Estrablin

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Estrablin
Vue de l'église d'Estrablin
Vue de l'église d'Estrablin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Vienne-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Viennois
Maire
Mandat
Sylvain Laignel (PS)
2014-2020
Code postal 38780
Code commune 38157
Démographie
Gentilé Estrablinois / Estrablinoise
Population
municipale
3 255 hab. (2011)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 03″ N 4° 57′ 54″ E / 45.5175, 4.96545° 31′ 03″ Nord 4° 57′ 54″ Est / 45.5175, 4.965  
Altitude Min. 186 m – Max. 352 m
Superficie 20,69 km2
Localisation

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Estrablin

Estrablin est une commune du nord de l'Isère, région Rhône-Alpes, peuplée d'environ 3 300 personnes. Les habitants d'Estrablin sont appelés les Estrablinois et les Estrablinoises.

Proche de Vienne (7 km) et de Lyon (30 km), Estrablin demeure très attractive tant pour la proximité de ces grandes villes que pour son calme et sa verdure. Bien qu'encore à forte connotation rurale, la commune tend à se développer et ses limites s'étendent jusqu'à Pont Évêque, avec la zone industrielle du Rocher. Estrablin est connu pour son très agréable centre aéré qui accueille la fameuse "fête de la pomme", son appartenance à la ville est due à la philanthropie d'un prêtre qui souhaitait laisser son château aux enfants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe en Isère.

Hameaux[modifier | modifier le code]

La Rosière est un hameau important d'un millier d'habitants au sein de la commune d'Estrablin.

Ce hameau a longtemps échappé à l'attraction du bourg principal d'Estrablin distant de près de 4 km. Ceci est le fait de sa position géographique sur une colline à l'extrême sud de la commune par-delà la plaine où coulent la Gère et son affluent, la Vesonne.

Ajoutons que ce hameau a pour axe principal la route départementale 538 partant de Vienne et qui conduit à Beaurepaire et en direction de la Drôme alors que le reste de la commune est organisé autour de l'axe de la D502, la route de Saint-Jean-de-Bournay. La départementale 538 se nomme désormais la rue des Potiers au sein de ce hameau. Enfin, la vie du hameau a longtemps suivi celle de son école primaire publique mixte aujourd'hui fermée.

Ce hameau a connu une forte croissance de sa population au début des années 1980 en raison de la construction de deux ensembles pavillonnaires : le grand « lotissement » de la Rosière (65 maisons) et le « lotissement » des Cèdres (24 maisons).

Des hameaux plus petits encore environnent directement La Rosière : Les Brosses, La Basse-Rosière, La Coupe, Chez Janin, appelé aussi « Le » Janin, et Le Salignat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Stabliano (Xe siècle), Estrablin (1793), Estrablen (1801).
Le nom d'Estrablin, d'origine Celte, provient des trembles, arbres de la famille des peupliers présents en grande quantité sur la commune, surtout au bord des rivières.[réf. nécessaire][Informations douteuses][style à revoir] Ou d'un nom de personne romane Stabilius suivi du suffixe -anum[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La Gère à Gémens, commune d'Estrablin

Proche de Vienne la gallo-romaine, le territoire d'Estrablin sera rapidement occupé et exploité par l'homme. Ainsi, les temps romains ont laissé de nombreuses traces. Tout d'abord, il est important de signaler qu'à l'époque romaine, Estrablin, conjointement avec Eyzin-Pinet, était la principale source d'approvisionnement en eau de la ville de Vienne. En effet, quatre des onze aqueducs apportant l'eau à Vienne venaient du territoire de l'actuelle commune d'Estrablin. Trois de ces ouvrages prenaient leur eau dans la nappe aquifère du bassin de la Gère (deux au lieu-dit Gémens, un à la Gabetière). Le dernier aqueduc, lui, puisait directement dans le ruisseau de la Suze à partir d'un barrage-réservoir que les Romains avaient construit entre le Moulin de Malissol, en amont, et le confluent de la Gère, en aval.

La découverte d’objets antiques sur le territoire de la commune atteste aussi d'une occupation ancienne. Ainsi, lors des travaux d'aménagement de la route D41, en 1837, on découvrit, au lieu-dit de La Coupe, un vase en terre renfermant plus de 1 000 pièces de monnaie romaines datant des IIIe et IVe siècles. Malheureusement, l'intégralité de ces pièces disparurent, probablement partagées entre les ouvriers à l'origine de la découverte.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

La mairie-école d'Estrablin

L'actuelle commune d'Estrablin est née de l'union de deux paroisses : Estrablin et Gemens. Le hameau de Gemens, par sa proximité avec Vienne, connaîtra, au Moyen Âge, un formidable développement. En effet, diverses industries vinrent s'installer au bord de la Gère : moulins à grains, battoirs à chanvres, papeteries... On sait qu'en 1452, le dauphin Louis, futur Louis XI de France légua le territoire de Gemens (alors appelée Gemma dans les textes) à son valet de chambre, un dénommé Montaigu.

D'autres textes d'archives nous apprennent qu'en 1575, une importante papeterie, appartenant à Jean-Jacques Gabet, fonctionne à Gemens approvisionnant les nombreuses imprimeries de Vienne. À partir du XVIIIe siècle, les industries de Gemens disparurent peu à peu et, en 1721, la paroisse, en déclin, fut supprimée et rattachée à celle d'Estrablin. Le curé d'Estrablin devenait ainsi curé d'Estrablin et de Gemens.

