Villard-de-Lans

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Villard-de-Lans
Le bourg de Villard-de-Lans et le Roc Cornafion, depuis la route de la Tancanière en été 2013.
Le bourg de Villard-de-Lans et le Roc Cornafion, depuis la route de la Tancanière en été 2013.
Blason de Villard-de-Lans
Héraldique
Villard-de-Lans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Villard-de-Lans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Chantal Carlioz
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38548
Démographie
Gentilé Villardiens
Population
municipale
4 038 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 15″ N 5° 33′ 05″ E / 45.0708333333, 5.5513888888945° 04′ 15″ Nord 5° 33′ 05″ Est / 45.0708333333, 5.55138888889  
Altitude Min. 1 020 m – Max. 2 286 m
Superficie 67,20 km2
Localisation

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Liens
Site web villard-de-lans.fr

Villard-de-Lans [vilaʁ.də.lɑ̃ ] est une commune française située, géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

La commune est la principale ville du massif du Vercors septentrional, également connu sous le vocable des « Quatre-Montagnes » ou du « Val de Lans »[1]. C'est la zone du massif la plus développée économiquement et démographiquement, bien desservie par un réseau routier qui la relie à la vallée de l'Isère et aux grandes métropoles de la Région (Grenoble dont l'agglomération est très proche, et Valence).

Villard-de-lans est donc, logiquement, le chef-lieu de son canton (jusqu'en 2015, année durant laquelle sera créé le nouveau Canton de Fontaine-Vercors), la ville siège de la Communauté de communes du massif du Vercors (CCMV), ainsi que la commune offrant le plus grand nombre de lits du secteur hôtelier du Parc naturel régional du Vercors. Malgré sa séparation avec la commune de Corrençon-en-Vercors, survenue en 1857, Villard-de-Lans reste la commune ayant le territoire le plus étendu du canton actuel et de la CCMV avec une superficie légèrement supérieure à 67 km2; un territoire qui, par ses dimensions, présente donc un potentiel forestier, montagnard (notamment en zone skiable), spéléologique et faunistique réellement important. La commune a obtenu le niveau « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris, et l'Espace Villard-Corrençon est doté du label « Famille Plus ». La mairie est située à 1 020 m d'altitude.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Vercors.
carte topographique du Massif du Vercors.

Villard-de-Lans (Mairie) est situé à environ 28 km de Sassenage, 35 km de Grenoble, 69 km de Valence, 176 km de Genève (Suisse), 126 km de Lyon, 285 km de Marseille, 353 km de Nice (par la route), et 593 km de Paris[2].

Le point culminant du territoire communal est de 2 286 m et son altitude moyenne de 1 503 m. L'altitude minimale se situe au débouché de la Bourne en aval du hameau des Jarrands avec une mesure à 720 m[3].

Situation et description[modifier | modifier le code]

  • Situation

Le territoire communal de Villard-de-Lans appartient au massif et au parc naturel régional du Vercors dans les Préalpes françaises, situées dans le Sud-Est de la France.

Cette commune est positionné plus précisément au pied de la Grande Moucherolle, 2e sommet du Vercors, culminant à 2 285 m. Les autres sommets de la commune sont le roc Cornafion 2 049 m et les arêtes du Gerbier 2 109 m

Son territoire se situe également à l'extrémité méridionale d'un val jurassien typique, le Val de Lans, qui forme la moitié est de cette partie du massif du Vercors[4]. La Bourne, principal torrent, draine ce val en évacuant l'ensemble des eaux d'écoulement vers l'ouest et le bassin du Rhône. Ce torrent forme ensuite de grandes gorges très encaissées en aval du bourg.

Bien que le territoire communal soit entièrement situé dans le département de l'Isère, il se localise sur la bordure occidentale de celui-ci, à la frontière du département de la Drôme.

Le 45e parallèle passe au niveau de la limite sud du territoire communal (secteur montagneux des « Deux Sœurs »), dans la partie qui le sépare des territoire de la commune de Chateau-Bernard et de la commune de Corrençon-en-Vercors.

