Fêtes religieuses romaines

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Dans la Rome antique, on dénombrait seulement 55 jours ouvrables, les autres jours étant des fêtes religieuses et autant d’occasions de se réjouir en célébrant les dieux.

Ces fêtes religieuses romaines, manifestations vivantes de la religion, sont inscrites dans le calendrier.

Les fêtes publiques (feriae publicae) sont, pour la plupart, fixes (stativae), les autres étant mobiles (indictivae) ou exceptionnelles (imperativae).

Les fêtes exceptionnelles (en latin : feriae imperativae ; parfois, en français : fêtes ou féries impératives) sont suscitées par des occasions inopinées, comme les vœux ou la procuratio des prodiges.

Les fêtes mobiles (en latin : feriae conceptivae ; parfois, en français : fêtes ou féries conceptives) sont, pour leur majeure part, liées à la vie agricole et ont lieu, chaque année, à une date fixée par les prêtes et les magistrats.

Les fêtes fixes (en latin : feriae stativae ; parfois, en français : fêtes ou féries statives) ont lieu, chaque année, à jours fixes. Ce sont elles qui sont notées dans les calendriers gravés qui nous sont parvenus.

À chaque étape de la vie de la cité correspondait une fête. Les Romains célébraient une fête presque un jour sur deux : les fêtes donnaient lieu soit à des cérémonies avec sacrifices, soit à des rites souvent étranges et obscurs, soit à des jeux.

Il y avait à Rome, dès l'époque républicaine, 45 jours de fêtes religieuses et une soixantaine de jours de jeux publics. Sous l’Empire, il y aura jusqu'à 175 jours de jeux publics célébrant l'anniversaire des empereurs romains, de leurs victoires, etc. Les Fastes d'Ovide, sans doute rédigés un peu après l’an 1, sont une source majeure pour la connaissance des fêtes des six premiers mois de l'année.

Principales cérémonies religieuses et publiques[modifier | modifier le code]

Janvier (januarius)[modifier | modifier le code]

Février (Februarius)[modifier | modifier le code]

Mars (Martius)[modifier | modifier le code]

Avril (Aprilis)[modifier | modifier le code]

Mai (Maius)[modifier | modifier le code]

Juin (Iunius)[modifier | modifier le code]

Juillet (Iulius)[modifier | modifier le code]

Août (Augustus)[modifier | modifier le code]

Septembre (September)[modifier | modifier le code]

Octobre (October)[modifier | modifier le code]

Novembre (oppulus)[modifier | modifier le code]

Décembre (December)[modifier | modifier le code]

  • 3 au 4 décembre : Bona Dea (La bonne déesse) : en l'honneur de la fille ou de la femme du dieu Faunus ; fête réservée aux femmes, pour invoquer la fertilité et la santé féminines.
  • 5 décembre : Faunalia : fête paysanne en l'honneur du dieu Faunus.
  • 11 décembre : Agonalia ou Agonia : fête en l'honneur du dieu solaire Sol parfois identifié à Janus .
  • 13 décembre : Fête locale en l'honneur de Tellus, célébrée sur la colline d'Esquilin.
  • 15 décembre :
    • Jeux consuales : en l'honneur du dieu Consus.
    • Saturnales : fête du solstice d'hiver. Au moment des Saturnales, les classes sociales se mêlent, les esclaves commandent à leurs maîtres, les maîtres servent leurs esclaves à table, et la plus grande licence règne.
  • 18 décembre : Eponalia : fête en l'honneur de la déesse gallo-romaine Epona, protectrice des chevaux.
  • 19 décembre : Opalia : fête en l'honneur de Ops, déesse romaine de l'abondance.
  • 21 décembre : Divalia ou Angeronalia : fête en l'honneur d'Angerona, déesse qui guérit de la douleur et de la tristesse et qui protège Rome.
  • 23 décembre : Larentalia : fête en l'honneur de Larenta ou Larunda ou Lara ou Tacita, déesses de la mort et du silence.
  • 25 décembre : Dies Natalis Invicti Solis (Jour de renaissance du Soleil Invaincu) : Fête en l'honneur de Sol Invictus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ovide, Fastes I, Janvier Ovide, Fastes 1,705-708
  2. François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienne, Moreau,‎ 1820 (lire en ligne), p. 413

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Hacquard, Guide romain antique, Hachette,‎ 1952 (ISBN 978-2010004889), p. 76-77