Louis III de France

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Louis III
Portrait de Louis III et Carloman II par Charles de Steuben (1837)
Portrait de Louis III et Carloman II par Charles de Steuben (1837)
Titre
Roi des Francs
(Francie occidentale)

(&&&&&&&&&&&012123 ans, 3 mois et 24 jours)
En tandem avec Carloman II
Couronnement 4 septembre 879
à Ferrières-en-Gâtinais
Prédécesseur Louis II
Successeur Carloman II
Biographie
Dynastie Carolingiens
Date de naissance entre 863 et 865
Date de décès
Lieu de décès Saint-Denis (France)
Père Louis II
Mère Ansgarde de Bourgogne

Louis III (entre 863 et 8655 août 882) est roi des Francs de 879 à 882. Il règne sur la Francie occidentale aux côtés de son frère cadet Carloman II, qui lui survit et règne seul après sa mort.

Des rois diminués[modifier | modifier le code]

L'empire carolingien en 880, d'après Ribemont. La part de Louis III est en mauve.

Louis III est le fils de Louis II, dit « le Bègue », et d'Ansgarde de Bourgogne[1]. Il est désigné comme seul successeur par son père, qui le place sous la garde de Bernard d'Auvergne, associé à Hugues l’Abbé et Boson de Provence[2].

En , grâce au soutien des grands de Francie occidentale dont Bernard d'Auvergne, Hugues l'Abbé, Boson de Provence et Théodoric de Vergy, le couronnement et le sacre de Louis III et de son frère cadet Carloman sont célébrés en hâte dans l’église abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Ferrières, près de Montargis, par l’archevêque de Sens Anségise.

L'héritage de Louis II est partagé en à Amiens[3] : Louis obtient la Neustrie, tandis que son frère Carloman reçoit l'ouest de la Bourgogne, l'Aquitaine et la Septimanie. Les deux frères parviennent à exclure Hugues, fils de Lothaire II, de la succession au royaume[4].

Pour avoir la paix et pouvoir faire face aux Normands, les deux frères sont obligés de négocier avec leur cousin Louis le Jeune qui revendique la Lotharingie occidentale acquise en 870 par le traité de Meerssen. Au début de l'année 880, ils sont dans l'obligation de la lui céder en signant le traité de Ribemont[5].

Ils doivent également batailler pour la Bourgogne, disputée par leur grand-oncle Boson, qui s'est fait élire roi du royaume restauré de Burgondie (incluant la Provence). En , les deux frères marchent contre lui et arrivent aux portes de la ville de Mâcon. Les troupes de Boson sont vaincues lors de la bataille de Crêches-sur-Saône et les Carolingiens récupèrent le comté de Mâcon.

Lutte contre les Vikings[modifier | modifier le code]

La victoire de Louis III et Carloman II sur les Vikings en 879 par Jean Fouquet.
Denier sous Louis III

Le , les deux frères remportent une éclatante victoire sur les Vikings, arrivés jusque sur la Vienne[6].

En , Louis III remporte sur l'envahisseur la bataille de Saucourt-en-Vimeu où près de 8 000 Vikings périssent. Cette victoire connaît un retentissement important. Elle est immortalisée par le Ludwigslied ou « chanson de Louis », un poème en vieux haut-allemand probablement écrit peu après la bataille[7].

Un règne très court[modifier | modifier le code]

Louis III meurt le , âgé d'environ 18 ans. Il se fracasse le crâne contre le linteau d'une porte trop basse et tombe de cheval alors qu'il poursuivait la fille d'un certain Germond, courue se réfugier dans la maison de son père[8],[9]. Son corps est inhumé à Saint-Denis. Son frère Carloman devient le seul roi de Francie occidentale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Généalogie de Louis III sur le site Medieval Lands
  2. Nelson 1994, p. 276.
  3. Charles du Fresne, sieur du Cange, Histoire de l'état de la ville d'Amiens et de ses comtes, 1840, p. 46.
  4. Annales de Saint-Bertin, 880, p. 221.
  5. Laurent Theis, L'Héritage des Charles de la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil, 1990, p. 115.
  6. BnF - Jean Fouquet
  7. Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, 1861, p. 43.
  8. Philippe Le Bas, L'Univers, histoire et description de tous les peuples - Dictionnaire encyclopédique de la France, tome 10, 1843, p. 339.
  9. « Il poursuivait par jeu une jeune fille alors qu'elle s'enfuyait vers la maison de son père ». Nelson 1994, p. 277.

Bibliographie[modifier | modifier le code]