Lans-en-Vercors

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Lans-en-Vercors
Lans et son église depuis la Maison du Parc.
Lans et son église depuis la Maison du Parc.
Image illustrative de l'article Lans-en-Vercors
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Villard-de-Lans
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Michaël Kraemer
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38205
Démographie
Gentilé Lantiers
Population
municipale
2 530 hab. (2011)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 45″ N 5° 35′ 21″ E / 45.1291666667, 5.58916666667 ()45° 07′ 45″ Nord 5° 35′ 21″ Est / 45.1291666667, 5.58916666667 ()  
Altitude Min. 902 m – Max. 1 960 m
Superficie 39 km2
Localisation

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Lans-en-Vercors
Liens
Site web www.mairie-lansenvercors.fr

Lans-en-Vercors est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

La paroisse puis la commune fut jusqu'au Moyen Âge, le principal centre rural du massif du Vercors septentrional, plus connue sous le nom de « Val de Lans » dont elle était l'entrée depuis Grenoble. Lans-en-Vercors est située dans la zone du massif la plus développée économiquement et démographiquement. Ce secteur géographique est entièrement situé dans le département de l'Isère.

Lans perdit durant le Consulat son titre de chef-lieu de son canton, au bénéfice de Villard-de-Lans, sa voisine, qui est devenue le véritable centre économique du canton et de la Communauté de communes du massif du Vercors (CCMV).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Vercors.
carte topographique du Massif du Vercors.

Lans-en-Vercors est situé à environ 23 km de Grenoble, 78 km de Valence, 118 km de Lyon, 169 km de Genève (Suisse), 285 km de Marseille et 586 km de Paris[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Massif du Vercors et Géographie des Alpes.

Lans-en-Vercors est une commune de moyenne montagne du massif du Vercors. Son territoire fait partie du parc naturel régional du Vercors.

Le territoire de la commune se situe à l'extrémité méridionale d'un val jurassien typique, le Val de Lans, qui forme la moitié est du Vercors oriental. La Bourne et le Furon, sont les principaux torrents de la commune. Leurs sources sont situées sur le territoire de la commune.

Ce territoire se situe plus précisément au pied de l'ensemble du Moucherotte, du massif du Vercors dont il marque les limites orientales. Cet ensemble se prolonge au sud jusqu'au col de l'Arc avec les sommets secondaires de la Croix des Ramées, du Grand Cheval (1 827 mètres) et du Pic Saint-Michel (1 966 mètres), tous situés sur le territoire de la commune.

Situé à 4 km du bourg central en direction des plus hauts sommets, la commune présente (en commun avec la commune voisine de Saint-Nizier-du-Moucherotte) un vaste domaine skiable avec une grande variété de pistes et de terrains consacrés au ski alpin (trois domaines spécifiques), ski nordique (deux domaines spécifiques), au snowboard et aux randonnées en raquettes[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Autrans Engins / Saint-Nizier-du-Moucherotte Claix Rose des vents
Méaudre N Claix
O    Lans-en-Vercors    E
S
Villard-de-Lans Villard-de-Lans Varces-Allières-et-Risset
Saint-Paul-de-Varces
Vue générale sur le territoire de Lans-en-Vercors.
Vue générale sur le territoire de Lans-en-Vercors depuis la route du col de la Croix-Perrin en direction de l'est

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

la crois du Pic Saint-Michel
La Croix du Pic Saint-Miche et le village de Lans en contrebas

La crête rocheuse du Vercors visible du Val de Lans, comme de la cuvette grenobloise se situe sur la bordure orientale de la commune. cette ligne rocheuse souvent enneigée est la partie la plus élevée du massif.

Article connexe : Massif du Vercors.
  • Le Pic Saint-Michel

Principal sommet du territoire de Lans-en-Vercors, le Pic Saint-Michel qui culmine à une hauteur de 1 966 mètres est l’un des deux principaux promontoires de la barrière nord-orientale du massif du Vercors.

