthélemy Popon préciserait qu’Evance, évêque de Vienne, aurait fait construire sur l’emplacement de la place de la Liberté une église dédiée à sainte Marie ou Notre-Dame en 584.

Une charte de 790 (« Les statuts de l’Église de Vienne »), confirmée en 805, extraite du cartulaire de l’Église de Vienne cite Annonay, comme le siège d’un archiprêtré rural.

Au XIIIe et début XIVe siècle, la petite ville d'Annonay est une étape importante sur la route du pèlerinage vers la Vierge du Puy-en-Velay. En sont témoins les hôtelleries pour pèlerins, les cinq monastères dont le couvent Sainte-Claire, celui des Cordeliers et les deux prieurés comme celui de Trachin.

La famille de Roussillon domine la région. L'un de ses membres Guillaume de Roussillon participe aux Croisades. Dès 1288, une charte fut signée entre la ville et le seigneur d'Annonay. Celle-ci accordait une certaine autonomie à la ville : en particulier, le droit de levée des tailles.

En 1342 ou 1347, Annonay subit la peste noire, qui sévit en Europe. Une grande partie de la population est décimée. À partir de 1365, deux consuls ont en charge les destinées de la ville.

Au cours du XVe siècle, Annonay s'affirme comme un carrefour commercial : exportation de son vin, échanges entre la vallée du Rhône, le Dauphiné et la montagne, grâce aux muletiers ; la tannerie se développe en profitant des eaux de la Deûme. La ville, bâtie sur l’éperon rocheux situé entre les deux rivières, est défendue par le château des Roussillon au sud et deux maisons fortes, au nord (Maleton) et à l’ouest (Du Peloux). Une ligne de remparts ceinture l’ensemble. Des faubourg se développent vers le Champ de Mars, sur les rives de la Cance et de la Deûme. Mais cette relative prospérité attire les brigands, routiers et mercenaires. Lors de la guerre de Cent Ans, la ville renforce ses fortifications avec des tours de guet, comme la Tour dite des Martyrs, les murailles sont percées de portes afin de contrôler les entrées et sorties. On trouve des mentions écrites des portes de Deûme, de Cance, du Champ pour ne citer que les plus importantes.

En 1487, la ville compte quatorze églises ou chapelles pour environ deux mille habitants. Au centre de la ville, se trouve l’église paroissiale dédiée à Notre-Dame à laquelle est attachée un collège de chanoines de l’ordre de Saint-Ruf. Jusqu'aux Guerres de religion, les clercs représenteront jusqu'à la moitié de la population

Temps modernes (XVIe et XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Place Grenette

En 1524, Annonay est rattachée au domaine du roi de France à la suite de la révolte du connétable de Bourbon : ses biens, dont fait partie Annonay, sont confisqués. La contrée sera dominée ensuite par les Lévis-Ventadour, les Rohan-Soubises

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerres de religion (France).

À cette époque, Annonay compte 3 500 habitants. Les quartiers de la Cance et de la Deûme sont délaissés par les plus riches au profit de la place Vieille (actuelle place de la Liberté), la place Grenette, la rue des Forges (ancienne Grand-Rue devenue aujourd'hui rue Franki Kramer)[1].

Annonay adopte le protestantisme avant Genève. Dès 1528, un moine cordelier, Étienne Machopolis qui avait entendu Luther prêcher en Saxe, propage les nouvelles idées. En 1539, deux marchands d'Annonay sont brûlés vifs pour avoir propagé les idées de Luther. Ce sont les excès des clercs qui vont pousser les habitants dans les bras de la Réforme. Par ailleurs, dans la région, les protestants comme la famille Benay ont développé la culture du ver à soie et protégé des artisans italiens venus développer les moulins à soie.

Annonay, aux mains des protestants, est prise une première fois en 1562, par les troupes catholiques de Christophe de Saint-Chamond, seigneur de Thorrenc et Andance. La cité est reprise à la fin de l’année 1562 par des protestants conduits par Jean de Saint-Romain, son propre frère. Saint-Romain et ses troupes saccagent les lieux de culte catholiques annonéens à l’exception de la chapelle de Trachin qui devint temple protestant. Le 10 janvier 1563, trois-mille catholiques commandés par Saint-Chamond les délogent d’Annonay. La ville est mise à sac en cinq jours. C’est un véritable carnage ! L’Edit d’Amboise (mars 1563) rétablit la paix en accordant aux protestants la liberté de culte les bailliages comme Annonay. À un malheur s’en ajoute un autre : une épidémie de peste éclate en 1564.