Jean-Jacques Gabet, dont nous avons évoqué le nom plus haut, fut un important personnage du Moyen Âge à Estrablin. Ce juge viennois, né à Châtonnay, résidait dans une grosse bâtisse de la paroisse d'Estrablin que l'on appela depuis Gabetière. Protestant engagé, Gabet fut impliqué dans les guerres de religion du XVIe siècle. En effet, après avoir pris une part active à la conjuration d'Amboise, Gabet fit célébrer, dans sa maison de Vienne, le premier prêche protestant de la région viennoise (janvier 1562). Il sera finalement abattu par les catholiques lorsque ceux-ci vinrent soustraire Vienne aux protestants.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Installations de stockage de grains La Dauphinoise à La Craz, Estrablin

En 1853, Jean Mayoud est désigné maire d'Estrablin et lance une grande campagne de travaux pour améliorer les quelques routes et nombreux chemins de la commune. Quelques ponts sont alors construits et plusieurs chemins sont agrandis et peu à peu transformés en routes.

L'année 1867 marque un tournant pour la commune d'Estrablin puisqu'elle perd une partie de son territoire au profit de la nouvelle commune de Pont-Évêque, dont la création fut décidée par la loi du 20 juillet 1867. La superficie d'Estrablin passe alors de 2 215 à 2 069 ha. En 1877, la nouvelle église est construite en remplacement d'un ancien édifice médiéval dont il reste une portion dans le cimetière.

La forge de Gemens ferme en 1890 et la papeterie, également située à Gemens, cesse d’opérer en 1946 suite à une inondation ayant endommagé les machines. 45 personnes étaient alors employées dans cette usine[2]. Estrablin est raccordée au réseau électrique en 1926[2] et une nouvelle mairie, abritant également l’école communale, est construite en 1935.

L'activité économique de la commune va aussi changer entre les XIXe et XXe siècles. En effet, l'agriculture occupe toujours une place importante dans les années 1980 où encore plus de 66 % du territoire d'Estrablin lui est consacré. Les principales productions de la commune demeurent les céréales (blé, maïs...) et l'élevage de bovins. La vigne, présente au siècle dernier, a aujourd'hui presque totalement disparu. Les surfaces toujours en herbe sont encore très nombreuses (16 % du territoire) notamment à cause du Julin.

Les productions céréalières ont été encouragées avec l'installation, en 1962, d'une importante installation de stockage de céréales au lieu-dit de La Craz. Acquis en 1961 par la Coopérative agricole dauphinoise (aussi connu sous le nom La Dauphinoise), le terrain en question était autrefois occupé par une stéarinerie produisant bougies et savons. Cette précédente installation industrielle, qui employa pendant plusieurs décennies nombre de travailleurs du village (110 salariés en 1958[2]), avait été détruite, en 1958, dans un gigantesque incendie. Les silos à grains sont toujours utilisés et peuvent contenir jusqu'à 23 000 tonnes de céréales. Ils sont approvisionnés par des agriculteurs provenant de différentes communes de la région et non uniquement par des exploitants agricoles d'Estrablin.

La démographie de la commune a aussi été bouleversée au cours des deux derniers siècles. Alors que l'on compte 1 308 habitants en 1881, on n'en dénombre plus que 967 en 1962 soit 26 % de moins. Cette désertification est essentiellement due à l'industrialisation des communes voisines de Vienne et Pont-Évêque où une main-d’œuvre abondante était demandée. Ainsi, nombre d'habitants d'Estrablin décidèrent d'aller tenter leur chance dans les usines viennoises et dès lors, allèrent s'installer dans ces deux communes voisines.

Néanmoins, une forte reprise démographique se fit sentir depuis. En effet, à partir de 1962, la population ne cesse d'augmenter et l'on passe, entre 1962 et 1982, de 967 à 2738 habitants soit une hausse considérable en si peu de temps. D'ailleurs, on constate une nette explosion démographique entre 1975 et 1982 où la population croît de 103 %. Un nouveau groupe scolaire doit être construit en 1977, l'ancien (situé dans la mairie) étant devenu trop étroit. L'évolution démographique récente tient surtout au fait qu'Estrablin tend de plus en plus à devenir une banlieue pavillonnaire de Vienne nombre de personnes travaillant à Vienne voire à Lyon s'y installant. La verdure et le calme d'Estrablin attirent et de nombreuses villas seront construites dans la commune, principalement dans les années 1970-80. On note d'ailleurs une pointe à 91 maisons individuelles construites pour la seule année 1976. Aujourd'hui, d'après les chiffres de l'INSEE publiés en 2005, la commune d'Estrablin compterait 3 283 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Estrablin.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1963 1977 Pierre Lacroix DVD ...
1977 2014 Roger Porcheron PS ...
2014 2020 Sylvain Laignel PS ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 255 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 327 699 869 972 1 099 1 228 1 281 1 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 605 1 751 1 906 1 316 1 264 1 308 1 289 1 277 1 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 243 1 169 1 140 1 064 1 048 1 013 1 028 975 1 080
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
967 1 112 1 350 2 738 2 931 3 214 3 283 3 300 3 264
2011 - - - - - - - -
3 255 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France, Volume 1 - Ernest Nègre.
  2. a, b et c L'Essor de l'Isère, Numero 1670, Vendredi 27 Octobre 1978
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Pierre Mayoud, Estrablin et ses environs, Ed. Savigné, Vienne, 1883, 100 pages
  • Joannès et André Levet, Estrablin, histoire d'une commune, Ville d'Estrablin, 1999, 228 pages, ISBN 2-9514387-0-2

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]