Saint-Clair-du-Rhône

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Saint-Clair-du-Rhône
Image illustrative de l'article Saint-Clair-du-Rhône
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Roussillon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Roussillonnais
Maire
Mandat
Olivier Merlin
2014-2020
Code postal 38370
Code commune 38378
Démographie
Gentilé Saint-Clairois, Saint-Clairoises
Population
municipale
3 915 hab. (2011)
Densité 547 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 27″ N 4° 46′ 25″ E / 45.4408333333, 4.7736111111145° 26′ 27″ Nord 4° 46′ 25″ Est / 45.4408333333, 4.77361111111  
Altitude 162 m (min. : 153 m) (max. : 307 m)
Superficie 7,16 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-clair-du-rhone.fr

Saint-Clair-du-Rhône est une commune française, est une ville située dans le quart sud-est de la France, dans le département de l’Isère en région Rhône-Alpes.

Avant d’être une cité industrielle, Saint Clair du Rhône a été un petit village de paysans et d’abord un site gallo-romain dont on peut retracer l’histoire en s’appuyant sur l’archéologie et la tradition chrétienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

De Vienne (10 km) ou de Lyon (40 km) : RN7 ou autoroute du Soleil (A7), sortie (Vienne-Sud) :Ampuis et N86 jusqu'à Condrieu. De Saint-Étienne (50 km) : A47 puis A7 jusqu'à la sortie (Vienne-Sud) :Ampuis et N86 jusqu'à Condrieu ou N82 jusqu'à Sablons. De Grenoble 100 km) : N85 puis D519 par Beaurepaire puis Chanas et Roussillon. De Valence (50 km): RN7 ou A7 jusqu'à la sortie de Chanas.

Topographie[modifier | modifier le code]

Bordée à l'ouest par le Rhône sur 2 km, la commune de St Clair du Rhône s'étend sur 716 hectares de coteaux et de plaine depuis les bords du fleuve en amont des Roches De Condrieu jusqu'à la rivière "la Varèze" au sud.

altitude : 161 mètres (142 mètres à l'étiage du Rhône) et (304 mètres au point culminant). latitude : 45 degrés 26 minutes 30 secondes de latitude nord. longitude : 4 degrés 46 minutes 30 secondes de longitude est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vérin Condrieu
Les Roches-de-Condrieu
Saint-Prim Rose des vents
Saint-Michel-sur-Rhône N Saint-Prim
O    Saint-Clair-sur-Rhône    E
S
Chavanay Saint-Alban-du-Rhône
Clonas-sur-Varèze
Clonas-sur-Varèze

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Saint-Clair-du-Rhône est dans une zone d'aléa sismique modéré[1], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 21 novembre 2005[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord au sud par la D4.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Saint-Clair - Les Roches.
La gare de Saint-Clair-Les Roches.

Transports Urbains[modifier | modifier le code]

Le transport en commun urbain est assuré par le Transport du Pays Roussillonnais[3].

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches de Saint-Clair-du-Rhône sont ceux de Lyon-Saint-Exupéry et de Grenoble - Isère. Plus proche, existe aussi l'aérodrome de Vienne Reventin, au nord de Saint-Clair-du-Rhône sur la commune de Reventin-Vaugris.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projet d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint Clair du Rhône, il viendrait de celui d’un enfant du pays, Clarus, né en 590 après Jésus Christ au Gabion (hameau du centre du village), qui devint abbé du monastère Saint-Marcel à Vienne. Remarqué par sa vertu, son don de prophétie (il annonça les futures invasions des Vandales et des Sarrasins) et même ses miracles (un paralytique aurait été guéri le jour de sa mort en 660), il fut canonisé au 9e siècle et on donna son nom à son village natal. En tout cas le nom de Saint Clair du Rhône apparaît pour la première fois dans une bulle du pape Adrien IV, se rapportant aux territoires appartenant à l’archevêché de Vienne en 1157.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village aurait été fondé au 1er siècle avant Jésus Christ, en même temps que Condrieu, par des Helvètes venus du Jura après un traité signé avec Jules César en 59 avant Jésus Christ, à moins qu’il n’ait été simplement habité par les Allobroges, peuplade gauloise qui aurait accepté de s’allier à César, l’occupant romain. Quoi qu’il en soit, le site est habité dès le 1er siècle après Jésus Christ, comme en atteste la découverte en 1962 de tout un village gallo-romain et la présence sur le site, de mosaïques, de tegulae (tuiles), de poteries et d’une statue en calcaire décapitée qui orne désormais l’entrée de la nouvelle mairie.

Après être passé sous la tutelle franque, le village appartint au comté du Viennois.

Quant au nom de Saint Clair du Rhône, il viendrait de celui d’un enfant du pays, Clarus, né en 590 après Jésus Christ au Gabion (hameau du centre du village), qui devint abbé du monastère Saint-Marcel à Vienne. Remarqué par sa vertu, son don de prophétie (il annonça les futures invasions des Vandales et des Sarrasins) et même ses miracles (un paralytique aurait été guéri le jour de sa mort en 660), il fut canonisé au 9e siècle et on donna son nom à son village natal. En tout cas le nom de Saint Clair du Rhône apparaît pour la première fois dans une bulle du pape Adrien IV, se rapportant aux territoires appartenant à l’archevêché de Vienne en 1157.