En 1568, les protestants de Saint-Romain s’emparent d’Annonay et abattent la collégiale Notre-Dame. Quelques mois plus tard, en septembre, des catholiques sous le commandement de Saint-Chamond reprennent à nouveau la ville. Les troupes de Saint-Romain redeviennent maîtres d’Annonay, le 17 juillet 1574. Les maisons de Cance et de Bourgville sont rasées, les remparts ruinés, la collégiale et les différentes chapelles d’Annonay complètement abattues, sauf celle de Trachin. À partir de 1574, le seigneur protestant Jean de Fay de Virieu est envoyé par Henri III pour négocier la paix, tant avec les catholiques que les protestants. Un compromis est trouvé au château de la Condamine, dont le seigneur protestant est chargé de commander les places de la région, qui sont désarmées. Un édit de pacification est accordé en 1577. La ville connaîtra ensuite une longue période de tranquillité, mais dans l'immédiat, le commerce et l'industrie sont anéantis. La cité, en ruine, ne compte plus que 300 feux soit environ 1 500 habitants. Les ordres religieux ont été chassés[2]. En 1583, 1584 et 1585, les récoltes sont mauvaises amenant inflation, disette et famine. Sur ce terreau favorable, la peste fait des ravages en Haut-Vivarais…

Avec la signature de l'édit de Nantes, la ville retrouve la prospérité. À la fin du XVIe siècle, une trentaine de tanneries sont installées sur les berges de la Deûme et de la Cance, attirées par la qualité de leurs eaux et la prospérité des élevages environnants. La mégisserie se développe. Il y avait 11 tanneurs et 4 mégissiers en 1590; il y en aura respectivement 20 et 37 en 1704[3].

XVIIe-XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le premier envol d'une montgolfière

Le catholicisme devient de nouveau majoritaire dans la capitale du Haut-Vivarais en raison de l’arrivée massive de population extérieure. La reconstruction de l’église Notre-Dame est entreprise avec un budget contraint. Pendant ce temps la chapelle de Trachin, seul édifice religieux intact, devient église paroissiale. Un temple protestant est construit dans le quartier de la place Sainte-Ursule. Annonay reçoit en septembre 1601 la visite du futur saint François de Sales et un peu plus tard celle du futur saint Jean-François Régis. La reconstruction de la ville se caractérise par l’arrivée de nouvelles communautés religieuses et la création d’établissements d’enseignement à l’image du couvent Sainte-Marie. Un nouvel hôpital, réunissant les structures médiévales de Notre-Dame la Belle et Notre-Dame de l’Aumône, est créé le 16 mars 1686 au Champ-de-Mars.

En 1685, la révocation de l'édit de Nantes touche Annonay. Les protestants qui représentent à cette époque 50 % de la population[4] doivent choisir entre s'exiler, abjurer ou continuer la pratique de leur religion dans la clandestinité. Ce sont surtout des artisans, des industriels, des vignerons et les commerçants[5]. Un siècle plus tard, un recensement montrera qu'il ne restera que 7 % de protestants en majorité issus des classes supérieures[6].

L'industrie papetière s'implante à Annonay au XVIIe siècle, avec les Montgolfier, papetiers originaires d'Auvergne, installés à Vidalon-lès-Annonay (aujourd'hui hameau de la commune de Davézieux). Les Johannot, autre famille auvergnate, sont installés depuis 1634 à Faya. Attirés par la qualité des eaux, la force motrice des rivières et l'abondance de la matière première (les chiffons), ils importent les innovations technologiques de Hollande : la pile hollandaise.

Dans le dédale des ruelles et placettes d'Annonay, un progrès est à noter avec la mise en service en 1726 de quatre fontaines publiques alimentées par des eaux de sources captées.

En 1780, la production industrielle est florissante : 25 000 peaux de vaches, 500 000 peaux de moutons sont traitées par les tanneries. Les usines de papier produisent 300 tonnes de papier. Cette réussite ne va pas sans accroc : l’engagement en grand nombre par les Montgolfier des meilleurs ouvriers provoque une raréfaction de la main-d’œuvre, et des demandes de hausses de salaire. Ceux de l’atelier de Vidalon font une grève de deux mois fin 1781; après une longue période de tensions entre le patron et ses employés, le premier perd, par son attitude intransigeante, le meilleur de sa main-d'œuvre[7], dans une période où les bagarres entre gavots et dévorants sont fréquentes[8].

En 1781, le bailliage devient sénéchaussée.

En 1782, le 14 décembre, grâce à Étienne et Joseph Montgolfier, la première montgolfière s'élève à Vidalon-lès-Annonay. Elle est constituée d'un grand sac de papier doublé de toile placé au-dessus d'un feu de paille mouillée et de laine. Elle reste cependant une expérience privée, le premier envol public et officiel d'une montgolfière a lieu le 4 juin 1783 depuis Annonay, très exactement depuis la place des Cordeliers, devant un public de choix : les membres des États particuliers du Vivarais. Plusieurs autres inventions sont à mettre au compte de Joseph Montgolfier : le bélier hydraulique, le mode de fabrication du papier vélin et du papier filtre, appelé papier joseph.

Annonay se développe grâce au commerce. Celui-ci profite du réseau routier amélioré (même si c'est à la suite de la révolte des camisards)[9]. Annonay compte en 1787, 130 commerçants pour environ 7 000 habitants : parmi ceux-ci, 11 drapiers, 11 toiliers, 26 épiciers, 3 orfèvres, 26 marchands de chaussure, 28 tailleurs[9]. À la même époque, la paroisse catholique de la ville est dirigée par un curé-archiprêtre et des vicaires. Le collège de chanoines est composé du prieur et douze chanoines. Le monastère des clarisses accueille douze religieuses et deux sœurs converses, le couvent Sainte-Marie : trente religieuses et quatre sœurs converses… S’ajoute la présence du pasteur de la communauté protestante…

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution met à bas cette organisation. La région est marquée par la vague de déchristianisation qui provoque un certain esprit de résistance parmi les populations catholiques et protestantes. La Terreur fait des victimes comme Pierre François Dulau-Dallemand, curé de Saint-Julien-Vocance, Barthélemy Montblanc, vicaire à Givors, caché autour d’Annonay, et les prêtres Rouville, Bac et Gardes, anciens jésuites. À eux s’ajoutent les trois religieuses de Saint-Joseph de la communauté de Vernosc-lès-Annonay.

Les représentants d'Annonay, tout en étant très favorables au nouvel ordre, adoptent une attitude modérée. Cette modération est bien illustrée par la personnalité de l'avocat Boissy d’Anglas, proche des Girondins. André-Joseph Abrial, natif d'Annonay, devient ministre de la Justice et est un des rédacteurs du code civil (code Napoléon).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Statue des frères Montgolfier (1883-1885)

Durant la première moitié du XIXe siècle, le besoin en main-d’œuvre des industriets papetières et du cuir attire à Annonay des populations des campagnes environnantes. Le nombre d’habitants double pour passer de 5 550 en 1801 à 11 398 en 1846 (il atteindra 18 445 habitants en 1866). La physionomie de la ville change avec l’aménagement ou le percement de nouvelles rues rapidement commerçantes (rues Sadi Carnot, Montgolfier, Boissy d'Anglas, de Tournon, Melchior de Vogüé). Un nouvel hôtel de ville est construit dans un quartier en développement.

Le 26 février 1848, les ouvriers de la ville manifestent violemment leur soutien aux révolutionnaires parisiens (journées de février 1848), avec notamment le caillassage des résidences des notables. L’armée ramène l’ordre[10].

Avec la pression démographique, la taille des infrastructures existantes notamment de la seule église catholique ne permet pas un accueil correct des nouveaux habitants à la foi fervente. Il y aura la construction de deux nouvelles églises : Saint-François et Saint-Joseph… Autour de la ville, à un ou deux kilomètres se construisent des demeures bourgeoises à l’image du domaine de Marc Seguin ou du château de Déomas, constituant une « ceinture dorée ».

