Michel Servet

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Michel Servet

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Michel Servet.

Nom de naissance Miguel Servet en espagnol
Activités théologien, médecin
Naissance 29 septembre 1511
Villanueva de Sigena, Royaume d'Aragon
Décès 27 octobre 1553 (à 42 ans)
Genève, Suisse
Langue d'écriture latin, espagnol, français, grec ancien, hébreu
Genres théologie, médecine

Signature

Signature de Michel Servet

Michel Servet (Miguel Servet ou Serveto, en espagnol), né le 29 septembre 1511 à Villanueva de Sigena dans le Royaume d'Aragon et brûlé vif le 27 octobre 1553 à Genève à l'instigation du célèbre réformateur Jean Calvin, est un théologien et médecin espagnol. Le médecin re-découvrit la façon dont le sang passe dans les poumons pour s'oxygéner. Le théologien développa une théologie radicale, refusant notamment le dogme de la Trinité, qui lui valut de nombreuses condamnations de ses idées, aussi bien de la part des catholiques que des protestants. Il fut arrêté à Genève, condamné à mort pour hérésie par le Conseil des Deux-Cents (futur Grand Conseil) de cette ville, et brûlé vif au pied de la colline de Champel le 27 octobre 1553.

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Façade de la maison natale de Miguel Servet à Villanueva de Sigena, où se trouve de nos jours l'Institut d'Études Michel Servet, centre de recherche sur sa vie et son travail[1]
Blason de la famille Servet à Tudela

Il naît à Villanueva de Sigena dans la province de Huesca en Aragon. Ses ancêtres paternels sont originaires du hameau de Serveto, dans les Pyrénées aragonaises, d'où sa famille tire son nom. Par sa mère, il descend de la famille Zaporta[2], juifs convertis de la région de Monzón. En 1524, son père Antonio Servet (alias Revés, c'est-à-dire « Le contraire »), notaire au monastère royal voisin de Sijena, l'envoie à l'université, probablement celle de Saragosse ou de Lérida. De ses deux frères, l'un exerce comme notaire comme leur père, et l'autre comme prêtre. Très doué pour les langues, il étudie le latin, le grec et l'hébreu. À l'âge de quinze ans, il entre au service d'un moine franciscain du nom de Juan de Quintana, un érasmien, et il lit la Bible entière dans les langues originales des manuscrits, dont on dispose alors. Il fréquente par la suite (en 1526) l'université de Toulouse, où il étudie le droit, et devient suspect pour sa participation à des réunions secrètes et à des activités d'étudiants protestants.

En 1529, il voyage en Allemagne et en Italie avec Quintana, alors le confesseur de Charles Quint. En octobre 1530, il rend visite à Œcolampade, à Bâle, où il séjourne environ dix mois, en gagnant probablement sa vie comme correcteur dans une imprimerie locale. Vers cette époque déjà, ses convictions se forment. En mai 1531, il rencontre Martin Bucer et Wolfgang Fabricius Köpfel Capiton à Strasbourg. Deux mois plus tard, en juillet 1531, il publie De trinitatis erroribus (« Les Erreurs concernant la Trinité »), ce qui le signale à l'inquisition catholique. Il se réfugie donc à Paris sous un faux nom. L'année suivante, il publie Dialogorum de Trinitate libri duo (« Dialogues sur la Trinité en deux livres ») (1532) et De Justitia Regni Christi (La Justice du Règne du Christ »). Il doit cependant s'enfuir de Paris à la suite du scandale des Placards en 1534[3].

Dans ces livres, Servet expose une théologie qui soutient que la croyance à la Trinité n'est pas fondée sur l'enseignement biblique mais plutôt sur ce qu'il considère comme un enseignement trompeur des philosophes (grecs). Il se regarde comme celui qui peut ramener à la simplicité et à l'authenticité des Évangiles et des premiers Pères de l'Église. En outre, il espère que l'abolition du dogme trinitaire va rendre aussi le christianisme attrayant envers les juifs et les musulmans, dont la religion est restée sévèrement monothéiste.

Servet affirme que le Logos divin, qui est une manifestation de Dieu et non une personne divine distincte, a été uni à un être humain, Jésus, quand l'esprit de Dieu est entré dans l'utérus de la Vierge Marie. C'est seulement à partir du moment de la conception que le Fils a été réellement engendré. Donc le Fils n'est pas éternel, mais seulement le Logos au moyen duquel il a été formé. Pour cette raison, Servet rejette toujours l'idée que le Christ serait « le Fils éternel de Dieu », il soutient qu'il est simplement « le Fils de Dieu éternel ». Cette théologie, bien que complètement originale, est souvent comparée à l'adoptianisme, au sabellianisme ou au modalisme, qui sont d'anciennes hérésies du christianisme. Sous la forte pression aussi bien des catholiques que des protestants, il modifie quelque peu cette explication dans son deuxième livre, Dialogues, pour faire coïncider en quelque sorte le Logos avec le Christ. C'est presque la conception pré-concile de Nicée, mais il reste accusé d'hérésie à cause de son insistance à combattre le dogme de la Trinité et l'individualité des trois personnes divines en un seul Dieu.

Il prend le pseudonyme de Michel de Villeneuve pour éviter d'être persécuté par l'Église en raison de ces œuvres religieuses. Il étudie au Collège Calvi à Paris en 1533, mais doit s'enfuir à la suite de l'affaire des Placards. Il s'installe alors à Lyon, où il apprend à exercer la profession d'imprimeur. Il revient ensuite à Paris en 1536 où il étudie la médecine et la pharmacie, et devient rapidement un savant exceptionnel, notamment en découvrant le principe de la circulation sanguine ayant pour enseignants Sylvius, Fernel et Guinter, qui le saluent avec Vésale comme son assistant le plus compétent pour les dissections.

