Jean-Luc Bennahmias

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Jean-Luc Bennahmias
Jean-Luc Bennahmias lors du Forum Libération de Grenoble, en janvier 2012.
Jean-Luc Bennahmias lors du Forum Libération de Grenoble, en janvier 2012.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
Législature VIe et VIIe Parlements européens
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique Les Verts (1984-2007)
MoDem (2007-)

Jean-Luc Bennahmias, né le dans le 12e arrondissement de Paris[1], est un journaliste et homme politique français.

Élu député européen en 2004 sous l'étiquette des Verts, il rejoint le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou en 2007 pour en devenir vice-président lors de son premier congrès à Villepinte, il resta néanmoins dans le groupe des Verts au Parlement européen jusqu'en juin 2009.

Il est à nouveau candidat aux européennes de juin 2009, avec Fabienne Faure et Gilles Artigues, et mène la liste du Mouvement démocrate dans la circonscription Sud-Est. Il est réélu le 7 juin 2009, sa liste réunissant 7,37 % des suffrages exprimés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Bennahmias est fils d'un pasteur de Montreuil. Il fréquente dans sa jeunesse les Eclaireurs de France. Son premier engagement politique est pour le Parti socialiste unifié (PSU), mais il manifeste également avec la Ligue communiste[2].

Il obtient un BTS technico-commercial en 1976 et un diplôme d'université de formation pour adultes - Dufa en 1984.

Militant à Information pour les droits du soldat après la mobilisation contre la loi Debré de 1973, il est journaliste à Antirouille, La Gueule ouverte et Tumulte de 1975 à 1980, puis à Paris-Villages, Télé 7 jours, la Vie et L'Événement du jeudi de 1980 à 1990, enfin à Verts-Europe de 1990 à 1994. Il intervient dans l'émission Europe sports sur Europe 1 en 2002.

Il est aussi chargé de cours en communication à l'Université de Paris VII et à Paris VIII de 1988 à 1996.

Chez les Verts[modifier | modifier le code]

Il adhère aux Verts en 1984, l'année qui suit sa fondation, et soutient le premier courant qui demande la possibilité d'alliance avec la gauche, Verts pluriel, avec Dominique Voynet, qui finit par mettre en minorité la ligne « ni-gauche-ni droite » d'Antoine Waechter, puis négocie l'arrivée de Noël Mamère dans son parti.

Secrétaire national des Verts de 1997 à 2001, il est aussi coordinateur du Comité national de vigilance contre l'extrême-droite depuis 1998 et membre du Conseil économique et social de 1999 à 2004.

En 2002, il est en dernière minute candidat des Verts soutenu par le PS à Marseille, où il obtient 19 % face à Renaud Muselier (RPR), sur proposition de Christophe Madrolle (Vert). Celui-ci l'aidera à s'implanter dans les Bouches-du-Rhône, deviendra son attaché parlementaire en 2004, et le suivra au MoDem.

Il est élu député européen le 13 juin 2004 au Parlement européen (liste l'Écologie, les Verts-Parti Vert européen), après avoir été élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Il s'était prononcé dès l'été 2006, en faveur du soutien des Verts à une candidature de Nicolas Hulot à l'élection présidentielle de 2007, estimant qu'il n'y avait pas d'espace politique pour la candidature des Verts. Il défendra ce point de vue lors de l'Assemblée générale de Bordeaux en septembre 2006 et lancera le 12 janvier 2007 avec Marie-Hélène Aubert et Marie-Anne Isler-Beguin un appel public pour que Dominique Voynet cède sa place à Nicolas Hulot[3],[4].