Le sol karstique de Villard-de-Lans favorise l’infiltration de l’eau, d’où l’absence de lacs naturels[5]. Toutefois, Villard-de-Lans possède un étang saisonnier, le lac du Lauzet, qui se remplit par capillarité à la fonte des neiges.

  • Description
Villard depuis le Col Vert
Le site de Villard de Lans depuis le sentier du Col Vert
Au premier plan : la moraine des platres
À gauche : la clairière du hameau des Clots
À droite : le val de Lans et le sommet du Meillarot
Au milieu de la photo : le bourg de Villard
Au fond : le Gros Martel et La vallée de la Bourne

Fondée au Moyen Âge en une paroisse distincte de celle de Lans-en-Vercors, et appartenant au domaine linguistique du Francoprovençal (la limite avec le provençal ou occitan passant au sud du territoire cantonal, sans que celle-ci soit parfaitement définie), le village et le secteur des "Quatre-Montagnes" resteront très longtemps isolés des voies de communications principales qui sillonnaient alors le Royaume de France. Il faudra alors attendre le XIXe siècle, et surtout le XXe siècle pour que le village et son canton connaissent enfin un désenclavement définitif, grâce à l'aménagement de nouvelles routes et même d'une voie de chemin de fer locale (Ligne de Tramway Grenoble - Villard-de-Lans), aujourd'hui disparue (mais remplacée par une ligne régulière de cars sous régie départementale[6]).

Principale commune du Parc naturel régional du Vercors avec ses 4 034 habitants, répartis dans le bourg central et de nombreux hameaux ou lieux-dits, pour une superficie totale de 67,2 km2 donnant une densité d'environ 60 habitants par km2, la commune de Villard-de-Lans cumule une fonction résidentielle, essentiellement de type secondaire, et un espace aménagé de Station de sports d'hiver dont l'équipement principal est établi dans un secteur de moyenne montagne désigné sous le vocable de "Domaine skiable de Villard-de-Lans Corrençon-en-Vercors". Le point culminant de ce domaine skiable se dénomme "La Côte 2000", rappelant ainsi aux amateurs que les pistes de ski locales débutent à une altitude très proche des plus hauts sommets du massif du Vercors (à proximité du sommet de la Grande Moucherolle).

Le domaine de ski nordique s'étend, quant à lui, dans la partie sud-ouest du territoire communal et sa porte d'entrée principale se situe près de l'ancienne ferme du hameau de Bois-Barbu, transformée en hôtel-restaurant de montagne et située à 1 100 m d'altitude[7]. Un grand parking attenant permet le stationnement des véhicules de particuliers et des cars de tourisme. Cet espace nordique s'enrichit, depuis 2013, au niveau de la porte même de Bois-Barbu, de nouveaux aménagements : le Nordic Park et un stade de biathlon comprenant un pas de tir[8].

La Colline des bains
La Colline des bains
Canton de Villard-de-Lans
Canton de Villard

Historiquement, Villard-de-Lans, fut, autrefois, à l'instar d'autres communes de son canton, considérée comme une station climatique. À ce titre, la commune a accueilli beaucoup d'enfants venus de grandes zones urbaines pour la qualité de son air, entre les années 1930 et les années 1950 (voir le sous chapitre sur "Les Bâtiments d'architecture climatique"), et comme l'indique, encore aujourd'hui, le site de l'office de tourisme[9], la station-village vercussienne reste toujours tournée vers la famille et les enfants grâce à l'aménagement dans le bourg-centre même, d'une patinoire, d'un centre nautique et d'un parc de glisse consacré aux enfants et dénommé "La Colline des bains"  : ce parc présente des pistes de ski et six pistes de luges également adaptées aux enfants.