Développement d'une doctrine unitarienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unitarisme (théologie).

Sa carrière médicale se poursuit à Vienne dans le Dauphiné où il s'installe en 1540, sous le nom de Michel de Villeneuve dans le but d'y exercer la médecine. Servet acquiert là une position de notable, et découvre la petite circulation sanguine, c'est-à-dire la manière dont le sang passe dans les poumons pour s'oxygéner. Il voit là le souffle de Dieu au cœur de l'homme.

Servet croit en effet en un Dieu « auquel l'homme peut s'unir », s'opposant par là à Jean Calvin, qui décrit « un souverain Seigneur (…) devant qui l'homme chétif et misérable ne peut que se prosterner dans la cendre, adorer et obéir ».

Surtout, Servet pousse très loin le principe du retour aux Évangiles : il estime que ces derniers ne portent pas trace du discours sur la Trinité que l'Église catholique a mis au point pendant des siècles. Jésus n'est pas Dieu, mais un homme auquel l'essence divine s'est alliée temporairement. Servet s'aliène de la sorte la plupart des chrétiens de son temps, d'autant plus quand il propose une métaphore radicale  : selon lui, la Trinité est un « chien des Enfers à trois têtes, signe de l'Antéchrist ». Cette image forte est évidemment jugée blasphématoire et Calvin écrit alors : « Si Michel Servet vient à Genève, je ne réponds pas qu'il puisse en sortir vivant. »

Querelle épistolaire[modifier | modifier le code]

Jean Calvin, pasteur de Genève

À Vienne, Servet publie anonymement un nouveau brûlot, la Christianismi restitutio, un ouvrage en sept tomes, et se lance dans une disputatio par correspondance avec Calvin. Déjà, en 1546, il lui avait écrit, et celui-ci lui avait répondu. Ils s'envoient des dizaines de pages.

Il se passe alors une affaire qui va avoir pour Servet de graves conséquences. À Genève, un homme du nom de Guillaume de Trie entre en dialogue avec l'un de ses cousins restés à Lyon, un certain Arneis. Ce dernier écrit à de Trie que les Genevois mènent une vie désordonnée et que la chaos y règne. De Trie prend la mouche et répond qu'à Vienne on tolère les pires hérétiques, au point de les héberger au palais archiépiscopal, alors que l'on mène au bûcher sept étudiants protestants originaires de Lausanne.

Arneis ayant souhaité des éclaircissements, de Trie lui apprend que quelqu'un nie la trinité, et jusqu'à la divinité de Jésus-Christ, et que cet homme est néanmoins le médecin de l'archevêque de Vienne. Arneis demande des preuves, que Guillaume de Trie va trouver chez Calvin : il sait que Calvin a entretenu toute une correspondance avec Servet. Celle-ci n'est pas confidentielle, puisque l'essentiel en a été imprimé par Servet lui-même.

Des documents autrefois chez Calvin se retrouvent alors en possession de l'Inquisition à Lyon.

Servet est arrêté par l'Inquisition à Vienne, mais il parvient à s'évader. Le procès est tout de même tenu par contumace et Servet condamné à mort. L'Inquisition brûle en public une effigie de Servet à titre d'exemple.

Servet s'enfuit alors à Genève pour des raisons obscures.

Le 13 août 1553, Michel Servet se rend au culte, au temple où prêche Calvin. À la sortie du temple, Michel Servet est arrêté.

S'ensuit un long procès.

Le parti des libertins a pratiquement pris le pouvoir au Conseil des Deux-Cents qui gouverne Genève. Ses membres sont des adversaires de Calvin et, en général, favorables à Servet. Certains pensent qu'il a été appelé à Genève par des ennemis de Calvin qui entendent se servir de lui comme d'un instrument pour se débarrasser du réformateur[4]. Mais ils ne veulent pas apparaître comme des hérétiques. Ils ne le défendront donc pas.

Pour sa part, Servet est lassé par des semaines de détention — détenu depuis le mois d'août, il mourra le 27 octobre —. Il s'emporte et attaque Calvin : « C'est lui ou moi. Il s'agit de savoir qui vous voulez suivre. »

Cependant, durant son emprisonnement, Servet prépare sa défense. Le procès est long car les magistrats ne parviennent pas à comprendre ses positions. Le Conseil prend donc la décision de faire appel à Calvin en tant qu'expert en théologie. Ainsi Calvin aura-t-il pour rôle de déterminer si la pensée de Servet est chrétienne ou hérétique.

Voici ce qu'écrit Michel Servet de sa prison :

« Si j'avais dit cela, non seulement dit, mais écrit publiquement, pour infecter le monde, je me condamnerais moi-même à mort. C'est pourquoi, Messeigneurs, je demande que mon faux accusateur (Jean Calvin) soit puni, et qu'il soit détenu prisonnier comme moi, jusqu'à ce que la cause soit définie pour mort de moi ou de lui, ou autre peine. Et pour ce faire, je m'inscris contre lui à ladite peine du talion. Et suis content de mourir s'il n'est convaincu de ceci et d'autre chose, que je lui mettrai dessus. Je vous demande justice, Messeigneurs, justice, justice. »

Cette requête est accompagnée de certains articles sur lesquels il demande que Calvin soit interrogé.

Le théologien se prononce contre Servet. Au milieu du conflit qui oppose Calvin à ses adversaires, la décision est prise de demander l'avis des cantons réformés de Suisse. Le mois de septembre 1553 passe alors dans l'attente des résultats. Les réponses arrivent début octobre, catégoriques : les Églises réformées de la Confédération approuvent à l'unanimité l'action du Conseil dirigé par Ami Perrin de neutraliser la menace[5].

« Toy, Michel Servet, condamnons à debvoir estre lié et mené au lieu de Champel, et là debvoir estre à un piloris attaché et bruslé tout vifz avec ton livre, tant escript de ta main que imprimé, jusques à ce que ton corps soit réduit en cendres ; et ainsi finiras tes jours pour donner exemple aux autres qui tel cas vouldroient commettre. »

C'est dans l'actuel jardin de La Colline, clinique privée située au bas de Champel, que Michel Servet est attaché à un poteau et brûlé vif le 27 octobre 1553, sur ordre du Grand Conseil. Il meurt dans d'atroces souffrances car le bois, humide de rosée, se consume avec difficulté.

Réactions et polémiques[modifier | modifier le code]

Cette affaire a toujours provoqué la polémique, à commencer par les réactions divergentes qui suivirent l'exécution. Parmi ces réactions on note celle du chancelier de Berne qui exprime que, selon lui, la force n'est pas convaincante en matière de religion et qu'il est préférable de laver l'âme des pêcheurs en les convertissant. Autre réaction, celle de Martinus Bellius qui publie De heraticis an sint persequendi (« Faut-il punir les hérétiques ? »). C'est un recueil de témoignages des Pères de l'Église à Erasme et même Luther. Ce pseudonyme est rapidement découvert et il s'avère qu'en réalité c'est Castellion[6], un humaniste vaudois réformé proche de Calvin (il avait logé chez celui-ci à Strasbourg en 1540 et avait été nommé par lui à la tête du collège de Rive durant une courte période). Il ressort de cet écrit que la tradition chrétienne s'oppose à l'usage de la force en matière religieuse. C'est une rupture totale entre les deux hommes. Castellion écrivit : « Tuer un homme ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme. Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle[7]. » Calvin fut obligé de riposter sur le plan théologique et publia un traité sur la Trinité où il justifie le comportement de Genève. Sur le plan culturel et politique, c'est Théodore de Bèze qui riposta en 1554 en écrivant un Traité de l'autorité du magistrat en la punition des hérétiques et du moyen d'y procéder. Il fut traduit en 1560. « Le magistrat, affirme Bèze, a l'autorité et le devoir de punir l'hérétique. » Il ajoute : « La corruption par l'hérésie touche l'âme éternelle. Ceux qui corrompent l'âme sont pires que les criminels de sang. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

De Trinitatis Erroribus, (1531).
La Géographie de Claudius Ptolémée. Claudii Ptolemaeii Alexandrinii Geographicae, (1535).

(Inclure uniquement les dates des premières éditions)