La mégisserie tire la prospérité industrielle d'Annonay. Les gants haut de gamme sont fabriqués à Grenoble mais les meilleures peaux viennent d'Annonay. En 1870, la mégisserie annonéenne traite 8 millions de peaux et emploie 50 % des ouvriers de la ville. Trois mille d'entre eux travaillent à l'époque dans cette branche.

Pourtant, l'amélioration du réseau routier, la création des premières lignes de chemin de fer, mettent fin au rôle d'Annonay en tant que centre commercial pour l'arrière-pays montagneux. Ce dernier est désormais directement en relation avec Saint-Étienne. Les échanges est-ouest qui avantageaient Annonay sont remplacés par des échanges nord-sud qui suivent en particulier la vallée du Rhône. Désormais à l'écart, Annonay, bien que ville natale de Marc Seguin, ne sera relié au chemin de fer que par une ligne secondaire.

La guerre franco-prussienne de 1870 bloque les exportations : les stocks des usines d'Annonay sont pendant un temps bloqués à Paris. Cette crise amorce le déclin de la mégisserie à Annonay, accentuée par la faiblesse des investissements industriels. Plus de 2 000 salariés sont licenciés et iront trouver du travail dans d'autres régions.

Barthélémy Barou de Canson épouse la fille d'Étienne de Montgolfier. De nouveaux procédés de fabrication de papier sont mis en place, la production se spécialise. La papeterie emploie 1 500 personnes vers 1875. Une telle activité nécessite beaucoup d’eau fournie depuis 1867 par la retenue réalisée sur le Ternay. Son eau est également distribuée aux habitants grâce à des bornes-fontaines réparties dans chaque quartier.

Tandis que l’on commence à voir apparaître la vie associative moderne avec la création des premiers clubs sportifs comme l’Annonéenne, société de gymnastique existant encore au XXIe siècle ; la presse locale naissante, rend compte d'événements comme les festivités marquant le Centenaire du premier envol d’une montgolfière. Annonay soigne son entrée principale en créant une nouvelle artère reliant la gare PLM au centre-ville : le boulevard de la République (1883-1888)…

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pont Valgelas

Début XXe siècle, la ville conserve son aspect issu des guerres de religions à l’exception du quartier de la Gare. Des travaux de construction concernent surtout les industries concentrées dans les vallées industrieuses de Cance, de Deûme. Le centre historique voit l’édification du premier grand magasin d’Annonay : « Les Galeries Modernes » (actuelle Maison des Services publics) et la reconstruction sur un autre emplacement de l’église historique de Notre-Dame. À cette période arrive la fée électricité (1910). Le téléphone est connu et utilisé. L’actualité nationale avec les lois sur les congrégations religieuses et sur la séparation des Églises et de l’État trouve un écho passionnel à Annonay et dans sa région. Les expulsions des religieux et des religieuses, les Inventaires en particulier sont l’occasion de violentes manifestations motivées par la crainte d’un retour des excès de 1793 – 1794.

La Première Guerre mondiale avec ses réfugiés, ses blessés, ses mutilés, et ses morts (552 pour Annonay) met de côté cette excitation.

L’entre-deux-guerres est marqué par la visite présidentielle d’Alexandre Millerand en 1923 à l’occasion de l’inauguration du monument en l’honneur de Marc Seguin et par le Troisième cinquantenaire de l’envol de la première montgolfière (1933). L’aspect de la ville reste le même : des rues sales et noires, peu de constructions neuves comme la maison dite «La Vanaude ». La « ceinture doré » des châteaux contraste avec ce centre-ville fait de taudis et d’industries polluantes. Sur le plan économique, les industries mécaniques se développent : machines pour la tannerie avec les frères Mercier et surtout fabrication d'autocars. L'ancienne entreprise artisanale de Jean-Joseph Besset deviendra Renault puis Irisbus, qui y fabriquera l'ensemble de sa gamme d'autobus et d'autocars pour la France. Ces entrepreneurs inventent le concept de la zone industrielle. Les descendants des frères Montgolfier, B. et E. de Canson, inventent le papier calque, des papiers photographiques. Les tissage connaissent un fort développement.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Annonay voit se terminer les derniers combats de 1940. Le 6 juin 1944, les résistants locaux de l’Armée Secrète font de la cité la première à être libérée par elle-même. Ces faits lui vaudront la Croix de Guerre 1939-1945 et une citation à l’ordre de la Nation.