La commune présente également un espace commerçant piétonnier, situé au cœur même du bourg central, une zone artisanale et commerciale dans sa périphérie, de nombreux aires de stationnement dans le centre (le plus grand étant situé devant la maison de la communauté de communes du massif du Vercors), une gare routière avec, notamment, des navettes la reliant directement à la station de ski et au domaine skiable, un espace réservé aux camping-cars près du hameau des pierres, et, au moins, un camping ouvert en été et en hiver sur le site dit de « l'Oursière ».

Sur le plan sportif international, la commune Villard-de-Lans a accueilli sur son territoire les compétitions de luge dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver de 1968 et fut, durant six fois, une ville étape du Tour de France et de nombreuses autres manifestations sportives.

Le village et sa station restent, encore aujourd'hui, un espace accueillant de nombreuses animations sportives, et abrite le siège du club des Ours de Villard-de-Lans, une grande équipe française de hockey sur glace, évoluant depuis de nombreuses saisons en ligue Magnus, ainsi qu'un club de ski alpin et un club de ski nordique.

Un plan de l'ensemble du territoire de la commune est publié sur la carte de l'IGN intitulée "Villard-Mont Aiguille/PNR du Vercors", éditée au 1/25000e [10]. Un plan de la Ville est également disponible, gratuitement remis aux visiteurs de l'office de Tourisme de Villard-de-Lans.

Domaine skiable de Villard-de-Lans Corrençon-en-Vercors.Vue panoramique depuis les pistes de ski

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rencurel Méaudre / Lans-en-Vercors Lans-en-Vercors/Varces Rose des vents
Rencurel
Saint-Julien-en-Vercors
N Saint-Paul-de-Varces/Le Gua (Isère)
O    Villard-de-Lans    E
S
Saint-Martin-en-Vercors Corrençon-en-Vercors Château-Bernard

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le climat du Vercors est de type montagnard, ce qui correspond à l'altitude du territoire de la commune, entièrement situé entre 800 et 2 300 mètres. Durant certaines périodes (généralement au cours des intersaisons, favorables aux fortes variations de température) la vitesse du vent peut, quelquefois, dépasser 100 km/h[11].

L'été présente des périodes chaudes, mais modérées par l'effet de l'altitude et respirables par l'absence de pollution. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements constants.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales moyennes (°C) 3.5 5.1 8 10.9 15.5 19 22.4 21.8 18.6 14.2 7.9 4.1
Températures minimales moyennes (°C) -5.3 -4.5 -2.5 0.5 4.2 7.1 9.2 8.9 6.6 3 -1.1 -4
Source : [1] climat Villard-de-Lans 2011

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Gorges et falaises du Vercors
Gorges et falaises du Vercors.

Le Vercors, dans lequel se situe en entier le territoire de la commune de Villard-de-Lans, est un massif préalpin qui s'est soulevé lors de la surrection des Grandes Alpes. Celui-ci est composé de roches sédimentaires qui se sont successivement déposées dans un océan formé durant l'ère secondaire. Les calcaires durs formés dans ces mers, à l'origine peu profondes, font alternance avec des marnes et marno-calcaires tendres qui, elles, ont été formés dans des mers nettement plus profondes (l'origine marine de ces roches est attestée par la présence de nombreux fossiles). Il en résulte, à l'image d'un mille-feuille, un empilement de plusieurs kilomètres d'épaisseur de roches au sein même de massif[12].

Sous l'effet de la dérive des continents (dite aussi tectonique des plaques), le massif s'est ensuite plissé de façon progressive durant plusieurs millions d'années. Puis, la succession de différents glaciers et l'eau des torrents a profondément modifié l'aspect du paysage environnant la commune. En effet, l'érosion karstique a dissous et modifié les calcaires et l'érosion torrentielle a creusé les gorges (telles que les gorges de la Bourne située à l'ouest du bourg).

Extérieurement, le Vercors présente de grandes falaises de calcaire (très spectaculaire depuis le bassin grenoblois et la vallée du Grésivaudan) donnant une forte impression de citadelle naturelle[13].