  • Le Grand Cheval

Le Grand Cheval est un sommet voisin du Pic Saint-Michel. Il se situe un peu plus au nord et culmine à 1 827 mètres. Il est accessible par des sentiers depuis le parking de la Sierre.

  • Le Col de l'Arc

Le Col de l'Arc (marquant la limite sud du territoire lantier) se situe au pied du Pic Saint-Michel à une altitude de1 736 mètres.

  • Le col de la Croix-Perrin

Situé à une altitude de 1 218 mètres, ce col se situe sur la ligne des sommets de la Molière, de la Charande. Il se situe à mi chemin entre les bourgs d'Autrans et de Lans-en-Vercors et sur les limites entre ces deux communes. Ce col abrite également une auberge, faisant office d'hôtel et de restaurant.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bourne[modifier | modifier le code]

La Bourne prend sa source sur le plateau entre les bourgs de Villard-de-Lans et de Lans-en-Vercors, mais sur le territoire de cette dernière. Cette rivière présente des fluctuations saisonnière de type pluvial, fortement accentué à la fin du printemps en raison de la fonte nivale. Son bassin est géré par l'AAPMA de Villard-de-Lans[3],[4].

Le Furon[modifier | modifier le code]

 Le Furon à la sortie des cuves de Sassenage
Le Furon à la sortie des cuves de Sassenage

Le Furon prend sa source au-dessus de Lans-en-Vercors à 1 300 mètres d'altitude et rejoint l'Isère à Sassenage après un parcours de 17 km entre des zones de pâturage, puis des gorges assez larges jusqu'au barrage d'Engins et des gorges camouflant son cours dans sa partie aval[5].

Ce torrent descend très rapidement du plateau de Lans pour former une résurgence située sur le territoire de la commune de Sassenage et connue sous le nom de "Cuves de Sassenage". Un réseau souterrain visité par les spéléologues du monde entier y est associé.

Le Bruyant[modifier | modifier le code]

Petit cours d'eau dévalant la pente de façon rapide et sonore (d'où son nom), le Bruyant est issu d'une résurgence située au cœur du bassin de la Bourne. Ce torrent marque la limite entre les communes de Saint-Nizier-du-Moucherotte et de Lans-en-Vercors et se jette dans le Furon, moins de deux kilomètres après sa source.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du massif du Vercors (soit ses 7 communes dont Lans-en-Vercors) bénéficient d'une station d'épuration moderne située à Villard-de-Lans, sur la route de Pont-en-Royans), ainsi que d'une usine de compostage de boue inaugurées toutes les deux le 6 octobre 2012 par le président du conseil général de l'Isère André Vallini.

Le financement de cette station d'épuration a été assuré, en partie, par l'agence de l'eau Rhone-Méditerranée-Corse (appartenant à l'État), le conseil général de l'Isère, le conseil régional de Rhône-Alpes et essentiellement par autofinancement et recours à l'emprunt de la communauté de communes[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le climat du Vercors dans lequel est situé le territoire de Lans-en-Vercors est de type montagnard, ce qui correspond à l'altitude de la commune, située entre 800 et 2 000 mètres. L'été présente généralement des périodes chaudes, mais sans excès. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements constants.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales moyennes (°C) 7,5 10,5 15,1 22,5 25,4 25 24,8 29,4 24,9 18,9 13,1 7,9
Températures minimales moyennes (°C) -0.6 -0.4 3,2 7,3 11,1 14,0 13,2 14,6 12,7 8,1 2,4 0,7
Source : [2] climat Villard-de-Lans 2011

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

autocar Transisère.
Autocar du réseau Transisère.

La commune est desservie par la route départementale 531 qui relie Saint-Just-de-Claix à Sassenage via Villard-de-Lans, par la route départementale 106 qui relie Méaudre à Seyssins et par la route départementale 106i qui relie le centre ville de Lans-en-Vercors à son domaine skiable alpin. Cette route est aussi appelée Route des montagnes de Lans.

Transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • les lignes 5100, 5110, 5120 du réseau Transisère :
    • la ligne 5100 relie Villard à Grenoble (Gare) par Engins et Lans (Office de tourisme)[7]
    • la ligne 5110 relie Lans à Grenoble avec correspondance avec le 5100 à Lans en Vercors à l'office de tourisme[7].
    • la ligne 5120 relie Villard à Lans par Autrans (le village) et Méaudre (la place)[8].
  • des navettes gratuites relient Lans VillageMontagnes de Lans (Domaine de ski alpin).
Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble qui est située à environ 27 km de la commune.

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 60 km. On peut rejoindre cet aéroport par le car Transisère en transitant par la gare routière de Grenoble. L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et son hub régional, quatrième aéroport français est, lui aussi, relié par une ligne de car (mise en place avec le concours du conseil régional de Rhône-Alpes), avec la gare routière de Grenoble, est situé à 110 km.

Projets de moyen de transport alternatif[modifier | modifier le code]

À noter le lancement d'une éventuelle étude sur un nouveau moyen transport pour le plateau, le téléphérique qui pourrait relier Lans-en-Vercors avec l'agglomération grenobloise au niveau du territoire de la ville de Fontaine[9]. Une étude a été proposée par la Métro (Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole), mais le projet actuel fait l'objet d'une certaine controverse[10]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • L'Olette (sur la route d'Engins)
  • La Cordelière
  • le Peuil (bourg ancestral)
  • Les Héraults
  • Les Drevets
  • Les Falcons
  • Les Jailleux (proche du bourg)
  • La Chenevarie (sur la route de Saint-Nizier)
  • Bouilly (sur la route de Villard)
  • Les Eymards (sur la route de Villard)
  • Les Françons (sur la vieille route)
  • Les Blancs
  • Les Bruyères
  • Les Girards (sur la vieille route)
  • Les Jailleux
  • Les Bernards

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009 (selon l'INSEE), le territoire communal présentait 1941 logements dont une part de résidences principales de 53,9 %, et une part de résidences secondaires de 41,9 %. La différence (4,2%) correspond aux logements vacants[11].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Lans-en-Vercors depuis Jaume.
Vue générale de Lans-en-Vercors depuis Jaume.

Lens, Leins, Lans, diversement orthographié selon les cartographies établies par Cassine puis Bourdet, fut longtemps le centre administratif, sis au hameau du Peuil, du territoire nommé des Quatre Montagnes.

Cette domination démographique initiale de Lans se vérifie évidemment dans l'étymologie des villages limitrophes. Ainsi Villard-de-Lans signifie littéralement "la ferme de Lans" (encore parfois appelé "le Villard de Lans par les anciens). Quant à Autrans "outre Lans", c'est-à-dire "au-delà de Lans".

Le terme de « Lans » est, quant à lui, et selon L'atlas toponymique Savoie, Val d'Aoste, Dauphiné, Provence d'Hubert Bessat (volume 1)[12], un terme qui signifierait (en relation avec le francoprovençal "lanca" "lanka"), une dépression de terrain, un creux de ravin, un lit de ruisseau, une incurvation entre deux vallées en rapport avec le terme "hanche" ou "flanc". Ce terme se retrouve dans la région, au travers des noms de Lanslebourg et Mont-de-Lans, une des deux communes formant la station des Deux Alpes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Squelette d'un homme de Néandertal

Selon l'encyclopédie intitulée Histoire des communes de l'Isère[13]", les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le secteur de Lans-en-Vercors et des Quatre-Montagnes remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère).

Le musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors précise que des traces de l'homme de Neandertal ont été retrouvées dans le secteur du Vercors Drômois, voisin[14]. Un crane d'ours des cavernes découvert dans un site de fouille préhistorique situé sur le territoire de la commune est exposé à la maison du patrimoine (voir photo).

