Chapareillan

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Chapareillan
Place de la mairie
Place de la mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Touvet
Intercommunalité CC. du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Martine Venturini-Cochet
2014-2020
Code postal 38530
Code commune 38075
Démographie
Gentilé Chapareillannais
Population
municipale
2 792 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 49″ N 5° 59′ 30″ E / 45.4636111111, 5.9916666666745° 27′ 49″ Nord 5° 59′ 30″ Est / 45.4636111111, 5.99166666667  
Altitude 285 m (min. : 245 m) (max. : 1 934 m)
Superficie 30 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chapareillan.fr

Chapareillan est une commune française située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Chapareillan est situé dans la vallée du Grésivaudan, à la limite du département de la Savoie, à 16 km au sud-est de Chambéry et 42 km au nord-est de Grenoble, juste sous le Mont Granier, premier contrefort du massif de la Chartreuse.
Elle s'étend de l'Isère (altitude 244 m) au sommet du Mont Granier (1 934 m), sur plus de 3 000 ha.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs hameaux plus ou moins importants.
Du plus élevé au plus bas :

  • Saint-Marcel-d'en-Haut (les Grands-Crozets)
  • Saint-Marcel-d'en-Bas (les Petits-Crozets)
  • Bellecombe
  • Les Atrus
  • Banchôt
  • Les Girouds (Bellecombette)
  • Bellecombette
  • Les Martinons
  • Les Rosières (la Palud)
  • Charbonnel (La Palud)
  • La Palud
  • Saint André
  • Saint Martin
  • Pont-Royal
  • Les Gaillons (ou les Truchons)
  • Hauterive

Des quartiers plus urbains mais bien identifiés :

  • La Ville
  • Clessant
  • l'Etraz
  • l'Epinette (centre village)
  • le Villard
  • la Cura
  • Cernon
  • le Grand Coin/les Girards
  • le Pilon
  • Servette
  • la Meunière
  • les Blards
  • Bellecour[1]

Des lieux-dits aux noms plus ou moins évocateurs, dont :

  • Crève-Cœur
  • La Colonne
  • Grosse Pierre
  • Tricairne
  • Pré Ours
  • La Fontaine aux Oiseaux
  • Le Rousset
  • Les Eparres
  • Combe Noire
  • l'Arcelle
  • Les Essarts
  • Malain
  • Le Mont
  • La Croix
  • Joyan
  • le Mimoret
  • La Corbassière
  • Les Rochettes
  • Les Carcassonnes
  • les Croquilles
  • Les Plantées
  • Le Puits (La Ville)
  • Les Groubes (Clessant)
  • La Crapautière (la Ville)
  • Grande Terre
  • La Corne
  • le Carrel
  • L'Epitel
  • Longifan
  • Le Tapis Vert
  • Les Hermitants

etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Chapareillan, terminus de la ligne de tramway Grenoble - Chapareillan

L'occupation ancienne du territoire est attestée par quelques découvertes fortuites : silex taillés sur le Granier (néolithique ancien), vestiges gallo-romains au-dessus des Atrus et à Clessant.

Au Moyen Âge, les paroisses de Chapareillan et de Bellecombe constituent le mandement de Bellecombe. À la limite de territoires des comtes de Savoie et des futurs Dauphins, Bellecombe devient un enjeu stratégique pour ces voisins, dont la puissance s'affirme alors, et qui trouveront là bien des occasions d'affrontement. La famille des seigneurs de Bellecombe est attestée en 1073. Elle se situe plutôt dans l'orbite de la Savoie. Mais les féodaux sont souvent versatiles et la prise de possession de Bellecombe par la famille savoyarde des Briançon en 1206, n'assoit pas indéfiniment l'emprise du comte de Savoie. Habilement, le dauphin cède la seigneurie de Varces à Aymeric de Briançon, en échange de Bellecombe, en 1287. Entre-temps, en 1248, l'effondrement du Granier, sur les confins nord, a bouleversé le paysage, et peut-être contribué à séparer la seigneurie des terres de Savoie. Posséder Bellecombe, c'est tenir la clef de tout le Dauphiné, selon l'expression consacrée (Clavis Totius Delphinatus), en face du château, puis de la forteresse de Montmélian. Le Comte de Savoie entreprend la construction du bourg fortifié et du château des Marches en 1300, pour faire pièce à la perte de Bellecombe. Dès lors le destin des Bellecombe-Chapareillan sera divergeant de celui de ses proches voisins savoyards. Lorsqu'en 1349, le Dauphiné est "transporté" à la France, suite à sa vente par le dernier dauphin, Bellecombe-Chapareillan devient définitivement français.

Confrontés à un puissant voisin, compensant leur faiblesse relative par une politique de balancier, les comtes puis ducs de Savoie, futurs roi de Sardaigne puis d'Italie, vont souvent se trouver en conflit avec la France. Notre région verra se dérouler bien des guerres et la forteresse de Montmélian, considérée comme une des plus puissantes d'Europe, subit plusieurs sièges. La Savoie souffrira bien davantage de la situation que Chapareillan, qui se trouve dès lors du "bon côté" :

  • Occupation de la Savoie et siège de Montmélian par François 1er en 1536 ;
  • En 1563, le duc de Savoie dont les possessions se sont élargies au-delà des Alpes, juge plus prudent de transférer sa capitale de Chambéry à Turin (Au début du XVIIIe siècle il deviendra roi de Sardaigne) ;
  • Construction d'un fort à Barraux par le duc de Savoie en 1597. Après son achèvement, Lesdiguière s'empare du fort au bénéfice du roi de France, Henri IV ;
  • Siège et prise de Montmélian par Henri IV, en 1600 ;
  • Siège de Montmélian par Louis XIII, en 1630 ;
  • Siège et prise de Montmélian par l'armée de Louis XIV, en 1692 ;
  • Nouvelle occupation de la Savoie par la France et démantèlement complet de la forteresse de Montmélian, en 1706 ;
  • Occupation rigoureuse et parfois cruelle de la Savoie par les Espagnols, alliés des Français, de 1743 à 1749. Les gens de Bellecombe-Chapareillan doivent héberger et assurer la subsistance des troupes, mais ils seront indemnisés.
  • Invasion de la Savoie par les troupes de Montesquiou, stationnées à Fort-Barraux, en 1792. Rattachement de la Savoie et création du département du Mont-Blanc dont font partie les Marches, Myans, etc. La commune de Chapareillan créée en 1790 par le rattachement des paroisses de Bellecombe et Chapareillan est, elle, incorporée au département de l'Isère.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chapareillan Blason D'or à la bande contre-bretessée de sable, accompagnée en chef d'un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré et peautré de gueules et en pointe d'une clef d'azur posée en bande, le panneton en haut, l'anneau en carreau pommeté de gueules[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les limites[modifier | modifier le code]

Les limites sont parfois floues et sujettes à bien des contestations.

  • En 1796, sous la Révolution, la commune s'agrandit par le rattachement des hameaux des Blards, de Hauterive, et du territoire qui s'étend au sud du Cernon jusqu'à Cotagnier. Ceux-ci faisaient partie jusque-là de Barraux.
  • En 1870, les Hameaux du Grand-Crozet et du Petit-Crozet sont rattachés à Chapareillan à la suite du démembrement de la commune de Saint-Marcel. Ils deviennent nos actuels Saint-Marcel-d'en-Haut et Saint-Marcel-d'en-Bas.
  • Dès le Moyen Âge, l'alpage de l'Alpette appartient aux habitants du mandement de Bellecombe. Paradoxalement, l'accès en est plus facile depuis la vallée d'Entremont et de nombreuses contestations et procédures se font jour.
  • L'Isère qui n'est endigué qu'au XIXe siècle, s'étale largement, dans la vallée, selon les crues. Des iles se forment, sur lesquelles poussent quelques arbres et où l'on mène le bétail pour la pâture. Dans une agriculture de subsistance, elles constituent une forme de richesse, mais les fluctuations qui les affectent selon les caprices de l'Isère, incitent les habitants de Villard-Benoît, des Molettes et de Sainte-Hélène à en revendiquer l'usage.

Le point d'achoppement le plus sévère est celui de la limite nord. Des guérillas incessantes qui se succèdent au Moyen Âge, souvent sous la forme de "chevauchées ", de tentatives d'appropriation ou d'expéditions punitives, et les nombreux accords entre communautés voisines ne sont pas longtemps respectés. En 1672, le traité de Saint-Germain fixe la frontière de la cime du Granier jusqu'à Pierre Achée. De là, elle se dirige vers l'Isère, passant au travers du lac de Sant André dont les 2/3 sont sur France. En 1760, un nouveau traité est conclu entre le roi de Sardaigne et le roi de France, pour procéder à un certain nombre d'échanges et établir des frontières fondées, autant que possible, sur les lignes de crêtes ou sur des cours d'eau. Partant de la croix du col du Frêne (col du Granier), la frontière est ramenée vers le sud, pour être matérialisée en partie, sur le cours du Glandon. Le bornage de 1761 fut renouvelé en 1822-1823. Bien entendu les habitants de Bellecombe-Chapareillan vivent cette amputation de leur territoire comme un drame, d'autant que l'essentiel en est régi par le statut de communaux. Ils ont, dès lors, la jouissance d'un bien qui se trouve, non seulement sur une communauté voisine, mais dans un État étranger. Il faudra attendre 1829 pour qu'un accord soit conclu entre Les Marches et Chapareillan, sous l'égide du préfet de l'Isère et de l'intendant de Savoie. La forêt communale de Chapareillan, dans le secteur du Lac Noir, mais sur la commune des Marches, est une survivance de cette période. Jusqu'en 1860, le bureau principal de la douane est installé à Cernon et divers postes sont répartis sur le territoire de la commune. Il subsiste encore des traces de certaines cabanes de douanier. L'une d'entre-elles avait été construite sur l'Alpette.

Les communaux[modifier | modifier le code]

L'effondrement du Mont Granier en 1248 laissa environ 30 km2 de terrain bouleversé, couvert de rochers, parsemé de petits lacs, mais inexploitable pour longtemps. En 1337, le dauphin donne la pêche dans les lacs aux dominicains de Grenoble. En 1393, Jacques de Montmaur, chambellan du roi de France et gouverneur du Dauphiné, alberge à des représentants des paroisses de Bellecombe et Chapareillan, pour le compte de leurs habitants, les terrains, en partie incultes des Abîmes, afin qu'ils les défrichent et en jouissent, moyennant le paiement d'un cens annuel (redevance) de 10 deniers par feu (famille). Cet albergement porte sur environ 3000 journaux. Le défrichement s'étala sur sept siècles. Malgré bien des évolutions, on peut dire que le statut actuel de ce territoire tire son origine de cet albergement médiéval. Des particuliers profitèrent de la période révolutionnaire pour s'accaparer d'une partie des communaux. Une procédure de régularisation, lancée en 1819, confirma la propriété de certains particuliers. Le territoire fut dès lors réparti sous les deux statuts de la propriété foncière particulière et des communaux. Un jugement de la Cour d'Appel de Grenoble de mai 1870 confirmera la propriété des communaux par la commune de Chapareillan, considérant, entre-autres, que "le sentiment public dans la commune, à toutes les époques, n'a vu que de simples fermiers dans les détenteurs de parcelles assujetties à la taxe…"



Chapareillan est le village natal, en 1752, du libraire Jean-Charles Falcon, Républicain jacobin installé à Grenoble dont Stendhal disait : "C'est peut-être le Grenoblois que j'ai le plus estimé". Falcon restera, jusqu'au bout, fidèle à ses opinions égalitaires.


Entre 1900 et 1933, Chapareillan est le terminus d'une ligne de tramway connu sous le nom de tramway Grenoble - Chapareillan (TGC).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Chapareillan[modifier | modifier le code]

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Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Chapareillan :

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Martine Venturini-Cochet    
2001 2014 Daniel Bosa   Enseignant, directeur centre de formation. Habite à l'Étraz. Élu maire en 2001, réélu en 2008. Vice-président de la communauté de communes du Grésivaudan, chargé de l'emploi et de la formation.
1995 2001 Christian Cugnolio   Retraité EDF. Habite à l'Épinette. Adjoint au maire de 1989 à 1995.
1989 1995 Jean Erhard   Cadre SNCF. Habite à Clessant. D'abord maire de 1977 à 1983, il est conseiller municipal de 1983 à 1989. Réélu maire en 1989. Il sera adjoint de Christian Cugnolio de 1995 à 2001. Maire honoraire de Chapareillan.
1983 1989 Christian Casset   Cadre bancaire. Habite à l'Épinette. Décédé en 2005.
1977 1983 Jean Erhard   Cheminot. Voir ci-dessus
1959 1977 André Béthoux   Directeur de l'école de garçons. Habite à la Ville. Titulaire des palmes académiques. Élu en 1959, réélu en 1965 et en 1971. Décédé à Grenoble en 1981.
1945 1959 Émile Bouvier   Agriculteur aux Girards. Élu maire en novembre 1945 en remplacement de Jacques Paoli dont il était l'adjoint. Réélu en 1947 et en 1953. Décédé à Chambéry en 1991.
1944 1945 Jacques Paoli   Commissaire spécial honoraire. Habite à Saint-Martin. Est à la tête de l'équipe installée le 22 août 1944 par le préfet de l'Isère, Albert Reynier, pour remplacer la délégation spéciale. Poste conforté par les élections de mai 1945. Décède en septembre de la même année. Il est remplacé par son adjoint, Émile Bouvier.
1942 1944 Félix Nicolaï   Ingénieur des Mines. Habite à Cernon. Directeur de l'usine de la Viscamine à Pontcharra. Président de la délégation spéciale jusqu'à sa dissolution par le préfet de la Libération, Albert Reynier.Décédé à Paris en 1967.
1941 1942 Louis Gallay   Lieutenant en retraite habitant à Clessant, chevalier de la Légion d'Honneur. Conseiller municipal depuis 1935. Un arrêté du ministère de l'Intérieur daté du 26 novembre 1941 supprime le conseil municipal de Chapareillan et instaure une délégation spéciale composée de quatre membres désignés. Louis Gallay est le premier président de cette délégation spéciale, poste dont il démissionne en 1942..
1941 1944 Délégation spéciale   Suppression du conseil municipal par le régime de Vichy remplacé par une délégation spéciale composée de quatre membres désignés.
1940 1941 Jean Tissot   Longtemps hôtelier-restaurateur à Bellecour (place de la Mairie), conseiller municipal avant-guerre, Jean Tissot est désigné par le préfet le 6 juin 1940 pour remplacer le maire Lucien Tardy. Le conseil municipal se réunit pour la dernière fois sous sa présidence, le 5 octobre 1941. Jean Tissot meurt peu après, fin décembre 1941, dans sa maison des Girards
1935 1940 Lucien Tardy   Épicier à l'Épinette. Élu maire en 1935, au bénéfice de l'âge, à la suite du partage des voix avec Louis Gallay. Révoqué par le régime de Vichy. Meurt fin décembre 1940.
1919 1935 François Truchon   Agriculteur. Habite à Cernon. Élu maire en 1919, réélu en 1925 et en 1929.Élu conseiller d'arrondissement en 1931.
1893 1919 Séraphin Abraham Uchet   Propriétaire, agriculteur habitant à l'Épinette. Après avoir été adjoint au maire et candidat malheureux au poste de maire, il est élu premier magistrat en 1893. Il exercera cette charge durant 26 ans, jusqu'en 1919.
1892 1893 Louis Bravet   Ingénieur chimiste. Habite à l'Étraz et à Grenoble. Promoteur de l'usine électrique sur le Cernon. Élu maire en 1892, il démissionne en 1893.
1889 1892 François Puissant   Entrepreneur de maçonnerie et fabricant de tuiles.Habite au Villard. Adjoint d'Eugène Constant Coutavoz qu'il remplace à la suite de sa maladie et de son décès. Élu le 11 septembre 1889 après avoir refusé le mandat le 26 mai. Démissionne en 1892.
1889 1889 Joseph Falcoz   Habite à la Ville. Conseiller municipal. Élu le 26 mai 1889. Refuse aussitôt le mandat.
1889 1889 Joseph Guiffray   Géomètre. Habite à l'Épinette.Conseiller municipal.Élu le 26 mai 1889. Refuse le mandat peu après.
1889 1889 Gustave Léon   Notaire. Conseiller municipal.Élu le 26 mai 1889. Refuse aussitôt le mandat .
1889 1889 François Puissant   Entrepreneur de maçonnerie et fabricant de tuiles. Habite au Villard. Adjoint d'Eugène Constant Coutavoz qu'il remplace à la suite de sa maladie et de son décès. Élu le 26 mai 1889. Refuse aussitôt le mandat .
1883 1889 Eugène Constant Coutavoz   Commissaire-priseur à Grenoble. Habite à Cernon. Est empêché par la maladie en février 1889.
1882 1883 Séraphin Abraham Uchet   Propriétaire, agriculteur habitant à l'Épinette. Adjoint d'Ambroise Bravet qu'il remplace lorsqu'il est en session parlementaire, lorsqu'il est malade et à la suite de son décès en décembre 1882. Sera maire de 1893 à 1919.
1871 1882 Ambroise Arsène Bravet républicain Notaire. Habite à l'Étraz. Conseiller général, Député de 1876 à 1882. Meurt avant la fin de ses mandats.
1848 1870 Eustache Marie Etienne Arragon bonapartiste Négociant, maître de poste. Habite à Cernon où il tient le relais de poste. Chevalier de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand. Démissionne en 1870.
