Villette-de-Vienne
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| Villette-de-Vienne | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Isère |
| Arrondissement | Arrondissement de Vienne |
| Canton | Canton de Vienne-Nord |
| Code commune | 38558 |
| Code postal | 38200 |
| Maire Mandat en cours |
Robert Chaudier 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays Viennois |
| Démographie | |
| Population | 1 427 hab. (2006) |
| Densité | 129 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 196 m m — maxi. 364 m m |
| Superficie | 11,03 km2 |
Villette-de-Vienne est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Villettois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Villette-de-Vienne appartient au canton de Vienne-Nord, arrondissement de Vienne, 8e circonscription, département de l'Isère. Ce village a une superficie de 1100 hectares.
Le village est entouré de terres agricoles qui conviennent à toutes les cultures. Un vaste plateau domine la partie septentrionale de la commune. Le point culminant n'est pas le col de Bel Air, comme on le pense si souvent mais le puits qui se situe chemin de la Faïta à 362 m d'altitude.
Villette-de-Vienne est arrosée par la Sévenne dont le tracé est à peu près parallèle à la route départementale 36. Les terrains adjacents étaient autrefois des terrains de culture, puis des prairies et sont aujourd'hui plantés de peupliers.
[modifier] Communes Limitrophes
[modifier] Histoire
- L’histoire de la Poste
En 1901, le cafetier signe une convention avec la commune et devient gérant de la cabine téléphonique. Il recevait une allocation annuelle de 120 Francs pour répondre aux abonnés du réseau téléphonique et transmettre les télégrammes.
La commune étant traversée 4 fois par jour par un courrier, demande est faite auprès du Ministère des Postes et Télégraphes pour l’établissement d’un facteur-receveur ou facteur-boîtier à Villette/Serpaize.
C’est chose faite en 1905 et le bureau de poste est inauguré le 7 mai 1905.
Les appareils téléphoniques ont été transférés au bureau de poste en 1913. En 1917, le bureau de poste est transformé en agence postale.
En 1990, la mairie investit pour l’installation de la Poste aux Serventières.
- Le développement de l’agriculture
En 1900, Villette/Serpaize comptait environ 60 à 70 exploitations agricoles. Il y avait une vingtaine d’ouvriers agricoles permanents et des journaliers. Les ouvriers agricoles étaient qualifiés de domestiques agricoles. Ils se plaçaient soit en conversant directement avec un employeur, soit en allant à Eyzin-Pinet où se trouvait une loue pour les travailleurs agricoles. Tout le travail se faisait à la main. Pour battre le blé, il fallait le couper à la faux puis le ramasser avec une faucille, faire les gerbes, les attacher avec des liens de blé et enfin les mettre en petits gerbiers et les entasser dans la charrette tirée par les chevaux ou les bœufs.
La batteuse arrivait ensuite. Il s’agissait d’une énorme machine tractée nécessitant la présence de 25 à 30 personnes. Une de ces batteuses circulait encore dans les années 50/60.
Dans les années 40/50, il n’y avait pour les labours que 2 paires de bœufs à Villette-de-Vienne. On faisait surtout appel aux chevaux.
La culture se faisait sans engrais chimiques en culture intensive pour les bons terrains, les autres étaient mis en jachère tous les 4 à 6 ans.
Jusque vers 1950, la production était destinée à la consommation personnelle et assurait l’alimentation des bêtes. Outre le blé, l’orge, l’avoine, on cultivait de la luzerne, du trèfle, un peu de maïs et de betterave.
Les exploitations agricoles possédaient toutes des vaches à lait et des chevaux. On dénombrait environ 300 vaches et 80 chevaux. L’élevage était exclusivement assuré pour le renouvellement partiel des animaux. Il y avait quelques juments poulinières, peut-être une dizaine pour assurer le renouvellement partiel des chevaux de traits. Les vaches laitières et à viande ne sont apparues que dans les années 60. On trouve encore actuellement des "Montbéliard", des "Charolais", des "Salers".
Les années 50/60 marquent l’apparition du tracteur et de la machine à traire.
La polyculture céréalière industrielle que nous connaissons aujourd’hui date de 1956. On compte encore actuellement une douzaine d’exploitations.
Le silo a été installé en 1967. D’une capacité de 1200 tonnes, il peut assurer le stockage des 9/10e de la récolte (colza, tournesol, blé, sorgho, maïs, orge). Il est géré par la Coopérative Dauphinoise et accueille les productions des agriculteurs des communes environnantes.
Les vignes : Jusque vers 1945, chaque exploitant agricole possédait ses vignes, principalement situées sur le coteau (à présent Chassagnon – d’où le nom du Chemin des Vignes). Les vendanges étaient un travail d’entraide entre voisins et donnaient lieu à quelques bonnes soirées. Le vin était uniquement destiné à la consommation personnelle.
