Voreppe

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Voreppe
alt=Voreppe  (Vieux-Bourg vu du cimetière)
Voreppe

(Vieux-Bourg vu du cimetière)

Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Voiron
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Luc Rémond
2014-2020
Code postal 38340
Code commune 38565
Démographie
Population
municipale
9 742 hab. (2011)
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 55″ N 5° 38′ 15″ E / 45.2986111111, 5.6375 ()45° 17′ 55″ Nord 5° 38′ 15″ Est / 45.2986111111, 5.6375 ()  
Altitude Min. 185 m – Max. 1 702 m
Superficie 28,65 km2
Localisation

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Voreppe est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Voreppe est situé à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Grenoble. Son centre se situe sur le flanc de la chaîne de la Chartreuse, mais la commune s'étend jusque dans la vallée de l'Isère.

Voreppe se situe au niveau d'une cluse (coupure étroite et encaissée creusée perpendiculairement à une chaîne de montagne) : la cluse de Voreppe. Cette cluse a été formée par le creusement d'un glacier qui a également donné sa forme en U à la vallée qui relie Voreppe à Grenoble et que suit l'Isère. Cette vallée est bordée de la chaîne de la Chartreuse (à l'est) et de la chaîne du Vercors (à l'ouest). La cluse se situe entre l'extrémité nord du Vercors et l'extrémité sud du massif du Jura.

D'un point de vue altimétrique la commune possède une assez grande amplitude, le point le plus haut se situe à 1702 mètres au niveau du chalet des Bannettes et le plus bas à 185 mètres sur les berges de l'Isère. Les principaux reliefs de ce village sont les Bannettes (1702 mètres) qui font partie du Rocher de Lorzier, l'Aiguille de Chalais (1089 mètres) et la Roche Brune (932 mètres) qui domine les bois de la Tençon.

Côté hydrographie, le principal ruisseau qui traverse le village est la Roize. De plus quatre canaux sont présents sur le territoire communal : le canal du bas Voreppe, de Palluel, du Mondragon et le canal de la Vence.

Le territoire communal est rattaché au Parc Régional de Chartreuse. La forêt communale s'étend sur 1 400 hectares et propose 12 sentiers de randonnées balisés.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le Chevalon

Le Chevalon de Voreppe est un petit village rattaché à la commune de Voreppe et situé sur la route de Grenoble. Il possède de magnifiques carrières et des maisons du XVe siècle. Ce village devenu avec le temps un véritable quartier de Voreppe, possède en outre sa propre école et ses commerçants.

Au Chevalon, le Centre Beauregard (Bocacio) accueillit durant des générations des enfants de familles dysfonctionnelles confiées par l'État. Elle accueillait les pupilles de la Nation et les mineurs sortant de prison. À travers son unique établissement, l’asile du Chevalon de Voreppe, elle dispensait une formation à des métiers agricoles : agriculture, élevage, charronnage, vannerie.[réf. nécessaire] Les jeunes étaient ensuite placés pour travailler dans les fermes de la région : Chartreuse, Plateau du Vercors …

Dans la première moitié du XXe siècle, il était d’usage en Isère, que les parents de bonne famille fustigent leurs enfants turbulents en les menaçant de les placer à « Boccacio », (nom du Bâtonnier auprès du barreau de Grenoble qui a beaucoup œuvré pour le développement de la Fondation). Derrière ces intimidations se profilait l’image des « maisons de correction » de l’époque.

Petit à petit avec l’évolution des mentalités, la mise en application des lois nouvelles (1945) et les mesures d’assistance, la structure s’est transformée en Centre Éducatif et Professionnel dans lequel la prise en charge individuelle est privilégiée. L’effectif passe progressivement de 180 à 90 jeunes et les locaux sont réhabilités : les dortoirs de 40 lits laissent la place à des chambres de 2 ou 3 garçons, voire à des chambres individuelles. Les ateliers sont modernisés, équipés de machines et d’outillages récents. Neuf formations sont ainsi dispensées : de la soudure à la mécanique générale et automobile, en passant par la carrosserie et la peinture auto. Les principaux métiers du bâtiment étaient représentés ainsi que la cuisine et la pâtisserie.