  • 1531 Sur les Erreurs de la Trinité. De Trinitatis Erroribus (Setzer, Haguenau). Sans empreinte de pied ou de marque de l'imprimeur. Signé par Michel Servet.
  • 1532 Dialogues de la Trinité. Dialogorum de Trinitaty (Setzer, Haguenau). Sans empreinte de pied ou de marque de l'imprimeur. Signé par Michel Servet.
  • 1535 La Géographie de Claudius Ptolémée. Claudii Ptolemaeii Alexandrinii Geographicae. Lyon, Trechsel. Signé par Michel de Villeneuve. Michel dédie cet ouvrage à Hugues de la Porte. La deuxième édition a été dédiée à Pierre Palmier. Michel de Villeneuve, affirme que la base de son édition vient de l’œuvre de Bilibald Pirkheimer, qui a traduit ces œuvres du grec en Latin, mais Michel affirme également aussi avoir comparé avec les textes grecs primitifs. Servet, Henri Tollin (1833-1902) expert a considéré que Michel de Villeneuve était « Le père de la géographie comparée » en raison de l'extension de ses notes et commentaires.
  • 1536 Les excuses contre Leonhart Fuchs. In Leonardum Fucsium Apologia. Lyon, imprimé par Gilles Hugetand, avec le prologue de Paris. Signé par Michel de Villeneuve. Le médecin Leonhart Fuchs et un ami de Michel, Symphorien Champier, ils ont participé à une discussion par le biais des œuvres écrites sur ses différentes croyances luthérienne et catholique. Michel de Villeneuve défend son ami dans la première partie de l'ouvrage. Dans la deuxième partie parle d'une plante médicinale et ses propriétés. Dans la dernière partie écrit à propos de différentes questions, Pat : un élève qui est attaqué par un professeur et l'origine de la syphilis[8].
  • 1537 Explication Universelle des Sirops. Syruporum universia ratio Paris, édité par Simon d Colines. Signé : Michel de Villeneuve. Ce travail consiste en un prologue et cinq chapitres : L'utilisation des sirops, I "Qui est la concocción et qui est unique et pas de multiples," II "quelles sont les choses que vous devriez savoir," III "que la concocction est toujours...", IV "les aphorismes d'Hippocrate" et V "Sur la composition de sirops de l'exposition". Michel de Villeneuve mentionne des expériences dans l'utilisation de traitements, se réfère également aux traités pharmacologiques qui sont expliquées plus en profondeur dans son futur pharmacopée Enquiridion ou Dispensarium. Michel mentionne deux de ses professeurs, Sylvius et Andernach, mais surtout de Galien. Ce travail a eu un impact majeur à l'époque.
  • 1538 Discours de Michel de Villeneuve pour l'Astrologie et contre un certain médecin. Michaelis Villanovani in quedam medicum apologetica disceptatio pro Astrologia. Michel dénonce de Jean Tagault, doyen de la faculté de médecine de Paris, pour s'attaquer à l'astrologie, tandis que les médecins et les grands penseurs ont vanté. Il fait une liste des idées de Galien, d' Hippocrate, de Platon et d'Aristote, explique comment les étoiles sont liées à certains aspects de la santé du patient et comme un bon médecin vous pouvez prédire ces effets : l'effet de la Lune et du soleil sur l'océan, les vents et les pluies, la période de la femme, la décomposition de la vitesse des cadavres, bêtes, etc. Villeneuve parle de l'astrologie et soutient qu'elle est bonne, car elle génère une soif de philosophie qui élève la pensée humaine. Le premier point de Tagault est l'incohérence de l'astrologie, parce que selon lui elle mène à des prédictions différentes, donc ne constitue pas une science. Michel de Villeneuve renvoie cet argument contre Tagault en citant différents essais en vertu de la Loi même ne pas démontrer que la Loi est fausse. Michel explique qu'il existe des diagnostics différents, en vertu de la même doctrine médicale : « Toute science est une conjecture, si ce n'était pas, nous serions dieux. Nous ne devons pas condamner à la science. » Le deuxième point de Tagault était que l'astrologie, une retentissante prédiction était que le ciel est observé de partout de la même manière, à la fois par requis que le ciel était statique, l'astrologie nécessite donc que les choses sont comme elles ne le sont pas. Une fois de plus Michel de Villeneuve encore cet argument contre Tagault, expliquant que cette même idée peut être utilisée pour attaquer la médecine. Sur l'idée qu'un éblouis sur exige que toutes les observations sont les mêmes, Michel dénonce l'ignorance en mathématiques montre le doyen Tagault, même si on présume qu'il étudie[9].
  • 1542 Bible sacrée chez les traductions de Santes Pagnino, hebreïste. Biblia sacra ex Santes Pagnini tralation. Michel de Villeneuve apparaît dans le prologue, la dernière fois que votre nom apparaîtra sur l'un de leur travail (toute 1re fois).
  • 1542 Bible sacrée chez les anciens de l'église. Biblia sacra ex postremis doctorum. Vienne (Dauphiné), édité par Delaporte et imprimé par Trechsel. Anonyme.
  • 1545 Bible Sainte avec commentaires. Biblia Sacra cum Glossis. Lyon, imprimé par Trechel et Vincent. Appelée « Bible fantôme » par certains servetistes qui ont nié son existence. Cet ouvrage anonyme est édité selon le contrat signé Michel de Villeneuve avec la compagnie des libraires en 1540. L'ouvrage se compose de 7 volumes (6 volumes et un index) illustrés par Hans Holbein. Cette recherche a été effectuée par l'expert Julien Baudrier dans les années 1960. Récemment l'érudit González Echeverría a prouvé graphiquement auprès la Société Internationale d'Histoire de la Médecine l'existence de ce travail grâce à un exemplaire dans les archives de la ville de Tudela en Navarre. Anonyme[10].
  • 1546 Manuscrit de Paris (circa, sans date). Tout d'abord écrit Europe qui comprend la description de moindre circulation. On pensait que ce document était un projet de Michel pour son le Christianismi [restitutio in integrum]. Aujourd'hui la paternité de Michel de Villeneuve a été confirmée par une autre œuvre de Michel. C'est en raison de la paternité prouvée de Michel du Manuscrit de l'Université Complutense de Madrid, par Gonzalez Echeverria avant la SIHM et ses études postérieures graphologiques qui a révélé qu'il a été écrit par la même main qui a écrit le manuscrit à Paris[11].
  • 1553 La Restitution de la Chrétienté. Cristianismi Restitutio. Vienne, imprimé par Balthasard Arnoullet. Sans marque d'imprimeur ni d'imprimerie. Signé "M.S.V." à la fin, bien que "Servet" apparaît dans un dialogue à l'intérieur. Michel utilise l'hébreu sur la couverture. Travail théologique surtout, mais avec des découvertes médicales impressionnantes àl'intérieur. Dans le chapitre V, Michel dresse la découverte de la circulation pulmonaire. Sa découverte a été basée sur la couleur du sang, la taille et le ventricule différent, et le fait que la veine pulmonaire était très grande, lui a suggéré que s'effectue un échange très actif et transcendant. Mais Michel n'évoque pas la cardiologie. Dans le même chapitre de la page 169 de la 178, parle aussi du cervelet, méninges, cerveau, nerfs, el l’œil, les timbales, rete mirabileetc. montrant une grande connaissance de l'anatomie. Dans d'autres parties de cette œuvre sont évoqués également des médicaments.

Nouvelles œuvres[modifier | modifier le code]

La Biblia Sacra Ex Postremis Doctorum a été testé comme une œuvre de Michel Villeneuve ou Servet, grâce aux contrats de Michel de Villeneuve avec ses éditeurs et imprimeurs (Melchior et Gaspard Trechsel) et les normes avec des œuvres anonymes de la même période, parler des personnages, lieux, utiliser du vocabulaire et du contrat de spécifications des données. En appliquant les mêmes méthodes, chercheur érudit à propos de Servetus, González Echeverría, a démontré que la Société internationale d'histoire de la médecine[11],[12],[13],[14],[15], la Société Espagnole de l'Histoire de la Médecine[16],[17],[18], et de la Royale Académie de Médecine de Catalogne[19], que Michel a écrit cinq ouvrages médicaux, deux œuvres, deux œuvres bibliques et trois traités de grammaire latine-espagnol. Michel de Villeneuve publié presque chaque année depuis une décennie, ne pas cessée de publier pendant les onze années suivantes. Il publie, mais anonymement, par crainte de la peine de mort qu'il a reçu de l'Université de Paris en 1538.

