Goncelin

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Goncelin
Le village.
Le village.
Blason de Goncelin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Goncelin
Intercommunalité CC. du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Françoise Midali
2014-2020
Code postal 38570
Code commune 38181
Démographie
Gentilé Goncelinois
Population
municipale
2 208 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 37″ N 5° 58′ 47″ E / 45.3436111111, 5.9797222222245° 20′ 37″ Nord 5° 58′ 47″ Est / 45.3436111111, 5.97972222222  
Altitude Min. 235 m – Max. 1 278 m
Superficie 14 km2
Localisation

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Goncelin
Liens
Site web www.goncelin.fr

Goncelin est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Goncelinois et les Goncelinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Goncelin se situe à une trentaine de kilomètres au nord-est de Grenoble et fait partie de l'aire urbaine de celle-ci.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Goncelin possède huit hameaux dont le plus haut, Ruche, se trouve à 800 m d'altitude sur les balcons de Belledonne

  • Le Champet
  • Villard-bozon
  • Sollières
  • Ruche
  • Les Côtes
  • Pelane
  • Fontcouvert
  • Montgalmand

et s'est agrandi avec plusieurs lotissements

  • Les poètes
  • Le clos du château
  • Le champ du bourg

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Touvet Morêtel-de-Mailles
Le Cheylas
Sainte-Marie-d'Alloix
Saint-Pierre-d'Allevard Rose des vents
N
O    Goncelin    E
S
Tencin Theys

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Puissante cité au Moyen Âge
  • Destruction partielle au XIXe siècle par un violent orage.

On note aussi la présence d'une maison forte appartenant aux Philippe en 1336 :

« quandam turim cum quadam domo bassa ipsius turri contigua et cum omni tenemento eidem contiguo site infra burgum goncellini[1]. »

  • Du Moyen Âge au milieu du XIXe siècle, le port de Goncelin au lieu-dit l'Islon, était essentiellement le port d'embarquement du minerai de fer de Belledonne et des fontes des hauts fourneaux d'Allevard, en direction des aciéries de la région de Rives ou de la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Goncelin Blason De gueules au chevron d'or, accompagné en pointe de trois roses du même mal ordonnés ; au chef de gueules chargé d’une rose d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Françoise Midali UMP  
2001 2008 Marie-Thérèse Roche UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 481 1 553 1 650 1 641 1 628 1 642 1 547 1 636 1 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 602 1 634 1 587 1 561 1 513 1 545 1 524 1 521 1 505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 355 1 346 1 255 1 086 1 087 1 102 983 923 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
884 1 136 1 506 1 467 1 771 1 937 2 123 2 176 2 208
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église.

Goncelin possède une église très ancienne, puisque sa construction s'est effectuée de 1297 à 1308. Actuellement, seul le clocher est d'époque. En effet, l'église fut démolie en 1842, puis reconstruite et agrandie en 1849 avec les deux nefs latérales. Les murs du chœur actuel reposent, au levant, sur les anciennes fondations. S'il y a quelque chose à admirer dans cette église, ce sont bien les douze apôtres en fonte. Ces statues, grandeur nature, sont logées dans des niches aménagées dans les murs latéraux des deux nefs. Elles furent bénies le 11 juin 1873 par le père Raynaud. Trois vitraux se trouvent dans le chœur: -L'un dédié à Saint-Didier (dont l'église porte le nom). Celui-ci se situe au centre. -le second dédié à Notre Dame de la Pitié -Le troisième représente Saint-Antoine rendant visite à Saint-Paul Ermite dans le désert.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Goncelin.

La maison forte - dite aujourd'hui le « château » - dominant le village de Goncelin fut édifiée aux XIIe et XIIIe siècles : la partie nord-ouest, avec un escalier à vis est la plus ancienne. Elle fut habitée par la famille de Goncelin connue dès 1218. Dans un contexte politique de carence du pouvoir central, les châteaux-motte naquirent à l'initiative des seigneurs locaux. Mais les Dauphins s'intéressèrent très tôt à ce secteur en raison de sa proximité avec la Savoie[4]. Résidence du seigneur ou du chapelain, le château était une architecture militaire. Le village de Goncelin était protégé par une enceinte d'un km de long, qui comportait quatre portes. À l'intérieur de la circonscription furent édifiées deux autres beaux exemples de fortification : la tour de Montpensard et la tour Noire, dont le proximité géographique et la ressemblance étonnante invite à proposer une même datation autour du XIVe siècle[5].

Du XVe au XVIIe siècle, l'histoire du château est mal connue. Il fut sans doute occupé par les chapelains, officiers représentant du Dauphin. Autour du XVe siècle, il fut agrandi à l'Est, avec la création d'une grande salle au rez-de-chaussée, ornée d'un plafond à la française et d'une grande cheminée, éclairée de plusieurs fenêtres à meneaux cotés Est et Nord.

En 1792, le château appartenait à Jean Sarret, l'un des plus gros propriétaires terriens du village, membre d'une famille de marchands tanneurs qui s'installa à Goncelin au début du XVIIIe siècle. Son fils Claude, avocat à la cour du parlement, fut maire de Goncelin en 1790. C'est probablement à cette période que le château fut transformé en « manoir », par l'adjonction d'un toit dauphinois, et un agrandissement à l'Ouest avec une nouvelle façade d'entrée. La grande salle, qui conserva son plafond, sa cheminée et ses ouvertures, reçut un nouveau décor de tentures, baguettes et peintures, familier aux clients du restaurant qu'elle a abrité durant plus de cinquante ans.

Au début du XXe siècle, au décès de Jules Sarret, sa veuve décida de vendre les terres et les bâtiments[6]. Tandis que la famille Serat achetait la ferme et des terrains, ce fut Gabriel Léger qui se porta acquéreur du château entre 1918 et 1920. Celui-ci trouva la mort prématurément dans un accident de moto en 1925 et sa veuve, ne se sentant pas en mesure d'assumer seule l'exploitation de la propriété, la céda sa belle-sœur Marie Léger. Avec Jeanne Taulier, elle y aménagea une pension de famille, très prisée par la clientèle anglaise, qui prospéra jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. Après une période de désaffection, au cours de laquelle le chateau servit de magnanerie et de logements locatifs, un restaurant fut ouvert au rez-de-chaussée. Dans les années 1950, le château fut acheté par une SCI (Sorrel, Midali et Armanet). Depuis les années 2000[Quand ?], il appartient à plusieurs membres de la famille Sorrel.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le coteau de l'Adret, avec le commune de Theys, vue depuis le depuis le Crêt Luisard.

La commune comprend deux zones naturelles protégées ZNIEFF de type I

Plus largement les bords de l'Isère et les contreforts de Belledonne sont classés en ZNIEFF de type II.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • CAG (Athlétic Club Goncelinois), petit club de football local.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Centre d'archéologie historique des musées de Grenoble et de l'Isère, Archéologie chez vous n° 9, Grésivaudan : pays d'Allevard et de Goncelin (1991), p. 31.
  5. Centre d'archéologie historique des musées de Grenoble et de l'Isère, Archéologie chez vous n° 9, Grésivaudan : pays d'Allevard et de Goncelin (1991), p. 40-41.
  6. Informations recueillies lors d'un groupe "mémoire" de l'Association "Histoire, culture et vie à Goncelin" du 15 mai 1996 avec des habitants natifs du village et la petite-fille de Gabriel léger.