Tullins
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| Tullins | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Tullins | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays Voironnais | |
| Maire Mandat |
Maurice Marron 2008-2014 |
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| Code postal | 38210 | |
| Code commune | 38517 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
7 663 hab. (2010) | |
| Densité | 266 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 179 m — Max. 784 m | |
| Superficie | 28,79 km2 | |
| Localisation | ||
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Tullins est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Les Tullinois y habitent. On appelle aussi Furatiers les habitants de Tullins.
Sommaire |
Géographie [modifier]
L'agglomération de Tullins se situe à flanc de coteaux sur les derniers contreforts boisés du plateau de Chambaran. À ses pieds s’étend la plaine alluvionnaire de l’Isère, partie rurale et agricole de la commune. La commune de Tullins est baignée par la Fure et bordée par l’Isère.
Elle est située à 13 km de Vinay et de Voiron, à 17 km du Grand-Lemps, à 19 km de l'Aéroport International de Grenoble-Isère, à 23 km de Saint-Marcellin, à 26 km de La Côte-Saint-André et à 29 km de Grenoble. La ville est desservie par la gare de Tullins-Fures sur la ligne de Grenoble à Valence-Ville et par l'A 49 dont l'accès se trouve à 3 km du centre-ville.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
L’histoire de Tullins commence à l’époque des Celtes avant que les Romains n'occupent la région. À la mort du dernier seigneur de Tullins en 1428, le Dauphin hérite de la seigneurie de Tullins. Après le rattachement du Dauphiné à la France, la ville est donnée en engagement à différentes familles de la région pendant plus de deux siècles (de 1428 à 1650). Les Clermont-Tonnerre obtinrent la charge héréditaire de Tullins jusqu’à la Révolution. Au XVIIe siècle, de riches familles s’installent à Tullins et restaurent des maisons médiévales dont nous gardons encore trace (nombreuses portes inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques). Dès le début du XIXe siècle, l’industrialisation se développe dans le hameau de Fures avec la toilerie de chanvre, la soierie, la métallurgie et la papeterie grâce à la force motrice de l’eau déjà utilisée au Moyen Âge. Après l’endiguement de l’Isère à la fin du XIXe siècle, la plaine de Tullins se prête alors aux cultures céréalières ainsi qu’à l’élevage bovin. La production de noix (Noix de Grenoble AOC) se développe pour remplacer le vignoble, qui s’étendait sur les coteaux et surtout en plaine, où la mécanisation permet une exploitation facile de la production.
Héraldique [modifier]
Blasonnement : de gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir les pannetons en haut. Il s'agit des armes des Clermont-Tonnerre, derniers seigneurs de Tullins.
En 1898, la ville de Tullins choisit de prendre pour armoiries celles des ducs de Clermont-Tonnerre, remplaçant sur le cimier la couronne ducale par une couronne murale. Les Clermont-Tonnerre ont été pendant près de deux siècles seigneurs de Tullins.
Origine du blason: Au XIIe siècle, Eymard de Clermont-Tonnerre prend la tête des troupes qui vont permettre à l'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, élu pape sous le nom de Calixte II, de pouvoir s'asseoir sur le trône pontifical qu'a usurpé un nommé Bourdin, mis en place par l'empereur d'Allemagne. En reconnaissance, le pape lui accorde le droit d'utiliser dans son blason les clefs de Saint Pierre.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 663 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Le Clos des Chartreux / L'Hotel de Ville
- Église Saint-Laurent-des-Prés des XIe au XVe siècles
- Le Couvent Notre-Dame-de-Grâce du XVIIe siècle.
- Le Château féodal.
- Chapelle Notre-Dame de l'Hôtel-Dieu, de la fin du XVe siècle.
- Porte de Saint-Quentin des XIIIe et XIVe siècles.
- Ancien couvent des Minimes de 1606.
- Hôpital Michel Perret [3] (1895-1897) : détruit en 2012 pour construction d'un nouvel hôpital.
- Nombreuses maisons du XVIIe siècle.
- Château de la Boussinière.
- Château de Saint-Jean-de-Chepy des XVe et XVIe siècles.
- Porte de Fures des Xe et XIe siècles (vestiges).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pie VI, prisonnier du Premier Consul Napoléon Bonaparte, a passé une nuit au château de la Boussinière.
- Stendhal a décrit Tullins dans Mémoires d'un touriste.
- Adolphe Chatin, né en 1813 à Tullins,botaniste et médecin, membre de l'Institut,directeur de l'école de Pharmacie de Paris.
- Michel Perret (° en 1813 à Lyon - † en 1900), chimiste. Il achète en 1861 la maison des Chartreux (actuelle mairie) et devient Maire de Tullins. Il construit l'hôpital et se consacre à aider les démunis. Encore aujourd'hui, les étudiants tullinois et furatiers les plus méritants sont récompensés par une bourse portant son nom et financée par son héritage.
- Robert DUBARLE († en1915), avocat et écrivain, député de l'Isère de 1910 à 1914, mort au champ d'honneur en 1915.
- Gaston Valois (° en 1888 à Grenoble - † en 1943), médecin et Maire de Tullins. Il est, durant la Seconde Guerre mondiale, le chef régional des Mouvements Unis de la Résistance. Il préférera se donner la mort plutôt que de livrer le mouvement. Il a reçu la légion d'honneur à titre posthume.
- André Vallini (° le 15 juin 1956 à Tullins), avocat et homme politique français.
- Thierry Frémaux, né à Tullins en 1960, directeur de l'Institut Lumière, délégué général du Festival de Cannes.
- Michel-Villaz Louis-Antoine (° en 1843 à Tullins - † en 1911 à Beaurepaire) connut comme pionnier de l'éclairage électrique privé et public en éclairant sa commune d'adoption Beaurepaire en Isère en 1886. La commune de Tullins a commémoré son souvenir en dressant son buste en bronze sur un petit square; ce buste est l'œuvre d'un sculpteur lyonnais Francisque Lapandery. La commune de Beaurepaire l'honora en inaugurant une avenue à son nom, et par une stèle portant son buste et une fresque à l'entrée de la ville rappelant cet évènement.
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Hôpital Michel Perret, base Mémoire, ministère français de la Culture