Durant l'antiquité, un peuple très certainement d'origine celtique, les vertacomicorii, dépendant des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du Vercors à qui il donnera son nom. Aucune trace d'une installation durable ne semble avoir été conservé dans le secteur de Lans en Vercors[15].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En l'an 1090, Lans est établie en paroisse. Un prieuré y est établi. En 1227, Guillaume, prieur de Lans et curé de la paroisse est identifié dans un acte de l'ordre des chanoines de Saint-Augustin[16]. En 1497, l'église de Lans contenait deux chapelles : l'une sous le vocable de Saint-Barthélémy, unie à la famille Garcin et l'autre, sous le vocable de Sainte-Croix était unie au prieuré de Lans.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1790, les revenus du prieur et curé de Lans représentent plus de 5437 livres à laquelle s'ajoutaient les dîmes de Méaudre et d'Autrans. En 1791, suite à la mise à disposition de la Nation des biens du Clergé, une partie du domaine du Prieur.

À l'occasion de la réorganisation générale de l'administration en 1800, Lans-en-Vercors perd son titre de chef-lieu de canton au profit de Villard-de-Lans.

Les XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Tramway de grenoble à Villard-de-Lans

Durant plus de 10 ans, une ligne de tramway dénommée le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans est construite pour relier l'ensemble du canton dont Lans-en-Vercors au centre de la préfecture de l'Isère. Les travaux se termine le 26 juin 1920 et la ligne est inaugurée sous la présidence d'André Honnorat[17], ministre de l’Instruction publique du Gouvernement. Exploitée par la Société grenobloise de tramways électriques, cette ligne de tramway à crémaillère qui desservait également les bourgs de Saint-Nizier-du-Moucherotte et Lans-en-Vercors cesse définitivement son activité en 1951.

Durant les années 1920, le maire de l'époque, Pierre Chabert, homme d'affaires, bien introduit auprès du personnel politique de la IIIe République fut le principal initiateur du climatisme destiné aux enfants en cure sur le plateau. Il fut élu conseiller général de 1931 à 1937. Pour en connaitre un peu plus sur l'évolution du climatisme au cours du XXe siècle, un chapitre entier est consacré sur la question dans l'article consacré à Villard-de-Lans.

Dans l'ombre de son chef-lieu de canton, Lans va connaitre un important développement touristique et au début de l'année 1937, la commune va abriter sur son territoire huit hôtels et sept pensions d'enfants.

Depuis le 9 mai 1947, Lans a pris son nom actuel de Lans-en-Vercors.

Durant la seconde moitié du XXe siècle la commune envisage d'aménager des zones skiables digne d'une vraie station de ski. De gros investissements sont réalisés, avec l'aide du Conseil Général sur les flancs de la ligne de crêtes à l'est du territoire entre 1400 et 1 800 mètres d'altitude. En décembre 1975, la ville inaugure son "stade de neige".

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui Lans-en-Vercors est un village paisible mais dynamique qui héberge à chaque saison estivale des manifestations sportives ou culturelles. Ainsi en août 2008 s'est tenu le quatrième congrès européen de spéléologie, dans le cadre du grand rassemblement VERCORS 2008, organisé par le Fédération française de spéléologie et la Fédération spéléologique de l'Union européenne.

Le canton de Villard-de-Lans, auquel appartient la commune de Lans, étant éventuellement appelé à fusionner avec un autre canton à l'occasion des élections de 2015[18], l'assemblée représentative de la communauté des sept communes du massif du Vercors créée il y a plus de 45 ans, souhaite s'engager dans un rôle plus important au niveau de ses administrés notamment en se rendant plus visible : la première étape ayant consisté à reconstruire le nouveau siège de cette communauté dans un bâtiment plus imposant et gérant l'ensemble de ses activités au cœur même du bourg de Villard-de-Lans en 2013, tout près de la mairie et face au grand parking de la Croix-Margot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville de Lans-en-Vercors
Hôtel de ville de Lans-en-Vercors

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Bernard Jalliffier-Ardent    
2001 2008 Guy Charron    
2008 2014 Jean-Paul Gouttenoire PS  
2014 en cours Michaël Kraemer[19].    
Les données manquantes sont à compléter.

