Eybens
| Eybens | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Eybens | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole | |
| Maire Mandat |
Marc Baïetto 2008-2014 |
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| Code postal | 38320 | |
| Code commune | 38158 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Eybinois / Eybinoise | |
| Population municipale |
9 582 hab. (2010) | |
| Densité | 2 129 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 216 m — Max. 408 m | |
| Superficie | 4,50 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Ville-eybens.fr | |
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Eybens est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Eybinois et les Eybinoises.
La prononciation du S final de Eybens reste controversée. L'usage courant est de ne pas l'accentuer (en API [ebɛ̃]).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune d'Eybens s'étend au sud de Grenoble. Elle est traversée par la Rocade Sud de la ville. Elle est au pied des collines situées en contrefort de la chaîne de Belledonne.
Les communes limitrophes avec Eybens sont Bresson, Grenoble, Herbeys, Échirolles, Saint-Martin d'Hères et Poisat.
Climat [modifier]
Le climat y est de type montagnard.
Urbanisme [modifier]
Toponymie [modifier]
Le nom “Aiben” est le premier à apparaître dans les archives, autour de 1100. Suivront Ebent, Ayben (et ses déclinaisons latines), Aybenco, Eyben et d’autres encore. Eybens ne s’impose finalement qu’au XVIe siècle. Il n’existe à ce jour aucune certitude quant à l’origine de ce nom. Il semble toutefois qu’elle soit liée à l’eau si l’on se réfère aux deux hypothèses qui paraissent les plus plausibles. La première convoque le préfixe AI (dérivé du gaulois equo : eau) et le suffixe Benc (lieu). Eybens serait donc “le lieu des eaux, en raison des nombreux marais qu’il y avait à cet endroit autrefois” d’après André Plank. La seconde hypothèse s’appuie sur l’ancien français “Ebee”, vanne du moulin, ou "Ebe", reflux, écluse, déversoir. Il faudrait rattacher cette hypothèse au Verderet, sur le cours duquel furent installés plusieurs moulins.
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
Il s’agit du blason d’azur au cœur d’or, surmonté d’une colombe d’argent qui tient de son bec un rameau d’olivier.
Ces armoiries apparaissent au milieu du XVIIe siècle, avec l’arrivée de la famille de Surville à la tête de la Seigneurie d’Eybens. Ce blason a été concédé à Jean de Surville lors de son ennoblissement par Christine de Savoie en 1642.
Si la famille de Surville s’efface de l’histoire locale un siècle plus tard, son blason reviendra sur le devant de la scène eybinoise. En effet, le 28 septembre 1960, le Conseil Municipal le choisit pour armoiries communales.
Faits historiques [modifier]
La première mention connue de l’église d’Eybens date de la fin du XIe siècle. Il est précisé dans un document son revenu (12 deniers) qui se situe dans la moyenne supérieure des paroisses du secteur.
Plus tard, des documents du XVe nous apprennent que ce lieu de culte est dédié à Saint Christophe. Il y est également précisé que les eybinnois ont une dévotion particulière pour une croix installée à l’intérieur du bâtiment. Une description minutieuse de cette église nous est donnée lors de la visite d’un évêque de Grenoble, en 1767. Elle est retranscrite dans le compte rendu qui suit, dont voici quelques extraits : "(...) 8 toises de longueur sur 3,5 de largeur, lambrifiée et pavée, moitié molasse, moitié planches en bon état, et couverte de tuiles. Une tribune est au-dessus de la porte où les pénitents font leur office. Deux bancs sont cités : celui appartenant au Seigneur Le Clet et un autre à monsieur d’Agoult. (...) Le clocher est situé à l’entrée de l’église, fait en forme de tour carrée finissant en flèche couverte d’ardoises où sont attachées deux cloches. Le cimetière environne l’église".
Après la Révolution l’église sert aux audiences du Juge de Paix du canton, le presbytère est transformé en maison d’arrêt et la sacristie sert à la conservation des archives communales ! Cette utilisation profane de l’église provoquera de nombreuses polémiques et ne durera pas. Face aux travaux de rénovation importants qui deviennent nécessaires et au manque de places à l’intérieur, il sera question d’agrandir ou de reconstruire l’église dès le début du XIXe siècle.
On doit signaler le passage de Napoléon Bonaparte à Eybens à son retour de l'Ile d'Elbe le lendemain de la rencontre de Laffrey. L'Empereur s'arrêta à Eybens; on dit qu'il y pris un bain de pieds dans une auberge dans un chaudron en cuivre avant de poursuivre sa route jusqu'à Grenoble. L'amicale napoléonienne a fait fabriquer des modèles réduits du célèbre chaudron.
Politique et administration [modifier]
En 2010, la commune d'Eybens a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[1].
Liste des maires [modifier]
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues. | ||
| 1970 | Charles Piot | Div Droite |
| 2001 | Marc Baïetto | PS |
| 2008 | Marc Baïetto | PS |
Jumelages [modifier]
La commune d'Eybens est particulièrement active concernant la coopération décentralisée (Cameroun, Liban, Pérou, Roumanie). Plusieurs projets ont été initiés dans le domaine de l'adduction d'eau, la construction et l'équipement d'écoles et de bibliothèques et l'appui institutionnel.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 9 582 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Eugène Chaper, polytechnicien, officier, industriel et député (1874), chatelain d'Eybens, président de l'Académie Delphinale, bibliophile et bienfaiteur de la bibliothèque de Grenoble.
- Charles Piot, ancien maire (stade & rue Charles Piot), il a créé en octobre 1959 "le Glaive Flamboyant omnisport et culturel".
Plusieurs membres du groupe Sinsemilia sont eybinois, et c'est à Eybens que le groupe a donné ses premiers concerts.
Économie [modifier]
Avec ses 6 000 emplois privés pour moins de 10 000 habitants, la commune fait figure de référence dans l'agglomération grenobloise. Durant les dix dernières années, la ville a accueilli plus de 300 entreprises supplémentaires et notamment sur le parc d'activité des Ruires, le plus récent. La dernière installation significative a été celle du centre de recherche et de développement de Schneider Electric. Le GERM (Groupement d'Employeurs né aux Ruires et Multisectoriel) est une association créée à l'initiative de la ville et qui est pilotée aujourd'hui par ses utilisateurs, des chefs d'entreprises. Son cœur de métier consiste à regrouper des « morceaux d'emplois » pour employer ses salariés à temps complet. Les entreprises adhérentes (une quarantaine en 2008 pour près de cinquante salariés) peuvent ainsi bénéficier de salariés saisonniers ou à temps partiel, directement employés par l'association, et ce dans tous les secteurs.
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- Église Saint-Christophe
Patrimoine laïque [modifier]
1981 - Challenge de la - Ville la plus sportive de France - de moins de 10 000 habitants.
Création du concept d'ergomotricité - 1985.
Sport [modifier]
- Le Tennis de table est représenté par l'Amicale Laïque Échirolles-Eybens TT, créé en 2008 suite à la fusion du Eybens TT avec l'Échirolles qui évolue en Championnat de Pro B depuis septembre 2005
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. » (Archive • Wikiwix • Que faire ?) Consulté le 18/12/2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