Entre 1965 et 1985 ce fut une formidable ascension dans tous les domaines, éducatif, pédagogique, innovation et création de nouvelles structures : Service de Suite de Grenoble (1965), Foyer du Vercors à Claix (1968), Foyer d’Accueil et d’Orientation à Autrans (1972).

L’Association Beauregard qui comptait alors 180 salariés, faisait référence en matière de rééducation et affichait une renommée nationale. Son instigateur et éducateur mythique qui a présidé aux destinées de l’Association entre 1950 et 1983, était Robert Marre. Entre 1991 et 1995, des difficultés, à la fois financières et de recrutement, contraignent l’Association à fermer les Établissements du Chevalon et de Claix. Le travail se poursuit néanmoins avec les jeunes d’ADAJ (Grenoble) et des Carlines (Autrans). Grâce à la détermination de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse, du Conseil général de l’Isère, des administrateurs et des salariés restants, Beauregard perdure. Depuis octobre 2008 un service d'accueil familial spécialisé est créé à Saint-Jean-de-Bournay. Aujourd’hui 65 salariés dans les trois structures, prennent en charge 80 jeunes de 4 à 21 ans.

La Gachetière

C'est un petit hameau situé sur une pente de la grande Aiguille (massif de la Chartreuse), aujourd'hui entièrement rattaché au bourg. Surplombant la vallée de la Cluse, Gachetière fut autrefois traversée par la route Royale (ancien régime) qui allait en direction de Grenoble.

Un institut médico-éducatif accueillant de jeunes enfants handicapés originaires de l'agglomération grenobloise y a été installé. On y trouve également une champignonnière, un petit château/manoir ainsi que les ruines de l'ancien château médiéval dominant la vallée et duquel subsiste quelques ruines (tour, remparts) reposant sur un domaine privé non accessible au public.

Le quartier de la Gachetière fut à la base composé d'une seule et unique rue (la rue de Gachetière) avec une dizaine de maison côte à côte jouissant d'un panorama privilégié sur la vallée, l'Isère et le Vercors. Le quartier s'est nettement développé au milieu des années 90 avec la construction en contrebas de petits immeubles d'habitations à 2 étages et au-dessus avec des maisons individuelles à flanc de colline et en bordure de la forêt. Depuis cette époque, la rue de Gachetière a été prolongée afin de faire jonction avec le quartier de Bourg Vieux et ainsi pouvoir rejoindre le Chevalon sans revenir en arrière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Voreppe et des communes avoisinantes
Communes limitrophes de Voreppe
Moirans La Buisse Pommiers-la-Placette
Veurey-Voroize Voreppe
Noyarey Fontanil-Cornillon Mont-Saint-Martin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme de de Vuarapio, Vorapium au XIe siècle[1].

Selon Albert Dauzat[2], le second élément est le suffixe pré-latin *-appa. Cependant, la nature des formes anciennes impliquent -apium, latinisation commune du suffixe pré-latin *-apa[3] traité par H. Dittmaier[4]. cf. Gamaches-en-Vexin (Eure, Gamapium 707) et qui aboutit à -epe (Allemagne), -appe (France, Belgique), -eppe (France, Belgique), -ache (France)[5]. Il s'agit d'un hydronyme qui remonte à l'indo-européen *ab-, *ap- de genre animé désignant « les eaux » comme des êtres qui agissent, c'est-à-dire des forces naturelles de caractère religieux, distinct de l'eau perçue comme matière[6].

Le même A. Dauzat compare l'élément Vor- à celui de Voiron (de Voirone XIe siècle, Vorionem XIIe siècle)[7] qu'il considère comme une évolution de l'indo-européen kar- « pierre » > gwar- > gwor-.

Le lieu-dit qu'occupe aujourd'hui Voreppe aurait été appelée Vorago au IXe siècle. En latin, ce terme désigne justement un « tournant d'eau » (ou un tourbillon) et, selon une troisième hypothèse (probablement une étymologie populaire), ce tournant correspondrait au virage qu'effectue l'Isère à cet endroit afin de contourner le Vercors. Vorago est ensuite devenu Vorapium au XIe siècle, Verespe en 1706 pour enfin devenir Voreppe[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Voreppe fut certainement fondé par les Allobroges, tribu gauloise belliqueuse qui devint alliée des Romains. Les premières fondations datent donc certainement du IIe siècle av. J.-C. (tombes gauloises et vieilles pièces de monnaie découvertes dans la grotte dite Grotte à Bibi).

Des envahisseurs de toutes origines passèrent par la cluse étroite de Voreppe (Burgondes, Huns et même Sarrasins) qui empêchèrent un grand développement du village.

Au XIVe siècle, un nouveau bourg plus important remplaçant l'ancien petit village fut fondé, avec une charte octroyée par le Dauphin Jean II à la suite d'un éboulement de la montagne (massif de la Chartreuse).

La bataille de Voreppe[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, après avoir envahi les deux-tiers du territoire français, les avant-gardes allemandes vont tenter de forcer le seuil de Voreppe à partir du 21 juin, mais elles sont contenues très énergiquement sur la route qui mène à Grenoble (environ à 12 km des portes de la ville).

Le 10 juin 1940, l'Italie entre en guerre et l’armée des Alpes résiste victorieusement et l'Artillerie du 14e Corps d'Armée inflige de lourdes pertes aux forces italiennes. Sur un front de quatre cents kilomètres, en deux semaines d'affrontement, sous un temps parfois "hivernal", les vingt-quatre divisions italiennes de premier échelon et les huit divisions de soutien engagées dans l'attaque des positions de défenses françaises sont stoppées par les destructions opérées en avant de la position de résistance et par la mise en œuvre d'un système de défense cohérent, appuyé par de puissants feux d'artillerie. Malgré une écrasante supériorité numérique, l'offensive italienne échouera et les pertes italiennes seront estimées à 20 000 hommes dont 10 000 prisonniers et de nombreux matériels détruits.

Pour prendre l’armée des Alpes à revers, les divisions motorisées et blindées allemandes du 16e Corps occupent Lyon déclarée ville ouverte[9] dont les 10 ponts sont restés intacts, le 18 juin. La première ligne de résistance de l’armée des Alpes, établie sur le Rhône entre Lyon et la Suisse, est alors impossible à tenir, et donc rapidement enfoncée par les troupes allemandes. Plusieurs unités de défense de la position abandonnée ne disposant pas de moyens de transports organiques, ne peuvent être évacuées et seront faits prisonniers. Des milliers d'hommes, de nombreux matériels, armements, parcs et dépôts seront ainsi perdus.

Le 20 juin, le haut commandement allemand communique son intention de faire jonction avec les Italiens à Chambéry et de s'emparer de Grenoble. Une deuxième ligne de résistance française est donc à créer de toute pièce sur l'Isère, la défense en est confiée au général Cartier. On décide de tirer profit du rétrécissement naturel de la vallée de l'Isère au niveau précisément, de ce que les géographes appellent le seuil de Voreppe.

Le général René Olry, Commandant de l’armée des Alpes excluant tout prélèvement d'effectifs et de matériels sur le front des Alpes, il réussit à rassembler sous les ordres du général Georges Cartier une vingtaine de bataillons avec des éléments épars de dépôts (coloniaux, aviateurs, marins...) de réservistes et d'éléments rescapés des combats du Nord-Est ainsi que des batteries fournies par la marine de Toulon. Une petite armée improvisée d'environ 30 000 hommes est ainsi réunie en une semaine, il faut y rajouter environ 130 canons.