Services publics[modifier | modifier le code]

L'Office de tourisme de Lans-en-Vercors
L'office de tourisme de Lans-en-Vercors.
La bibliothèque.

La commune dispose des services suivants :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 530 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
980 898 1 060 1 013 1 076 1 155 1 180 1 265 1 170
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 174 1 169 1 120 1 102 1 051 1 032 1 014 978 961
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
888 893 846 726 717 721 738 923 867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
693 795 859 1 098 1 451 2 026 2 303 2 297 2 563
2011 - - - - - - - -
2 530 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 27,9 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 13,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 26,1 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 14,3 %).
Pyramide des âges à Lans-en-Vercors en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,3 
2,8 
75 à 89 ans
4,1 
10,3 
60 à 74 ans
9,9 
23,3 
45 à 59 ans
21,9 
27,9 
30 à 44 ans
25,4 
12,6 
15 à 29 ans
12,4 
22,7 
0 à 14 ans
26,1 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
21,8 
30 à 44 ans
21,0 
20,7 
15 à 29 ans
19,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Économie[modifier | modifier le code]

  • La station de ski de Lans-en-Vercors, communément appelée "Stade De Neige" contribue fortement au bien être de l'économie du village. Elle est située à six kilomètres du village[24] et est desservie par une navette gratuite durant la saison hivernale.
  • De nombreuses manifestations sportives et culturelles peuvent générer des retombées économiques pour la commune à l'exemple du Hadra Trance Festival, qui se déroule sur le territoire de cette commune qui a occasionné, pour l'année 2011, des retombées économiques de l'ordre de 200 000 € pour les commerces et hôtels du canton dont 73 000 € payés aux entreprises locales essentiellement pour les repas des festivaliers[25] sans tenir compte des coûts liés à son impact sur l'environnement qui jusqu'à présent ne semble pas avoir été évalué.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[26] :

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux domaines de ski alpin : Les montagnes de Lans et le Massif de l'Aigle.
  • Deux domaines de Ski de fond : Les Alliéres et Le Val-de-Lans.
  • station familiale de Lans-en-Vercors[27]

Sentiers de randonnées[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Lans.
L'église de Lans.
  • L'église et le prieuré de Lans : L'église de Lans possède un clocher latéral qui est estimé remonter avant le XVIe siècle selon l'ouvrage relatant L'histoire des communes de l'Isère (Édition Horvath), présente cependant une nef qui a été reconstruite en 1895. Le clocher de l'église est d'ailleurs classé monument historique depuis le 25 juin 1929, et l'intérieur a déjà été utilisé dans un film de de Philippe Muyl dénommé Le papillon.
La Maison traditionnelle du Vercors
La maison traditionnelle du Vercors
  • La maison traditionnelle du Vercors : Ces maisons sont facilement reconnaissables grâce à leurs toits : d'une part les pignons dépassent des couvertures et laissent apparaître un bord crénelé. Cet aménagement spécifique, du aux tempêtes de vent, remplacent les anciennes couvertures en chaume qui risquaient d'être arrachées par les bourrasques, et d'autre part, la configuration en "escalier" avec des dalles inclinées permettant, de rejeter l'eau, selon le même principe qu'une gouttière. Ce type de pignon en gradin, si typique du paysage local, est dénommé pignon à redents ou en "pas de moineaux" (appellation locale) et il est également observable dans de nombreuses autres régions françaises, notamment en Flandre française, en Franche-Comté, dans le Bugey, et en Savoie. Généralement, sur le sommet des toits des maisons et fermes de Lans et du Vercors et située à la pointe du pignon, on peut découvrir une couve, objet en pierre sculptée et quelquefois de forme plus ou moins phallique, censée voire inciter les habitants de la maison à la fertilité[28].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la "Magie des automates".
Bâtiment de la "Magie des automates"
  • Musée de la magie des automates

Cette structure ludique, située au nord du Village, non loin de la route d'Engins (en contrebas la maison du Parc régional), présente sur 130 m2 une exposition où sont exposés une cinquantaine d'automates au travers de nombreuses scènes appréciées des enfants et des adultes.

