Sassenage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Sassenage
La commune vue de la Route de Villard-de-Lans.
La commune vue de la Route de Villard-de-Lans.
Blason de Sassenage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Sassenage
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Christian Coigné
2008-2014
Code postal 38360
Code commune 38474
Démographie
Gentilé Sassenageois
Population
municipale
10 996 hab. (2010)
Densité 846 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 21″ Nord 5° 39′ 56″ Est / 45.205833, 5.665556 / 45.205833; 5.66555645° 12′ 21″ N 5° 39′ 56″ E / 45.205833, 5.665556 / 45.205833; 5.665556  
Altitude Min. 199 m – Max. 1 649 m
Superficie 13 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Sassenage

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Sassenage

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sassenage

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sassenage
Liens
Site web Sassenage.fr

Sassenage est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. La commune qui se situe situe au nord-ouest de Grenoble fait partie de la Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole.

Ses habitants sont appelés les Sassenageois.

Sommaire

Géographie[modifier]

La commune vue de la Route du Pont Charvet.

La commune est située à 6 km au nord-ouest de Grenoble, sur la rive gauche de l'Isère, au confluent de l'Isère et du Drac, en bordure du massif du Vercors. Sassenage possède un petit bourg, collé au massif du Vercors et traversé par une petite rivière, le Furon. Ce bourg se distingue par ses rues étroites et fraîches, ses maisons anciennes qui lui donnent tout son charme. De plus, le fameux théâtre en rond implanté au milieu du village qui avait été détruit par les flammes, a été reconstruit. Le parc de l'Ovalie avec son lac et ses canards est un lieu très prisé par les habitants.

Lieux-dits et écarts[modifier]

Communes limitrophes[modifier]

Noyarey, Saint-Égrève, Fontaine, Engins.

Toponymie[modifier]

Le toponyme Sassenage est issu du gaulois cassanos signifiant chêne[1].

Histoire[modifier]

Préhistoire[modifier]

Reconstitution de l'abri sous roche de Sassenage (Musée de l'Ancien Évêché).

De 9 000 à 5 000 av. J.-C.,Cette période de la préhistoire appelée mésolithique est marquée par de nombreux changements économiques et sociaux liés notamment au développement de la forêt en Europe suite au bouleversement écologique se traduisant par un réchauffement climatique. L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise afin de faire face à un gibier plus disséminé et moins visible dans ces forêts. Dans les Alpes, en plus de la chasse dans les forêts de plaine, les hommes partirent à la recherche du gibier dans les prairies qui persistaient en altitude entre 1500 et 2000 mètres. Pour ce faire différents camps de base furent érigés en plaine afin de permettre les expéditions sur ces hauts plateaux, le site d'Albenc mis au jour lors de la construction de l'autoroute A49 est un des rares exemples d'une occupation néolithique en vallée[2].
Ces hommes s’installèrent dans les différents massifs du département sous des abris rocheux et des grottes comme à la Grande Rivoire à Sassenage qui a abrité des hommes du mésolithique (à partir de 8 000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gallo-romaine[3], le site des "Lots" sur la commune de Saint-Marcellin fut occupé également sur la même période et témoigne de l'activité agro-pastorales qu'il y avait de ce côté de l'Isère[4]. De nombreuses traces d'habitats en plein air furent également retrouvées à l’Aulp du Sueil en Chartreuse et au Pas de l’Aiguille dans le Vercors.

Moyen Âge[modifier]

Au Moyen Âge, les seigneurs de Sassenage prélevaient les impôts sur la partie étendaient leurs fiefs de la vallée du Drac et de l’Isère aux premiers contreforts du Vercors[pas clair].

XIXe siècle[modifier]

Sassenage était reliée à Grenoble dès 1895 par une ligne de l'ancien tramway de Grenoble, d'abord exploitée en traction vapeur par les CEN, puis en traction électrique par la SGTE. La desserte cesse en 1952.

Au XIXe siècle, la route carrossable du Vercors à Grenoble par les gorges du Furon, ouverte en 1827, fut la première qui permit le désenclavement de ce grand massif montagneux situé à l'ouest de Grenoble.

XXe siècle[modifier]

Au XXe siècle, la ville qui a connu une forte croissance après la fin de la Seconde Guerre mondiale reste un lieu touristique recherché situé aux portes de Grenoble (sentiers de randonnée, spéléologie, rafting, canoé kayak).

Patrimoine[modifier]

Patrimoine naturel[modifier]

Les Cuves de Sassenage[modifier]

Entrée des Cuves de Sassenage
Les cuves de Sassenage

Il est possible de visiter ces grottes, un kilomètre durant, à partir de la ville de Sassenage. Une expérience scientifique a révélé que les Cuves de Sassenage sont en réalité une résurgence en liaison avec le célèbre gouffre Berger, situé sur le proche plateau du Vercors. Une rivière souterraine, le Furon, traverse les Cuves de Sassenage.

Une légende médiévale raconte que cet endroit aurait été l’antre de la fée Mélusine, célèbre monstre, mi-femme, mi-sirène… Après s'être enfuie du Poitou, Mélusine se serait réfugiée dans les montagnes de Villard-de-Lans, et se serait installée à Sassenage, dans une grotte du Furon, où l'on pouvait voir sa table de pierre, et la cuve où elle se baignait le samedi. L'histoire se répète là, avec le seigneur de Sassenage qu'elle séduit, avec lequel elle se marie et a un fils. Elle brise l'interdit du samedi et disparaît alors à jamais, mais continue à annoncer la mort de ses descendants. Près de la grotte, une fontaine servait à pronostiquer l'importance des moissons et vendanges à venir.

