Pont-Évêque

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Pont-Évêque
La mairie, place Claude Barbier
La mairie, place Claude Barbier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Vienne-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Viennois
Maire
Mandat
Martine Faïta
2014-2020
Code postal 38780
Code commune 38318
Démographie
Gentilé Episcopontains
Population
municipale
5 064 hab. (2011)
Densité 578 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 52″ N 4° 54′ 43″ E / 45.5311111111, 4.9119444444445° 31′ 52″ Nord 4° 54′ 43″ Est / 45.5311111111, 4.91194444444  
Altitude Min. 165 m – Max. 321 m
Superficie 8,76 km2
Localisation

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Pont-Évêque
Liens
Site web www.ville-pont-eveque.fr

Pont-Évêque (prononcée [pɔ̃tevɛk ]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine de la ville

Au Ve siècle, les corps de trois martyrs viennois : Séverin, Exupère et Félicien, furent ensevelis dans une petite église dédiée à saint Romain avant que Barnard, archevêque de Vienne ne les transfère en 841 à Romans. Jusqu’à sa destruction par les protestants en 1562, la procession solennelle du mardi des Rogations à laquelle participaient les clercs de Vienne (séculiers et réguliers) arrivait à Saint-Romain[1].

Ancien faubourg dépendant de Septème et d'Estrablin, Pont-Évêque s'est développé au XVIIIe siècle grâce à la pureté des eaux et à la force motrice de la Gère qui a attiré des industries diverses. À la veille de la Révolution de 1789, Pont-Évêque était une paroisse, mais dépendait administrativement de la Seigneurerie de Septème qui englobait les 5 communes actuelles de Septème, Oytier, Saint-Just-Chaleyssin, Pont-Évêque et Serpaize. En 1790, la réorganisation des communes maintint uniquement Pont-Évêque et Serpaize dans la commune de Septème, ce qui dès la moitié du XIXe siècle commença à poser problème. En effet, le chef-lieu de Septème était trop éloigné (huit kilomètres) de Pont-Évêque et ses préoccupations agricoles étaient trop différentes des activités industrielles en pleine expansion des épiscopontins. La loi du 20 juillet 1867 tint compte des nombreuses pétitions des habitants et proclama Pont-Évêque comme entité municipale[2],[3].

Histoire industrielle

C'est en 1840 que M. Frèrejean, déjà propriétaire des deux hauts fourneaux édifiés en 1819, construit une forge comtoise à Pont-Évêque. Cette unité, très moderne à l'époque sera intégrée en 1863 à l'usine Harel et Cie comportant outre les deux hauts fourneaux, vingt fours à puddler et une nouvelle forge comtoise. La production de fers fins sera de 1 000 tonnes par mois[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason De pourpre au pont d’une arche d’or, maçonné de sable, pentu en barre à dextre, posé sur une rivière d’azur mouvant de la pointe, surmonté de l’inscription « 1867 » en chiffres de gueules, l’ouverture chargée d’une mitre de gueules ornée d’or, brochant sur la rivière.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les habitants de Pont-Évêque se nomment les épiscopontains.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2009 décembre 2011 Daniel Cachet Sans étiquette Agent de maîtrise
décembre 2011 en cours Martine Faïta Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 064 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 799 1 662 1 752 1 656 1 409 1 344 1 357 1 462 1 586
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 563 1 652 1 651 1 695 1 677 1 725 1 881 2 148 5 636
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
5 542 5 385 5 067 5 105 5 110 5 064 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La ville produit des biens d'équipement domestique, avec l'usine du Groupe SEB.

Elle est également marquée par l'industrie papetière, avec la présence d'une usine du groupe Finlandais Ahlstrom.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Frerejean (1736-1789) Maître de Forges

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cavard (P.) : "Vienne la Sainte, Vienne, Blanchard " 1977
  2. Genty : "Du village à la ville, évolution d'une commune et adaptation du milieu agricole. Exemple de Pont-Évêque, Mémoire de maîtrise de Géographie " 1981
  3. Bulletin des lois de la République française de 1867, 2e semestre, p.  81 : Le territoire de la section de Pont-Évêque… sur Google Livres
  4. Ernest Chabrand : "Histoire de la métallurgie du fer en Savoie et Dauphiné " 1898
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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