Bernin (Isère)

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Bernin
Panorama
Panorama
Blason de Bernin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Saint-Ismier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Cécile Rocca
2014-2020
Code postal 38190
Code commune 38039
Démographie
Gentilé Berninois
Population
municipale
2 979 hab. (2011)
Densité 388 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 10″ N 5° 51′ 56″ E / 45.2694444444, 5.86555555556 ()45° 16′ 10″ Nord 5° 51′ 56″ Est / 45.2694444444, 5.86555555556 ()  
Altitude 240 m (min. : 219 m) (max. : 1 200 m)
Superficie 7,67 km2
Localisation

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Liens
Site web bernin.fr

Bernin est une commune résidentielle française, située dans le Parc naturel régional de Chartreuse dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de la campagne.

Bernin est une commune de plus de 3 000 habitants qui fait partie de la région Rhône-Alpes, et du département de l’Isère. Nichée au cœur du Grésivaudan, à 16 km de Grenoble, la ville de Bernin est adossée aux contreforts de la Chartreuse. Dominée par la Dent de Crolles, elle fait face à la chaîne de Belledonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Bernin est mentionné pour la première fois au XIe siècle. Pour certains, Bernin en patois Brenin ou Bregnin, découlerait du latin Brena qui veut dire « petit bois ». Ce nom aurait été importé par les Sarrazins lors de leurs invasions au VIIIe siècle. D’autres soutiennent que Bernin dériverait du nom propre Brennos fréquent en Gaule. Une famille portant ce nom l’aurait donné à une propriété qu’elle possédait sur le territoire du futur Bernin.

Les premiers habitants, selon toute vraisemblance, ont été les Allobroges qui s’étaient installés à Craponoz. Le nom de Craponoz aurait une origine celtique. En effet, les Gaulois donnaient souvent le nom de « crapon » à certaines localités remarquables par la qualité de leurs sources, or, Craponoz est situé à proximité d’une cascade de 130 mètres de hauteur. Diverses découvertes archéologiques permettent de penser qu’il existait là, dans l’Antiquité, une source thermale aujourd’hui disparue. D’autre part, à la fin du siècle dernier, on a retrouvé au lieu-dit « les Michellières » les preuves d’une habitation gallo-romaine.

Au XIe siècle, deux maisons fortes sont construites : la Véhérie ou Veyrie et Craponoz. Dès lors et jusqu’à la Révolution de 1789, se succédèrent de nombreuses familles de seigneurs. Située sur un promontoire, dominant la vallée de l’Isère, la Véhérie occupait une position défensive remarquable. C’est également au XIe siècle que les Bénédictins installèrent un prieuré à mi-hauteur de la colline de la Véhérie. Ainsi, dès cette époque, Bernin possédait tous les éléments de la société féodale : seigneurs, moines et cultivateurs.

Bernin a élu son premier maire le 28 janvier 1790 : il s’appelait Jean-Philippe Colin. À cette époque, le village comptait 173 familles, soit 896 habitants, et était chef-lieu de canton. Puis, sa population augmenta lentement jusqu’au milieu du XIXe siècle avant de décliner puis d’exploser au cours des 20 dernières années.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 février 1989 M. Jean-Claude Bobillon SE -
mars 1989 février 2004 M. André Vidal PS -
février 2004 mars 2008 Mme Nicole Sechaud PS -
mars 2008 mars 2014 Mme Laurence Bellicard SE -
mars 2014 mars 2020 Mme Cecile Rocca SE -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 979 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
889 959 998 997 976 1 046 1 071 1 114 1 124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 161 1 164 1 082 1 095 1 080 1 036 1 016 899 886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
833 832 809 715 733 750 669 665 723
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
775 964 1 353 1 973 2 473 2 902 2 994 3 007 2 979
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Toutes les entreprises sont sur le site internet de la commune. Quelques-unes d'entre elles :

Soitec 
Société de production de plaquettes de silicium (pour les circuits intégrés, les mémoires, les micro-processeurs…), qui possède un brevet unique au monde. Cette exclusivité a permis à l’entreprise de faire une progression de 116 % en 2002. La société est implantée à Bernin depuis 1998 et compte environ 700 salariés. Bien que la société communique peu sur ses clients, on peut en citer quelques-uns parmi les plus prestigieux : AMD, Philips, Mitsubishi, Honeywell…
FAURE INGENIERIE 
Spécialiste de la maîtrise de la contamination particulaire et moléculaire, FAURE INGENIERIE est un des leaders dans la conception, la réalisation et la validation de salles propres, de bâtiments et aménagements de “pôles” technologiques.
MONDIA QUARTZ 
Cette nouvelle usine spécialisée depuis plus de 15 ans dans le domaine de la transformation du Quartz répond aux normes très sévères de la microélectronique en termes de la salle blanche et d’outils industriels.
CAPSYS 
Capsys, société innovante à fort potentiel technologique, est le spécialiste européen dans le domaine des capteurs et détecteurs de véhicules. Capsys maîtrise les technologies en adéquation optimale avec la régulation du trafic urbain, la localisation et priorité aux transports en commun, la commande d'ouverture de barrières, parking, bornes automatiques, portes industrielles.
40-30 
Depuis 1986, 40-30 assure la maintenance et la réparation de sous-systèmes et d'équipements complexes, utilisés dans l'industrie et la recherche. La société qui compte plus de 200 ingénieurs et techniciens, affiche une croissance moyenne de plus de 20 %[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Bernin