1842 1848 Louis Adolphe Bravet   Chirurgien, aide-major en 1830. Habite à Clessant. N'exerce plus ses fonctions à la fin de son mandat. Celles-ci sont alors assurées par Joseph Guiffray, adjoint, géomètre habitant à la Palud.
1835 1842 Antoine Jean-Charles Paturel   Né à la Buissière. Habite à la Ville.Gendre de l'ancien maire Jean-Baptiste Dallière. Juge de Paix du canton du Touvet en 1830. A déjà été maire de 1815 à 1818. Démissionne en 1842. Sera encore conseiller général du canton de Vizille en 1848.
1833 1834 Charles Falcoz   Propriétaire, cultivateur. Habite à Bellecour. Possède le moulin, maintenant disparu, de Saint-Martin.
1831 1833 Charles Louis Bravet   Propriétaire. Habite à Clessant. A été "Receveur à cheval des droits réunis, à Saint-Damien, département de Marengo, à l'époque napoléonienne. Démissionnaire début 1833, il propose au préfet son remplacement par Charles Falcoz.
1824 1830 Joseph-Antoine Muiron   Né à Laon, dans l'Aisne. Inspecteur de l'Enregistrement et des Domaines, puis Percepteur. Habite à Clessant. Gendre de Charles Bravet qui fut juge au tribunal révolutionnaire à Paris et agent municipal de Chapareillan (voir plus bas).
1821 1823 Cyril Bietrix   Cultivateur, propriétaire. Habite à la Ville. A souhaité démissionner dès février 1822 mais se maintient à son poste jusqu'à fin 1823.
1818 1821 Jean-Baptiste Bravet   Notaire. Habite à l'Étraz. A été maire en 1814-1815.
1815 1818 Antoine Jean-Charles Paturel   Premier mandat à l'âge de 29 ans. Sera de nouveau maire de 1835 à 1842. Voir détails plus haut.
1814 1815 Jean-Baptiste Bravet   Notaire à l'Étraz. Premier mandat. Voir plus-haut.
1811 1814 Joseph Ignace Bonnet   Né à Saint-Aupre. Cultivateur, propriétaire à l'Étraz. A été maire de 1790 à 1792, puis de 1803 à 1805.
1806 1811 Jean Baptiste Dallière   Successivement commis-voyageur, chapelier à Lyon, cultivateur, propriétaire à Chapareillan. Habite à Cernon. Capitaine des Vétérans. Fut chevalier de l'Ordre de Saint Louis supprimé sous la Révolution.
1803 1805 Joseph Ignace Bonnet   Deuxième mandat de maire. Voir détails plus haut.
1800 1802 Henri Juglard   Né à Saint-André-de-Méouille (actuellement Saint-André-des-Alpes, Alpes de Haute-Provence). Avocat, maire de cette commune puis député des Basses-Alpes à l'Assemblée Législative en 1791-1792. S'installe plus tard à Chapareillan. Habite à Clessant. Exerça un premier mandat de maire de Chapareillan en 1795. Sa fille Henriette épouse en 1799 Louis Bravet, premier maire de Chapareillan, qui fut également député à la Législative.
1799 1799 François Vacher   Agent municipal. Cultivateur, propriétaire. Habite au Villard
1798 1799 Charles Bravet   Agent municipal. Fut avocat au Parlement de Grenoble sous l'ancien régime puis juge au Tribunal révolutionnaire de Paris. Échappa à l'épuration thermidorienne et revint à Chapareillan. Cultivateur, propriétaire. Habite à la Ville.
1797 1798 Jean Bel   Agent municipal. Cultivateur. Habite à Bellecour.
1795 1797 Charles Bernard   Agent municipal. Né à Goncelin. Cultivateur, propriétaire. Habite à Cernon.
1795 1800 Agents municipaux   De 1795 à 1800, les communes de moins de 5000 habitants sont regroupées en municipalité de canton. Chapareillan n'est plus commune en titre et intègre la municipalité cantonale dont le siège est à Barraux. Elle est alors représentée par un agent municipal assisté d'un adjoint. Les municipalités de canton sont supprimées par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800).
1795 1795 Henri Juglard   Né à Saint-André-de-Méouille (actuellement Saint-André-des-Alpes, Alpes de Haute-Provence). Premier mandat de maire. Son nom est d'abord orthographié "Juglar". Voir détails plus haut.
1793 1794 Joseph Louis Bietrix   Cultivateur, propriétaire. Habite à la Ville.
1790 1792 Joseph Ignace Bonnet   Exerce un premier mandat à la suite de l'élection de Louis Bravet à l'Assemblée Législative. Voir détails plus haut.
1790 1790 Louis Bravet   Notaire royal et notable de l'ancien régime. Habite à Clessant. Premier maire de Chapareillan, élu le 31 janvier 1790. Élu député de l'Isère à l'Assemblée Législative en 1790-1792.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 792 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 541 1 749 1 881 2 327 2 541 2 539 2 504 2 544 2 612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 543 2 438 2 383 2 487 2 399 2 331 2 271 2 137 2 179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 061 1 968 1 835 1 642 1 585 1 489 1 430 1 401 1 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 300 1 302 1 418 1 682 1 898 2 147 2 443 2 477 2 747
2011 - - - - - - - -
2 792 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église de Bellecombe
  • Église désaffectée de la Ville (le Vieux Clocher)
  • Église de Bellecombe
  • Église « moderne » (construction entreprise à la fin du XIXe siècle)
  • Oratoire de la Salette
  • Deux oratoires entre Bellecombe et St-Marcel (route départementale et chemin de la Martine)
  • Nombreuses croix (carrefours, cimetières)