Au MoDem[modifier | modifier le code]

Après le scrutin, il annonce son départ pour le Mouvement démocrate de François Bayrou[5],[6]. Il justifie cette décision par le score de la candidate des Verts au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 qui « ramène [le parti] trente ans en arrière ». Il ajoute ne plus « croire à la structure du parti ». Il voit dans la création du Mouvement démocrate « le cassage des blocs et une façon de faire de la politique différemment, sur la base du compromis et d'une société réformiste ». C'est l'aboutissement d'une évolution politique qui l'avait mené de la radicalité écologiste au Mouvement démocrate, il avait déjà aux Journées d'été des Verts de Coutances en 2006 publié une tribune dans Libération où il demandait que les Verts alignent leur programme sur les opinions de leur électorat qu'il définissait comme démocrate et écologiste[7].

François Bayrou l'a nommé membre du bureau exécutif national provisoire[8].

Il continue néanmoins de siéger au sein du groupe des Verts[9] au Parlement européen et au conseil régional PACA.

En 2008, il est tête de liste pour les élections municipales à Marseille (liste Démocrate et Écologiste soutenue par le Mouvement Démocrate). Il obtient 7,75 % des voix dans le 4e secteur où il se présente contre Jean-Claude Gaudin (lui-même candidat dans les 6e et 8e arrondissements qui constituent ce secteur) et 5,54 % sur l'ensemble de la cité phocéenne. Au deuxième tour, il fusionne sa liste avec celle de Jean-Noël Guerini (PS). Ils échouent de peu à remporter la mairie[10].

Il est nommé vice-président du Mouvement démocrate et élu coprésident du Mouvement démocrate Bouches-du-Rhône. Il est par ailleurs trésorier de l'Institut de Formation des Élus Démocrates (IFED).

En février 2009, il est désigné tête de liste du MoDem pour la circonscription Sud-Est (Rhône-Alpes, PACA, Corse) pour les élections européennes du 7 juin 2009. Il est le seul élu de cette liste, le MoDem n'obtenant que 7,37 % des voix.

En février 2010, il lance la fédération Écologie et Démocratie en France et en Europe avec Yann Wehrling, et comme parrain et marraine, Francesco Rutelli et Marie-Hélène Aubert, afin de participer avec le Mouvement démocrate à la « construction d'une alternative politique, démocrate, écologiste et sociale »[11].

Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, il appelle à voter pour François Hollande.

En 2013, représentant de l'aile gauche du parti, il s'interroge sans s'opposer à une alliance avec l'UDI[12].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats européens[modifier | modifier le code]

  • 2004 - 2009 : membre de la Commission de l'emploi et des affaires sociales et de la délégation pour les relations avec l'Afrique du Sud
  • depuis 2009 : membre de la Commission de l'emploi et des affaires sociales et de la délégation pour les relations avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Résolument démocrate... et toujours écologiste (Yves Michel, 2011)
  • Des verts de toutes les couleurs (en coll., 1991).
  • Rapport du Conseil économique et social sur le sport de haut niveau et l'argent (2002).
  • Rapport du Parlement européen pour avis sur l'avenir du football professionnel en Europe (2007).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le site du Parlement européen.
  2. Jean-Luc Bennahmias : au centre l'herbe est plus verte, Sylvia Zappi, lemonde.fr, 22 mai 2007
  3. Article de Syvia Zappi, in Le Monde, 14 janvier 2007
  4. « Vert de trouille en attendant Hulot », Libération, 20 janvier 2007,
  5. « Jean-Luc Bennahmias : au centre l'herbe est plus verte », Sylvia Zappi, Le Monde, 23 mai 207, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-913335@51-910508,0.html
  6. .« Je suis Bayrou mais je ne passe pas à droite », entretien avec Libération, édition du 10 mai 2007
  7. « Une dream-team de l'Écologie », Libération du 24 août 2006
  8. Site du Modem
  9. Site du parlement européen
  10. La liste Gaudin a un siège d'avance au conseil municipal
  11. « Mouvement Démocrate : Lancement d'Écologie et Démocratie », site internet du Mouvement Démocrate, 16 février 2010
  12. [1], Liberation, 27 septembre 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]