Cavaillon
| Cavaillon | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Apt | |
| Canton | Cavaillon (chef-lieu) |
|
| Intercommunalité | Communauté de communes Provence Luberon Durance | |
| Maire Mandat |
Jean Claude Bouchet 2008-2014 |
|
| Code postal | 84300 | |
| Code commune | 84035 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cavaillonnais, Cavaillonnaises | |
| Population municipale |
24 951 hab. (2010) | |
| Densité | 543 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 49 m — Max. 200 m | |
| Superficie | 45,96 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.cavaillon.com | |
| modifier |
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Cavaillon est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Cavaillonnais.
Ancien siège épiscopal, situé dans la vallée de la Durance, au sein du Parc naturel régional du Luberon, la ville est aujourd'hui considérée comme la capitale du melon même si une grande partie de la production provient aujourd'hui de la Crau et est seulement expédiée depuis Cavaillon.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville est située dans la vallée de la Durance, au pied de la colline Saint-Jacques qui domine la plaine environnante et fait face au Luberon à l'est et aux Alpilles au sud-ouest.
Communes limitrophes [modifier]
Hydrographie [modifier]
La ville de Cavaillon se situe entre la Durance et le Calavon (ou Coulon). Elle est traversée par le canal Saint-Julien.
Géologie [modifier]
La plaine alluvionnaire sur laquelle est construite l'agglomération s'inscrit dans la vallée de la Durance.
La colline Saint-Jacques qui surplombe la ville et toute la vallée de la Durance est, comme une partie du Luberon et des Alpilles, un massif rocheux de calcaire urgonien. Elle mesure 180 mètres de hauteur pour environ 300 hectares de surface.
Sismicité [modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
Climat [modifier]
La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2 | 3 | 6 | 8 | 12 | 15 | 18 | 18 | 14 | 11 | 6 | 3 | 9,6 |
| Température moyenne (°C) | 6 | 8 | 11,5 | 13 | 17,5 | 22 | 24,5 | 24 | 19 | 15 | 10 | 6,5 | 15,1 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 24,7 | 20 | 13,1 | 10 | 20,3 |
| Précipitations (mm) | 36,5 | 23,3 | 24,9 | 47,7 | 45,6 | 25,4 | 20,9 | 29,1 | 65,8 | 59,6 | 52,8 | 34 | 437 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
10
2
36.5
|
12
3
23.3
|
16
6
24.9
|
18
8
47.7
|
23
12
45.6
|
27
15
25.4
|
30
18
20.9
|
30
18
29.1
|
24.7
14
65.8
|
20
11
59.6
|
13.1
6
52.8
|
10
3
34
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Transports [modifier]
Pendant très longtemps, Cavaillon a été un point de franchissement par bac de la Durance, rivière dont le passage était dangereux, et possible par pont uniquement à Sisteron. Son bac connu dès l’Antiquité était indiqué sur la carte de Cassini et le service ne s’est interrompu qu’en 1943[2]. Un pont suspendu est construit en 1830[3].
Cavaillon est situé à 774 km de Paris et 24 km d'Avignon. La ville est desservie par une sortie de l'autoroute A7. Elle dispose d'une gare SNCF en centre-ville.
De Cavaillon partira[Quand ?] une piste cyclable d'une centaine de kilomètres qui rejoindra Forcalquier.
Urbanisme [modifier]
Le centre-ville est située entre le Luberon et la colline Saint-Jacques, au pied de celle-ci.
Quelques barres d'immeubles.
Hameau des vignères :
Les Vignères est un hameau important au nord de la commune avec un maire-adjoint spécial qui lui est réservé. Le hameau est très animé tout au long de l'année grâce au tissu associatif très actif.
Toponymie [modifier]
Le nom de Cavallo est cité au XIIIe
En occitan provençal, Cavaillon s'appelle Cavalhon selon la norme classique ou Cavaioun selon la norme mistralienne.