González Echeverría a conclu ces travaux par le biais de contrats, menées par Michel de Villeneuve, avec la Compagnie des Libraires, en 1540. La compagnie des libraires est composée de nombreux éditeurs et imprimeurs, particulièrement les Frères Trechsel et les frères Frellon. Gonzalez Echeverria a conclu ces travaux par le biais de la connexion avec ces imprimeurs à Lyon. Jean Frellon a déclaré lors du procès de Vienne contre Michel de Villeneuve : "dans son atelier d'impression, Michel avait fait, parmi d'autres œuvres, des traductions de plusieurs traités grammaticaux du Latin-espagnol, et avait terminé un Résumé espagnol." Ces travaux comprennent sans doute l'Opera Omnia de Galien, si le contrat existe.

Ouvrages médicaux[modifier | modifier le code]

Une des 4 couvertures de l'édition de l'Hommage des imprimeurs Lyonnais à Michel Villeneuve du Dioscoride-Materia Medica. Imprimé par Balthazar Arnoullet à Lyon, 1554.
  • (c.1538) "Manuscrit de Complutense," Paris. Écrit sur une Dioscoride – Materia Medica de Jean Ruel de 1537, imprimé par Simon de Colines. González Echeverria a commandé une étude comparative graphologique avec le "Manuscrit de Paris", écrit à la main par Michel de Villeneuve. Elle a été réalisée par paléographes de Séville, qui ont conclu que des centaines de notes manuscrites ont été réalisées par la même main que le manuscrit de Paris, un projet de Christianismi Restitutio in integrum. Par exemple Michel de Villeneuve utilise le même terme que dans son Explication universelle des sirops, "Concoctio", recueil d'idées médicales de Michel, avec des phrases en grec et en hébreu[10].
  • 1543. La pharmacopée Dispensarium ou Enquiridion, Lyon, Frellon. Travail complémentaire de la précédente Dioscoride-Materia Medica de la même année, avec 224 recettes originales et d'autres par Lespleigney et Chappuis. Plusieurs éditions ultérieures[11],[13],[16],[17].
  • 1548 - 1551. Opera Omnia de Galien, Lyon, Jean Frellon. Cinq volumes (quatre volumes et un index). Sous la supervision de Michel de Villeneuve, qui comprend des œuvres d'André Vésale, John Caius, Janus Cornarius, Jacobus Sylvius, Andernach et prologues écrits. Michel de Villeneuve était admirateur de Galien, et aussi selon leurs professeurs était le meilleur connaisseur de Galain. Copie trouvée à l'Université de Salamanque, l'article de vieux livres[10],[18].
  • 1554. Dioscoride-Materia Medica. Appelée par Gonzalez Echeverria édition "Hommage des imprimeurs Lyonnais à Michel Villeneuve." sous la direction de Jean Frellon, Guillaume Rouillé, Antoine Vincent et Balthazar Arnoullet et imprimé par Balthazar Arnoullet à Lyon. C'est la seule édition de cet ouvrage, juste après la mort dans le feu de Michel de Villeneuve, un hommage de ses collègues et amis. Il contient des commentaires par Mattioli et Michel de Villeneuve. Les commentaires de Mattioli sont signés, mais les commentaires de Michel de Villeneuve ne sont pas signés. Ces commentaires correspondent parfaitement à l’œuvre Dioscoride-Materia Medica de 1543. Ce livre étrange a 4 couvertures différentes en différents exemplaires, au sein de la même édition, un pour chaque éditeur et ami de Michel[10].

Le professeur John M. Riddle, un des plus grands experts dans Dioscoride-Materia Medica, de l'Université d'État de Caroline du Nord, décrit les deux œuvres de 1543 et 1554 comme anonymes. Après avoir examiné le travail de Gonzalez Echeverría, Riddle accepte comme auteur des deux ouvrages Michel de Villeneuve[10].

Travail de traduction en espagnol[modifier | modifier le code]

Œuvres bibliques illustrées[modifier | modifier le code]
  • 1540. Le Ymagines des Histoires de l'Ancien Testament, Anvers, imprimé par J. Stelsius. Traduction en espagnol du mot latin, avec 92 illustrations de Hans Holbein, lien avec les éditeurs et les imprimeurs Trechsel. Précédente édition en Latin de Jean Frellon. Certains voulant a la même élection de vocabulaire espagnol et galicismes figurant dans les traités futures grammaticales de Michel de Villeneuve[10],[14].
  • 1543. Portraits ou des Tableaux de l'Histoire de l'Ancien Testament, Lyon. "Novenas" et "quintillas" (une sorte de poème espagnol) avec 94 illustrations de Hans Holbein le Jeune. (Le "espagnol Résumé" du contrat avec Jean Frellon mentionné dans le procès de Vienne dans le Dauphinois), avec des mots, Navarre et Aragon dans la région de la vallée de la rivière de l’Èbre à (Tudela, Saragosse)[10],[14],[21].
Quatre œuvres grammaticales non illustrées[modifier | modifier le code]

(À part l’Andriana, elles ont été conçues pour les adolescents.)

  • 1549 Commentarius Latinae Linguae Elegantia puerorum. Livre pour enfants sur l'élégance et la variété de la langue latine. Louvain, Byrckmann Sasseno/veuve. Traduction en espagnol de l'ouvrage par Mathurin Cordier. Dans l'édition de 1551 à Lyon par Jean Frellon, il a été associé à Byrckmann, pour la promotion d’œuvres espagnoles[10],[15].

(auteur de Michel Villeneuve et Servet très possible mais non sûr).

