Saule

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 Salix pentandra
Salix pentandra
Classification de Cronquist
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Salicales
Famille Salicaceae
Genre
Salix
L., 1753
Classification APG III
Ordre Malpighiales
Famille Salicaceae

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les saules font partie des essences décoratives utilisées en zone tempérée, ils supportent la taille

Le saule (Salix) est un genre d'arbres, d'arbustes, d'arbrisseaux de la famille des Salicacées (Salicaceae). Il comprend 350 espèces environ, réparties à travers le monde, principalement dans les zones fraîches et humides des régions tempérées et froides de l'hémisphère nord.

  • Une rangée régulière de saules est dénommée une saulée[1].
  • Une saulaie est un endroit où poussent des saules, tout comme une saussaie, terme vieilli et régional.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Le terme français saule est issu du vieux bas francique *salha (Cf. vieil anglais salh, vieux haut allemand salaha), du germanique *salχaz [2],[3]. Il ne procède donc pas du latin salix, accusatif salĭcem qui, par contre, a donné en ancien français saus et sausse, conservés dans certains dialectes et dans le terme saussaie (de SALICETU) « saulaie ».

[modifier] Caractères généraux

Les feuilles sont caduques, alternes, ovales ou lancéolées. Les fleurs sont réunies en chatons dressés, mâles ou femelles, portés par des pieds différents (plantes dioïques). Chaque fleur est portée par un nectaire, qui correspond au périanthe, et protégée par une bractée ciliée. La fleur mâle, minuscule, comporte 2 à 5 étamines. La fleur femelle ne comprend qu'un seul ovaire, uniloculaire mais à deux carpelles. Les fleurs femelles fécondées forment des capsules à deux valves, qui libèrent des graines cotonneuses. Les saules peuvent être anémophiles (pollinisés par le vent) ou entomophiles (pollinisés par les insectes). Les nombreux hybrides rendent souvent la détermination difficile.

La cire blanche du saule et une lenticelle.

La plupart des Saules se couvrent à l'automne d'une cire blanche qui les protège pendant l'hiver. Comme toutes les cires, celle-ci est hydrophobe, c'est-à-dire qu'elle ne laisse pas passer l'eau. Cette propriété protège l'arbre de la déshydratation pendant l'hiver mais rend aussi la respiration plus difficile. Pour résoudre ce problème, l'arbre est équipé de lenticelles.

[modifier] Distribution

Saules et bouleaux sont les premiers arbres à coloniser les friches, surtout les berges de rivières, en effet le saule a besoin d'un terrain nu et de beaucoup de lumière; l'eau est un caractère important pour son développement. Il est plutôt acidicline et s'installera sur des sols à pH allant de 5.5 à 7.5. Il préfère les sols légers et humides tels que les alluvions des bords de cours d'eau.

[modifier] Principales espèces

[modifier] Les Salix et l'homme

Blason de Widen, canton d'Argovie

[modifier] Utilisation

Les saules sont cultivés principalement pour l'ornement, notamment le saule pleureur, de loin le plus connu dans les parcs et jardins.

Certaines espèces fournissent du bois, apprécié notamment pour la fabrication de manches d'outils, de gaule et des rameaux flexibles utilisés en vannerie (osier).

Certaines espèces particulièrement droites et solides (Salix calodendron, Salix cinerea, Salix caprea, Salix viminalis et leurs mélanges) sont utilisées pour la fabrication des fusains d'artistes.

L'écorce de saule est connue depuis l'Antiquité pour ses vertus curatives. Hippocrate conseillait déjà une préparation à partir de l'écorce du saule blanc pour soulager les douleurs et les fièvres. En 1829, un pharmacien français, après avoir fait bouillir de la poudre d'écorce de saule blanc dans de l'eau, concentre sa préparation. Il en résulte des cristaux solubles qu'il baptise salicyline (du latin salix). Plus tard, un chimiste alsacien nommé Charles Frédéric Gerhardt a réussi, à partir de la salicyline, à synthétiser l'acide acétylsalicylique qui deviendra la substance active d'un médicament: l'Aspirine.

Avant l'invention de l'auxine de synthèse, on se servait de l'eau de saule pour faciliter le bouturage de tous types de plantes.

[modifier] Symbolique poétique

Dans les mythologies orientales et chrétiennes, le saule est symbole d'immortalité.

Le saule jouit d'un ambassadeur célèbre : Alfred de Musset, qui appréciait cet arbre. Voici un extrait de son poème Le Saule : « Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré ;
La pâleur m’en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai ».

Le vent dans les saules (The wind in the willows) est un roman de Kenneth Grahame, adapté en bande dessinées par Michel Plessix (voir Le Vent dans les saules (bande dessinée)).

[modifier] Ennemis

Les chenilles des papillons de nuit (hétérocères) suivants (classés par famille) se nourrissent de saule :

- adèle de la scabieuse (Adelidae),
- cabère virginale,
- cidarie à bandes vertes,
- cidarie du peuplier,
- crocale aglosse,
- grande nayade,
- numérie poudrée,
- phalène ondulée (Geometridae),
- bombyx de l'aubépine,
- bombyx du chêne,
- bombyx feuille de l'yeuse,
- feuille morte du chêne (Lasiocampidae),
- bombyx disparate (Lymantriidae),
- passagère,
- xanthie noisette,
- xyline du chêne (Noctuidae),
- bois veiné,
- bombyx dictaeoïde,
- bucéphale,
- demi-lune grise,
- notodonte dromadaire,
- notodonte porcelaine,
- vinule (Notodontidae),
- polyphème d'Amérique (Saturniidae),
- sphinx demi-paon,
- sphinx du peuplier (Sphingidae).

(Voir aussi ces papillons sur le Wiktionnaire)

[modifier] Lien interne

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. "saulée" dans le Dictionnaire français Définitions & Synonymes
  2. Voir également l'origine du mot Gaule pour l'évolution phonétique.
  3. Albert Dauzat, J. Dubois, H. Mitterand, Larousse étymologique, éditions Larousse.
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