Cet ensemble fort disparate, à valeur militaire incertaine et sans grande cohésion, bien peu capable d'affronter l'assaut d'une armée allemande aguerrie et disposant d'un matériel puissant va être renforcé par le IIe bataillon du 104e Régiment d'Artillerie Lourde Automobile. Celui-ci était composé des restes des Ier et IIe groupes du régiment qui avait été décimé au cours de la retraite des Flandres et avait gagné l'Angleterre pour être redébarqué à Brest. Traversant la France jusqu'à Lyon où il reçoit des canons de 105 long modèle 1936 Schneider[10] (mais ces canons qui viennent d’être évacués du Creusot afin d'éviter qu'ils ne soient pris par les Allemands, sont nus, sans appareils de pointage ni accessoires, aucune munitions ne les accompagnent), il est réduit à 14 officiers et 175 hommes ayant déjà subi l'épreuve du feu. À Valence, il reçoit des canons de 155 GPF[11] récupérés sur les quais de Toulon. Le général Olry met alors ce groupe aux ordres du 14e Corps mais, redoutant la rupture du front de l'Isère, il l'affecte à la défense des cols alpestres à quelque 80 km de Grenoble.

Le 22 juin au matin, le jour même où l'armistice est signé entre le gouvernement Philippe Pétain et les Allemands, une colonne allemande de 150 chars de la 3e division de panzers, suivie d'éléments de la 7e division motorisée tente de forcer le seuil de Voreppe.

C'est dans cette situation désespérée que le général Georges Marchand va s'avérer l'acteur principal de la défense en exploitant au mieux la topographie de la trouée de Voreppe pour verrouiller la poche de Grenoble.

Dès le lendemain, le général Georges Marchand qui commandait le 104 Régiment d'Artillerie Lourde Automobile, ayant pris connaissance de la déclaration des Allemands disant qu'ils n'occuperaient que les territoires français conquis par les armes, il obtient l'accord de son supérieur hiérarchique le général Paul Beynet, Commandant du 14e Corps d'Armée, pour lancer une manœuvre de résistance. Avec l'adhésion de ses officiers et hommes de troupes, il forme un commando éclair de canons lourds (ceux du II/104 R.A.L.A.) mené par le capitaine Charles-Azaïs de Vergeron qui, par une nuit noire et sous une pluie torrentielle, parcourt 80 kilomètres tous feux éteints par les routes de montagne en moins de huit heures. À trois heures du matin, le général Marchand retrouve au pont du Drac le groupe de Vergeron qui rejoint alors des emplacements minutieusement déterminés et profite de la fin de la nuit pour se mettre en place.

Le 24 juin, le 16e Corps blindé allemand se déploie devant les troupes françaises bien camouflées. Ignorant la présence des canons français de longue portée, les blindés de la 3e Panzer se rassemblent et s’apprêtent à forcer la trouée de Voreppe. Durant tout l'après-midi les canons français neutralisent toutes les colonnes de véhicules arrêtés (mitrailleuses, chars, camions), leur occasionnent des pertes sérieuses et les obligent à faire demi-tour. Ils prennent aussi à partie neuf batteries de mortier et de canons allemands qui tirent sur Voreppe et Grenoble et leur imposent de cesser les tirs. Ils dispersent les rassemblements de chars, incendient un dépôt de carburant et un terrain d'aviation au Sud-Est de Moirans est rendu hors d'usage[12].

Jusqu'à la tombée de la nuit, l'artillerie reste maître du champ de bataille. Les pertes ont été évaluées à plusieurs centaines de tués côté allemand contre une dizaine côté français (avec malgré tout denombreux blessés)[13]. Elle interdit aux Allemands de briser la résistance de Voreppe avant l'armistice et sauve Grenoble de l'occupation.

