Parc naturel régional du Pilat

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Parc naturel régional du Pilat
Image illustrative de l'article Parc naturel régional du Pilat
Le Crêt de l'Oeillon
Catégorie UICN V (paysage terrestre/marin protégé)
Identifiant 6312
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Départements Loire et Rhône
Ville proche Saint-Étienne et Vienne
Coordonnées 45° 23′ 38″ N 4° 35′ 09″ E / 45.39393346, 4.58592498 ()45° 23′ 38″ Nord 4° 35′ 09″ Est / 45.39393346, 4.58592498 ()  
Superficie 700 km2
Population 56 137 habitants en 2009
Création 17 mai 1974
24 décembre 1991 Révision
6 février 2001 Révision
Administration Fédération des parcs naturels régionaux de France
Nombre de communes 47
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc naturel régional du Pilat

Le parc naturel régional du Pilat est un des six parcs naturels régionaux (PNR) de la région Rhône-Alpes. Labellisé en 1974, il est historiquement le deuxième parc naturel régional créé dans la région et compte parmi les premiers établis en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Logo du parc
Article détaillé : Pilat.

Le parc couvre l'ensemble du massif du Pilat, sur les contreforts du Massif central, à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône.
Limité au nord/ouest par la vallée du Gier et à l'est par la vallée du Rhône, ses frontières sud et ouest le mènent aux portes de la Haute-Loire et de l'Ardèche, et à quelques kilomètres de Saint-Étienne.

Le parc regroupe 47 communes de la Loire et du Rhône sur un territoire de 700 km2, pour une densité de 80,2 hab/km2 (densité assez élevée pour un parc naturel).
C'est un des PNR les plus peuplés de France. Du fait de la diversité du territoire, mais surtout étant donné que la gestion de tout parc naturel régional s’associe aux communes et intègre des élus locaux, le Parc naturel régional du Pilat se répartit en quatre zones, intimement liées aux Communautés de communes locales :

Histoire[modifier | modifier le code]

Claude Berthier professeur au lycée Claude-Fauriel à Saint-Étienne et délégué du Touring club de France[1] prend rapidement conscience du l’intérêt touristique du massif du Pilat et notamment de l'attrait de cette zone naturelle pour les populations citadines proches[2]. Il évoque la création d'un parc naturel en 1946 et commence à faire circuler l'idée dans la population locale. Dans les années 1960 c'est le médecin stéphanois Bernard Muller, député de la Loire de 1964 à 1967[3], qui porte le projet d'un parc naturel alors que l'idée de parc naturel régional voit le jour[4].

Labellisé PNR en 1974, le parc du Pilat voit sa charte révisée en 1991. Il fait alors le point sur sa situation et définit sa nouvelle orientation pour les dix ans à venir. La révision de 2001 voit le parc quitter son célèbre logo aux trois sapins pour le logo actuel. Par la suite la charte devra être révisée tous les 12 ans afin de maintenir le label PNR, comme pour les autres parcs naturels régionaux français.

Missions[modifier | modifier le code]

La maison du parc - centre administratif et point d'information sur le parc - se trouve dans la ville de Pélussin.
En tant que parc naturel régional, le PNR du Pilat a pour mission principale de « protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et humain de son territoire »[5].

L'assistance architecturale est un des points sur lequel a travaillé le parc dès le milieu des années 1970[6] et l'harmonie architecturale du parc reste une priorité.

L’accueil et l'information du public se fait via le réseau d'offices de tourisme géré par le parc dans ses principales villes et villages à savoir:

Les activités dans le parc[modifier | modifier le code]

Au carrefour de la gestion du tourisme et de la préservation des ressources naturelles, le Parc naturel régional du Pilat prend en charge l'entretien des sites (sentiers, pistes etc. ) et la promotion des activités de plein air : « Le Parc naturel régional du Pilat s’est engagé depuis 2003 à promouvoir un tourisme durable c’est-à-dire un tourisme qui respecte et préserve à long terme les différentes ressources du Pilat »[7].

Si la randonnée et les sports d'hiver concentrent une bonne partie de ce travail, on notera aussi un ensemble de pistes de VTT spécialement balisées de même qu'un certain nombre de chemins et voies forestières balisés pour la pratique de l'équitation (balisés d'une pastille orange).
Dans la partie rhodanienne du parc on peut également pratiquer les sports nautiques (téléski nautique à Condrieu, plus longue rivière artificielle de France à Saint-Pierre-de-Boeuf etc.).