Le 23 mai 2002, une classe de collégiens ainsi que 3 accompagnateurs ont été bloqués 6 heures par une crue subite de la rivière souterraine, un important dispositif sous la direction du Préfet et de son conseiller technique en secours spéléologique, a permis de les récupérer tous sains et saufs.

Les cuves de Sassenage sont comptées parmi les Sept merveilles du Dauphiné.

Les Pierres Ophtalmiques de Sassenage[modifier]

Surnommées également "larmes de Mélusine" ou "pierres d"hirondelle". On leur attribuait le pouvoir de soigner les yeux irrités par des poussières. Il s’agirait d'orbitolites, fossiles lenticulaires dont la forme, la taille et la couleur correspondent aux descriptions faites par les anciens, au poli très fin, et très doux au toucher. On les trouverait dans la montagne aux environs de Sassenage.

Patrimoine religieux[modifier]

La petite cité de Sassenage compte, dès le XIe siècle, deux églises. Elles sont toujours visibles :

  • l'une au bord du Furon avec la paroisse Saint-Pierre qui abrite depuis 1822 le tombeau du duc de Lesdiguières et de sa famille
  • l'autre, dite des Côtes, située sur l'ancienne route d'Engins.

Patrimoine civil[modifier]

Château de Beaurevoir
Château de Sassenage
Château de Beaurevoir (XIXe siècle) 
En 1880, le gantier Alphonse Terray (1847-1912) (grand-père de l’alpiniste Lionel Terray, connu pour avoir réalisé l'ascension de l'Annapurna), fit édifier le château Beaurevoir, de style

baroque, appelé à l’époque Beauregard.

Château des Blondes (XVIIIe siècle) 
Bâti en 1722 à la demande du docteur Antoine-Henri Ducoin, il fut très longtemps un établissement de charité destiné à venir en aide aux jeunes filles déshéritées. En 1988, il fut réhabilité afin que cette ancienne manufacture de dentelle ("la blonde") abrite la mairie et les services municipaux. Aujourd'hui, elle ne garde d'origine que ses façades.
Château de Sassenage (XVIIe siècle) 
Construit de 1662 à 1669 par Charles Louis Alphonse de Sassenage, il contient un ensemble de salons présentant une admirable collection de meubles d'époque estampillés des Hache et des grands ébénistes parisiens du XVIIIe siècle. Il fut peu habité par la famille de Sassenage et a pu ainsi conserver son authenticité au fil des siècles.

Monuments historiques[modifier]

La ville de Sassenage possède six monuments historiques, trois classés et trois inscrits. Parmi les monuments inscrits se trouvent le Château de Sassenage, la fontaine située sur l'actuelle place Reverdy et la croix en Pierre sur la place de la Libération. L'église Saint-Pierre est quant à elle partiellement inscrite et les fontaines situées Place au plâtre et Place de la Libération sont également inscrites.

Personnages célèbres[modifier]

Sports[modifier]

Rugby[modifier]

Le Rugby féminin Sassenage Isère est un club comportant une section féminine de rugby à XV. La section féminine est un club de rugby à XV féminin français participant au Championnat de France de rugby à XV féminin.

Football[modifier]

L’U.S. Sassenage Football est un club de niveau régional (l’équipe Sénior I est en P.H.R.) Il compte près de 400 licenciés, dont plus de 140 joueurs dans le football d’animation (débutants, poussins et benjamins). Ainsi, 21 équipes sont engagées chaque week-end sur les terrains de la ligue Rhône-Alpes et du District de l’Isère. Il a obtenu le Label F.F.F. en 2006 pour la qualité de son Ecole de Football[5]

Basket[modifier]

L'USSB : L'Union Sportive Sassenageoise de Basket compte plus de 10 équipes. Des plus jeunes (équipes poussins) aux plus expérimentés (équipes séniors), le club de basket de Sassenage joue au niveau départemental mais aussi au niveau régional (l'équipe des séniors filles 1).

Randonnée[modifier]

Le Club Montagnard Sassenageois est une des plus anciennes associations de la ville de Sassenage, proposant des sorties en montagne été comme hiver[6].

Administration[modifier]

En 2010, la commune de Sassenage a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[7].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936 1945 Louis Reverdy - arrêté et mort en déportation le 2 juillet 1944
1945 1945 Gaston Morin - -
1945 1947 Auguste Quincieu - -
1947 1950 Gaston Morin - -
1950 1983 Roger Deschaux PS -
1983 1995 Dominique Valeille RPR Conseiller général de 1992 à 1998
1995 2001 Alain Chaplais PS Conseiller général de 1998 à 2007
2001 2008 Christian Coigné UDF -
2008 en cours Christian Coigné Nouveau Centre -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 10 996 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290 1 242 1 050 1 216 1 155 1 420 1 450 1 464 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 511 1 505 1 708 1 523 1 544 1 632 1 560 1 549 1 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 559 1 347 1 275 1 344 1 724 1 821 1 625 1 648 2 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
2 589 4 118 7 021 8 945 9 788 9 735 10 554 895 10 996
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[8] puis Insee à partir de 1968[9].)

Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier]

Héraldique[modifier]

Blason de Sassenage

Les armoiries de Sassenage se blasonnent ainsi : burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or brochant sur le tout.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]