Pendant que se déroule cette bataille de Voreppe, le général Marchand a aussi d'autres préoccupations puisque la 13e division d'infanterie motorisée allemande vient de franchir le Rhône à Culoz, elle pousse sur Chambéry de part et d'autre du lac du Bourget et s'empare d'Aix-les-Bains le 23 juin vers 18 h. Des renforts d'artillerie du 14e Corps d'Armée sont alors envoyés durant la nuit pour défendre la trouée de Viviers d'une part, pour renforcer à l'ouest de Chambéry le dispositif d'infanterie dans le secteur de Guiers du confluent du Rhône jusqu'aux Échelles d'autre part, et enfin pour se mettre à la disposition du général Cartier sur Chambéry. Ces troupes arrivent à temps pour bloquer l'infanterie allemande et matraquer toutes les unités ennemies s'aventurant entre le Rhône et le lac du Bourget jusqu'à l'entrée en vigueur de l'armistice et du cessez-le-feu le 25 juin à 0 h 35.

Le général Cartier complimentera (à sa manière) l'action du général Marchand en disant « l'artillerie est entrée dans la bataille comme un cambrioleur »[14]. Pour sa clairvoyance, sa préparation minutieuse de la bataille, le général Marchand se voit attribuer la Croix de Guerre avec étoile de vermeil et reçoit la citation suivante des mains du Général Beynet :

« Officier général du plus grand mérite. Alors que le Corps d'Armée, attaqué à l'Est par les forces italiennes, s'est trouvé menacé sur ses arrières par des unités blindés allemandes, a su rapidement employer les unités d'artillerie disponibles. Après des reconnaissances personnelles, les a engagées dans des conditions telles que leur bon rendement a très largement contribué au maintien de l'intégrité des positions de défense assignés au Corps d'Armée. »

Économie[modifier | modifier le code]

Au cœur du parc économique Centr'Alp (l'espace économique du bassin d’emplois grenoblois, l’un des plus importants de la région Rhône-Alpes) se trouve le Centre de recherche de Voreppe (CRV) de Rio Tinto Alcan, une entreprise mondiale dans les domaines de la production d'aluminium et de l'emballage.

La commune abrite aussi le siège social de l'entreprise Pomagalski.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2001 Michel Hannoun RPR Député
mars 2001 mars 2008 François Mathe DVD  
mars 2008 mars 2014 Jean Duchamp DVG  
mars 2014 mars 2020 Luc Rémond UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Lors des élections nationales de 2007, la commune s'équipe d'ordinateurs de vote malgré les réticences affichées par le ministère de l'intérieur et l'abandon de plusieurs villes dont l'utilisation est contestée par de certains citoyens[non neutre].

Par délibération du 27 avril 2009[15], le conseil municipal abandonne l'utilisation des ordinateurs de vote.

Municipales 2008[modifier | modifier le code]

Pour les élections municipales de mars 2008 plusieurs candidats se sont déclarés : M. Mathe (Maire sortant DVD), M. Duchamp (DVG)[16], M. Thilliez (DVD)[17] et M. Naegelan (DVD)[18]. La municipalité reconduit l'utilisation des ordinateurs de vote pour ces élections municipales 2008 malgré les réticences affichées par le ministère de l'intérieur et l'abandon de plusieurs villes.

Les résultats du premier tour [19] sont les suivants :

  1. Voreppe Avenir, M. Duchamp (35,93 %)
  2. Agir pour Voreppe, M. Naegelen (23,52 %)
  3. Pour Voreppe, tout simplement, M. Mathé (20,83 %)
  4. Voreppe Horizon 2008, M. Thilliez (19,72 %)

Des négociations ont lieu entre les deux tours. Le 10 mars, à l'issue du premier tour, M. Mathé déclare se retirer au profit de sa colistière Mme Gérin qui accepte un projet de fusion avec la liste de M. Thilliez. Le lendemain, une réunion a lieu entre cette nouvelle équipe et la liste conduite par M. Naegelen pour discuter de la possibilité de fusion de ces trois listes rassemblant des personnes de sensibilités politiques similaires. Cette tentative de rassemblement échoue cependant, M. Naegelen considérant qu'une telle liste ne lui permettrait pas d'avoir une majorité suffisante lors des conseils municipaux.