La paix revenue, des secteurs d'activité vont se développer à Annonay comme l'agro-alimentaire, la production de médicaments… D’autres vont péricliter avant de se marginaliser comme le travail du cuir et du textile après de grands conflits sociaux… Le visage de la ville change. À partir de 1949 à proximité de l’usine Besset, un nouveau quartier est créé de toute pièce sur des terres agricoles. On y trouvera des grands ensembles, des lotissements, des écoles, infrastructures sportives et commerces. Les catholiques y bâtiront la quatrième église de la ville. L’urbanisation part en direction de Boulieu-lès-Annonay, Roiffieux et surtout Davézieux avec sa zone industrielle et commerciale. Au centre, rénovation de la vieille ville, reconstructions sur les berges de la Deûme et des coteaux de Cance sont au programme. D’une ville aux façades noires des taudis et des friches industrielles, Annonay devient une cité colorée faite d’immeubles neufs ou réhabilités. La Deûme étant couverte sur plus d’un kilomètre, un nouvel axe accueille la circulation automobile : l’avenue de l’Europe.

Les Annonéens fêtent en grandes pompes le centenaire de la ligne de chemin de fer (1970), Marc Seguin (1975 et 1986) et le bicentenaire de l’envol de la première montgolfière (1983).

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Vue panoramique d'Annonay

La désindustrialisation marque de plein fouet la cité. Des fleurons économiques disparaissent entrainant des pertes d’emplois (tissages industriels, fabrication et transformation de papier). À côté de nouvelles sociétés émergent, porteuses d’espoir, dans les domaines de l’agro-alimentaire et du matériel de nettoyage…

Bien que plus discrète dans une société sécularisée, la vie religieuse demeure. La communauté catholique crée la paroisse Sainte-Claire, par fusion des paroisses de la ville d'Annonay, de Roiffieux, des villages de la Vocance : Vocance, Villevocance, Vanosc, Saint-Julien-Vocance, Monestier et du hameau de Toissieu. La communauté protestante est partagée entre l’Église évangélique et l’Église protestante unie de France. La communauté musulmane construit la Maison de l’Orient, édifice comprenant la première mosquée d’Annonay.

La vie associative et culturelle est riche. Les Annonéens fêtent les centenaires de l'ouverture au culte de la nouvelle église Notre-Dame (2012) et de la création de l’usine de Joseph Besset (2013). La rue d'accès à l'usine porte son nom.

Les rénovations et les constructions se poursuivent. Le long de la Deûme est aménagée par étape une nouvelle entrée de la ville débouchant sur une place des Cordeliers débarrassée de son parc à voitures et embellie. La ville s’étale de plus en plus. La vie des habitants se concevant à l’échelle d’un bassin : les vallées de la Cance et de la Deûme en amont d’Annonay et le plateau en direction de la vallée du Rhône, l’intercommunalité est à l’ordre du jour…

Héraldique[modifier | modifier le code]

Annonay

Armes traditionnelles de la ville d'Annonay : « Échiqueté, d'or et de gueules de quatre tires. »

La devise d'Annonay Cives et semper cives signifie : « citoyen et toujours citoyen ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Façade de l'Hôtel de Ville
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Olivier Dussopt[11] PS Député de l'Ardèche
mars 2001 mars 2008 Gérard Weber UMP Kinésithérapeute,
député de 2002 à 2007
juin 1997 mars 2001 Jean Claude Tournayre PS Architecte
conseiller général de 1998 à 2011
17 octobre 1986 juin 1997 Claude Faure RPR Cadre,
conseiller régional de 1986 à 2004
11 mars 1983 17 octobre 1986 Régis Perbet RPR Directeur d'une coopérative agricole,
député de 1980 à 1992
mars 1977 11 mars 1983 Jean Parizet PS Cadre
26 mars 1971 mars 1977 Henri Faure UDR Industriel
26 mars 1965 26 mars 1971 Daniel Aimé SFIO Ancien directeur de collège
24 mars 1959 26 mars 1965 Fernand Duchier CNIP Industriel
5 mai 1953 24 mars 1959 Daniel Aimé SFIO Directeur de collège
1950 1953 Joseph Pourret SFIO  
1944 1950 Ferdinand Janvier SFIO Cadre
1944 1944 Jacques de Sugny PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 800 5 550 6 083 7 748 8 277 9 031 10 384 11 938 13 214
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 679 16 271 18 445 17 033 15 848 17 291 17 308 17 626 17 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 490 17 300 16 661 15 032 14 690 15 427 15 669 15 462 16 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
18 434 20 757 20 832 19 484 18 525 17 522 17 088 16 445 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 31,7 %).
Pyramide des âges à Annonay en 2008 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
9,0 
75 à 89 ans
13,8 
14,2 
60 à 74 ans
15,9 
19,4 
45 à 59 ans
18,5 
20,0 
30 à 44 ans
16,6 
18,7 
15 à 29 ans
17,7 
18,2 
0 à 14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Anciennement réputée pour ses papeteries (dès le XVIIe siècle) et ses industries du cuir, Annonay abrite actuellement des industries en constructions mécaniques, carrosserie, textiles, chaussures, produits agroalimentaires et pharmaceutiques.