La visite de ce musée permet également de découvrir "Le Hameau du Père Noël" avec son atelier, et toute une collection d'objets à son effigie[29].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'espace forestier de Lans-en-Vercors appartient tout entier au domaine de la forêt du Massif du Vercors. Celui-ci est partagée en nombreux secteurs dénommés différemment pour des raisons locales et historiques. Liste des différents espaces forestiers :

  • Bois de la Bouchadière
  • Forêt de Guiney
  • Forêt de Jay
  • Bois Sigu
  • Bois des mûres
  • Bois des Suifs

À la fin du XIXe siècle, la forêt de Lans offre des ressources non négligeables aux habitants du bourg et des différents hameaux qui composent le territoire communal. Les routes en direction de la vallée de l’Isère construites récemment permettent dorénavant le transport des grumes. Les troncs d'arbres sont coupés à la hache et à la scie afin d'être ensuite chargé sur un char à l’aide d’un treuil à manivelle dénommé « la chèvre ». Enfin les grumes étaient tirés par des vaches de la région dite les « Villardes ») ou par des chevaux qui les acheminaient jusqu’aux scieries afin de les débiter. À la fonte des neiges, généralement au printemps, la force de l’eau faisait tourner les scieries de la commune[30].

Le plateau de la Molière et du Sornin est un espace naturel sensible et un site Natura 2000[31]

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune de Lans, 97 espèces d'animaux sauvages ont été observées, dont 90 espèces d'oiseaux[32].

L'avifaune[modifier | modifier le code]

L'avifaune du massif du Vercors et des quatre montagnes où se situe Lans présente des espèces de plaine et de forêts de feuillus, des espèces de montagne et de forêts mixtes de conifères et feuillus, des espèces de secteur subalpin et de haute montagne (pelouses alpines) et enfin les oiseaux spécifiques des falaises ou des zones humides[33].

Voici quelques oiseaux typiques de la région de Lans-en-Vercors en photos :

Les mammifères[modifier | modifier le code]

De nombreux mammifères sont observables sur le territoire de Lans en Vercors et ses environs tels que le chevreuil, le sanglier, le chamois la belette d'Europe, le renard roux, ou différentes espèces de chiroptères.

À noter que le territoire de la commune héberge une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) crée par la loi du 12 juillet 1983 dite Loi Bouchardeau.

Les insectes[modifier | modifier le code]

De nombreux insectes sont aussi observables sur le territoire de la commune et de ses montagnes environnantes tels que l' Arcyptera fusca, le Decticelle bariolée, le Criquet et l'abeille noire ainsi que plusieurs espèces de papillons très facilement observable sur le plateau entre la fin du printemps et le début de l'automne.

Certains de ces insectes sont répertoriées sur le site de l'INPN (Inventaire national du patrimoine naturel) [34].

Flore[modifier | modifier le code]

Le Massif du Vercors propose une très riche variété de fleurs avec plus de 1800 espèces végétales. Le secteur de Lans-en-Vercors situé entre 800 mètres et 2 000 mètres présentent essentiellement les espèces correspondant à :

Article connexe : Flore du Vercors.

Voici quelques fleurs locales (du Vercors) en photos :

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Le Trophée Andros[modifier | modifier le code]

Alain Prost dans sa Dacia Duster lors d'une mache du Trophée Andros

Né en 1985 de la rencontre entre deux passionnés de course automobiles, Le Trophée Andros est une série de compétitions automobiles et motocyclistes sur glace qui se tient chaque hiver depuis 1990. Malgré quelques incursions à l'étranger (en Andorre ainsi qu'à Sherbrooke au Québec), il s'agit d'un championnat essentiellement français dont une manche se déroule traditionnellement à Lans-en-Vercors (20 fois depuis la création de la compétition).

Le Trophée Andros se décline en plusieurs championnats.