Au second tour, Jean Duchamp sort victorieux des élections avec un peu plus de 45% des voix[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 742 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 395 2 522 2 965 2 521 3 280 3 071 3 005 3 021 2 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 060 2 887 2 733 2 769 2 954 2 886 2 869 2 815 2 908
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 005 2 722 2 600 2 426 2 670 2 801 2 859 2 611 3 099
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 617 4 785 5 995 7 970 8 446 9 231 9 615 9 696 9 742
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

  • une piscine

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Chalais.
L'église prieurale Saint-Didier
Peinture murale d'Alexandre Debelle, église Saint-Didier (XIXe siècle)
Tête sculptée, façade ouest
Autre tête sculptée, façade ouest
Le Château de Siéyès

Les ruelles médiévales de Voreppe ont servi de passage à Choderlos de Laclos, Stendhal, Stravinski, Liszt venus admirer l'église romane du XIe siècle, bordée par une admirable fontaine. On peut visiter les vestiges d'anciens remparts du XVIIe siècle.

  • Abbaye de Chalais
L'abbaye Notre-Dame-de-Chalais située au-dessus de Voreppe fut fondée en 1101 par Hugues de Châteauneuf, évêque de Grenoble.
L'abbaye bénédictine de Chalais, maison-mère de l’ordre monastique de Chalais, fut acquise en 1303 par les chartreux à qui elle servit de maison de retraite. L'ancienne église abbatiale date du XIIe siècle. C'est un des chefs-d'œuvre de l'art roman dans le département.
À la Révolution française, les bâtiments furent vendus au titre des biens nationaux. Rachetée par le Père Henri Lacordaire en 1844, elle devint pendant quarante ans un noviciat dominicain. Passée dans le domaine privé, elle redevint une possession des Dominicaines d'Oullins en 1961. La communauté de moniales dominicaines est affiliée à la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs.
  • Le prieuré Saint-Didier
Fondé par l'abbaye Saint-Pierre de Vienne, l'existence du prieuré Saint-Didier est attestée par un document de 1109. Il ne reste de l'ensemble que l'église romane du XIIe siècle, qui servit d'église paroissiale jusqu'au XIXe siècle et la construction de la nouvelle église plus bas, au cœur du village. Les bâtiments réguliers du prieuré furent vendus comme biens nationaux en 1791. L'église est caractérisée par un plan basilical, composé d'une nef centrale et deux collatéraux étroits, couverts de voûtes en berceau en plein cintre avec arts doubleaux. La croisée du transept est couverte d'une coupole sur trompes, surmontée du clocher de plan carré, à quatre étages percés de baies et orné d'arcatures aveugles. Victime de sa position sur un sol instable, l'église a été agrandie et remaniée au XIXe siècle ; le porche massif établi alors joue un rôle de soutien. L'église, entourée du cimetière, n'est plus ouverte au public et constitue une chapelle funéraire pour les tombeaux qui sont à l'intérieur, comme celui du peintre Alexandre Debelle.
  • L'église Saint-Didier (XIXe siècle)
Construite pour remplacer l'église romane de l'ancien prieuré, trop exiguë et excentrée, la nouvelle église fut bâtie sur l'emplacement d'un îlot de maisons. Entre 1870 et 1880, le peintre Alexandre Debelle, natif de Voreppe, offrit à l'église une décoration de peintures murales et les cartons des vitraux.
Vu de loin,on pourrait croire que Voreppe a 2 églises, or une longue flèche est visible 10 km au loin dans la vallée. Il ne s'agit pas d'un lieu de culte, mais de la chapelle implantée au milieu du Lycée professionnel privé de la Jacquinière, qui à l'origine, était un collège religieux, construit en béton armé, entre 1931 et 1936, d'architecture avant-gardiste, pour l'époque de l'entre deux guerres (du style Art-Deco).
La belle façade sur jardin de ce château a été construite au XVIIe siècle et s'ouvre sur les terrasses d'un parc à la française qui aurait été dessiné par Le Nôtre. Côté rue, deux pavillons de style Empire, édifiés au XIXe siècle, entourent une petite cour dont l'accès s'effectue par une grille en fer forgé protégée par d'intéressants chasse-roues en pierre cerclés de fer. La haute toiture en ardoise, surmontée de grosses cheminées en briques, domine le bourg[23].
Ce château est classé monument historique par arrêté du 6 juin 1980 (Façade, toiture, pavillons d'entrée, bibliothèque, grand salon, salon d'angle au sud est et rez-de-chaussée avec leur décor, la grande chambre au sud, la chambre jaune au sud et la chambre d'angle au sud est et leur décor).
Décor en trompe-l'œil de la façade sur rue.
Jardins à la française.
Le domaine a successivement appartenu à Léonard Cuchet, à sa fille Marie Cuchet, épouse de François des Alrics de Rousset, au fils de ceux-ci, Jean-François, marquis de Rousset, à la famille d'Armand de Forest de Blacons, à la famille de Vallier puis à celle de Plan de Sieyès de Veynes[24].
  • Le Château de Beauplan
Il s'agit d'un bâtiment du XVIIIe siècle.
  • Vestiges du château de Château-Vieux
Le château avec sa chapelle est cité au XIe siècle.
  • La Maison de Catherine Barde
Cette maison fut un ancien hospice dirigé dès 1684 par la fille de Denis Barde, notaire de la Communauté. Le bâtiment hospitalier date du XVIe siècle et, après de multiples transformations, n'a conservé de ses origines qu'un escalier à vis. Catherine Barde géra l'établissement jusqu'à sa mort, en 1724. L'hospice a fermé ses portes en octobre 1990.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Voreppe bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Achard par Henri Ding

