Vincent Peillon
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| Vincent Peillon | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 7 juillet 1960 à Suresnes |
| Décès | |
| Mandat | Député européen depuis 2004 |
| Début du mandat | {{{début du mandat}}} |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Nord-Ouest |
| Groupe parlementaire | PSE (depuis 2004) |
| Ve République | |
Vincent Peillon, né le 7 juillet 1960 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un professeur de philosophie et un homme politique français, député européen et membre dirigeant du Parti socialiste.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Agrégé et docteur en philosophie (spécialiste de Merleau-Ponty), Vincent Peillon est professeur de 1984 à 1997, quand il est élu député de la Somme.
Il entre en 1992 au cabinet d'Henri Emmanuelli alors président de l'Assemblée nationale puis devient secrétaire du groupe des experts du PS l'année suivante.
Il présente la motion 2 au congrès de Liévin en 1994, aux côtés de Christophe Clergeau mais perd contre la motion d'Henri Emmanuelli, soutenue par la quasi totalité des hiérarques du parti. Il devient cependant membre du bureau national et délégué auprès du premier secrétaire, Lionel Jospin de 1995 à 1997.
En 1997, il est élu député de la Somme, dans la troisième circonscription (région du Vimeu). Pendant son mandat législatif, il est notamment président avec Arnaud Montebourg de la mission parlementaire d'enquête sur le blanchiment d'argent en Europe. Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti socialiste de 1997 à 2000, date à laquelle il devient porte-parole du Parti sous la direction de François Hollande.
En 2002, en conflit violent avec les chasseurs, traditionnels électeurs de gauche en majorité, qui l'attaquent à plusieurs reprises physiquement durant sa législature, il perd son siège de député (il obtiendra 47,54 % au second tour)[1].
Tirant les leçons du 21 avril 2002 et de l'élimination au premier tour de l'élection présidentielle de Lionel Jospin, il démissionne du poste de porte-parole pour créer un courant rénovateur au sein du PS, le Nouveau Parti socialiste (NPS).
Conservant un lien étroit avec le monde des idées, il est directeur de recherche au CNRS de 2002 à 2004 où il poursuit ses travaux sur Ferdinand Buisson et les origines de la laïcité et de la philosophie républicaine
En octobre 2002, le quotidien Libération publie ainsi une tribune intitulée Pour un nouveau parti socialiste signée par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Julien Dray. C'est le titre de cette tribune qui donnera son nom au courant Nouveau parti socialiste qui présentera une motion au congrès de Dijon (2003) et à celui du Mans (2005).
Il est élu en 2003, premier secrétaire de la fédération socialiste de la Somme, fonction qu'il avait déjà occupée de 1997 à 2000.
Député européen depuis juin 2004 (3e de la liste PS dans la circonscription Nord-Ouest).
En 2005, il défend le « non » au Traité établissant une Constitution pour l'Europe.
Le 20 novembre 2005, durant le congrès du Parti socialiste au Mans, il vote avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli l'approbation de la synthèse générale au nom de la motion 5 du Nouveau parti socialiste, l'autre chef de file de son courant, Arnaud Montebourg, s'abstenant.
Alors que s'ouvre l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle fin août 2006, il exprime son soutien personnel pour Ségolène Royal à l'investiture du Parti pour la présidentielle ; une position qui divise les membres du courant Nouveau Parti socialiste dont il est le co-animateur avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.
Il est durant la campagne présidentielle de 2007, l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal.
Il est battu de peu (49,89 %) par Jérôme Bignon (UMP) lors des élections législatives de juin 2007 dans la troisième circonscription de la Somme.
Dans le cadre des différents débats sur la rénovation du Parti socialiste lancés depuis juin 2007, Vincent Peillon crée l'institut Edgar-Quinet en septembre 2007, afin de se doter d'un outil de réflexion et de débat.
En vue du congrès de Reims, du vendredi 14 novembre au dimanche 16 novembre 2008, Vincent Peillon soutient la motion E : "L'Espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes", menée par Gérard Collomb et Ségolène Royal. Le 6 novembre, cette motion recueille la majorité des suffrages (29,59 %) devant celles de Bertrand Delanoë (25,35 %) et de Martine Aubry (24,67 %). Il a ainsi été pressenti (tout comme Julien Dray ou Gérard Collomb) pour succéder à François Hollande au poste de Premier Secrétaire du PS, avant que Ségolène Royal officialise sa candidature pour ce poste. Celle-ci perd finalement de peu avec 49,96 % des suffrages contre 50,04 % pour sa rivale Martine Aubry. Il réaffirme son soutien à Ségolène Royal après sa défaite.
Le 28 février 2009, il est désigné tête de la liste socialiste dans la région Sud-Est (Rhône-Alpes, PACA et Corse) pour les élections européennes du 7 juin, alors qu'il souhaitait conserver son siège dans le Nord-Est. Il affirmera que cette décision n'était « pas à l'insu de son plein gré mais contre son plein gré », afin de permettre à Gilles Pargneaux d'être tête de liste.
Sa liste obtient, à l'issue des élections du 7 juin 2009, un score décevant avec 14,49 % des voix et deux élus (contre 28,62 % des voix et quatre élus en 2004). Elle se classe troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 %, 5 élus), et plus surprenant, derrière celle d'Europe Ecologie conduite par Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence (18,27 % des voix, 3 élus).
[modifier] Fonctions Politiques
- Secrétaire du groupe des experts du PS (1993-1994) .
- Membre du bureau national du PS depuis 1994 .
- Délégué auprès du premier secrétaire du PS (1995-1997) .
- Secrétaire national aux études du PS (1997-2000) .
- Porte-parole national du PS (2000-2002).
- Élu député de la Somme en 1997.
- Premier signataire de la motion NPS aux congrès de Dijon (2003) et du Mans (2005)
- Élu député européen de la circonscription Nord-Ouest en 2004
- Porte-parole de Ségolène Royal en 2007
[modifier] Publications
- La Révolution française n'est pas terminée, Seuil, 2008
- Les milliards noirs du blanchiment, Hachette littératures, 2004
- Au cœur de la gauche (co-écrit avec Arnaud Montebourg et Benoît Hamon), Éditions Le bord de l'eau, 2004.
- L'épaisseur du cogito - Trois études sur la philosophie de Maurice Merleau-Ponty, Éditions Le bord de l'eau, 2004.
- Pierre Leroux et le socialisme républicain, Éditions Le bord de l'eau, 2003.
- Pour un nouveau Parti socialiste : motion portée au vote des militants du PS au congrès de Dijon, 16-17-18 mai 2003 (avec Arnaud Montebourg), Denoël, 2003
- Jean Jaurès et la religion du socialisme, Grasset, 2000.
- La tradition de l'esprit : itinéraire de Maurice Merleau-Ponty, Grasset, 1994 .
Il dirige par ailleurs la collection « Bibliothèque républicaine » aux Éditions Le bord de l'eau.
[modifier] Notes et références
- ↑ Béatrice Pujebet, « Étoiles montantes et stars déchues : Le hussard chassé », Le Point no1553, 19 janvier 2007

