Saint-Jean-de-Bournay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Jean-de-Bournay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Saint-Jean-de-Bournay
Intercommunalité Communauté de communes de la région Saint-Jeannaise
Maire
Mandat
M. Jean-Pascal Vivian
2001-2008
Code postal 38440
Code commune 38399
Démographie
Population
municipale
4 421 hab. (2011)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 11″ N 5° 08′ 19″ E / 45.5030555556, 5.13861111111 ()45° 30′ 11″ Nord 5° 08′ 19″ Est / 45.5030555556, 5.13861111111 ()  
Altitude 380 m (min. : 345 m) (max. : 511 m)
Superficie 26,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Bournay

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Bournay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Bournay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-Bournay

Saint-Jean-de-Bournay est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Située à proximité de Vienne, capitale gallo-romaine, St-Jean-de-Bournay, alors connue sous le nom de Castrum Sancti Johannis (ce jusqu'au XIIe siècle) était située sur l’un des principaux axes militaires et commerçants reliant Empire de Rome aux provinces rhodaniennes par les Alpes.

En 1292, le bourg de Saint-Jean-de-Bournay, dénommé Sanctus Johannus de Bornay, a été affranchi par Amédée V de Savoie, comte de Savoie, mais dut attendre 1866 pour avoir ses propres armoiries ainsi que sa devise fixée : " De gueules au cheval échappé d'Argent", dit aussi "Liberté Aiguillonne". Laquelle est visible sur le fronton de l'hôtel de ville depuis 1880.

Entre les XVe et XVIe siècles, Saint-Jehan-de-Bornaz (Saint-Jean-de-Bournay) connaît un essor économique et industriel intense, grâce à la fabrique de toiles pour la marine, le peignage et le tissage du chanvre.

Au cours de la Révolution française, et à la suite de la déchristianisation opérée, le nom de la commune a été changé pour le nom révolutionnaire de "Toile à Voile".

Le , à la suite du décret de l’Assemblée nationale du 15 janvier 1790, le Dauphiné est divisé en 3 départements (dont celui de l’Isère) en 4 districts ou arrondissements et 91 cantons, Toile à Voile devint le 12e canton du district de Vienne.

En 1801, à la suite de la signature du concordat de Napoléon Bonaparte et Pie VII, Toile à voile retrouve son nom historique de Saint-Jehan Dambournay.

Aujourd’hui Saint-Jean-de-Bournay est un chef-lieu de canton dynamique, porté par une croissance démographique importante. Les charmes de la campagne, alliés au confort de la ville, boostent la démographie de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Bournay Blason De gueules au cheval effaré d’argent[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 M. Roger Montmeat    
1983 1989 M. Roger Jaillet UMP  
1989 1995 M. Roger Jaillet UMP  
1995 2001 M. Roger Jaillet UMP  
mars 2001 2007 M. Jean-Pascal Vivian PS  
2007   M. Jean-Pascal Vivian PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 421 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 675 2 848 2 904 2 769 3 392 3 330 3 492 3 279 3 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 382 3 501 3 472 3 249 3 180 3 069 3 156 3 183 3 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 285 3 185 3 174 2 866 2 816 2 714 2 708 2 586 2 621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 887 3 174 3 240 3 651 3 764 3 857 4 188 4 281 4 421
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La ville produit :

  • des biens d'équipement domestique, avec l'usine du groupe SEB et de fabrication de pièces techniques en matière plastique par sa filiale Calor.
  • du carton ondulé, avec l'usine DS Smith Packaging Sud-Est (anciennement Otor Dauphiné) du groupe DS Smith Packaging France.
  • extraction de pierre pour la construction.
  • la production de viande de volaille, avec l'usine Saroja Volailles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • l'orgue de l'église St Hugues de Bonnevaux, construit par Joseph Merklin en 1889, et offert par la famille Dumoulin la même année. Situé sur le bas-côté droit du chœur, il fut restauré en 1988, mais a perdu une grande partie de son caractère romantique d'origine. Ses jeux harmoniques ont été recoupés, le plein-jeu recomposé et certains jeux d'origine de Merklin ont disparu. Il a malgré tout gardé une belle sonorité[4]
  • la chapelle de Bournay du XIIIe siècle, située au lieu dit bournay à l'est du village en direction de Bourgoin-Jallieu.
  • la madonne, dite Notre Dame des Lumières (statue située sur les hauteurs nord, non loin de l'hôtel de ville côté est)
  • la tour Lesdiguières, vestige du château Lesdiguières (sur les hauteurs nord, non loin de l'hôtel de ville côté ouest)
  • les maisons en pisé réparties un peu partout dans le village et ses environs, notamment aux lieux-dits Miraillet, Gonnet et Croix du Pénoux, où elles longent la route.

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

  • Les étangs, typiques de ce canton ; ils constituent une richesse écologique de par la diversité de la flore et de la faune la constituant et s'y reproduisant ; on peut notamment citer l'étang de Montjoux, la faune et la flore de cet étang lui ont permis d'être classé en 1999 espace naturel sensible du Département de l'Isère. On retrouve à travers la mosaïque d'habitats naturels (roselière, saulaie, prairie marécageuse) une quarantaine d'espèce d'oiseaux différentes tant autochtones que migratoires, parmi lesquelles
l'hirondelle
le grèbe huppé
le foulque
le busard des roseaux
la rousserolle
la sarcelle d'hiver
le canard pilet
le héron cendré
le rare héron pourpré

Mais aussi de nombreux micro-mammifères, amphibiens, reptiles et insectes.

  • la forêt de Bonnevaux et ses circuits balisés (environ 6 km) qui partent depuis l'Abbaye de Bonnevaux située sur la commune de la Côte-Saint-André, permet de découvrir l'ancien domaine des moines et leurs espaces naturels.
  • le lieu-dit des 4 sapins, bosquet d'arbres pittoresques, vestige d'une ancienne forêt de sapins située sur l'une des collines Sud Est du village, très appréciée par les enfants et leurs parents.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Rodolphe Muret, né en 1789, maire de Saint-Jean-de-Bournay, chirurgien de l'hôtel-Dieu de Lyon et écrivain.
  • Philippe Viannay journaliste français, fondateur du Centre de formation des journalistes et de l'école de voile Les Glénans. Né le 15/08/1917 à Saint-Jean-de-Bournay et décédé le 27/11/1986.
  • Jean Drevon, 1889-1979, peintre.
  • Roger Jocteur , 1922 - 2010 , historien local, publication en 1988 d'un ouvrage" St Jean de Bournay" "Histoire, Légendes et Vérités",et participations à quelque ouvrages sur la région.
  • l'abbé Gervat, peintre et curé de la commune (1867-1930)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :