Véranne

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Véranne
Image illustrative de l'article Véranne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Le Bessat
Intercommunalité Communauté d 'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire Hubert Dumas
Code postal 42520
Code commune 42326
Démographie
Gentilé Vérannaires
Population
municipale
826 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 09″ N 4° 39′ 48″ E / 45.3691666667, 4.66333333333 ()45° 22′ 09″ Nord 4° 39′ 48″ Est / 45.3691666667, 4.66333333333 ()  
Altitude Min. 417 m – Max. 1 390 m
Superficie 15,96 km2
Localisation

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Véranne

Véranne est une commune française, située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Vérannaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameau du Buisson.

Véranne est un petit village de 808 habitants situé dans le département de la Loire (42, région Rhône-Alpes) et plus précisément dans le Parc naturel régional du Pilat. Le village possède une superficie de 1 626 hectares et se situe à une altitude de 580 mètres. De son petit bourg avec de nombreuses maisons à pierres apparentes, on peut apercevoir les Alpes par temps clair. À cette description on peut ajouter quelques hauts lieux touristiques : crêt de l'Œillon (1 363 m, table d'orientation et vue imprenable sur toute la vallée du Rhône de Lyon à Valence), site des « Trois Dents », crêt et site de Saint-Sabin. Le village est également entouré de nombreux hameaux rattachés à la commune : Le Buisson, le Drevet, les Éminées…

Économie[modifier | modifier le code]

Les productions sont pour près de 34 % liées à l'agriculture (nombreux vergers de pommiers, bovins…)[1]. Le secteur commercial, ainsi que les entreprises de transports et d'automobiles assurent également 46 % des activités du village[1]. Les autres secteurs d'emploi sont l'industrie (4,8 %), l'immobilier (environ 10 %), ainsi que l'enseignement, la santé et l'administration locale[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un cartulaire mentionne en l'an 970 le hameau de Varriona[2],[3]. Le nom évolue ensuite selon les périodes, de Vaironna en 1055[4] à Vayranna en 1384[3],[4]. L'orthographe Véranne n'apparaît qu'en 1760[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Sabin
Vestige d'un mur d'enceinte du château du Buisson.

On peut noter des vestiges préhistoriques et antiques mégalithes à cupules, des enceintes défensives de l'âge du Fer. Sur le site de la chapelle Saint-Sabin ont été menées des fouilles archéologiques qui ont mis en évidence la présence de peuples celtes dans la région.

Le village de Véranne fut mentionné dès le Xe siècle. Il faisait partie de la Seigneurie de Maclas (village voisin) sous l'Ancien Régime[6]. Au XIXe siècle, la région bénéficia d'un essor économique grâce à l'industrie du tissage[7]. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune resta très isolée, les hameaux, très étendus, n'étaient pas tous connectés à l'électricité. Les habitants vivaient essentiellement de leur propre production en autarcie. Le patois du pilat recula avec l'école obligatoire et la Première Guerre mondiale (1914-1918) qui marqua sa disparition : le nombre de patoisants nés après la première guerre diminua brusquement, celle-ci ayant favorisé les contacts avec l'extérieur.

Quelques monuments historiques témoignent du temps passé, comme le château du Buisson : débuté en 1632 par Claude de Villars (grand-père du maréchal de Villars)[8], il fut ensuite acheté en 1665 pour 69 000 livres par François de Labeau de Bérard, qui le revendit en 1670 pour le racheter à nouveau quelques années plus tard[9],[10]. La construction du domaine fut achevée vers 1730[11] ou 1770[12]. La famille de Labeau de Bérard y resta jusque vers 1820[9]. Reconverti en fabrique de tissage, le bâtiment brûla en 1831[13]. Les édifices religieux sont également anciens, tels que l'église construite vers l'an 870[14], ainsi que la chapelle rustique Saint-Sabin édifiée au XVIIe siècle[15] et les statues de saint Sabin et de sainte Sabine datant de la même époque[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Hubert Dumas    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 826 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 703 958 930 865 915 894 944 916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
930 905 908 860 854 876 895 871 798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762 765 783 637 590 563 558 504 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
507 478 429 452 506 582 669 667 808
2011 - - - - - - - -
826 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Véranne, avec au premier plan la bibliothèque.

Véranne relève de l'académie de Lyon.

La commune dispose d'une école primaire, bâtie en 2005 et accueillant 78 élèves en 2012, de la petite section au CE1[19]. La bibliothèque municipale est accolée au bâtiment.

Le projet d'une école était envisagé dès 1841[20], mais à cause de tergiversations entre les administrations successives et les différents architectes, ce ne fut qu'une quarantaine d'années plus tard, en 1887, qu'un établissement scolaire vit le jour[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Villars (père du maréchal) logea au château du Buisson de 1662 à 1665, en tant que propriétaire de la baronnie de Maclas[9]. Son fils Claude avait alors 12 ans lorsqu'il quitta la région[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Insee - Chiffres clés : Commune de Véranne (42326) », sur http://www.insee.fr/fr/ (consulté le 16 août 2013).
  2. Dufour 1946, p. 1032
  3. a et b Dumas 1996, p. 179
  4. a et b Dufour 1946, p. 1033
  5. Dumas 1996, p. 181
  6. Lhortolat et al. 2004, p. 115
  7. Bulletin municipal n°24 de Véranne 2012.
  8. Dumas 1996, p. 65
  9. a, b, c et d Dumas 1996, p. 66 et 67
  10. Robert et Colomb 1986, p. 335
  11. Dumas 1996, p. 44
  12. Lhortolat et al. 2004, p. 120
  13. Dumas 1996, p. 68 et 69
  14. Dumas 1996, p. 193
  15. Dumas 1996, p. 196
  16. Dumas 1996, p. 197
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. Bulletin municipal n°25 de Véranne 2013.
  20. Dumas 1996, p. 184
  21. Dumas 1996, p. 190


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumas, Maclas - Véranne : Histoire de deux villages entre Pilat et Rhône, Association Visages de notre Pilat,‎ 1996, 219 p. (ISSN 0246-8174).
  • Michel Lhortolat, Pierre Dumas, Suzanne Corompt et Jean Perreton, Le patrimoine du canton de Pélussin, Association Visages de notre Pilat,‎ 2004, 130 p. (ISSN 0246-8174).
  • J.-E. Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Université de Saint-Étienne,‎ 1946, 1184 p. (ISBN 9782862724126).
  • Danièle Robert et Joseph Colomb, La Vallée du Gier, le Pilat, Horvath,‎ 1986, 434 p. (ISBN 9782717103335).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]