Turcs (peuple)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le peuple de Turquie. Pour les peuples turcs, voir Peuples turcs.

Turcs

Description de l'image  Turkish woman in Ottoman costume 2.jpg.
Populations significatives par région
Drapeau de la Turquie Turquie 75 000 000[1][2][3]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 3 000 000
Drapeau de l'Irak Irak 3 500 000
Drapeau de la Syrie Syrie 2 500 000
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 750 000
Drapeau de la France France 500 000
Autre pays +200 000 000
Population totale +250 millions
Autres
Régions d’origine

Asie centrale

Langues

Turc

Religions

Islam, Chamanisme, Animisme, Tengrisme, Judaïsme, Christianisme

Ethnies liées

Autres peuples turcs[4]

Les peuples turcs, également connu comme les Turcs (en turc : singulier : Türk, pluriel : Türkler), sont un groupe subethnique des peuples turcs, surtout vivant en Turquie et dans les anciennes terres de l'Empire ottoman où les minorités turques avaient été mis en place en Bulgarie, Chypre, Géorgie, Grèce, Irak, Kosovo, Macédoine, la Roumanie et la Syrie. En outre, en raison de la migration, une importante communauté turque a été établie en Europe occidentale (en particulier en Allemagne, en France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et le Liechtenstein), ainsi qu'en Australie, au Moyen-Orient, Amérique du Nord et l'ancienne Union soviétique.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Türk ou Turc (ancien turc : Old Turkic letter UK.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Türük[5],[6] ou Old Turkic letter UK.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Old Turkic letter K.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter UK.svg Kök Türük[5],[6] ou Old Turkic letter K.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Türk[7]) est répandu comme une désignation politique pendant la période de l'hégémonie impériale Göktürk à leur sujets les peuples turcs et non-turcs. Par la suite, il a été adopté comme un ethnonyme générique désignant la plupart sinon la totalité des tribus turcophones d'Asie centrale par les peuples musulmans avec lesquels elles sont entrées en contact. L'époque impériale a également fourni un héritage de l'organisation politique et sociale qui dans sa forme turque est devenu le patrimoine commun des groupements turcs d'Asie centrale.

Origines[modifier | modifier le code]

Les Köktürks en 600 après J-C.

Les Turcs, de la dynastie Seldjoukide puis Ottomane, s’installèrent en Anatolie à partir de XIe siècle. Mais l’histoire des Turcs commence bien plus tôt dans les steppes d’Asie centrale et leur histoire, fort riche, dépasse de beaucoup les frontières de l’actuelle Turquie. Des sources chinoise mentionnent des tribus qui, dès le deuxième millénaire av. J.-C., nomadisent dans les steppes entre la Chine du Nord et le Lac Baïkal, dans la région de l’Orkhon et de la Selenga, au nord de l’actuelle Mongolie. Ces Turcs étaient des nomades, pasteurs, chasseurs, excellents cavaliers et vivaient sous la tente, organisés en tribus et en clans sous l’autorité d’un Khan (chef).

Selon les sources chinoises, les nomades des steppes étaient installés dans la première moitié du premier millénaire entre le lac Balkhach et la mer d’Aral. Vers 600 apparaît une fédération de neuf tribus turques, les dokuz Oghuz (9 Oghuz) dont la plus puissante est composéede dix clans, les Dix Uigur « alliés ».

Les premiers peuples connus dans l’histoire sous le nom de "Turcs" sont appelés par les historiens chinois T’ou-kiu, transcription de « türük » ( = fort). En 552, ils fondèrent autour de l’Orkhon le premier empire turc qui s’étend du lac Balkach au Baïkal. Ils sont qualifiés de « gök » (= ciel) car ils revendiquent une origine céleste, divine. Les T’ou-kiu sont considérés comme les fondateur de la littérature turque : On leur doit le premier document connu en langue turque, les inscriptions de l’Orkhon (vers 735), textes à caractère épique et poétique inscrits sur des stèles, en caractères runiques.

La religion de ce Turcs, qu’ils partagent avec leurs voisins mongols, est le tengrisme. L’univers est conçu comme trois zones superposées : le ciel, la terre et le monde souterrain reliés par un axe cosmique, pilier sur lequel repose le ciel. L’homme doit s’intégrer au cosmos, à la nature. La montagne joue un rôle important car elle touche les cieux, de même que le puits qui communique avec le monde souterrain et l’arbre cosmique dont les branches s’élèvent vers le ciel et les racines quis’enfoncent sous terre.

Les Turcs avaient aussi des croyances de type totémique : parmi leurs grands mythes d’origine, le loup qui descend des montagnes pour chercher sa proie dans les ville à l'image des nomades des steppes quieffectuaient des razzias sur les populations sédentaires.

Au VIIIe siècle, les Turcs sont installés en Mongolie où ils ont fondé l’État des Ouïgours (Indo-européens turquisés).

Les tribus turques s’éloignent bientôt définitivement de leur région d’origine, et leur histoire se différencie de celle des Mongols. Alors que ces derniers se dirigent vers l’est, les Turcs se déplacent progressivement vers l’ouest où ils entrent en contact avec l’Islam dès le IXe siècle par l intermédiaire de la dynastie iranienne des Samanides, installés au Xe siècle en Transoxiane (capital Boukhara, actuel Ouzbékistan). Soldats ou prisonniers dans l’armée samanide, les Turcs s’islamisent. À la fin du Xe siècle, les Turcs occupent une place de premier plan dans le monde islamique.

Les Turcs actuels, présents dans l'actuelle Turquie, sont issus d'un grand brassage de populations. Quand ils apparaissent aux frontières de l'empire byzantin aux Xe et XIe siècles, ils ont le profil et la couleur de peau des asiatiques, donc ils sont assez semblables aux peuples qui vivent près de la Mongolie. Au fur et à mesure qu'ils avancent dans l'empire byzantin (bataille de Mantzikert en 1071),certains font souche, par exemple en Anatolie. Il y a alors des unions, plus ou moins forcées avec les autochtones (Grecs,peuples anatoliens (dont Kurdes), Arméniens),qui vont donner les caractéristiques du peuple turc actuel. Il y eut aussi des unions avec des esclaves, car chaque ville prise donnait lieu à des pillages et à un tribut. Plus tard va être instauré le système des Janissaires où l'aîné d'une fratrie d'enfants d'une famille d'origine chrétienne (Grecs, Serbes, Bulgares...) était élevé dans une famille musulmane pour en faire un guerrier au service du sultan. Avant de tomber en désuétude au XVIIIe siècle, les sultans avaient tout de même plusieurs dizaines de milliers de Janissaires, ce qui n'était pas un chiffre négligeable. Un Janissaire restait militaire jusqu'à ses 35 ans environ, et après, il se fondait dans la société civile. Il y eut plusieurs centaines de milliers de Janissaires issus de familles chrétiennes entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, et ce système existait déjà bien avant la prise de Constantinople en 1453. Il y eut de nombreux Grecs qui furent intégrés à la culture turque, et avec les générations, ils abandonnèrent la langue hellenique et la religion orthodoxe pour l'Islam (ex : une grande partie des habitants de Constantinople, dè1453). Aujourd'hui, en Turquie, parler des origines etniques est un sujet délicat, pour des raisons politiques et historiques. à l'abolition du sultanat, un système laïc fut instauré pour résoudre en partie ce sujet délicat. D'un point de vue officiel, en Turquie, la langue est le Turc, le peuple dominant sont les Turcs, et la religion dominante est l'Islam, ciment culturel du pays. L'armée, enfin, est garante des institutions.

Culture[modifier | modifier le code]

Les Turcs ont une culture très diversifiée qui est un mélange de différents éléments du turc Oguz, des Anatoliens, des Ottomans et de la culture et des traditions occidentales depuis le début de l'occidentalisation de l'Empire ottoman. La culture turque est mélangée avec celles des peuples qui habitent les zones de leur migration d'Asie centrale vers l'Ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. National Statistical Institute of Bulgaria, « 2011 Population Census in the Republic of Bulgaria (Final data) », National Statistical Institute of Bulgaria,‎ 2011
  2. Sosyal 2011, 369.
  3. Bokova 2010, 170.
  4. Balaban, Ayhan. İskit, Hun ve Göktürklerde Sosyal ve Ekonomik Hayat. T.C. Gazi Üniversitesi Sosyal Bilimler Enstitüsü Eski Çağ Tarihi Bilim Dalı Yüksek Lisans Tezi. 2006. URL:http://fef.kafkas.edu.tr/sosyb/tde/halk_bilimi/makaleler/kultur_med/kultur_med%20(20).pdf. Erişim tarihi: 11.12.2011. (Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/63rPeTJL1)
  5. a et b Kultegin's Memorial Complex, TÜRIK BITIG Khöshöö Tsaidam Monuments
  6. a et b Bilge Kagan's Memorial Complex, TÜRIK BITIG Khöshöö Tsaidam Monuments
  7. Tonyukuk's Memorial Complex, TÜRIK BITIG Bain Tsokto Monument

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Levent Sosyal, « Turks », dans Jeffrey Cole, Ethnic Groups of Europe: An Encyclopedia, ABC-CLIO,‎ 2011 (ISBN 1598843028).
  • (en) Irena Bokova, « Recontructions of Identities: Regional vs. National or Dynamics of Cultrual Relations », dans François Ruegg, From Palermo to Penang: A Journey Into Political Anthropology, LIT Verlag Münster,‎ 2010 (ISBN 3643800622)