Eybens

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Eybens
L'église Saint-Christophe.
L'église Saint-Christophe.
Blason de Eybens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Eybens
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Francie Megevand
2014-2020
Code postal 38320
Code commune 38158
Démographie
Gentilé Eybinois
Population
municipale
9 728 hab. (2011)
Densité 2 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 58″ N 5° 45′ 03″ E / 45.1494444444, 5.75083333333 ()45° 08′ 58″ Nord 5° 45′ 03″ Est / 45.1494444444, 5.75083333333 ()  
Altitude Min. 216 m – Max. 408 m
Superficie 4,50 km2
Localisation

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Liens
Site web Ville-eybens.fr

Eybens est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Le s final de Eybens ne se prononce pas (soit en API [e.ˈbɛ̃ ]), fait qui se manifeste dans le gentilé des habitants de la commune, les Eybinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'avenue Jean-Jaurès d'Eybens, avec en arrière-plan le fort de la Bastille

La commune d'Eybens s'étend au sud de Grenoble. Elle est traversée par la Rocade Sud de la ville. Elle est au pied des collines situées en contrefort de la chaîne de Belledonne.

Les communes limitrophes avec Eybens sont Bresson, Grenoble, Herbeys, Échirolles, Saint-Martin d'Hères et Poisat.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme pour tout le bassin Grenoblois, le climat est mélangé entre océanique et continental, avec une très légère influence méditerranéenne (pluie d'été plus faibles qu'en hiver). Le bassin comporte un bon ensoleillement (2100 heures par an) mais des précipitations abondantes (presque 1 mètre par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat : effet "cuvette" avec des chaleurs torrides l'été et un froid assez conséquent l'hiver, ainsi que d'autres phénomènes liés aux vents (foehn...).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom “Aiben” est le premier à apparaître dans les archives, autour de 1100. Suivront Ebent, Ayben (et ses déclinaisons latines), Aybenco, Eyben et d’autres encore. Eybens ne s’impose finalement qu’au XVIe siècle. Il n’existe à ce jour aucune certitude quant à l’origine de ce nom. Il semble toutefois qu’elle soit liée à l’eau si l’on se réfère aux deux hypothèses qui paraissent les plus plausibles. La première convoque le préfixe AI (dérivé du gaulois equo : eau) et le suffixe Benc (lieu). Eybens serait donc “le lieu des eaux, en raison des nombreux marais qu’il y avait à cet endroit autrefois” d’après André Plank. La seconde hypothèse s’appuie sur l’ancien français “Ebee”, vanne du moulin, ou "Ebe", reflux, écluse, déversoir. Il faudrait rattacher cette hypothèse au Verderet, sur le cours duquel furent installés plusieurs moulins.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention connue de l’église d’Eybens date de la fin du XIe siècle. Il est précisé dans un document son revenu (12 deniers) qui se situe dans la moyenne supérieure des paroisses du secteur.

Plus tard, des documents du XVe siècle nous apprennent que ce lieu de culte est dédié à Saint Christophe. Il y est également précisé que les eybinnois ont une dévotion particulière pour une croix installée à l’intérieur du bâtiment.

Une description minutieuse de cette église nous est donnée lors de la visite d’un évêque de Grenoble, en 1767. Elle est retranscrite dans le compte rendu qui suit, dont voici quelques extraits : "(...) 8 toises de longueur sur 3,5 de largeur, lambrifiée et pavée, moitié molasse, moitié planches en bon état, et couverte de tuiles. Une tribune est au-dessus de la porte où les pénitents font leur office. Deux bancs sont cités : celui appartenant au Seigneur Le Clet et un autre à monsieur d’Agoult. (...) Le clocher est situé à l’entrée de l’église, fait en forme de tour carrée finissant en flèche couverte d’ardoises où sont attachées deux cloches. Le cimetière environne l’église".

Après la Révolution l’église sert aux audiences du Juge de Paix du canton, le presbytère est transformé en maison d’arrêt et la sacristie sert à la conservation des archives communales ! Cette utilisation profane de l’église provoquera de nombreuses polémiques et ne durera pas. Face aux travaux de rénovation importants qui deviennent nécessaires et au manque de places à l’intérieur, il sera question d’agrandir ou de reconstruire l’église dès le début du XIXe siècle.

