Aragonite
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Catégorie V : carbonates et nitrates |
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| Catégorie | Minéral | ||
| Formule brute | CaCO3 | ||
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| Masse moléculaire | 100,09 g/mol | ||
| Couleur | incolore, blanc-gris à jaune pâle ou nuancé de bleu, vert, violet ou rouge | ||
| Classe cristalline et groupe d'espace | orthorhombique holoèdre![]() |
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| Système cristallin | orthorhombique | ||
| Clivage | {010} plus ou moins distinct | ||
| Habitus | prismatique | ||
| Fracture | conchoïdale | ||
| Échelle de Mohs | 3,5 - 4 | ||
| Éclat | vitreux | ||
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| Indice de réfraction | α=1,530 β=1,682 γ=1,686 | ||
| Biréfringence | 0,156 ; biaxe négatif | ||
| Dispersion | 2vz ~ 18° 11' | ||
| Polychroïsme | aucun | ||
| Fluorescence ultraviolet | aucune | ||
| Trait | blanc | ||
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| Densité | 2,9 - 3 | ||
| Fusibilité | infusible | ||
| Solubilité | dilué par l’HCl | ||
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| Magnétisme | aucun | ||
| Radioactivité | aucune | ||
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L’aragonite est le polymorphe stable à haute température et haute pression du carbonate de calcium, de formule CaCO3 ; le polymorphe stable en conditions ambiantes est la calcite. En conditions ambiantes, l'aragonite se transforme très lentement en calcite (en plusieurs dizaines voire centaines de millions d’années)
Les trois formes principales cristallines du carbonate de calcium sont l'aragonite, la vatérite et la calcite.
L'aragonite est orthorhombique holoèdre 2/m 2/m 2/m, classe dipyramidale. Elle donne des cristaux en prismes allongés, très souvent maclés parallèlement à (110) formant alors des macles simples à deux cristaux ou des lamelles traversant le cristal ou des groupes de trois cristaux simulant un prisme hexagonal (macle mimétique). Aussi en masses fibreuses, oolithiques, columnaires, coralloïdes. Clivage (010) plus ou moins distinct. L'aragonite est souvent transparente à translucide.
L’aragonite apparaît comme minéral primaire dans les roches métamorphiques de haute pression, mais la plupart des carbonates orthorhombiques apparaissent sous forme de minéraux de remplacement dans les roches sédimentaires, volcaniques et métamorphiques et de gisements, formés à basse température et pression de solutions aqueuses.
Des formes biosynthétisées d'aragonite existe, constituant notamment la nacre et les perles d'huîtres, moules ou autres coquillages, et une partie du squelette de la plupart des coraux durs et les récifs coralliens.
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[modifier] Gisements
Découverte en 1797 à Molina de Aragón, Saragosse, Aragon (Espagne). On la retrouve aussi en Chine.
[modifier] Biologie
Les coquillages sont formés pour moitié de calcite et pour l'autre moitié d'aragonite, certains coquillages comprenant les deux formes, comme l'ormeau. La coquille du lambi, gastéropode des Antilles, est formée exclusivement de microcristaux d'aragonite sur une matrice protéique[1].
[modifier] Aragonite, climat et acidification des océans
Elle jouent un rôle majeur dans le cycle biogéochimiques du carbone et dans les puits de carbone océaniques. L'aragonite devient soluble dans l'océan au delà d'une certaine acidité de l'eau, (légèrement variable selon la température), c'est pourquoi elle est considérée comme un des traçeurs et indicateurs de l'acidification des océans induite par les émissions anthropiques de CO2 notamment. Selon les espèces, la coquille ou l’exosquelette de nombreux organismes marins est fait d'aragonite ou de calcite ou d'une superposition ou mélange de ces deux formes cristallines. Plus l'eau est acide, plus il y aura compétition entre la construction biochimique du calcaire et sa dissolution chimique dans l’eau de mer ambiante. Dans une eau trop acide, des coquilles déjà formées peuvent se déliter en tuant les animaux qu'elles protégeaient[2].
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
[modifier] Notes et références
Source : Ole Johnsen, L'Encyclopédie des minéraux, adaptation française : Delachaux et Niestlé, Paris, 2002
- ↑ Ballarini R, Heuer A, Des secrets dans la coquille, Pour la Science, octobre 2008, p86-92
- ↑ Orr, J. C., V. J. Fabry, O. Aumont, Laurent Bopp, S. C. Doney, R. A. Feely, A. Gnanadesikan, N. Gruber, A. Ishida, F. Joos, R. M. Key, K. Lindsay, E. Maier-Reimer, R. Matear, P. Monfray, A. Mouchet, R. G. Najjar, G.-K. Plattner, K. B. Rodgers, C. L. Sabine, J. L. Sarmiento, R. Schlitzer, R. D. Slater, I. J. Totterdell, M.-F. Weirig, Y. Yamanaka, and A. Yool, Anthropogenic ocean acidification over the twenty-first century and its impact on calcifying organisms, Nature, Vol 437, doi:10.1038/nature04095, 681--686, 29 Sept. 2005.