Annonay est aujourd'hui à nouveau la ville française de l'autocar avec les usines Irisbus /Iveco rachetées à Renault par Fiat.

Il s'agit de la plus grande usine française de fabrication d'autobus et d'autocars devant Heuliez Bus, fondée jadis par Joseph Besset en 1938.

Ce tissu économique s'oriente aujourd'hui vers le secteur tertiaire, les nouvelles technologies et le tourisme vert.

Annonay était le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Ardèche devenue la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ardèche depuis sa fusion avec la Chambre de commerce et d'industrie Ardèche Méridionale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Relatif aux frères Montgolfier[modifier | modifier le code]

"Les frères Montgolfier"
  • Statue des frères Joseph et Étienne De Montgolfier, située place de la Libération. Œuvre du sculpteur Henri Cordier, elle a été inaugurée le 5 juin 1888[16].
  • « La Pyramide », obélisque de pierre, œuvre d‘Étienne-François Imbard située boulevard de la République. Erigée entre 1819 et 1822, elle commémore la première expérience aérostatique des frères De Montgolfier[17].

Relatif à Marc Seguin[modifier | modifier le code]

Statue de Marc Seguin

Relatif à Boissy d'Anglas[modifier | modifier le code]

Fontaines[modifier | modifier le code]

Fontaine Jean-Baptiste Béchetoille
  • Fontaine Jean-Baptiste Béchetoille (1900). Œuvre de l’architecte Millefaud[18].
  • Fontaine de la place Grenette (1726).
  • Fontaine de la place de la Liberté inaugurée en 1923.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Ville d’inspiration néo classique (1835), reconstruit deux fois à la suite d'incendies (1870 et 1926).
  • Rue de la Poterne, maison forte de Nicolas du Peloux (gouverneur en 1577)
  • Rue de Trachin : demeures bourgeoises des XVIIe et XVIIIe siècles
  • Pont Valgelas du XIVe siècle, ancienne porte de la ville[21].
  • Maison dite «La Vanaude » (1930), située avenue Marc Seguin, œuvre des architectes Hugues Gosselin et Maurice Frappa, inscrite parmi les Monuments Historiques[22].
    Article détaillé : Maison La Vanaude.
  • Rue Bechetoille : maison du bailliage royal construite en 1700, actuel musée César Filhol[23].
  • Place Mayol : tour du XVIe siècle (porte à parecloses)
  • Château de Déomas (1876), illustration de la « Ceinture dorée d’Annonay »[24].
    Article détaillé : Château de Déomas.
  • Vestiges importants de la ligne de chemin de fer entre Firminy, Bourg-Argental et Saint-Rambert-d'Albon : tunnel de Vidalon, passage en corniche au-dessus de la Deûme (noyé sous la végétation en 2013), murs de soutènement à l'appareillage caractéristique dans le quartier des "Domaines de la Gare" (établi à la place de la gare d'Annonay), tunnel du Sacré-Cœur, tranchée de Vissenty...