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château de Bellecombe. Une table d'orientation a été installée, décrivant un panorama à 180° sur la chaîne des Bauges, le Mont-Blanc et la chaîne de Belledonne.
  • Château de Hauterive
  • Château de Pizançon (« la grande maison ») à la Ville
  • Maisons anciennes, plus particulièrement à la Ville
  • Moulins (les Girards, Pont-Royal, Saint-Martin)
  • Ancienne usine d'obus construite en 100 jours durant la guerre de 1914-1918 (Servette, le Ateliers du Granier)
  • les vieux celliers dans le vignoble
  • Fermes et granges
  • Vieux ponts sur l'ancien réseau routier (Montfollet, la Saïta, le Villard de la Palud)
  • Les bornes délimitant l'ancienne frontière entre la France et la Savoie province du royaume de Piémont-Sardaigne jusqu'en 1860.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le patrimoine naturel de Chapareillan est riche. La forêt des pentes du Granier est dense. On trouve dans ce secteur plusieurs variétés d'orchidées. Le site de la Grenouille abrite une impressionnante concentration de sabots de Vénus. À l'opposé, la forêt alluviale de l'Isère est en cours de classement en Espace Naturel Sensible. On y remarque la nivéole d'été.

La zone humide des Lacs de Bey et Froment fait l'objet d'une mesure de protection afin de préserver une des dernières zones humides nées de l'effondrement du Granier. On note également la zone humide de la Grande Côte et celle des Martinons.

Des haies, ou ripisylves, suivant les cours d'eau (Cernon, Glandon, Rivasson etc.) sont constituées d'espèces variées et rythment le paysage.

Enfin, le secteur des Essarts, défriché depuis le Moyen Âge dans les éboulis du Granier, remodelé pour planter la vigne, reste un site exceptionnel malgré l'impact visuel désastreux de la double ligne à très haute tension.

La commune fait partie de la Réserve naturelle nationale des Hauts de Chartreuse.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. coupé en deux par la rue du Souvenir Français, s'étend de la rue de Bellecour au Pilon
  2. Chapareillan dans Geneawiki
  3. sources : archives communales et recherches Yves Besson
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Archives communales de Chapareillan : LL3 (Révolution), 1D2 à 1D23 (Conseil municipal), 1E2 et suivantes (état-civil). Archives départementales de l'Isère : Séries 15M (maires et adjoints)et 16M (municipalités).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]