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- La bascule
C’est en 1905 que fut installée la bascule à l’emplacement de l’ancien cimetière. Les caractéristiques de la bascule étaient les suivantes :
- force 10 000 kg graduée à 8 000 kg - tablier de 4,50 m x 2,10 m - platelage en chêne de 0,10
Le peseur de Poids Public de la commune était rétribué à moitié de la somme perçue pour les pesées :
- 0,50 F pour tous les véhicules - 0,40 F pour toutes les pièces d’animaux.
En 1980, la taxe de pesée était de :
- 5 F de 0 à 5 tonnes - 10 F de 5 à 10 tonnes - 15 F de 10 à 20 tonnes - 20 F au-delà de 25 tonnes
Le régisseur de la bascule était rémunéré par une indemnité de 4 F par pesée.
En 1993, la bascule fut déclarée inutilisable et démontée.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | En cours | Robert Chaudier | ||
| 1986 | 2001 | Robert Tremouilhac | ||
| 1971 | 1986 | Roger Chenavier | ||
| 1953 | 1971 | Claudius Romet | ||
| 1937 | 1953 | Marius Janin | ||
| 1929 | 1937 | Joseph Blain | ||
| 1925 | 1929 | Jean Piroird | ||
| 1919 | 1925 | Jules Manin | ||
| 1900 | 1919 | Étienne Gounon | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Monuments
- La première église de Villette-de-Vienne fut édifiée dans les années 1000 à l'aide de dons très importants faits lors de la "grande peur" de la fin du monde. Il n'en reste que deux pierres encastrées dans le mur de l'église actuelle qui, elle, date des années 1830-1850.
- Le château Feuillant, il faut remonter en 1293 pour retrouver la trace de ce château.
Il s’appelait à l’époque "Maison forte" et était la propriété de François de Maubec, seigneur de Serpaize et de Chuzelles.
En 1820, Monsieur Feuillant l’obtient en héritage de Joseph Grammond, baron de Montval et il devient ainsi le château Feuillant. Monsieur Satre, maire de Villette/Serpaize, en fait l’acquisition en 1890. Tombé en ruines, il a définitivement disparu en 1974.
Les villettois doivent encore se rappeler ce château situé au centre du village, à l’emplacement de l’actuel parking du bâtiment médical.
- Le château d’Illins fut édifié vers 316 par Constantin Ier.
Au début du XIVe siècle, des démêlés entre l’église de Vienne et les seigneurs d’Illins ont entraîné une lutte appelée "guerre d’Illins". Le château était appelé, à l’époque "caverne de brigands et voleurs" d’où le nom du quartier des Brigands (en direction du château).
- La Tête de Tutela est une tête de déesse en bronze, les cheveux ramenés en chignon derrière la tête et coiffée d’un diadème sur lequel une inscription indique qu’elle fut offerte par L. Litiglus, questeur à la colonie de Vienne, fut découverte à Villette/Serpaize en 1859 dans un champ appartenant à Monsieur Chazel. Il s’agit sans doute de la copie d’un original grec du Xe siècle.
Elle est actuellement exposée au musée gallo-romain de Fourvière.
- Ce Sarcophage, dans lequel les anciens mettaient les corps qu’ils ne voulaient pas brûler, a été découvert dans la terre Favier dans les années 1830.
À noter qu’il a une particularité : il comporte deux emplacements.
- Le moulin date des années 1840. À l’époque, il était alimenté par la rivière, la Sévenne. Une réserve d’eau faisait tourner une roue à aube.
Vers les années 1880, une cheminée de 22 m de haut fut construite et une chaudière à vapeur installée pour pallier le manque d’eau ; celle-ci ne fonctionna pas très longtemps car le transport du charbon, par chevaux, était trop lent et la consommation trop importante (900 kg par jour). La roue fut remplacée par une turbine en 1936 et pendant les années 40, un moteur à huiles lourdes assurait le complément d’eau. Le moulin était équipé de meules de pierres rayonnées et de cylindres cannelés.
Il produisait de la farine panifiable pour les boulangeries de la région ainsi que les "tissus" pour la nourriture des animaux.
[modifier] Héraldique
L'Emblème de Villette-de-Vienne fut réalisé en 1985.
La poire marque l'originalité du village. Le cœur du village est planté de poiriers dont certains sont centenaires. On en tire l'eau de vie : la Poirée, spécialité appréciée de par le monde.
L'Orme symbolise le rattachement de la commune à la ville de Vienne dont il est l'emblème. La place de l'Orme était un lieu d'asile et de justice.
Le Dauphin rappelle l'appartenance de Villette-de-Vienne à l'ancienne Province Dauphiné. En 1110, Guigues IV d'Albon l'insère dans ses armoiries en prenant le titre de Dauphin.
[modifier] Sources
[modifier] Références
[modifier] Bibliographie
- Petite histoire dans l'histoire de Monique Girardet-Cachat, publié en 1988 par Villette-de-Vienne, retraçant l'histoire de Villette