Château de la Veyrie[modifier | modifier le code]

Le domaine de la Veyrie (ou Véhérie[3]) a été bâti sur une des rares buttes du Grésivaudan, dans un cadre exceptionnel. En effet, il y a quelques dizaines de milliers d’années la chute du glacier de l’Isère a raboté la vallée. Les éléments arrachés et charriés par celui-ci s’y sont déposés et forment des buttes appelées moraines. Le château de la Veyrie, ou de la Yéherie, fut probablement construit pour résister aux attaques de Sarrasins au cours du XIe siècle. Malgré sa position défensive remarquable, aucun siège ni aucune attaque ne semblent avoir eu lieu.

À cette même époque, les Bénédictins installèrent un prieuré à mi-hauteur de la colline de la Veyrie. C’est à cet endroit que naît, à la fin du XIIe siècle, Jean de Bernin, futur archevêque de Vienne qui, pendant un épiscopat de 48 ans, accomplira une œuvre immense. Du XIe siècle à la révolution de 1789, Bernin appartient à une société sans histoire, c’est pourquoi aucun élément significatif ne se fit connaître jusqu’à présent. Durant cette période de nombreuses familles de seigneurs se succédèrent au château de la Veyrie et il subit de nombreuses transformations au cours des siècles.

En 1919, Charles-Albert Keller, ingénieur des Arts et Métiers, officier de la Légion d'honneur, qui fut un pionnier de la houille blanche à Livet-et-Gavet, acquiert le château pour en faire son lieu de résidence secondaire. Le château appartient désormais à la commune de Bernin depuis fin 1995[4]. Des travaux de réhabilitation ont débuté en 2000 et ont abouti à l'ouverture d'un restaurant. Il subsiste du bâtiment médiéval notamment les tours et le rempart.

En 2013, la mairie a réfléchi à l'hypothèse de vendre une partie historique du Château de la Veyrie, par contre l'« Association Patrimoine et Avenir en Grésivaudan » a entrepris une demande de classement au tritre des monuments historiques et une demande de labellisation de « Label patrimoine en Isère » du château[5].

Château de Craponoz[modifier | modifier le code]

Cette maison forte a appartenu aux Montfort, puis aux Vachon de Belmont, dont l'un d'eux, François Vachon de Belmont dit « Soutane de fer » fut envoyé au Canada en 1680 pour évangéliser les Iroquois. Les seigneurs de Bernin par alliance aux Terrail (famille dont est issu Pierre Terrail de Bayard dit le chevalier Bayard) y entrèrent. La famille de Craponoz s'est éteinte dans les années 1600. Aujourd'hui, il est la propriété de la famille Sabatier. Au XIIIe siècle, il y avait une tour carrée qui fut complétée par la suite par un bâtiment rectangulaire au XVe siècle et par des tours rondes à toits poivrières au XVIe siècle.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bernin a été récompensée par le « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » avec « deux fleurs »[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les personnages célèbres nés à Bernin citons:

Jehan de Bernin 
qui naît au château de la Veyrie vers 1191 et sera archevêque de Vienne durant 48 ans.
Benjamin Marcel 
curé de Bernin sous la Révolution, jacobin activiste, célèbrera un "Te Deum" en 1793 pour remercier Dieu d'avoir débarrassé la France du tyran.
Louis Cartier-Millon 
fondateur de l'entreprise Lustucru.
Les peintres 
Auguste Felix et Adrienne Jouclard
Le général Février 
dont la famille a largement contribué à la décoration et l'embellissement de l’église par le don de vitraux.
Le sculpteur Urbain Basset 
né à Bernin en 1842, décédé en 1924, qui créait dans son atelier situé dans le bas Bernin et dont les œuvres peuvent être admirées aujourd'hui au musée de Grenoble. D'ailleurs, son œuvre Le Torrent vous accueille à l'entrée du Jardin de Ville de Grenoble.
Charles Albert Keller 
dernier propriétaire du château de la Veyrie, eut l'initiative de projets industriels dans la vallée de la Romanche, à Livet-et-Gavet notamment.
Jérôme-Dominique Bourgeat (1760-1827) 
général d'Empire Né le 29 septembre 1760 à Bernin. Lieutenant en 1792 à l'armée du Rhin, colonel et général d'artillerie en Espagne puis à la Grande Armée. Commandant l'artillerie de la place de Strasbourg en 1814[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. [1]
  4. « Château de la Veyrie : que faire de ce bâtiment patrimonial ? », Le Dauphiné Libéré,‎ 14 juin 2012 (consulté le 26 juillet 2014).
  5. « La Veyrie : "Patrimoine et Avenir en Grésivaudan" fait de la résistance », sur www.bernin.fr,‎ 31 mars 2013 (consulté le 26 juillet 2014), p. 15.
  6. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  7. Etat de services du Gal Bourgeat archives de l'armée de terre série GB 1169 2S

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]