  • Championnat Élite
  • Pilot Bike
  • Sprint Car et Trophée Andros Féminin
  • Trophée Andros Électrique et Trophée Andros Académie
Article connexe : Trophée Andros.

Manifestations culturelles et touristiques[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2010, la commune a accueilli le Hadra Trance Festival. Ce festival international de Musique Trance Electronique en plein air, a eu lieu sur le site des Montagnes de Lans du 22 au 25 août 2013.

Cet évènement culturel entraîne l'opposition de la part d'une minorité dans le conseil municipal[25].

Médias[modifier | modifier le code]

Radio FM[modifier | modifier le code]

En matière de radio, les habitants de Lasn-en-Vercors et ses environs bénéficiaient d'un chaine locale dénommée Fréquence 4 (comme "Quatre-Montagnes") qui cessa d'émettre en 2009 par décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel[35].

En décembre 2011, une nouvelle station dénommé Radio-Oxygène commence à émettre ses émissions sur le plateau. Il s'agit d'une chaine de stations de radio FM qui possède la particularité d'émettre principalement dans les grandes stations de ski alpines telles que Val d'Isère, L'Alpe d'Huez ou Isola 2000 [36],[37]

Télevision[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la réception de la télévision, les habitants de la commune, équipés avec des appareils adéquats, peuvent recevoir 20 chaines de la TNT, comprenant l'édition régionale de France 3 : France 3 Alpes - Grenoble.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait de profil de Stendhal

Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme littéraire de Stendhal est né à Grenoble. Cependant sa famille paternelle est originaire du Peuil, hameau situé entre Lans et Villard. Une généalogie a été établie pour prouver cette origine[39].

Son aïeul, Joseph Beyle (Jean, Ambroise) est né le 1er mai 1663 dans la commune et a été baptisé le 18 juin 1663 dans l'église de Lans en Vercors,

Article détaillé : Stendhal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La distance entre la commune et différentes villes, sur le site mappy.fr.
  2. site de l'OT de Lans
  3. Site du club halieutique de la Bourne
  4. [PDF] Fiche de débit caractéristique - la Bourne à Saint-Just-de-Claix
  5. Site sur la Bourne-Page sur le Furon
  6. Site de la CCMV / STEP.
  7. a et b [PDF] Horaire des lignes 5100 et 5110, sur le site transisere.fr.
  8. [PDF] Horaire des lignes 5120 et 5130, sur le site transisere.fr
  9. Page sur le téléphérique dans le Dauphiné Libéré
  10. Conseil municipal : passe d’armes sur le transport par câble, sur le site ledauphine.com
  11. Site de l'INSEE.
  12. Atlas toponymique de Savoie et du Dauphiné, volume 1 - Thèse soutenue en 2002
  13. Histoire des communes de l'Isère, tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath
  14. Site du musée de la préhistoire de vassieux en Vercors.
  15. Les peuples gaulois.
  16. Les prieurés de l'ancien diocèse de Grenoble Éditions Maisonville, 1884.
  17. Le chemin de fer de Grenoble à Villard de Lans Patrice Boullin 2000 .
  18. Page sur la réforme des scrutins locaux.
  19. Liste des élus de Lans-en-Vercors sur le site officiel de la commune
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  22. « Évolution et structure de la population à Lans-en-Vercors en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Isère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  24. Plan de Lans-en-Vercors avec google map..
  25. a et b [1].
  26. Site officiel de l'académie de Grenoble.
  27. Station Lans en Vercors sur le site Isère Tourisme
  28. Site de la Chapelle en Vercors
  29. Site de la magie des automates
  30. la forêt de lans sur le site du PNRV.
  31. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 27 (consulté le 22 juillet 2014)
  32. Les oiseaux des Alpes..
  33. Les oiseaux du Vercors..
  34. Site de l'IPN.
  35. Décision du CSA
  36. Les radios du Vercors
  37. Radio Oxygène
  38. Site du comité de jumelage Lans-en-Vercors/Saint-Donat.
  39. Site sur la généalogie de Stendhal et de la famille Beyle


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]