Villa Médicis
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La villa Médicis (villa Medici en italien)[1] est un palais situé sur le mont Pincio à Rome. Elle héberge depuis 1803 l'Académie de France à Rome.
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Historique [modifier]
La villa Médicis a été bâtie pour le cardinal Giovanni Ricci di Montepulciano autour de 1544 par l'architecte[2] Giovanni Lippi et par son fils l'architecte Annibale Lippi, sur l'emplacement des anciens jardins de Lucullus.
La villa Médicis est acquise en 1576 par le cardinal Ferdinand de Médicis qui, jusqu'en 1587 (année où il devient grand-duc de Toscane), fait exécuter les projets de Bartolomeo Ammannati. Il se fait représenter dans la chambre dite des Muses en Jupiter régnant sur les Arts par le peintre Jacopo Zucchi[3].
De fait, la villa est aménagée pour servir d'écrin à sa collection d'œuvres d'art, dans laquelle figurent des antiques (les Niobides, Cléopâtre mourante...), de nombreux bronzes dont certains sont exposés sur la façade, comme le Mercure de Jean de Bologne et aussi de très nombreux tableaux.
Il l'enrichit de sept hectares de jardins plantés de pins, de cyprès et de chênes verts, et décorés de sculptures, qui rappellent le palais Spada. Ces dernières ont été de nos jours remplacées par des moulages, les originaux ayant rejoint les musées. Parmi celles-ci, on note les Niobides, d'origine grecque et le Mercure de Jean de Bologne. À l'extrême nord se situe le studiolo orné de fresques murales à thématique animalière.
Devant l'entrée, une terrasse offre une vue panoramique sur Rome. En 1587, le cardinal Ferdinand de Médicis y fait placer une fontaine, qu'on retrouve comme sujet d'un tableau de Camille Corot, La Vasque de la villa Médicis (1828). Il existe une légende qui raconte que la boule située au centre de la vasque est un boulet de canon tiré du château Saint-Ange sur la villa par Christine de Suède, reine réputée pour son goût des plaisanteries. Elle aurait ainsi voulu réveiller le maître de maison pour l'inviter à une partie de chasse...
En 1737, à l'extinction de la lignée des Médicis, la villa revient à François III de Lorraine, nouveau grand-duc de Toscane. Son fils, le grand-duc Léopold Ier, décide en 1789 du transfert d'une grande partie de la collection de la villa vers la Galerie des Offices ou encore le musée archéologique de Florence pour les antiquités...
Les anciens bâtiments de l'Académie de France à Rome ayant été incendiés en 1793, Napoléon Bonaparte décide en 1803, après la création du royaume d'Étrurie, d'installer celle-ci à la villa Médicis. À cette époque, la villa et ses jardins sont dans un triste état et doivent être restaurés pour accueillir les lauréats du Prix de Rome dont le séjour se déroule encore aujourd'hui à la Villa.
Divers [modifier]
En 1633, lors de la tenue à Rome de son procès devant l'Inquisition catholique romaine (fondée sous le nom de Sacrée congrégation de l'inquisition romaine et universelle par le pape Paul III en 1542), Galilée a habité pendant six mois en résidence surveillée à la villa Médicis, ambassade des Médicis à Rome.
Galerie [modifier]
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Intérieur [modifier]
Facades et belvédère [modifier]
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Vue sur le Monument à Victor-Emmanuel II.
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Vue sur Rome.
Jardins [modifier]
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Carré des Niobides.
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Carré des Niobides (cheval).
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Carré des Niobides (autre vue).
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Carré des Niobides (vue centrée).
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Carré des Niobides (vue large).
Gypsothèque [modifier]
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Louis XVIII en costume de sacre, Cortot, 1817.
Notes et références [modifier]
- Ce n'est pas au sens courant du terme une villa médicéenne toscane
- Pierre-Jean Remy cite également la participation de Giacomo della Porta - voir infra
- Cité par Pierre-Jean Remy dans sa biographie de Berlioz chez Albin Michel - 2002
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) (it) Site officiel
- (fr) Pascal Bonafoux : histoire de la villa medicis
- (fr) villa aperta