La Mure

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La Mure
La mairie de la Mure
La mairie de la Mure
Blason de La Mure
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton La Mure
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Fabrice Marchiol
2014-2020
Code postal 38350
Code commune 38269
Démographie
Population
municipale
5 059 hab. (2011)
Densité 607 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 14″ N 5° 47′ 17″ E / 44.9038888889, 5.78805555556 ()44° 54′ 14″ Nord 5° 47′ 17″ Est / 44.9038888889, 5.78805555556 ()  
Altitude 886 m (min. : 720 m) (max. : 1 204 m)
Superficie 8,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lamure.fr

La Mure est une commune française située dans le département de l'Isère en Région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Murois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Mure en 1891, huile sur toile de Charles-Émile Desmoulins (1829-1900), 1891.

La Mure d'Isère est située à 40 kilomètres au sud de Grenoble et 65 kilomètres au nord de Gap, sur le plateau matheysin à environ 900 mètres d'altitude.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Susville
Saint-Honoré
Nantes-en-Ratier Rose des vents
N Sousville
O    La Mure    E
S
Prunières (Isère)
Cognet
Ponsonnas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1580, durant les guerres de religion, la ville est assiégée et prise aux protestants par le Duc de Mayenne. La citadelle est détruite en 1581.

Napoléon Ier a traversé la Mure, par la rue des Alpes, le 7 mars 1815 lors de son retour de l'Île d'Elbe, juste avant de rencontrer les troupes venues à sa rencontre à Laffrey.

Au Moyen Âge, on relève l'existence de plusieurs maisons fortes dont celles : du seigneur de La Motte décrite en 1339, « habet infra villam dominus de mota domum fortem »[1] ; de Lancelot de Clermont décrite en 1363, « quadam turrim cum domo bassa viridarium grangiam et aliis platheis et pertinentiis suis site infra villam de mura »[1] et d'une autre décrite en 1366, « unam suam domum fortem cum suo tenemento et curtilagio site infra villam de mura in castro justam domum fortem nobilis petrus beymundi et juxtam terram berthoni genpanis et juxtam domum fortem nobilis Remundus aynardi »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Jean Morel DVD Pharmacien
1971 1977 Louis Mauberret PCF Mineur - Conseiller général du Canton de La Mure (1967-1979)
1977 1980 Jean Morel DVD Pharmacien
1980 2001 Claude Péquignot UDF Enseignant
2001 en cours Fabrice Marchiol UMP Conseiller Régional / Président de la CCMPCVV

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 059 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 147 1 686 1 818 1 933 2 785 3 097 3 106 3 439 3 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 319 3 628 3 565 3 577 3 560 3 526 3 574 3 401 3 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 377 3 466 3 595 3 711 3 906 4 423 4 420 4 922 5 595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 111 6 196 5 522 5 657 5 480 5 190 5 093 5 076 5 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le « petit train de la Mure » sur le viaduc de Vaulx

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Beaumont
Cour du musée Matheysin, la nuit
  • Le chemin de fer de la Mure est un petit train touristique qui emprunte (en saison d'été seulement) la ligne d'un ancien train minier qui descendait le charbon de la Mure à Saint-Georges-de-Commiers. La ligne, à voie métrique, électrifiée en 1906, est en temps normal une des curiosités les plus visitées du département. Cependant, en raison d'un important éboulement de roches sur la voie dans les gorges du Drac, la desserte est actuellement interrompue pour une durée indéterminée.
  • Le calvaire de la Mure, dit « les Trois croix », érigé sur l'emplacement de l'ancienne citadelle construite par les protestants en 1579. Le duc de Mayenne ordonna sa destruction en 1581, peu de temps après le siège de la ville en 1580.
  • L'ancienne halle, construite pour la première fois en 1309 et plusieurs fois détruite par des incendies. La halle actuelle date du XIXe siècle.
  • Le beffroi du XVIIIe siècle.
  • Le château de Beaumont construit au XVe siècle pour le châtelain royal de la Mure Humbert de Comboursier.
  • La chapelle saint Pierre-Julien Eymard. D'abord chapelle d'un prieuré bénédictin (milieu XIe siècle), détruite par les protestants durant les guerres de religion (1579), elle fut reconstruite en 1606.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption (1890), de style néo-romano-gothique. Son clocher, d'une hauteur de 60 mètres, soit presque autant que les tours de Notre-Dame de Paris a été détruit en 2010 pour des raisons de sécurité.
  • L'imposant hôtel de ville (1892), réponse du maire anti-clérical Chion Ducollet à la nouvelle église Notre-Dame de l'Assomption.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Décret impérial 6984

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Éditions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Liens externes[modifier | modifier le code]