Avit de Vienne

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sceau attribué à Saint Avit[1]

Sextus Alcimus Ecditius Avitus, en français Avit, est un saint des Églises catholique et orthodoxe.

Il meurt un 5 février vers 525. Il est donc fêté le 5 février[2],[3].

Biographie et œuvres[modifier | modifier le code]

Né à Vienne (Isère, France) vers 450, fils du sénateur romain Esychius qui, vers 475, est élu archevêque de Vienne à la mort de saint Mamert de Vienne. Lui-même se marie et a des enfants.

Veuf à 40 ans, il distribue tous ses biens aux pauvres et se retire dans un monastère. En 490, il succède à son père comme évêque de Vienne. Excellent évêque, théologien et poète, il se soucie des pauvres de Vienne, mais aussi de la vie de l'ensemble de l'Église. On a gardé la lettre par laquelle, en 496, il félicite Clovis de s'être converti.

« Votre foi est notre victoire, et nous sommes les vainqueurs partout où vous combattez. »

Avit était apparenté à l'empereur romain Avitus. Il présida en 517 le concile d'Épaone où furent adoptés ou remis en vigueur d'importants canons concernant l'administration de l'Église et la discipline des clercs.

Métropolitain d'une province située en royaume burgonde, le premier but d'Avit fut d'y combattre l'arianisme. Si son influence sur les rois Chilpéric et Gondebaud ne fut pas assez forte pour les convertir au catholicisme, elle fut décisive auprès des fils de ce dernier, Sigismond et Godomar, et de la fille de Chilpéric II, Clotilde.

Excellent diplomate, bon orateur, écrivain fécond, Avit a laissé plusieurs traités de théologie, des homélies et des poèmes. Il est le frère d'Apollinaire, abbé de l'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon, de l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune et de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon.

Références[modifier | modifier le code]

Acta Sanctorum, février, I, 660.

Voir également[modifier | modifier le code]