Beaurepaire (Isère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaurepaire.
Beaurepaire
Rond point au niveau de la ZI des Fromentaux
Rond point au niveau de la ZI des Fromentaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Beaurepaire
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Beaurepaire
Maire
Mandat
Philippe Mignot
2014-2020
Code postal 38270
Code commune 38034
Démographie
Gentilé Beaurepairois
Population
municipale
4 648 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 21″ N 5° 03′ 19″ E / 45.3391666667, 5.05527777778 ()45° 20′ 21″ Nord 5° 03′ 19″ Est / 45.3391666667, 5.05527777778 ()  
Altitude 258 m (min. : 225 m) (max. : 315 m)
Superficie 18,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Beaurepaire

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Beaurepaire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaurepaire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaurepaire
Liens
Site web www.ville-beaurepaire.fr

Beaurepaire est une commune française située dans le Pays de Bièvre - Valloire, le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaurepaire est à 68 km de Valence, à 65 km de Grenoble, à 65 km de Lyon, à 30 km de Vienne et à 25 km de Roussillon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaurepaire est une des premières communes d'Europe à avoir bénéficié de l'éclairage électrique. Dès 1883, un artisan-mécanicien, Louis-Michel Villaz, utilisa sa machine à vapeur de battage, une dynamo et des lampes à arc pour éclairer quelques rues de la ville. L'inauguration de l'équipement muni de lampes à incandescence Edison eut lieu le 14 juillet 1886. Ce dispositif a fonctionné jusqu'en 1902. Un immeuble et une avenue de Beaurepaire portent le nom du pionnier Louis-Michel Villaz. Une fresque représentant l'éclairage des rues de Beaurepaire orne un mur à l'une des entrées de la ville.

Le 9 février 1944, un parachutage de matériel que le Special Operations Executive destinait au maquis de Castellane tombe à Beaurepaire, à 200 km de sa destination[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Marcel Lugaz - -
1977 2008 Christian Nucci PS Enseignant
depuis 2008 en cours Philippe Mignot PS instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 648 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 322 1 800 1 954 2 275 2 137 2 370 2 322 2 326 2 480
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 607 2 661 2 598 2 543 2 555 2 613 2 749 2 668 2 779
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 881 2 988 2 859 2 656 2 850 2 740 2 933 2 733 2 912
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 132 3 583 3 666 3 793 3 735 3 839 4 297 4 360 4 648
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maisons pittoresques (Moyen Âge et Renaissance)
  • Château de Barrin
  • Église en partie du XVe siècle
  • Maison dans laquelle s'est caché Louis Mandrin (1725 - 1755), le célèbre brigand et contrebandier dauphinois de l'Ancien Régime. Aujourd'hui détruite, cette maison qui se trouvait près de la Salle du Rocher a laissé place à un parking.

Évènements culturels[modifier | modifier le code]

  • Grande Vogue annuelle de 6 jours à la rentrée de septembre.
  • Brocante à la Gare chaque premier dimanche du mois.
  • Décembre: Marché de Noël.

Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire[modifier | modifier le code]

Chaque année, à la mi-octobre, la ville accueille les Rencontres Internationales du Cinéma de Beaurepaire, organisées par l'association Autour de l'Oron (l'Oron est la rivière passant sous Beaurepaire qui a donné son nom à la salle de cinéma qui reçoit le festival). À cette occasion, l'association invite des acteurs du Cinéma Français à venir présenter leurs derniers films, tels que.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Français de Nantes (1756-1836) : écrivain, haut fonctionnaire et homme politique français né à Beaurepaire. Député, pair de France (1831), il est connu pour ses chroniques fantaisistes dont le personnage central est « Monsieur Jérôme ».
  • Christian Nucci, né le 31 octobre 1939 à Sabra (Algérie), responsable politique, enseignant, maire de Beaurepaire de 1977 à 2008. Il a été député socialiste de l’Isère (1978-81), réélu en 1986, ministre de la Coopération et du Développement de 1982 à 1986. En mars 2008, il a cédé sa place de maire à son ancien premier adjoint, Philippe Mignot.
  • Marcel Lugaz, né le 17 avril 1908 à Paris, décédé en 1998, instituteur puis directeur du CCB et CEG à Beaurepaire de 1943 à 1966, officier de la légion d'honneur, officier des palmes académiques, maire de Beaurepaire (1971-1977), fondateur de plusieurs associations dont le club de tennis (1933).
  • Louis-Antoine Michel-Villaz, né à Tullins, Isère, en 1843, décédé à Beaurepaire en 1911. Pionnier de l'éclairage électrique, il est connu pour avoir installé l'un des tout premiers réseaux publics de France en éclairant sa commune de Beaurepaire dès le 26 mai 1886, date de signature officielle du contrat de sa concession avec la mairie. Sa tombe au cimetière de Beaurepaire présente un médaillon rappelant son souvenir. La commune l'a honoré par une avenue à son nom et une stèle où figure son buste réalisé par le sculpteur lyonnais Francisque Lapandéry. Une fresque à l'entrée de la commune rappelle ces faits. La commune de Tullins, dont il est originaire, a également honoré sa mémoire par un monument comportant son buste. Son fils Louis né en 1883 participa avec lui à la gestion du réseau beaurepairois et réalisa l'électrification de très nombreuses communes du bas Dauphiné et de l'Ardèche (Saint-Agrève, Saint-Martin-de-Valamas…). Il est à l'origine de la SHED (Société Hydroélectrique de la Durance) ; enfin il conserva la concession de la commune de La Tronche près de Grenoble de 1929 jusqu'à la nationalisation de l'électricité en 1946-1947. La commune conserve précieusement son matériel électrique d'origine, notamment la locomobile à vapeur, une dynamo et divers souvenirs légués par la famille Michel-Villaz. Un projet de musée a été évoqué pour mettre en valeur ces souvenirs dont les Beaurepairois sont si fiers.
  • Le docteur Gaston Barbier a donné son nom au stade municipal.
  • Les de Barrin, vieille famille de Beaurepaire, sont toujours propriétaires du château situé sur les hauteurs de la ville.
  • Yves Payet-Maugeron est un écrivain local qui a publié plusieurs ouvrages sur le patrimoine de Beaurepaire ainsi qu'une nouvelle intitulée La Vie Cachée de Jeanne Sappey, vieille célibataire qui aurait légué sa fortune aux garçons de Viriville, Isère, afin qu'ils puissent chaque année faire une fête. [réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Garcin, De l'Armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940 - 20 août 1944. Chronique : essai sur l'histoire de la Résistance avec un prologue 1935-1940 et un épilogue 1944-1945, Digne : Imprimerie B. Vial, 1990. p. 248.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :