Die (Drôme)

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Die
Vue générale depuis l'est
Vue générale depuis l'est
Blason de Die
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme (sous-préfecture)
Arrondissement Die (chef-lieu)
Canton Die (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Georges Berginiat
2008-2014
Code postal 26150
Code commune 26113
Démographie
Gentilé Diois, Dioises
Population
municipale
4 357 hab. (2009)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 13″ N 5° 22′ 13″ E / 44.7536111111, 5.3702777777844° 45′ 13″ Nord
       5° 22′ 13″ Est
/ 44.7536111111, 5.37027777778
  
Altitude Min. 367 m — Max. 1 841 m
Superficie 57,28 km2
Localisation

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Die

Die (Diá en occitan vivaro-alpin) est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Diois et Dioises.

Sommaire

Géographie [modifier]

Ville située au sud-est de la France dans les Alpes du Sud, Die se trouve au pied du massif du Vercors et au bord de la rivière de la Drôme. Die et sa vallée sont dominées par la montagne de Glandasse à 2 041 mètres, barrière rocheuse massive et raide composant l'extrémité méridionale du Vercors. La commune de Die se trouve à environ une heure (60 km) à l'est de Valence, préfecture du département.

Le territoire de la commune de Die fait partie du Parc naturel régional du Vercors et du Pays Diois (communauté de 52 communes englobant 4 cantons).

Histoire [modifier]

Des traces d'habitat dès l'âge néolithique sont évidentes, notamment grâce aux fouilles de Chanqueyras. Une grande statue-menhir gravée accompagnée de deux petits menhirs, découverts près de la coopérative viticole (actuellement conservés au musée de Die) attestent également de la présence de populations dès cette époque.

Les vestiges de l'âge du Bronze final ont été observés à La Roche de Marignac. Quelques tessons ont été retrouvés à Chandillon. Une première agglomération semble s'implanter au début de l'époque romaine sur un petit col surplombant la Drôme et le franchissement du vallon de Meyrosse, au carrefour entre la vallée et la voie menant au Trièves. De nombreux indices montrent l'extension de l'urbanisation au Ier siècle après J.-C.

Au début du IIe siècle, la ville de Die (Dea Augusta Vocontiorum) compte de nombreux monuments et acquiert un statut de capitale romaine, remplaçant Luc-en-Diois dans cette fonction pour le peuple des Voconces du nord. Le titre de colonie semble lui être décerné vers la fin du IIe siècle ou dans le courant du IIIe siècle. La ville devient un centre important du culte de Cybèle (attesté par 7 tauroboles) et obtient le statut de colonie (colonia Dea Augusta Vocontiorum fin IIIe siècle).

Alors que l'Empire montre des signes de faiblesse, la ville s'entoure d'un rempart, entre 285 et 305, qui fortifie une surface urbanisée de 25 hectares. La région est en crise et des quartiers périphériques sont déjà abandonnés. Le rempart de Die occupe une longueur de près de deux kilomètres. Lors de l'édification, des fragments de monuments funéraires ont été réemployés. La ville avait deux portes principales : la porte Saint-Pierre, démolie en 1891, à l'ouest, et la porte Saint-Marcel à l'est. Lors de la construction du rempart, un arc monumental a été démonté et sa voûte intégrée dans l'actuelle porte Saint-Marcel. L'axe reliant les deux portes peut être considéré comme étant le decumanus. Le cardo, s'il existe, n'est pas localisé. Une route vers Grenoble passait par le massif de Glandasse (sud du Vercors) pour aboutir à Chichilliane. Sur ce plateau ont été retrouvés les fronts de taille de carrières de pierres extraites puis amenées à Die pour le Pas de Chabrinel.

Blason de la ville, de gueules au château d'or sommé de trois tours du même, celle du centre plus élevée, le tout crénelé, maçonné, ouvert et ajouré de sable

Le premier évêque attesté est Nicaise, en 325, seul représentant des églises des Gaules au Premier concile de Nicée. Le diocèse sera réuni en 1276 à celui de Valence, puis à nouveau distinct de ce dernier à la fin du XVIIe siècle, avant d'être supprimé à la Révolution.