  • 1549 Andria. Le Andriana (Louvain, Byrckmann Sasseno/veuve). Traduction d'une œuvre antérieure de Charles Estienne. Ce travail est apparu en même temps que la précédente. Elle utilise une terminologie semblable. Le même Gonzalez Echeverría, même si elle croit que c'est probablement une œuvre de Michel, dit qu'il ne peut pas garantir 100 % de Michel de Villeneuve, parce que jusqu'à présent il n'est pas connu aucun précédent ou subséquent édition de Jean Frellon[10],[15].
  • 1549 D'octo orationis partium constructione libellus. Travailler sur les huit parties de la proposition." Lyon, Jean Frellon. Ce travail contient des paragraphes identiques aux travaux précédents de Michel de Villeneuve de 1543, Distiques Morales de Caton[10].

Pensée religieuse de Servet[modifier | modifier le code]

Michel Servet soutenait que le concept de Trinité, qui n'apparaît nulle part de façon formalisée dans la Bible, résultait des faux enseignements des philosophes grecs. Il était persuadé qu'il ramènerait l'Église « à la simplicité et à l'authenticité des Évangiles et des premiers pères de l'Église ». Il s'affirmait cependant chrétien et espérait, par l'abolition du dogme de la Trinité, rallier au christianisme les fidèles des autres religions monothéistes, juifs et musulmans. Son intérêt pour ces religions concurrentes lui fut reproché ainsi que son célibat qui lui valut d'être suspecté de débauche. Sa pensée est encore mal connue et parfois contradictoire. Il désirait « aller plus loin dans le retour aux Écritures » et se tenait, selon certaines sources[22] [réf. nécessaire], pour le représentant de l'archange Michel qui, dans l'Apocalypse, « chasse la bête ».

Héritage[modifier | modifier le code]

Héritage scientifique[modifier | modifier le code]

Servet est le premier européen à décrire la fonction de la circulation pulmonaire. Cette description a été peu reconnue en son temps pour certaines raisons : le texte de 1546 du « Manuscrit de Paris » n'a pas été publié, et la version de 1553 apparaît dans un traité de théologie: Christianismi Restitutio in integrum, pas dans un livre de médecine. La réédition, qui se réfère à l'anatomie et aux médicaments, et montre sa grande compréhension de l'être humain et des traitements médicaux, a été brûlée, pour la plupart des exemplaires, après sa publication en 1553, en raison des persécutions des autorités religieuses contre Servet. Seuls trois exemplaires sont restés, cachés pendant des décennies.

La fonction de la circulation pulmonaire est très peu acceptée par les médecins européens, jusqu'aux publications de William Harvey, fruits de son travail sur les dissections en 1616. Et, depuis, les historiens occidentaux ont appris que ce texte s'inspire beaucoup de la découverte de la circulation pulmonaire en 1242 par Ibn Nafis, né à Damas en 1213. Les contraintes culturelles et linguistiques expliquent, sans excuser, le silence européen.

Il convient de signaler enfin ses notes marginales dans son édition des œuvres complètes de Galien, Opéra Omnia, son étude sur la syphilis dans son Apologie contre Leonhart Fuchs, et particulièrement les 224 nouvelles recettes de sa rencontre pharmacopée Dispensarium, qui est devenue la principale référence pour les médecins et les galenistes [23].

Influence théologique[modifier | modifier le code]

Par son refus du dogme de la Trinité et le procès au terme duquel il fut brûlé vif, les Unitariens tendent souvent à présenter Servet comme le premier martyr unitarien moderne, bien qu'il ne fût pas un unitaire au sens du XVIIe siècle ou au sens contemporain. D'autres groupes de pensée opposés au concept de Trinité, comme les témoins de Jéhovah[24] et l'unité Pentecostalienne, voient en Servet un ancêtre spirituel, l'Unité Pentecostalienne[25] particulièrement, avec les enseignements de Servetus sur la divinité de Jésus Christ et son insistance sur l'unicité de Dieu, à l'opposé d'une Trinité où trois personnes différentes seraient identifiées en Dieu : « et pourquoi son esprit étant tout Dieu est appelé Dieu, ainsi que pour sa viande est appelé homme. » Emanuel Swedenborg a écrit une théologie schématique qui présente de nombreuses similitudes avec la théologie de Servet[26].

Souvenir[modifier | modifier le code]

Monument de Champel
Statue d'Annemasse

En Suisse :

  • aujourd'hui, Michel Servet a sa rue à Genève, ainsi que son monument expiatoire érigé en 1903 près de l'emplacement de son bûcher à Champel. Ce menhir porte une inscription où le calvinisme genevois constate cette erreur de Calvin qui fut « celle de son temps ». Il s'agit alors, selon l'historienne Valentine Zuber, de « désamorcer l'obstacle que représente encore l'affaire Michel Servet pour la réputation de Jean Calvin, à la veille du 400e anniversaire de la naissance du réformateur de Genève en 1909 »[réf. nécessaire]. Le 3 octobre 2011, à l'occasion du 500e anniversaire de sa naissance, une statue de Michel Servet, copie d'un projet refusé de 1902 (en fait, la sculpture de Clotilde Roch placée en 1908 à Annemasse), a été inaugurée juste à côté du monument par Rémy Pagani[27].,[28] ;
  • contrairement à ce que l'on pourrait éventuellement penser, Michel Servet n'a pas de lien avec le quartier de La Servette qui a donné son nom à plusieurs clubs sportifs genevois (tels que le Servette FC, le Genève-Servette Hockey Club), le nom du quartier vient du nom d'une ancienne propriété située à l'emplacement du quartier. Le nom des clubs de sport, est hérité de la présence du stade de football des Charmilles dans le haut du quartier de La Servette.