Voreppe est la ville natale des peintres Jean Achard (1807-1884), Alexandre Debelle (1805-1897) et Jacques Gay. Le décor mural de l'église de Voreppe a été réalisé gracieusement par Debelle. La commune de Voreppe a également la chance de posséder les cartons préparatoires de ces peintures, cartons inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1986.

Les tombes des missionnaires des Missions étrangères de Paris se trouvent au cimetière.

  • Jean-François Joseph Debelle (1767-1802), général des armées de la République (nom gravé sous l'Arc de Triomphe).
  • César Alexandre Debelle (1770-1826), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Auguste Jean-Baptiste Debelle (1781-1831), général des armées de l'Empire.
  • Honoré de Balzac a séjourné à Voreppe. L'un de ses romans, Le Médecin de campagne évoque le Docteur Rome, médecin très charitable, qui ne faisait pas payer de consultations à ses patients pauvres. La tombe du Docteur Rome se trouve au cimetière de Voreppe.
  • L'écrivain et militaire Choderlos de Laclos vécut à Voreppe (château de Sieyès) et s'inspira des lieux pour écrire son plus célèbre roman : Les Liaisons dangereuses. L'écrivain Stendhal découvrit plus tard que Madame de Montmaur, célèbre Voreppine, fut le modèle de Madame de Merteuil dans le roman de Choderlos de Laclos.
  • René de Chateaubriand y fait un séjour avec son épouse en 1804 avant de visiter la Grande Chartreuse (Mémoires d'Outre-Tombe)
  • On raconte que Stendhal venait à Voreppe (au Chevalon) pour faire le vin de noix de la Saint-Jean et que Berlioz venait au château Saint-Vincent (aujourd'hui chambres d'hôtes) pour y voir sa cousine.
  • Igor Stravinski, musicien russe, vécut quelque temps en tant qu'invité dans la villa de La Veronnière (cité dans Chronique de ma vie par Igor Stravinski). Aujourd'hui, cette villa est devenue la Médiathèque Stravinski.
  • Philippe Henri Joseph d'Anselme, né à Voreppe en 1864, général de division, s'est illustré durant la Première Guerre mondiale.
  • Le chanteur Michel Fugain a vécu une partie de sa jeunesse à Voreppe avec ses parents (père médecin à Voreppe).
  • Le compositeur et pianiste Karim Maurice a grandi à Voreppe, fréquentant notamment le collège André Malraux.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • 1 cinéma