Le Musée de Die et du Diois, dans le centre-ville, montre les nombreux et imposants vestiges de l'époque romaine, mais raconte également la préhistoire du Diois, le Moyen Âge de cette cité épiscopale et les ravages des guerres de Religion.

Le 16 octobre 1467, la ville de Die obtint la confirmation d'anciens privilèges, par lettres patentes du roi Louis XI (1423-1461-1483)[1].

Références bibliographiques :

  • Histoire de Die, André Mailhet, collection "Monographies des villes et villages de France", éditions "Le Livre d'histoire", 1897, réédition 2003 (sans actualisation).
  • Le guide du Diois, sous la direction d'André Pitte, éditions A Die, 1995.
  • Die, histoire d'une cité, ouvrage collectif, article "L'époque romaine" (par Henri Desaye) p. 29-66, éditions Patrimoine de la Vallée de la Drôme, Die, 1999.
  • J. Planchon, "Die (Drôme), de la ville ouverte à la ville fortifiée", Gallia, n°63, 2006, p. 75-79 (sur le site Persée).
  • Carte archéologique de la Gaule, 26 - La Drôme, article "Die" (par Jacques Planchon) p. 245-348, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 2010.
  • Inscriptions Latines de Narbonnaise, VII, les Voconces, 1, Die, article "Introduction" (par Henri Desaye et Bernard Rémy) p. 41-52, Gallia, XLIV suppl. (ILN), CNRS Editions, Paris, 2012.

Administration [modifier]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1974 Maurice Vérillon SFIO puis PS Conseiller général du Canton de Die (1949-1979)

Sénateur de la Drôme (1959-1980)

1974 mars 1989 Marcel Bonniot PS  
mars 1989 juin 1995 Jean-Pierre Rambaud PCF Conseiller général du Canton de Die (1979-1992)

et (1998-2004)

juin 1995 mars 2008 Isabelle Bizouard PS Conseillère générale du Canton de Die (1992-1998)
mars 2008 en cours Georges Berginiat Divers droite  

Démographie [modifier]

Champs de lavandin, près de Die

En 2010, la commune comptait 4 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 251 3 978 3 421 3 509 3 555 3 900 3 924 3 865 3 928
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 912 3 874 3 762 3 876 3 841 3 703 3 823 3 729 3 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 638 3 651 3 797 3 232 3 304 3 241 3 175 3 184 3 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
3 546 4 048 4 062 3 992 4 230 4 451 4 387 4 357 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Die est une commune de moins de 5 000 habitants. Elle s'est accrochée dans les années 1960 et 1970 à ses petites industries en inéluctable déclin, le meuble et la chaussure. Ratant en conséquence le tournant historique du tourisme de masse, elle en évitera ainsi involontairement le fléau. Aujourd'hui, Die bénéficie d'un tourisme estival important, populations nordiques et étrangères (Pays-Bas, Belgique) résidant essentiellement dans les campings autour de la vallée de la Drôme. Quant au tourisme hivernal, composé de visiteurs régionaux, il concerne le ski (championnat de France de ski Handisport), la randonnée en raquettes, les courses de chiens de traîneaux (compétition internationale de l'Alpirush) à la station de ski du col de Rousset (située dans le Massif du Vercors 1300-1700 mètres). C'est au col de Rousset qu'a eu lieu en 1992 la compétition nationale de course de montagne.

La Cave coopérative Clairette de Die, qui est le plus gros employeur du Diois, eut l'idée il y a quelques années d'adopter le nom de marque « Jaillance » pour être mieux reconnue de la concurrence, mieux identifiée par les consommateurs et optimiser ainsi sa puissance dans la vente et dans l'exportation.

Outre les agriculteurs et viticulteurs, le tissu économique se compose encore beaucoup de très petites entreprises, d'artisans, de prestataires de tourisme et de commerces de proximité. Die est également le centre économique et social de tout le Diois, disposant des écoles et des centres de formation (travaux acrobatiques). Les services publics et administratifs permettent aussi de faire vivre cette vallée.