Randonnée et marche[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur du parc montrant divers balisages

De tout temps activités phares dans le Pilat, la randonnée et la marche sont également parmi les premières à avoir été mises en avant par le Parc naturel régional. Ainsi dès mars 1974 (avant même la labellisation officielle), Jean-Pierre Loupp (chargé de mission de la DATAR) associait le parc à la réédition d'un topo-guide dédié aux marcheurs[8]. Aujourd'hui 1 500 km de sentiers sont entretenus par le parc et proposés au public via la publication de cartes, topo-guides et plaquettes :

Le parc naturel régional du Pilat est traversé par 3 sentiers de grande randonnée (balisage rouge et blanc) :

À ces grands axes s'ajoutent 10 itinéraires pédestres balisés par le parc du Pilat et numérotés (balisage marron et blanc accompagné du numéro de sentier). De distance variable - d'une trentaine de kilomètres à 104 km pour le plus long - ces itinéraires en ligne permettent de découvrir le parc selon des approches thématiques : Flore, Marcellin Champagnat etc.

Alternativement le tour du parc partant de Pélussin (balisage marron et blanc accompagné des lettres TP) suit grossièrement les frontières de l'ensemble du parc du Pilat le long d'une boucle de près de 180 km.

Enfin de nombreux sentiers pédestres de quelques kilomètres (balisés en jaune et blanc) permettent d'effectuer des boucles de distance plus modeste au départ des principaux villages du parc. Des panneaux indiquent régulièrement les distances et les temps de parcours.

Ski nordique, raquettes et sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espace nordique des monts du Pilat.

Bien que d'altitude assez peu élevée (entre 950 m et 1 300 m), les monts du Pilat dans la partie sud-ouest du parc profitent d'un enneigement assez intéressant pour la pratique des sports d'hiver. Ceci étant les dénivelés assez faibles favorisent la pratique du ski nordique à celle du ski alpin.
Le parc naturel régional du Pilat (avec la collaboration de la Communauté de communes des monts du Pilat) encadre alors l’entretien et le damage des pistes de ski nordique et des sentiers de raquettes, la location de matériel et l'accueil des groupes.

Depuis octobre 2009[9] la Communauté de communes des monts du Pilat a entrepris les démarches nécessaires à la classification de l'Espace nordique des monts du Pilat en Station durable de moyenne montagne. Ce label défini par la région Rhône-Alpes vise à établir une « cohérence et une complémentarité entre les Contrats de Développement Durable Rhône-Alpes (CDDRA) et les contrats de Parc Naturel Régional (PNR) »[10].

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Berthier, Roger Bargeton, Notre Pilat, Saint Étienne, Ollagnier, 1951, p. 1
  2. Hervé Basset, Que faire dans le parc naturel régional du Pilat, Paris, Dakota éditions, 2007, p. 16
  3. Rue des Docteurs Henri et Bernard Muller sur le site Histoire des noms des rues de St-Etienne (consulté le 16/11/2010)
  4. La création du Parc naturel régional du Pilat sur le site officiel du PNR du Pilat (consulté le 16/11/2010)
  5. [PDF]L'argumentaire des parcs : 50 questions et réponses, édition 2008
  6. Voir Courrier du parc naturel régional du Pilat, n°19, septembre 1975
  7. [PDF]http://www.pilat-tourisme.fr/pdf/affiche_etreeco.pdf (Consulté le 13/03/2011)
  8. Jean-Pierre Loupp, « Dans le cadre du parc naturel régional », dans Panda Club Chouette de la vallée du Gier, Sur les pas du promeneur solitaire, randonnées pédestres sur le versant N.O. du Pilat, Saint-Étienne, Librairie Plaine, mars 1974, p. 11 (1re édition en 1970).
  9. [PDF] Nouvelles des monts, n°6, Communauté de communes des monts du Pilat, Juillet 2010, p. 10 (consulté le 24/11/2010)
  10. [PDF] Plaquette "Stations durables de moyenne montagne" sur la page dédiée du site de la région Rhône-Alpes (consulté le 24/11/2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]