Temple de Salomon

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31° 46′ 40.53″ N 35° 14′ 07.23″ E / 31.777925, 35.2353417 ()

Représentation 3D du Temple.
Le roi Salomon tenant le Temple dans ses mains. Sculpture du portail de la cathédrale de Laon, France

Le Temple de Salomon (héb. : בית המקדש, translit. Beit HaMiqdash, « Maison de la sanctification »), également connu sous la dénomination de Premier Temple, fut, selon la Bible, le premier temple juif de Jérusalem, construit par le roi Salomon.

Sa construction fait l'objet, dans la Bible hébraïque, des chapitres 6 à 8 du Premier livre des Rois. Il agissait comme un foyer de la vie religieuse et culturelle, étant le lieu des sacrifices décrits dans la Torah sous le nom de korbanot. La date supposée de son achèvement se situerait aux alentours du Xe siècle av. J.-C., celle de sa destruction par les Babyloniens en -587.

Le temple de Salomon aurait été construit dans la partie est de l'actuelle Vieille ville de Jérusalem, dans le secteur de l'Haram-el-Charif. La partie la plus haute de l'édifice, aujourd'hui couverte par « le Dôme du Rocher » peut avoir été le sanctuaire intérieur.

Le Temple de Salomon abritait l'arche d'alliance et était couvert d'or en provenance d'Ophir.

Le compagnonnage et la franc-maçonnerie intègrent dans leurs rituels de nombreuses références au Temple de Salomon : le temple maçonnique est parfois vu comme une reproduction symbolique de celui-ci. Et selon la légende, ce pourrait être le moment de la naissance du compagnonnage.

Histoire selon la Bible[modifier | modifier le code]

Avant le Temple[modifier | modifier le code]

Le premier acte du Roi David en tant que roi d'Israël fut de conquérir Jérusalem (alors appelée « Jébus ») et de la déclarer capitale de son royaume. Cette ville (devenue la « Cité de David ») fut choisie pour sa « neutralité », étant située à mi-chemin des tribus du Nord et du Sud, dont la Bible fait transparaître la rivalité préexistant au schisme. De plus, selon la tradition israélite, c'était sur l'un des monts l'environnant, le mont Moria, qu'Abraham avait offert son fils Isaac en sacrifice à Yahvé.

Matériaux de construction[modifier | modifier le code]

Avant sa mort, le Roi David avait rassemblé du matériel pour la construction du Temple en grande abondance sur le sommet du Mont Moria (lieu supposé où Abraham alla donner Isaac en sacrifice à Yahvé) ( 22,14, 29,4, 3,1), où il avait également acheté un terrain à Arona le Jébusite ( 24,21 et suiv.), sur lequel il réalisait des sacrifices.

Destruction[modifier | modifier le code]

Jérusalem, avec son Premier Temple, est détruite par Nabuchodonosor II en -586. Une partie de la population — un quart selon ce que les fouilles permettent d’estimer — est exilée à Babylone. Mais la Babylonie s’effondre sous l’attaque de Cyrus II, fondateur de l’Empire perse, qui libère les prisonniers en -538 et autorise la reconstruction de l'édifice, donnant ainsi naissance au Second Temple de Jérusalem.

Description[modifier | modifier le code]

Données archéologiques sur le Premier Temple[modifier | modifier le code]

Plan et coupe du Temple
Schéma et coupe de la façade du Temple

Nous n’avons aucune donnée archéologique sur le Temple de Salomon. Le nom même du roi Salomon n’apparaît nulle part, à l’époque de son règne, dans les documents archéologiques du Proche-Orient. Cependant, comme la maison de David (c’est-à-dire sa dynastie) est mentionnée sur la stèle de Tel Dan, l’archéologie ne met pas en doute l’existence d’un royaume de Salomon avec Jérusalem comme capitale. Seule l’étendue de ce royaume pose un vrai problème. Les analyses les plus récentes de la population de Jérusalem, faites à partir du relevé de la position des tombes et de leurs datations, conduisent à penser que la Jérusalem de Salomon, comme celle de David, avait la taille d’un village de montagne, situé à l’emplacement de ce qu’on appelle la Cité de David. Si Salomon a effectivement construit un Temple à Jérusalem, il ne s’agissait certainement pas d’une vaste construction.

Un article de la Biblical Archaeology Review paru en 1998, relate à propos d'un ostracon trouvé à Tel Arad et daté entre le IXe et le VIe siècle  : « Ce qui « semble être un reçu établi à l’occasion d’un don de trois sicles d’argent au Temple de Yahweh » est « récemment apparu sur le marché des antiquités ». Il pourrait s’agir d’une mention du Temple de Jérusalem mais d’autres pensent que cela réfère simplement au temple local »[1].

Rappelons que sur trois sites, la forteresse d’Arad, Tel Beer Sheva et Lakish, on a constaté que des lieux de culte en activité en -800 (équipements pour les sacrifices) sont désacralisés en -700. Cette constatation prouve que la volonté de ne pas avoir de lieux de sacrifices décentralisés, volonté proclamée dans la Bible [réf. souhaitée], est effectivement en pratique en -700. Cette mise en pratique prouve du même coup clairement qu’il existe un Temple central à Jérusalem vers -700, bien qu’il ne reste aucune trace matérielle du bâtiment. À l’époque d’Ézéchias, Jérusalem est devenue une cité importante et il est tout à fait logique qu’un Temple de grandes proportions y soit en activité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gary A. Rendsburg, « Israel without the Bible », sur Département d'études juives de l'université du New Jersey

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]