Au Moyen Âge, Saint Clair du Rhône était, comme tout l’actuel Dauphiné, « terre d’Empire », le Royaume de France étant de l’autre côté du Rhône qui constituait une véritable frontière. Les habitants des deux rives s’affrontèrent à plusieurs reprises en de furieux combats avec des alternatives de succès et de défaites. Un château fort se trouvait sur la colline de la Madone, il en subsiste de nos jours un pan de mur. En 1332 il fut attaqué par les troupes du bailli de Mâcon sur ordre du Roi, en représailles d’une incursion de 10 000 Viennois qui pillèrent Condrieu deux ans auparavant. L’affaire se termina par le massacre de la garnison de Saint Clair du Rhône, la destruction du château, de l’église et du bourg.

En 1349, le comte d’Albon cède le Dauphiné au Roi de France, dont le fils aîné portera dès lors le nom de Dauphin. C’est sans doute vers cette époque que le bourg des Roches, jusqu’alors dépendant de Condrieu, est rattaché à Saint Clair du Rhône qui souffrit ensuite des Guerres de Religion. Le château rebâti fut à nouveau ruiné sous Henri III, à l’époque de la Ligue. La position stratégique de Saint Clair du Rhône, au bord du fleuve, ne lui garantissait pas la sécurité. Sous la Réforme, les troupes du Baron des Adrets incendièrent le village et l’église en 1562. En 1639 on note l’installation à Saint Clair du Rhône de Louis GRUBIS dont le fils Pierre sera nommé sous Louis XIV capitaine châtelain de Saint Clair du Rhône avec ses armoiries (qui furent plus tard reprises, en y ajoutant un dauphin, pour créer le blason de Saint Clair du Rhône). Au moment de la Révolution Française, Les Roches-de-Condrieu et Saint Clair du Rhône, qui ne formaient qu’une seule commune, se séparèrent. Les relations de cet évènement et des différends qui le suivirent sont complexes et varient selon leurs auteurs. On raconte qu’en 1802 « les mariniers des Roches de Condrieu obtinrent la séparation d’avec les paysans de Saint Clair du Rhône ». Les deux communes devinrent indépendantes.

En 1875 est érigée sur la colline dominant le village la statue de la Madone, à l’initiative d’Emile Faure (maire de la commune de 1839 à 1852). Il voulait ainsi remercier la Vierge d’avoir épargné tous les soldats saint-clairois partis à la guerre de 1870. Cependant, Saint Clair du Rhône, devenu un petit village d’agriculteurs et de quelques vignerons, périclite. La population diminue inexorablement, passant de 683 en 1855 à 412 en 1901. C’est alors que les industries chimiques vont venir s’installer dans le site proche du Rhône et de la voie de chemin de fer PLM. Dès lors, la population va régulièrement s’accroître : 1000 habitants en 1933, 2300 en 1963, 3650 en 1999, plus de 3850 en 2003. En effet, la Compagnie des Produits Chimiques et des Matières Colorantes créée par un ingénieur lyonnais Mr Rogemond, s’installe en 1916 aux Roches de Condrieu pour s’établir dès l’année suivante à Saint Clair du Rhône. Changeant plusieurs fois de raison sociale dont la plus connue reste celle Francolor, elle connaît son apogée vers 1950 avec près de 1000 salariés, avant d’être emportée par la crise de la chimie jusqu’à la fermeture en 2004 de l’entreprise devenue Stahl et le licenciement de ses 147 derniers salariés. Une autre entreprise chimique a contribué au développement de la commune : la société Progil, spécialisée dans la production de phosphates de sodium et de sulfure de carbone. Installée à Saint Clair du Rhône en 1917, elle aussi, elle fut absorbée par Rhône-Poulenc en 1975 et rattachée à Roussillon en 1993.

Mais l’éclatement du groupe Rhône-Poulenc donna naissance à 3 sociétés installées sur le site : Rhodia-Eco-Services, Prayon (phosphates alimentaires) et Adisseo (qui fabrique la matière première livrée à Roussillon pour la fabrication de la méthionine : aliments pour animaux). Il faut ajouter aussi l’installation en 1953 à Saint Clair du Rhône de la Chaudronnerie des Roches (C.D.R.) qui, après avoir compté jusqu’à 100 salariés puis avoir connu une mise en liquidation judiciaire, est repartie en 2005 avec un nouveau PDG et 36 salariés. N’oublions pas, non plus, parmi les grandes entreprises ayant contribué à l'essor de St Clair du Rhône, la société Prezioso, créée en 1956 par un jeune saint-clairois d’adoption. Cette entreprise de peinture industrielle, à l’envergure internationale, a transféré son siège et ses bureaux dans la ville voisine de Vienne en août 2010.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Clair-du-Rhône Blason Tiercé en fasce: au 1er d'azur au lion d'or, au 2e de gueules au chevron d'or accompagné de trois besants de sable, au 3e rempli d'une mer d'or, chargée d'un dauphin nageant d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2008 M. Jean Nemoz    
juin 2008   M. Jean Nemoz    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de 1962 à 2008[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 915 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
493 593 570 605 674 623 655 683 685
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
695 683 685 675 624 605 560 536 511
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
528 505 641 767 1 009 1 211 1 359 1 858 2 266
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
2 753 2 650 3 059 3 360 3 605 3 835 3 859 3 886 3 915
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de la guerre 1914/1918
  • Statue de la Madone
  • Église de Saint-Clair-du-Rhône
  • Complexe sportif
  • École des Grouillères
  • École du Village
  • École Saint-Paul
  • École de musique agréée

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'échelle comporte cinq niveau : très faible, faible, modéré, moyen et fort
  2. « La nouvelle carte d'aléa sismique », sur site du Plan Séisme
  3. http://www.bustpr.fr/
  4. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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