Vie locale [modifier]

Administrations sur place [modifier]

Enseignement [modifier]

  • École maternelle et primaire de Chabestan-Serment
  • École primaire privée Notre-Dame
  • Collège et Lycée du Diois (avec option cirque et cursus sport-nature)
  • GRETA Viva 5

Gastronomie [modifier]

Médias locaux [modifier]

Santé [modifier]

  • Hôpital public, maternité

Sports et loisirs [modifier]

La cathédrale Notre-Dame

La région dioise possède plusieurs stations de ski : à Valdrôme, à Lus-la-Croix-Haute (La Jarjatte) mais la principale est celle du Col du Rousset, juste au dessus de Die, qui attire les touristes pendant les vacances d'hiver (trentaine de pistes) et également pour des compétitions de chiens de traineaux. On trouve aussi de nombreuses écoles de Canoë-kayak qui proposent des itinéraires plus ou moins longs sur la rivière Drôme qui suit de près la route, facilitant les départs et les arrivées d'embarcations. Autour de Die se trouve de nombreux sites d'Escalade et de Via ferrata sur les parois rocheuses des falaises du Vercors.

Personnages célèbres liés à la commune [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

  • Remparts gallo-romains des IIIe et IVe siècles. Ces murs de 3,60 m d'épaisseur atteignaient 2 km de long.
  • Porte Saint-Marcel IIIe siècle (porte principale de la ville). Cette porte romaine fortifiée fut érigée avec les remparts.
  • Cathédrale Notre-Dame (porche du XIe siècle).
  • Mosaïque romane des quatre fleuves, dans la chapelle Saint-Nicolas du palais épiscopal, où elle servait de tapis d'autel. Elle est la représentation symbolique de l'univers.
  • Temple protestant, porte sculptée (ancienne chapelle catholique des Jésuites).
  • Maisons d'époque Renaissance, notamment quartier Saint-Vincent.
  • La tour de Purgnon, vestiges d'un château épiscopal transformé en chapelle mariale au XIXe siècle.
  • Une tour du XIe siècle est visible en façade dans la rue de l'Armellerie.
  • De nombreuses inscriptions romaines, des chapiteaux et sculptures médiévales, sont remployées dans les façades des maisons urbaines.
  • Dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, le Musée de Die et du Diois (musée de France, municipal) abrite d'intéressantes collections archéologiques et historiques, remontant au Néolithique. La période gallo-romaine, la plus riche, s'illustre par des autels tauroboliques (ouvert d'avril à octobre).

À voir dans les environs [modifier]

Événements [modifier]

Mascotte de la Fête de la Transhumance, sculptée d'après Les Brebis de F'murr. L'oeuvre est visible place de l'évêché à Die.
  • Deux fois par an, l'association Dea Augusta édite la revue d'histoire locale Chroniques du Diois. Le numéro 17 a paru courant juillet 2012.
  • Les Rencontres de l'Écologie au Quotidien (10 jours fin janvier)
  • Fête de la Transhumance Diois-Vercors (au mois de juin)
  • Le Rallye Terre du Diois, chaque début d'été.
  • Festival Est-Ouest. Après la Grèce en 2011, le festival Est-Ouest consacrera son édition 2012 à la Croatie. Il se déroulera sur une dizaine de jours lors de la deuxième quinzaine de septembre.

Jumelages [modifier]

La ville de Die est jumelée depuis plusieurs années avec quatre villes, parmi lesquelles :

Chiffres clés et informations diverses [modifier]

  • Code postal : 26150
  • Altitude moyenne : 410 m
  • Population : 4629 hab.(2012)
  • Superficie : 57 km2
  • Densité de population : 81 hab./km2
  • 650 km de Paris
  • 67 km de Valence
  • Site internet : Site de la mairie de Die
  • Marchés les mercredis et samedis matins
  • Fête votive : premier week-end de juillet

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA23 Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 16 octobre 1467
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]