Estrablin
| Estrablin | ||
Vue de l'église d'Estrablin |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Arrondissement de Vienne | |
| Canton | Vienne-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays Viennois | |
| Maire Mandat |
Roger Porcheron 2008-2014 |
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| Code postal | 38780 | |
| Code commune | 38157 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Estrablinois / Estrablinoise | |
| Population municipale |
3 264 hab. (2010) | |
| Densité | 158 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 186 m — Max. 352 m | |
| Superficie | 20,69 km2 | |
| Localisation | ||
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Estrablin est une commune du nord de l'Isère, région Rhône-Alpes, peuplée d'environ 3 300 personnes. Les habitants d'Estrablin sont appelés les Estrablinois et les Estrablinoises.
Proche de Vienne (7 km) et de Lyon (30 km), Estrablin demeure très attractive tant pour la proximité de ces grandes villes que pour son calme et sa verdure. Bien qu'encore à forte connotation rurale, la commune tend à se développer et ses limites s'étendent jusqu'à Pont Évêque, avec la zone industrielle du Rocher. Estrablin est connu pour son très agréable centre aéré qui accueille la fameuse "fête de la pomme", son appartenance à la ville est due à la philanthropie d'un prêtre qui souhaitait laisser son château aux enfants.
Sommaire |
Géographie [modifier]
- Estrablin
- Vienne
- ViennAgglo
- Autres communes de l'Isère
La commune se situe en Isère.
Hameaux [modifier]
La Rosière est un hameau important d'un millier d'habitants au sein de la commune d'Estrablin.
Ce hameau a longtemps échappé à l'attraction du bourg principal d'Estrablin distant de près de 4 km. Ceci est le fait de sa position géographique sur une colline à l'extrême sud de la commune par-delà la plaine où coulent la Gère et son affluent, la Vesonne.
Ajoutons que ce hameau a pour axe principal la route départementale 538 partant de Vienne et qui conduit à Beaurepaire et en direction de la Drôme alors que le reste de la commune est organisé autour de l'axe de la D502, la route de Saint-Jean-de-Bournay. La départementale 538 se nomme désormais la rue des Potiers au sein de ce hameau. Enfin, la vie du hameau a longtemps suivi celle de son école primaire publique mixte aujourd'hui fermée.
Ce hameau a connu une forte croissance de sa population au début des années 1980 en raison de la construction de deux ensembles pavillonnaires : le grand « lotissement » de la Rosière (65 maisons) et le « lotissement » des Cèdres (24 maisons).
Des hameaux plus petits encore environnent directement La Rosière : Les Brosses, La Basse-Rosière, La Coupe, Chez Janin, appelé aussi « Le » Janin, et Le Salignat.
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Le nom d'Estrablin provient des trembles, arbres de la famille des peupliers présents en grande quantité sur la commune, surtout au bord des rivières.
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Proche de Vienne la gallo-romaine, le territoire d'Estrablin sera rapidement occupé et exploité par l'homme. Ainsi, les temps romains ont laissé de nombreuses traces. Tout d'abord, il est important de signaler qu'à l'époque romaine, Estrablin, conjointement avec Eyzin-Pinet, était la principale source d'approvisionnement en eau de la ville de Vienne. En effet, quatre des onze aqueducs apportant l'eau à Vienne venaient du territoire de l'actuelle commune d'Estrablin. Trois de ces ouvrages prenaient leur eau dans la nappe aquifère du bassin de la Gère (deux au lieu-dit Gémens, un à la Gabetière). Le dernier aqueduc, lui, puisait directement dans le ruisseau de la Suze à partir d'un barrage-réservoir que les Romains avaient construit entre le Moulin de Malissol, en amont, et le confluent de la Gère, en aval.
La découverte d’objets antiques sur le territoire de la commune atteste aussi d'une occupation ancienne. Ainsi, lors des travaux d'aménagement de la route D41, en 1837, on découvrit, au lieu-dit de La Coupe, un vase en terre renfermant plus de 1 000 pièces de monnaie romaines datant des IIIe et IVe siècles. Malheureusement, l'intégralité de ces pièces disparurent, probablement partagées entre les ouvriers à l'origine de la découverte.
Moyen Âge et Renaissance [modifier]
L'actuelle commune d'Estrablin est née de l'union de deux paroisses : Estrablin et Gemens. Le hameau de Gemens, par sa proximité avec Vienne, connaîtra, au Moyen Âge, un formidable développement. En effet, diverses industries vinrent s'installer au bord de la Gère : moulins à grains, battoirs à chanvres, papeteries... On sait qu'en 1452, le dauphin Louis, futur Louis XI de France légua le territoire de Gemens (alors appelée Gemma dans les textes) à son valet de chambre, un dénommé Montaigu.