On doit signaler le passage de Napoléon Bonaparte à Eybens à son retour de l'Ile d'Elbe le lendemain de la rencontre de Laffrey. L'Empereur s'arrêta à Eybens; on dit qu'il y pris un bain de pieds dans une auberge dans un chaudron en cuivre avant de poursuivre sa route jusqu'à Grenoble. L'amicale napoléonienne a fait fabriquer des modèles réduits du célèbre chaudron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune d'Eybens a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[1], et labelisé « Ville Internet @@ » en 2014[2].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1970 1983 Charles Piot Div Droite  
1983 mars 2014 Marc Baïetto PS  
avril 2014 en cours Francie Mégevand DVG-EELV  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d'Eybens est particulièrement active concernant la coopération décentralisée (Cameroun, Liban, Pérou, Roumanie). Plusieurs projets ont été initiés dans le domaine de l'adduction d'eau, la construction et l'équipement d'écoles et de bibliothèques et l'appui institutionnel.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 728 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 598 619 713 866 823 815 846 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
834 773 806 819 835 806 834 822 824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
771 801 791 795 1 003 1 295 1 319 1 329 1 756
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 346 3 310 5 436 5 843 8 013 9 471 9 454 9 335 9 582
2011 - - - - - - - -
9 728 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • 1981 - Challenge de la Ville la plus sportive de France - de moins de 10 000 habitants ;
  • 1983 - Challenge de L'entreprise la plus sportive de France (Hewlett-Packard) ;
  • 1985 - Création du concept d'ergomotricité.

Sports[modifier | modifier le code]

La piscine municipale d'Eybens.
Le terrain de football.

Le équipements sportifs sont plusieurs[5] :

  • La piscine municipale, ouverte l'été ;
  • le vélodrome ;
  • le boulodrome des Condamines (boule lyonnaise) ;
  • le parcours de tir à l'arc dans le parc du château ;
  • le terrain de football Stade Charles Piot ;
  • le complexe sportif Roger Journet ;
  • le complexe sportif Fernand Faivre ;
  • Les courts de tennis ;
  • une salle polyvalente ;
  • des terrains multisports.

Économie[modifier | modifier le code]

Avec ses 6 000 emplois privés pour moins de 10 000 habitants, la commune fait figure de référence dans l'agglomération grenobloise. Durant les dix dernières années, la ville a accueilli plus de 300 entreprises supplémentaires et notamment sur le parc d'activité des Ruires, le plus récent. La dernière installation significative a été celle du centre de recherche et de développement de Schneider Electric. Le GERM (Groupement d'Employeurs né aux Ruires et Multisectoriel) est une association créée à l'initiative de la ville et qui est pilotée aujourd'hui par ses utilisateurs, des chefs d'entreprises. Son cœur de métier consiste à regrouper des « morceaux d'emplois » pour employer ses salariés à temps complet. Les entreprises adhérentes (une quarantaine en 2008 pour près de cinquante salariés) peuvent ainsi bénéficier de salariés saisonniers ou à temps partiel, directement employés par l'association, et ce dans tous les secteurs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Eybens sur une ancienne carte postale.
Un donjon du XIIIe siècle est remployé dans le logis du XVIIe siècle[6].
  • Église Saint-Christophe

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Eybens bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Chaper, polytechnicien, officier, industriel et député (1874), châtelain d'Eybens, président de l'Académie Delphinale, bibliophile et bienfaiteur de la bibliothèque de Grenoble.
  • Charles Piot, ancien maire (stade & rue Charles Piot), il a créé en octobre 1959 "le Glaive Flamboyant omnisport et culturel".

Plusieurs membres du groupe Sinsemilia sont eybinois, et c'est à Eybens que le groupe a donné ses premiers concerts.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Il s’agit du blason d’azur au cœur d’or, surmonté d’une colombe d’argent qui tient de son bec un rameau d’olivier.

Ces armoiries apparaissent au milieu du XVIIe siècle, avec l’arrivée de la famille de Surville à la tête de la seigneurie d’Eybens. Ce blason a été concédé à Jean de Surville lors de son ennoblissement par Christine de Savoie en 1642.

Si la famille de Surville s’efface de l’histoire locale un siècle plus tard, son blason reviendra sur le devant de la scène eybinoise. En effet, le 28 septembre 1960, le Conseil Municipal le choisit pour armoiries communales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Villes Internet 2010 : Palmarès, sur le site officiel des Villes Internet, consulté le 20 juillet 2014
  2. Eybens sur le site officiel des Villes Internet
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Équipements sportifs, www.eybens.fr
  6. Château d'Eybens sur www.eybens.fr
  7. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]