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église du hameau de Toissieu
Vierge des rochers Saint-Denis

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

  • Monument aux Morts (guerres 1914-1918, 1939-1945 et campagnes ultérieures). Œuvre de l’architecte Maurice Luquet, les statues « Le poilu recueilli » et « La femme affligée » ont été sculptées par Paul Landowski. Il a été inauguré le 25 juin 1922[16].
  • Monument des Mobiles (1907) au cimetière. Œuvre de l’architecte Théodore Joly et du sculpteur Aimé Millet[16].
  • Ancienne porte du château datant du XIIe siècle.
  • Les Voûtes Soubises, vestige des remparts : chemin de ronde couvert (XIIe siècle-XIIIe siècle)[21].
  • Tour des Martyrs du XIIe siècle : vestige des remparts de la ville ; de cette tour située au-dessus de la Deûme, on prétend, qu’on y jetait les condamnés à mort qui s'écrasaient dans la rivière peu profonde. On pense aussi que son nom peut provenir du gué des Martins qu’elle défendait[32].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Façade du théâtre du Bassin d'Annonay
  • Théâtre « à l'italienne » (1887), place des Cordeliers, aménagé sur l'emplacement de la chapelle de l'ancien couvent des franciscains.









Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Archives : Registres paroissiaux et d'état civil, dépouillements généalogiques, délibérations municipales
  • Musée des papetiers Canson et Montgolfier, retrace l'histoire de la fabrication artisanale du papier. Il est le seul musée à présenter une machine à papier animée grandeur nature.
  • Musée municipal vivarois César-Filhol, présente l'ethnologie locale, des collections et retrace l'histoire des inventions des chercheurs locaux dont les Montgolfier et les Seguin[36].
  • La culture occitane tient encore une place non négligeable[37]
  • Jean-Pierre Mocky a utilisé la ville comme décor pour son film Litan (1982).

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Dauphiné libéré est présent dans cette ville. Celle-ci accueille également le siège de l'hebdomadaire Le Réveil du Vivarais. Un autre hebdomadaire L'Hebdo de l'Ardèche couvre aussi ce territoire. Depuis le début des années 2000, un mensuel gratuit a fait son apparition, L'Indispensable est distribué chez les commerçants du bassin annonéen. Il fait part à ses lecteurs de l'actualité culturelle se déroulant autour dans la région.

Animations[modifier | modifier le code]

Chaque année :

  • En février :

Le Festival international du premier film[38]

  • En juin :

La fête de la Montgolfière, 1er week-end.

Le Festi’roc 07 [39]. Festival de musiques chrétiennes actuelles, il est organisé par les paroisses catholiques du bassin d'Annonay.

  • En novembre :

Les Gourmandises d'Ardèche et du Haut-Vivarais, 3e week-end. Elles sont organisées par l'association du même nom. Le temps d'un week-end, la place des Cordeliers devient la vitrine des produits ardéchois. Une soixantaine d'exposants et beaucoup d'animations rythment cette manifestation.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Annonay est jumelé avec les villes de :

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie historique[modifier | modifier le code]