En Espagne :

  • une statue le représente près de l'église de Villanueva de Sigena en Aragon, le village où il est né. De plus, un centre d'études situé dans sa maison natale lui est dédié[1] ;
  • l'hôpital universitaire de Saragosse porte son nom ;
  • de nombreuses villes espagnoles ont des rues portant son nom (en particulier, la rue Miguel Servet de Saragosse)

En France :

  • une école publique élémentaire portant son nom et un monument en son l'honneur, dû au sculpteur Joseph Bernard, se trouvent à Vienne, en Isère, où il vécut après 1540 ;
  • une école publique élémentaire porte également son nom à Lyon dans le 1er arrondissement ;
  • un lycée professionnel en hôtellerie porte son nom à Lille ;
  • une statue de marbre le représentant enchaîné au bûcher est érigée dans le square de l'aspirant Dunand, dans le 14e arrondissement de Paris. Sur le socle on peut lire « À la garde du peuple ». Ce monument est régulièrement fleuri par les chrétiens Unitaristes et les Libres penseurs. Elle a été érigée en 1908 et est due au sculpteur Jean Baffier ;
  • une statue de Michel Servet se trouve sur la place de la Mairie d'Annemasse (Haute-Savoie). C'est la réplique dévoilée le 4 septembre 1960 de l'œuvre du sculpteur Clothilde Roch placée à cet emplacement en 1908 et détruite le 13 septembre 1941 sur l'ordre du régime de Vichy. La Résistance intérieure dépose plus tard, sur le socle du monument détruit, une couronne dont le nœud porte l'inscription : À Michel Servet, la première victime du fascisme. Sur le socle de sa statue on peut lire : À Michel Servet, Apôtre de la libre croyance, né à Villeneuve d'Aragon le 29 septembre 1511, Brûlé en effigie à Vienne par l'Inquisition Catholique le 17 juin 1553, et brûlé vif à Genève le 27 octobre 1553, à l'instigation de Calvin. ;
  • un collège porte son nom à Annemasse[29], Haute-Savoie (74100) ;
  • un collège porte son nom à Charlieu[30], Loire (42190) ;
  • une rue porte son nom à Bourges, Cher (18000) ;
  • une rue porte son nom à Saint-Étienne, Loire (42000) ;
  • une rue porte son nom à Villeurbanne, Rhône (69100) ;
  • une rue porte son nom à Lille, nord (59000) ;
  • une rue porte son nom à Rennes, Ille-et-Vilaine (35000), Bretagne ;
  • une rue porte son nom à Valence, Drôme (26000), Rhône-Alpes ;
  • une rue porte son nom à Dijon, Côte-D'Or (21000).

Enfermé dans une prison humide, malade et privé de tout secours, Servet écrivait à ses juges : « Je vous en supplie qu'il vous plaise abréger ces grandes dilations. Vous voyez que Calvin pour son plaisir me veut ici pourrir en la prison les poux me mangent tout vif, mes chausses sont déchirées et n'ai de quoi me changer ni pourpoint, ni chemise qu'une méchante. »

Œuvres d'autres auteurs[modifier | modifier le code]

Le Procès de Michel Servet, opéra en trois actes de Shauna Beesley et Jean-Claude Humbert, créé à Genève en octobre 2011[31].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • SAISSET, Émile, Michel Servet, sa doctrine et sa vie, Revue des Deux Mondes T.21, 1848
  • HERRIOT, Édouard, La vie et la passion de Michel Servet, conférence faite à Vienne le 10 mars 1907, Collection rationaliste, Paris, 1907.
  • BAINTON, Roland H., Michel Servet, hérétique et martyr, Genève, Droz, 1953
  • Carlos Gilly. Miguel Servet à Bâle; Alfonsus Lyncurius et Pseudo-Servet. In: Spanien und der Basler Buchdruck bis 1600. Helbing & Lichtenhahhn, Basel & Frankfurt a.M. 1985, p. 277–298; 298-326. (PDF; 64,1 MiB )
  • DOMEYNE, Pierre. Au risque de se perdre, Michel Servet (1511-1553), Paris, L'Harmattan, 2008.
  • ZUBER, Valentine. Les conflits de la tolérance. Michel Servet, entre mémoire et histoire, Paris, Honoré Champion, 2004
  • ZUBER, Valentine (ed.), Michel Servet (1511-1553). Hérésie et pluralisme du XVIe au XXIe siècles, Paris, Honoré Champion, 2007
  • SERVET, Michel, Discussion apologétique pour l´astrologie ; éd. Jean Dupèbe. Genève : Droz, 2004. (Cahiers d´humanisme et Renaissance ; 69). ISBN 2-600-00950-7.
  • SERVET, Michel, Sept livres sur les erreurs de la Trinité [traduction de Rolande-Michelle Benin et Marie-Louise Gicquel], Paris, Honoré Champion, 2008
  • SERVET, Michel, Dialogues sur la Trinité en deux livres et De la justice du royaume du Christ en quatre chapitres,

[Introduction, traduction et annotations de Rolande-Michelle Bénin], Honoré Champion, 2009.