D'autres textes d'archives nous apprennent qu'en 1575, une importante papeterie, appartenant à Jean-Jacques Gabet, fonctionne à Gemens approvisionnant les nombreuses imprimeries de Vienne. À partir du XVIIIe siècle, les industries de Gemens disparurent peu à peu et, en 1721, la paroisse, en déclin, fut supprimée et rattachée à celle d'Estrablin. Le curé d'Estrablin devenait ainsi curé d'Estrablin et de Gemens.
Jean-Jacques Gabet, dont nous avons évoqué le nom plus haut, fut un important personnage du Moyen Âge à Estrablin. Ce juge viennois, né à Châtonnay, résidait dans une grosse bâtisse de la paroisse d'Estrablin que l'on appela depuis Gabetière. Protestant engagé, Gabet fut impliqué dans les guerres de religion du XVIe siècle. En effet, après avoir pris une part active à la conjuration d'Amboise, Gabet fit célébrer, dans sa maison de Vienne, le premier prêche protestant de la région viennoise (janvier 1562). Il sera finalement abattu par les catholiques lorsque ceux-ci vinrent soustraire Vienne aux protestants.
Période contemporaine [modifier]
L'année 1867 marque un tournant pour la commune d'Estrablin puisqu'elle perd une partie de son territoire au profit de la nouvelle commune de Pont-Évêque, dont la création fut décidée par la loi du 20 juillet 1867.
L'activité économique de la commune va aussi changer entre les XIXe et XXe siècles. En effet, l'agriculture occupe toujours une place importante dans les années 1980 où encore plus de 66 % du territoire d'Estrablin lui est consacré. Les principales productions de la commune demeurent les céréales (blé, maïs...) et l'élevage de bovins. La vigne, présente au siècle dernier, a aujourd'hui presque totalement disparu. Les surfaces toujours en herbe sont encore très nombreuses (16 % du territoire) notamment à cause du Julin.
Les productions céréalières ont été encouragées avec l'installation, en 1962, d'une importante installation de stockage de céréales au lieu-dit de La Craz. Acquis en 1961 par la Coopérative agricole dauphinoise (aussi connu sous le nom La Dauphinoise), le terrain en question était autrefois occupé par une stéarinerie produisant bougies et savons. Cette précédente installation industrielle, qui employa pendant plusieurs décennies nombre de travailleurs du village, avait été détruite, en 1960, dans un gigantesque incendie. Les silos à grains fonctionnent toujours aujourd'hui et peuvent contenir jusqu'à 23 000 tonnes de céréales. Dès lors, ils sont approvisionnés par des agriculteurs provenant de différentes communes de la région et non uniquement par des exploitants agricoles d'Estrablin.
La démographie de la commune a aussi été bouleversée au cours des deux derniers siècles. Alors que l'on compte 1 308 habitants en 1881, on n'en dénombre plus que 967 en 1962 soit 26 % de moins. Cette désertification est essentiellement due à l'industrialisation des communes voisines de Vienne et Pont-Évêque où une main-d’œuvre abondante était demandée. Ainsi, nombre d'habitants d'Estrablin décidèrent d'aller tenter leur chance dans les usines viennoises et dès lors, allèrent s'installer dans ces deux communes voisines.
Néanmoins, une forte reprise démographique se fit sentir depuis. En effet, à partir de 1962, la population ne cesse d'augmenter et l'on passe, entre 1962 et 1982, de 967 à 2738 habitants soit une hausse considérable en si peu de temps. D'ailleurs, on constate une nette explosion démographique entre 1975 et 1982 où la population croît de 103 %. L'évolution démographique récente tient surtout au fait qu'Estrablin tend de plus en plus à devenir une banlieue pavillonnaire de Vienne nombre de personnes travaillant à Vienne voire à Lyon s'y installant. La verdure et le calme d'Estrablin attirent et de nombreuses villas seront construites dans la commune, principalement dans les années 1970-80. On note d'ailleurs une pointe à 91 maisons individuelles construites pour la seule année 1976. Aujourd'hui, d'après les chiffres de l'INSEE publiés en 2005, la commune d'Estrablin compterait 3283 habitants.
Administration [modifier]
Liste des derniers maires successifs de la commune :
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 264 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Famille Fleurieu - de Martene ;
- Michel Neyret - numéro deux de la police judiciaire de Lyon jusqu'en 2011.
Économie [modifier]
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean Pierre Mayoud, Estrablin et ses environs, Ed. Savigné, Vienne, 1883, 100 pages
- Joannès et André Levet, Estrablin, histoire d'une commune, Ville d'Estrablin, 1999, 228 pages, ISBN 2-9514387-0-2
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Estrablin sur le site de la communauté d'agglomération
- La commune d'Estrablin sur le site du Conseil général de l'Isère.