Histoire [modifier]
Préhistoire et antiquité [modifier]
Le territoire de la commune a livré des indices d'occupation datant de la Préhistoire. Cavaillon doit son nom aux Cavares, une fédération de peuples gaulois qui habite la colline Saint-Jacques dans l'Antiquité. Des carrières situées au nord de celle-ci ont révélé des puits, des silos et des fosses sépulcrales. Leur creusement et leur comblement s'est étalé sur une période allant du Ve siècle av. J.-C. au IIe siècle de notre ère.
Les fosses-silos ont permis d'exhumer des pépins de raisins et des rafles contenus dans des débris de vases ainsi que des « gâteaux » de marc contenant des pépins de raisin et de figue. L'ensemble avait été préservé par une lente minéralisation. Ces reliquats de vinification, datés de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C., sont exposés au musée de la ville[4].
Durant la période romaine, la cité se nomme Cabellio ou Pagus Cavellicus. Elle constitue une ville étape sur la voie Domitienne et se développe fortement. D'ailleurs, en juillet 2010, en déracinant un acacia, un habitant de Cavaillon a trouvé dans son jardin 304 deniers d'argent d'une valeur de 150 000 € datant du Ier et du Modèle:Iie siècles[5].
Cavaillon devient un siège épiscopal dès le IVe siècle. Elle fit partie du royaume d'Arles et du marquisat de Provence.
Moyen Âge [modifier]
La seigneurie de Cavaillon fut partagée entre l'évêque et les vicomtes de Cavaillon puis le Saint-Siège.
Au XIIe, Raymond VI de Toulouse étant marquis de Provence, Cavaillon se trouva impliqué dans la Croisade des Albigeois et passa aux mains du Saint-Siège au XIIIe.
Le nom de Cavallo est cité au XIIIe.
Le 11 mai 1331, Guillaume de Cabannes, damoiseau de Cavaillon, vend à la Cour en son nom et en celui des autres propriétaires, les droits qu'ils possèdent sur le péage d'Orgon, sur la Durance[6]. Alfant Romei, noble, originaire de Cavaillon, viguier de Tarascon (1326) et d'Aix (1327), appartenait à une importante famille cavaillonnaise[7] ; fils d'Alphant Romei, il vendit à la cour tout comme Guillaume de Cabannes sa part du péage d'Orgon à raison de neuf florins par jour de possession[8].
Renaissance [modifier]
En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets.
Avant la Révolution française et l'annexion des États du Pape (Avignon et Comtat Venaissin) par la France, Cavaillon était l'une des quatre villes, avec Avignon, Carpentras et L'Isle-sur-la-Sorgue, où existait une « carrière », un quartier réservé aux Juifs du Pape, fermé durant la nuit.
Période moderne [modifier]
Le 14 novembre 1887, un fort tremblement de terre est ressenti dans la ville.
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Période contemporaine [modifier]
Cavaillon est sous-préfecture de 1926 à 1933[9].
Administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
La ville est ancrée à droite. À l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy réalise un score de 34,18 % au premier tour, et de 63,72 % au second. Le Front national réalise également de bon résultats (20,44 %), ce qui le place en troisième position, juste derrière Ségolène Royal, qui, elle, obtient 20,72 % des suffrages.
Administration municipale [modifier]
De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 35 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[10]). Le scrutin de 2008 a donné 26 conseillers pour la liste de la majorité de Jean-Claude Bouchet (46,29 % des voix), 7 conseillers pour la liste divers droite de Christophe Lombard (39,41 % des voix) et 2 pour la liste extrême gauche de Martine Vernet (14,31 % des voix) (liste arrivée seulement quatrième, la liste divers gauche de Christian Morand, troisième du premier tour, s'est retirée) [11].
| Liste | Tendance | Président | Effectif | Statut | |
|---|---|---|---|---|---|
| « Cavaillon gagnant » | UMP | Jean-Claude Bouchet | 26 | Majorité | |
| « Cavaillon demain » | DVD | Christophe Lombard | 7 | Opposition | |
| « Cavaillon c'est vous » | Ext.G | Martine Vernet | 2 | Opposition |
listes des maires [modifier]
De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.
Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.
De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.
Depuis 1871 Les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.
Environnement [modifier]
En 1973 a été créé le SIEUCEUTOM, le Syndicat intercommunal pour l'étude, la construction et l'exploitation d'une usine de traitement des ordures ménagères, qui regroupe aujourd'hui 7 communes.
La déchèterie intercommunale est gérée avec les communes des Taillades et de Cheval Blanc.
Les professionnels peuvent bénéficier des services (payants) d'un centre de traitement des déchets urbains.
Intercommunalité [modifier]
La commune est membre de la Communauté de communes Provence-Luberon-Durance, basée à Cavaillon.
Fiscalité [modifier]
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 18,49 % | 0,00 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 19,12 % | 0,00 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 48,01 % | 0,00 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 00,00 % | 20,97 % | 13,00 % | 3,84 % |
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[15]).
Jumelages [modifier]
La ville de Cavaillon est jumelée avec[16] :
Weinheim (Allemagne) ville de 43 349 habitants (2005) située dans le land du Bade-Wurtemberg depuis 1945.
Langhirano (Italie) petite cité de 9 714 habitants (2009) de la Province de Parme depuis 2001.
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 24 951 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 6],[Note 7].
Superficie et population [modifier]
La ville de Cavaillon a une superficie de 45,96 km2 et une population de 24 723 habitants, ce qui la classe[19] :
| Rang | Superficie | Population | Densité |
|---|---|---|---|
| 1 273e | 347e | 1 645e | |
| 166e | 33e | 78e | |
| 16e | 4e | 9e | |
| Arrondissement d'Apt | 7e | 1er | 1er |
| Canton de Cavaillon | 1er | 1er | 1er |
Éducation [modifier]
Cavaillon bénéficie de 8 écoles maternelles (Marie Signoret, Louis Leprince-Ringuet, Camille Claudel, Jean Moulin, La Colline, Les Ratacans, Les Vignères, Saint Charles), de 8 écoles primaires (Castil-Blaze, Charles de Gaulle, Joliot-Curie, La Colline, Les Ratacans, Jean Moulin, Les Vignères, Saint Charles), de 4 collèges (Paul Gauthier, Clovis Hugues, Saint Charles et Rosa Parks) et de 2 lycées (Lycée Ismaël Dauphin et lycée d'enseignement professionnel Alexandre Dumas).
La ville compte également un Centre d'information et d'orientation (CIO)[20].
Culture [modifier]
Le théâtre de Cavaillon est un des 70 lieux en France labellisés scène nationale. La ville héberge également la médiathèque intercommunale la Durance, une école de musique agréée et une MJC.
Cavaillon compte aussi un groupe de danse folklorique : « L'Escandihado », créé en 1999[21].
Sport [modifier]
Cavaillon est une ville possédant de nombreux clubs et équipements sportifs[22] :
- 2 piscines dont une couverte et une en plein air ;
- 8 gymnases :
- école primaire Jean-Moulin (Type A) ;
- centre de secours (Type A) ;
- Paul Gauthier (Type B + Plateau) ;
- CES Clovis Hugues(Type B + Plateau) ;
- Condamines (Type C + Plateau) ;
- Grenouillet (Sports martiaux) ;
- Ismaël Dauphin conseil régional ;
- Alexandre Dumas conseil régional/mairie ;
- 15 terrains (football/rugby) :
- stade Pagnetti : 1 terrain ;
- stade hippodrome : 7 terrains ;
- stade Jean Alessandri : 3 terrains ;
- stade des Vignères (stade Élie Rey): 2 terrains ;
- stade Paul Gauthier : 1 terrain ;
- stade Jean Roman : 1 terrain ;
- College Rosa Parks Gymnase Neuf + Plateau (collège tout neuf)
- stade Lombard : 1 terrain ;
- 12 courts de tennis (8 et 4 cours) répartis sur deux clubs (dont 4 éclairés et 6 cours en terre battue).
Il faut ajouter à cela une piste de bicross (niveau national), d'athlétisme, d'escalade (falaise à Saint-Jacques), un boulodrome (27 jeux), un vélodrome et un hippodrome.
Santé [modifier]
La ville compte de nombreux généralistes et spécialistes, plusieurs centres de soins dont un centre de radiographie, le centre chirurgical Saint Roch (clinique) et le centre hospitalier intercommunal (CHI).
Le CHI dans son unité de Cavaillon dispose de 252 lits répartis comme suit[23] :
- chirurgie : 45 lits
- soins intensifs : 4 lits
- médecine : hospitalisation complète : 53 lits
Alternatives à l'hospitalisation :
- hospitalisation de jour : 3 places
- hospitalisation à domicile : 4 places
- gynécologie obstétrique : 26 lits
- maison de retraite : 57 lits (dont 30 lits de cure médicale)
- soins de longue durée : 60 lits
Social [modifier]
Quatre sociétés gèrent 2500 logements sociaux[24].
Cavaillon a une Maison de l'emploi et du développement économique, ainsi qu'un Centre communal d'action sociale (C.C.A.S.)
Culte [modifier]
La commune compte une cathédrale[25], une église, plusieurs chapelles, une synagogue, deux églises protestantes et une salle de prières musulmane[26].
Économie [modifier]
Cavaillon est une petite ville comptant de nombreux commerces, plusieurs grandes surfaces spécialisées et supermarchés.
Agriculture [modifier]
Le sol autour de Cavaillon est assez riche et l'eau fournie par l'irrigation est abondante[27], ce qui a favorisé un développement de l'agriculture maraîchère (melon, pommes, poires, cerises, etc.).
La ville compte un MIN (marché d'intérêt national) avec une halle (espace modulable de 1 000 à 5 000 m2). Elle possède également une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.
La vignes de commune produisent des vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée, ils peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[Note 8].
Tourisme [modifier]
Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.
On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[28].
Elle a obtenu 2 fleurs au concours des villes et villages fleuris.
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Riche en vestiges archéologiques, la ville a livré l'entrée des anciens thermes romains dont on peut admirer les arcs d'intersection (du Ier siècle, déplacés au XIXe et remontés sur la place principale de la ville).
Parmi les édifices remarquables, il faut mentionner l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran du XIe siècle, la chapelle d'ermitage (Chapelle Saint-Jacques du XIIe siècle), d'autres chapelles (dont la chapelle de l'Hôtel-Dieu de 1755), le Musée de l'Hôtel-Dieu et une synagogue. La synagogue de Cavaillon fut construite au XVe, puis reconstruite XVIIIe siècle.
La colline Saint-Jacques offre une vue surplombant la ville. De son sommet, la vue porte jusqu'aux Monts de Vaucluse, au Luberon, à la chaîne des Alpilles, à la vallée de la Durance, au Mont Ventoux et aux dentelles de Montmirail.
Le pont suspendu est construit en 1837[29].
Vie locale [modifier]
Les équipements éducatifs comptent crèches, écoles, collèges. Le marché a lieu le lundi matin.
Cavaillon et le cinéma [modifier]
La ville a servi de décor pour différents films :
- Heureux qui comme Ulysse avec Fernandel
- La minisérie L'Amour en héritage (Mistral's Daughter) avec Stefanie Powers, Lee Remick, Stacy Keach et Robert Urich (1984)
- L'Été meurtrier avec Isabelle Adjani et Alain Souchon
- Gazon maudit de Josiane Balasko avec Alain Chabat, Victoria Abril et Josiane Balasko
- Les Vacances de Mr. Bean (2006).