  • SCHMID, Vincent, Michel Servet - Du bûcher à la liberté de conscience, Les éditions de Paris, 2009

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr)/(es)/(en)Institut d'Études Michel Servet
  2. (en) González Echeverría « Michael Servetus belonged to the famous converted Jewish family The Zaporta »”, Pliegos de Bibliofilia, no 7, 1999, Madrid, p. 33-42
  3. François Ier, roi de France, fait brûler des hérétiques qui avaient affiché des dénonciations des abus catholiques.
  4. Michel Servet et Jean Calvin: le bûcher de Genève
  5. Giogio Tourn, Jean Calvin le réformateur de Genève, Turin, p. 95-97
  6. Vincent Schmid, pasteur et prédicateur à la cathédrale de Genève, dans Calvin et l'affaire Servet sur Canal Académie.
  7. Ceci en référence à Jésus qui mourut crucifié pour sa foi
  8. In Leonardum Fucsium Apologia. Michel de Villeneuve 1536
  9. 2008 Krendal, Erich. Tähtitiede ja renessanssi historioitsija painoksia Medicine
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (es) 2011 El amor a la verdad. Vida y obra de Miguel Servet [The love for truth. Life and work of Michael Servetus], printed by Navarro y Navarro, Zaragoza, collaboration with the Government of Navarra, Department of Institutional Relations and Education of the Government of Navarra, 607 p., 64 of them illustrations, p. 215-228 & 62nd illustration (XLVII)
  11. a, b, c et d (en) 2011 September 9th, Francisco González Echeverría VI International Meeting for the History of Medicine, (S-11: Biographies in History of Medicine (I)), Barcelona. New Discoveries on the biography of Michael de Villeneuve (Michael Servetus) & New discoveries on the work of Michael de Villeneuve (Michael Servetus) [1]
  12. a et b 1996 “Sesma's Dioscorides or Medical Matter: an unknown work of Michael Servetus (I)” and “Sesma's Dioscorides or Medical Matter: an unknown work of Michael Servetus (II)” González Echeverría, Francisco Javier. In: Book of Abstracts. 35th International Congress on the History of Medicine, 2nd-8th, September, 1996, Kos Island, Greece, communications nº: 6 y 7, p. 4.
  13. a, b et c 1998 “The book of work of Michael Servetus for his Dioscorides and his Dispensarium”(Le livre de travail de Michel Servet pour ses Dioscorides et Dispensarium) and “The Dispensarium or Enquiridion, complementary of the Dioscorides of Michael Servetus” (The Enquiridion, L’œuvre Le Dispensarium ou Enquiridion complémentaire sur le Dioscorides de Michel Servet) González Echeverría, in: Book of summaries, 36th International Congress on the History of Medicine, Tunis (Livre des Résumés, 36 ème Congrès International d’ Histoire de la médicine, Tunis), 6th-11th September 1998, (two communications), p. 199 y 210.
  14. a, b et c 2000- “Discovery of new editions of Bibles and of two 'lost' grammatical works of Michael Servetus” and “The doctor Michael Servetus was descended from Jews”, González Echeverría, Francisco Javier. Abstracts, 37th International Congress on the History of Medicine, September 10–15, 2000, Galveston, Texas, U.S.A., p. 22-23.
  15. a, b et c 2005 “Deux nouvelles œuvres de Michel Servet ou De Villeneuve: L’Andrianne en latin-espagnol et un Lexicon greco-latin”, González Echeverría, Francisco Javier. In: Book of Abstracts, 3 rd Meeting of the ISHM, 11–14 September 2005, Patrás, Greece, p. 92.
  16. a, b et c 1998 “The 'Dispensarium' or 'Enquiridion', the complementary work of the Dioscorides, both by Servetus” and “The book of work of Michael Servetus for his Dioscorides and his 'Dispensarium'”. González Echeverría, Francisco Javier. Program of the congress and abstracts of the communications, XI National Congress on History of Medicine, Santiago de Compostela, University of Santiago de Compostela, p. 83-84.
  17. a, b et c 1996 “A Spanish work attributable to Michael Servetus: 'The Dioscorides of Sesma'”. González Echeverría, Francisco Javier. Varia Histórico-Médica. Edition coordinated by: Jesús Castellanos Guerrero (coord.), Isabel Jiménez Lucena, María José Ruiz Somavilla y Pilar Gardeta Sabater. Minutes from the X Congress on History of Medicine, February 1986, Málaga. Printed by Imagraf, Málaga, p. 37-55
  18. a et b 2004 “The edition of Lyon of the ‘Opera omnia’ by Galen of the printer Jean Frellon (1548-1551) commented by Michael Servetus”, González Echeverría and Ancín Chandía, Teresa. In: Medicine in the presence of the new millennium: a historical perspective. Coordinators: José Martínez Pérez, Isabel Porras Gallo, Pedro Samblás Tilve, Mercedes Del Cura González, Minutes from the XII Congress in History of Medicine, 7–9 February 2002, Albacete. Ed. Of the University of Castilla-La Mancha. Cuenca, p. 645-657.
  19. Acte Conmmemoratiu del cinque cententary de Miguel Servet(1511-2011), 29th November 2011, Reial Acadèmia de Medicina de Catalunya
  20. 1997 “Michael Servetus, editor of the Dioscorides”, González Echeverría, Francisco Javier. Institute of Sijenienses Studies “Michael Servetus” ed, Villanueva de Sijena, Larrosa ed and “Ibercaja”, Zaragoza.
  21. 2001- “Portraits or printing boards of the stories of the Old Testament. Spanish Summary”, González Echeverría, Francisco Javier. Government of Navarra, Pamplona 2001. Double edition : facsimile(1543) and critical edition. Prologue by Julio Segura Moneo.
  22. Par exemple le documentariste allemand Olivier ECKERT
  23. (en) 2011 Samalways, Edmund. From Alchemy to Chemotherapy. Hermes Press, pages 121-122
  24. (en) Reasons of faith, Geilser & Meister
  25. (en) Bernard DK. The Oneness of God Word Aflame Press, 1983.
  26. (en) Andrew M. T. Dibb. Servetus, Swedenborg and the Nature of God, University Press of America, 2005.
  27. Communiqué officiel de la Ville de Genève
  28. Article du 3 octobre 2011 de la Tribune de Genève
  29. collège Michel Servet d'Annemasse
  30. collège Michel Servet de Charlieu
  31. Affiche, sur genevox.ch