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Voreppe Blason Parti : au 1er d'or à l'ours rampant contourné de sable, au 2e d'azur au dauphin renversé d'argent ; enté du même au monde de gueules croiseté d'or et chargé d'un buste d'évêque orant d'argent[26].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
Coupé crénelé: au 1er d'or au dauphin d'azur, barbé, crêté, oreillé, peautré et lorré de gueules, au 2e d'azur au pont d'or d'une seule arche, en dos d'âne, isolé et maçonné de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 728.
  2. Op. cité.
  3. Jürgen Udolph, Namenkundliche Studien zum Germanenproblem, Berlin, New-York, De Gruyter, 1994. p. 83.
  4. Das Apa-Problem, Louvain 1955
  5. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 114 - 115
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  7. Op. cité.
  8. André Plank. L'origine du nom des communes du département de l'Isère. Bourg-d'Oisans : L'atelier, 2006. ISBN 2-84424-043-7
  9. Décision gouvernementale prise sur la demande d'Édouard Herriot, maire de Lyon
  10. Canons de portée 17 500 mètres destinées à l'armée roumaine
  11. canons de 155 mm à grande puissance, tractés par automobile, portée de 19 200 mètres
  12. 12 avions de la Luftwaffe seront détruits
  13. 26 divisions italiennes, 3 divisions blindées allemandes ont été tenues en échec. La Savoie et le Dauphiné sont restés inviolés par les armes. Le groupement Cartier avait perdu environ 250 hommes tués ou blessés. Le corps Hoepner qui lui était opposé accusait, lui, une perte de 1 300 tués ou blessés. La 3eme Panzerdivision perdait des dizaines de chars et de véhicules dans ces combats.
  14. Cette phrase surprenante voulait dire de façon imagée que les artilleurs, contre toute attente et dans la plus grande discrétion (de nuit), s'étaient introduits dans sa zone de responsabilité et l'avaient dépouillé de son unique préoccupation ; c'est-à-dire : arrêter l'ennemi allemand
  15. Délibération du conseil municipal du 27 avril 2009
  16. Duchamp (DVG)
  17. Thillez (DVD)
  18. Naegelan (DVD)
  19. Les résultats officiels du premier tour sont disponibles sur le site du ministère de l'intérieur un tableau des résultats par quartiers est disponible ici sur le site de la ville de Voreppe.
  20. Les résultats du second tour donnent : Voreppe Avenir, M. Duchamp (45,45 %, 22 sièges) - Le choix de Voreppe, M. Thilliez (29,34 %, 4 sièges) - Agir pour Voreppe, M. Naegelen (25,22 %, 3 sièges). L'abstention moyenne du deuxième tour est d'environ 33 %, le vote blanc représente un peu moins de 3 % des suffrages exprimés.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  23. Source Conseil général de l’Isère
  24. Jean Mourral, La famille Charvet dit Brandegaude, de Voreppe en Dauphiné, Fécamp, 1964, 2 volumes.
  25. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  26. Photo des armoiries de Voreppe. File:Mini2-80068422voreppe-jpg.jpg