- La fille du puisatier de Daniel Auteuil avec Kad Merad, Astrid Berges-Frisbey, Sabine Azéma et Nicolas Duvauchelle (2010).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Philippe de Cabassolle (1305-1372) homme d'église et protecteur de Pétrarque
- César de Bus (1544-1607) fondateur de la congrégation des Prêtres de la doctrine chrétienne
- Jean-Charles comte Monnier (1758 à Cavaillon -1816) général d'Empire
- Joseph Chabran (1763 à Cavaillon -1843), général d'Empire
- Castil-Blaze, critique musical et compositeur, né à Cavaillon en 1784
- Joseph d'Ortigue (1802-1866), critique musical et historien de la musique, né à Cavaillon en 1802
- Elzéar Blaze, ancien officier de la Grande Armée (1786-1848)
- Alexandre Dumas a fait don en 1864 à la bibliothèque de la ville de la totalité de son œuvre publiée, en échange d'une rente viagère de douze melons par an. Le Conseil Municipal prit un arrêté en ce sens et la rente fut servie au romancier jusqu'à sa mort en 1870.
- Romain Rocchi (1981), footballeur
- Charles Reboul (1919-2001}, ancien député de Vaucluse, décédé à Cavaillon
- Pierre Salinger, journaliste américain, décédé à Cavaillon en 2004
- Alain de La Tocnaye, militant politique décédé à Cavaillon le 9 janvier 2009[30], père du conseiller régional Thibaut de La Tocnaye
- Rachel, chanteuse, née à Cavaillon et qui fut classée 4ème du Concours de l'Eurovision en 1964 avec "Le chant de Mallory"
Héraldique [modifier]
|
Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur, à une tour de clocher d'argent à dextre, et une tour crénelée de même, maçonnée de sable à sénestre, moins haute que la première, dont elle est séparée, le tout sur une terrasse de sinople[31] |
Au moins deux blasonnements sont rapportés. Le premier d'entre eux est celui actuellement utilisé dans les documents officiels de la municipalité. Entre 1752 et le début du XIXe siècle, les tours y figurant furent abandonnées et remplacées par une pyramide[32].
Les deux blasonnements rapportés sont :
« D'azur, à une tour de clocher d'argent à dextre, et une tour crénelée de même, maçonnée de sable à sénestre, moins haute que la première, dont elle est séparée, le tout sur une terrasse de sinople. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)
« D'or, au lion de sable azuré et langué de gueules, la queue en forme de lame est tournée en dehors, de trois pièces. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986, 1986 (ISBN 2903044279)
- Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997, 1997 (ISBN 284406051X)
- Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière n° 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7
- Christian Soleil, Café fin de siècle, une promenade intime dans Cavaillon, éd. Édilivre, 2009.
Articles connexes [modifier]
- La Durance
- Liste des communes de Vaucluse
- Liste des évêques de Cavaillon
- Pain du Luberon
- Melon de Cavaillon
- Marché de Cavaillon
- Synagogue de Cavaillon
Liens externes [modifier]
- (fr) Site officiel
- (fr) Cavaillon sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Site officiel de l'Office de Tourisme Cavaillon-Luberon
- (fr) Association Kabellion, histoire et patrimoine de Cavaillon
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Sa vie familiale malheureuse entraîne son désengagement politique. Il démissionne
- Une opposition radicale active parvient à le faire suspendre, il est ensuite battu aux élections
- Hilarion Brun est un socialiste qui s’inscrit dans le mouvement du Front Populaire mais il se heurte à une opposition radicale qui parvient à le faire démissionner
- Il est désigné par le Comité de Libération avant d’être élu pour quelques mois
- Décédé en cours de mandat en mars 1992 à l'age de 67 ans
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
Références [modifier]
- Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p 87
- Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p 92
- Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 29.(ISBN 2917411230)
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- Le centre d'information et d'orientation sur le site officiel de Cavaillon
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- Les équipements sportifs sur le site officiel de Cavaillon
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- Armorial des communes du Vaucluse
- Vexillologie Provençale - Provence-Luberon-Durance
