Eybens
| Eybens | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Isère |
| Arrondissement | Grenoble |
| Canton | Eybens |
| Code commune | 38158 |
| Code postal | 38320 |
| Maire Mandat en cours |
Marc Baïetto 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole |
| Site web | Ville-eybens.fr |
| Démographie | |
| Population | 9 490 hab. (2009[1]) |
| Densité | 2 109 hab./km2 |
| Gentilé | Eybinois / Eybinoise |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 216 m — maxi. 408 m |
| Superficie | 4,50 km2 |
Eybens est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Eybinois et les Eybinoises.
La prononciation du S final de Eybens reste controversée. L'usage courant est de ne pas l'accentuer.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
La commune d'Eybens s'étend au sud de Grenoble. Elle est traversée par la Rocade Sud de la ville. Elle est au pied des collines situées en contrefort de la chaîne de Belledonne.
Les communes limitrophes avec Eybens sont Bresson, Grenoble, Herbeys, Échirolles, Saint-Martin d'Hères et Poisat.
[modifier] Climat
Le climat y est de type montagnard.
[modifier] Urbanisme
[modifier] Toponymie
Le nom “Aiben” est le premier à apparaître dans les archives, autour de 1100. Suivront Ebent, Ayben (et ses déclinaisons latines), Aybenco, Eyben et d’autres encore. Eybens ne s’impose finalement qu’au XVIe siècle. Il n’existe à ce jour aucune certitude quant à l’origine de ce nom. Il semble toutefois qu’elle soit liée à l’eau si l’on se réfère aux deux hypothèses qui paraissent les plus plausibles. La première convoque le préfixe AI (dérivé du gaulois equo : eau) et le suffixe Benc (lieu). Eybens serait donc “le lieu des eaux, en raison des nombreux marais qu’il y avait à cet endroit autrefois” d’après André Plank. La seconde hypothèse s’appuie sur l’ancien français “Ebee”, vanne du moulin, ou "Ebe", reflux, écluse, déversoir. Il faudrait rattacher cette hypothèse au Verderet, sur le cours duquel furent installés plusieurs moulins.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
Il s’agit du blason d’azur au cœur d’or, surmonté d’une colombe d’argent qui tient de son bec un rameau d’olivier.
Ces armoiries apparaissent au milieu du XVIIe siècle, avec l’arrivée de la famille de Surville à la tête de la Seigneurie d’Eybens. Ce blason a été concédé à Jean de Surville lors de son ennoblissement par Christine de Savoie en 1642.
Si la famille de Surville s’efface de l’histoire locale un siècle plus tard, son blason reviendra sur le devant de la scène eybinoise. En effet, le 28 septembre 1960, le Conseil Municipal le choisit pour armoiries communales.
[modifier] Faits historiques
La première mention connue de l’église d’Eybens date de la fin du XIe siècle. Il est précisé dans un document son revenu (12 deniers) qui se situe dans la moyenne supérieure des paroisses du secteur.
Plus tard, des documents du XVe nous apprennent que ce lieu de culte est dédié à Saint Christophe. Il y est également précisé que les eybinnois ont une dévotion particulière pour une croix installée à l’intérieur du bâtiment. Une description minutieuse de cette église nous est donnée lors de la visite d’un évêque de Grenoble, en 1767. Elle est retranscrite dans le compte rendu qui suit, dont voici quelques extraits : "(...) 8 toises de longueur sur 3,5 de largeur, lambrifiée et pavée, moitié molasse, moitié planches en bon état, et couverte de tuiles. Une tribune est au-dessus de la porte où les pénitents font leur office. Deux bancs sont cités : celui appartenant au Seigneur Le Clet et un autre à monsieur d’Agoult. (...) Le clocher est situé à l’entrée de l’église, fait en forme de tour carrée finissant en flèche couverte d’ardoises où sont attachées deux cloches. Le cimetière environne l’église".
Après la Révolution l’église sert aux audiences du Juge de Paix du canton, le presbytère est transformé en maison d’arrêt et la sacristie sert à la conservation des archives communales ! Cette utilisation profane de l’église provoquera de nombreuses polémiques et ne durera pas. Face aux travaux de rénovation importants qui deviennent nécessaires et au manque de places à l’intérieur, il sera question d’agrandir ou de reconstruire l’église dès le début du XIXe siècle.
On doit signaler le passage de Napoléon Bonaparte à Eybens à son retour de l'Ile d'Elbe le lendemain de la rencontre de Laffrey. L'Empereur s'arrêta à Eybens; on dit qu'il y pris un bain de pieds dans une auberge dans un chaudron en cuivre avant de poursuivre sa route jusqu'à Grenoble. L'amicale napoléonienne a fait fabriquer des modèles réduits du célèbre chaudron.
[modifier] Politique et administration
En 2010, la commune d'Eybens a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[2].
[modifier] Liste des maires
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues. | ||
| 1970 | Charles Piot | Div Droite |
| 2001 | Marc Baïetto | PS |
| 2008 | Marc Baïetto | PS |
[modifier] Jumelages
La commune d'Eybens est particulièrement active concernant la coopération décentralisée (Cameroun, Liban, Pérou, Roumanie). Plusieurs projets ont été initiés dans le domaine de l'adduction d'eau, la construction et l'équipement d'écoles et de bibliothèques et l'appui institutionnel.
[modifier] Démographie
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Eugène Chaper, polytechnicien, officier, industriel et député (1874), chatelain d'Eybens, président de l'Académie Delphinale, bibliophile et bienfaiteur de la bibliothèque de Grenoble.
- Charles Piot, ancien maire (stade & rue Charles Piot), il a créé en octobre 1959 "le Glaive Flamboyant omnisport et culturel".
Plusieurs membres du groupe Sinsemilia sont eybinois, et c'est à Eybens que le groupe a donné ses premiers concerts.
[modifier] Économie
Avec ses 6 000 emplois privés pour moins de 10 000 habitants, la commune fait figure de référence dans l'agglomération grenobloise. Durant les dix dernières années, la ville a accueilli plus de 300 entreprises supplémentaires et notamment sur le parc d'activité des Ruires, le plus récent. La dernière installation significative a été celle du centre de recherche et de développement de Schneider Electric. Le GERM (Groupement d'Employeurs né aux Ruires et Multisectoriel) est une association créée à l'initiative de la ville et qui est pilotée aujourd'hui par ses utilisateurs, des chefs d'entreprises. Son cœur de métier consiste à regrouper des "morceaux d'emplois" pour employer ses salariés à temps complet. Les entreprises adhérentes (une quarantaine en 2008 pour près de cinquante salariés)) peuvent ainsi bénéficier de salariés saisonniers ou à temps partiel, directement employés par l'association, et ce dans tous les secteurs.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine religieux
- Église Saint-Christophe
[modifier] Patrimoine laïque
1981 - Challenge de la - Ville la plus sportive de France - de moins de 10000 habitants.
Création du concept d'ergomotricité - 1985
[modifier] Sport
- Le Tennis de table est représenté par l'Amicale Laïque Échirolles-Eybens TT, créé en 2008 suite à la fusion du Eybens TT avec l'Échirolles qui évolue en Championnat de Pro B depuis septembre 2005
[modifier] Notes et références
- Populations légales 2009 de la commune : Eybens sur le site de l'Insee
- « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. » (Archive, Wikiwix, que faire ?) Consulté le 18/12/2009.
- http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962