  • François Chomel, Annonay pas à pas, pierre à pierre, Édition du Vivarais, Annonay, 1995, 250 p.
  • Pierre Fanget, Annonay ma ville, Annonay, 1971.
  • Abbé Filhol, Histoire religieuse et civile d’Annonay et du Haut–Vivarais depuis l’origine de cette ville jusqu’à nos jours, Tomes 1, 2, 3 et 4, Moussy ainé, 1882.
  • Emmanuelle Faure, Claude Osset, Annonay, Mémoire en images, Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 127 pages, 2004.
  • Emmanuelle Faure, Bernard Faure, Claude Osset, Annonay en Fêtes, 1860–2000, Jean Pierre Huguet Editeur, Saint-Julien-Molin-Molette, 2002, 283 p.
  • La Gazette d’Annonay, Hebdomadaire local paraissant entre 1889 et 1944.
  • Antoine Grimaud, Annonay, la vie municipale de 1870 à 1920, Imprimerie Hervé, Annonay, 1926, 540 p.
  • Gaston Grimaud, Mon vieil Annonay, Decombe frères, Annonay, 1948, 48 p.
  • Le Journal d’Annonay, Hebdomadaire local paraissant entre 1865 et 1944.
  • Abbé Léorat Picansel, Annonay pendant la Terreur, Tomes 1 et 2, Amis du Fonds Vivarois, 1988.
  • Rémy Bernard, Histoire d’Annonay et sa région, Horvath, Roanne, 1981, 149 p.
  • Le Réveil du Vivarais et de la vallée du Rhône, Hebdomadaire local paraissant depuis 1944.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bulletin municipal de la ville d'Annonay : un peu d'histoire. 1982
  2. site web : Histoire d'Annonay-
  3. Archives nationales, Paris
  4. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique vol. Ardèche d'Alain Molinier, Édition du CNRS, 1976
  5. Vauban, Mémoire sur les huguenots
  6. Archives Départementales de l'Ardèche : Dénombrement des citoyens attachés aux cultes protestants an X (1801)
  7. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 461
  8. Jean Nicolas, op. cit., p. 519
  9. a et b Archives municipales d'Annonay
  10. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 10 décembre 2008
  11. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Annonay en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  16. a, b et c [ FANGET Pierre.- Annonay ma ville.- Annonay.- 1971. / FAURE Emmanuelle, OSSET Claude.- ANNONAY.- Mémoire en images, Éditions Alan Sutton.- Saint Cyr sur Loire.- 127 Pages.- 2004.]
  17. [FAURE Emmanuelle, OSSET Claude.- ANNONAY.- Mémoire en images, Éditions Alan Sutton.- Saint Cyr sur Loire.- 127 Pages.- 2004.]
  18. a, b, c et d [FANGET Pierre.- Annonay ma ville.- Annonay.- 1971. / FAURE Emmanuelle, OSSET Claude.- ANNONAY.- Mémoire en images, Éditions Alan Sutton.- Saint Cyr sur Loire.- 127 Pages.- 2004.]
  19. « Domaine de Marc Seguin, à Varagnes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Tableau de Vinchon
  21. a et b FILHOL (ABBE).- Histoire religieuse et civile d’Annonay et du Haut – Vivarais depuis l’origine de cette ville jusqu’à nos jours.- Tome 1, 2, 3 et 4.- Moussy ainé.- 1882.
  22. « Maison dite La Vanaude », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Musée César Filhol
  24. Le Château de Déomas
  25. « Orgue de chœur », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Grand-orgue », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. a, b, c, d et e site de la paroisse Sainte Claire d’Annonay-Vocance
  28. ECHO DE NOTRE DAME (L’).- bulletin de la paroisse de Notre Dame paraissant entre 1931 et 1944./ FANGET Pierre.- Annonay ma ville.- Annonay.- 1971. / FILHOL (ABBE).- Histoire religieuse et civile d’Annonay et du Haut – Vivarais depuis l’origine de cette ville jusqu’à nos jours.- Tome 1, 2, 3 et 4.- Moussy ainé.- 1882. / FAURE Emmanuelle, OSSET Claude.- ANNONAY.- Mémoire en images, Éditions Alan Sutton.- Saint Cyr sur Loire.- 127 Pages.- 2004. / GRIMAUD Antoine.- Annonay, la vie municipale de 1870 à 1920.- Imprimerie Hervé, Annonay.- 1926.- 540 p. / GRIMAUD Gaston.- Mon vieil Annonay.- Decombe frères, Annonay.-1948.- 48 p
  29. www.mairie-annonay.fr
  30. [ FANGET Pierre.- Annonay ma ville.- Annonay.- 1971. / FILHOL (ABBE).- Histoire religieuse et civile d’Annonay et du Haut – Vivarais depuis l’origine de cette ville jusqu’à nos jours.- Tome 1, 2, 3 et 4.- Moussy ainé.- 1882.]
  31. « Couvent Sainte-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. a et b FANGET Pierre.- Annonay ma ville.- Annonay.- 1971. / FILHOL (ABBE).- Histoire religieuse et civile d’Annonay et du Haut – Vivarais depuis l’origine de cette ville jusqu’à nos jours.- Tome 1, 2, 3 et 4.- Moussy ainé.- 1882.
  33. Chapelle St-Marie - Annonay
  34. La Chapelle de Trachin d'Annonay par Jean Ribon et Maurice Frappa
  35. « Chapelle Sainte Claire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Fiche du musée sur le site de la mairie
  37. Site dédié à l'occitan de la région d'Annonay en Ardèche.
  38. festival international du premier film
  39. Le Festi’roc 07