Le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble situé 1, rue Dolomieu à Grenoble, présente de belles collections de roches et de minéraux, issus des préalpes et du Vercors, représentant différentes périodes géologiques.

  • Sismicité

Le territoire de la commune de Villard-de-Lans est entièrement situé dans une zone de sismicité moyenne (en terminologie spécialisée, on évoque une zone de sismicité 4)[14]. La Cité scolaire Jean Prévost, inaugurée en 2012, est le dernier bâtiment public local de grande dimension à avoir été construit sur le territoire villardien selon des normes intégrant le risque sismique[15].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Les cours d'eau
Le Corrençonnais et la Bourne
Confluence entre Le Corrençonnais et la Bourne

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière et onze rus ou ruisseaux qui sont tous ses affluents et dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

la rivière est :

les ruisseaux sont :

  • Ruisseau Plènouse[16]
  • Ruisseau de Ville-Vieille
  • Ruisseau de Font Noire[17]
  • Ruisseau des Charbonniers
  • Ruisseau des Rioux
  • Ruisseau de Font Belin[18]
  • Ruisseau de Pourouse[19]
  • Ruisseau des Rochettes
  • Ruisseau de Corrençon[20]
  • Source de Font Renard[21]
  • Ruisseau du Frier[21]
  • Ruisseau de la Fauge[21]
  • Ruisseau du Brochet[22]
  • Ruisseau du Méaudret

La Bourne

La Bourne
La Bourne à l'entrée du hameau de Charpichon

La Bourne, principale rivière, passant au pied du village, prend sa source sur le plateau entre les bourgs de Villard-de-Lans et de Lans-en-Vercors. Ce cours d'eau présente des fluctuations saisonnières de type pluvial, fortement accentuées à la fin du printemps en raison de la fonte nivale. La rivière longe la station d'épuration de la CCMV dans le hameau du Fenat (voir chapitre "Eau et assainissement"). Au niveau halieutique, sur le territoire de la commune, le bassin de la Bourne est gérée par l'AAPMA de Villard-de-Lans[23],[24].

Au-delà du hameau des Jarrands, peu après avoir reçu les eaux du Méaudret, puis passé sous le pont des Olivets, la pente s'accentuant, le petit ruisseau de la Bourne se transforme en un véritable torrent et creuse de très profondes gorges qui portent son nom.

Article connexe : Gorges de la Bourne.

Villard-de-Lans n'héberge les célèbres gorges de la Bourne que sur la rive gauche du torrent. La rive droite étant dépendante du territoire de la commune de Rencurel. Il est important de savoir que ses gorges, encaissées sous d'énormes masses rocheuses, font l'objet d'une surveillance de la part du conseil général de l'Isère. La route départementale 531, ouverte en 1872 pour relier Villard-de-Lans à Pont-en-Royans, peut donc faire l'objet de travaux importants de consolidation des parois rocheuses et entraîner régulièrement une circulation alternée, voire une coupure totale de la route[25].

La Fauge et le Vallon de la Fauge

rocher de la Fauge
La Fauge en contrebas du hameau des Pierres
Le ruisseau de la Fauge à la sortie de son vallon
Le méaudret
Le ruisseau du Méaudret à l'entrée du territoire communal

Situé au pied des plus hauts sommets du Massif du Vercors (et du Col Vert), le secteur dénommé vallon de la Fauge est parcouru par le ruisseau du même nom. Sa forme particulière, et notable dans le paysage, vient du fait qu'il a été occupé par un glacier durant une période estimée entre 200 000 et 300 000 ans avant notre ère. À cette époque, les températures moyennes étaient inférieures de 5°C à celles de notre époque[26].

Article détaillé : Glaciation de Riss.

Ce glacier qui atteignait ce qui sera plus tard les limites méridionales du bourg central, a laissé, petit à petit, sa place à ce vallon apprécié pour sa fraîcheur et son silence[27] .

Articles détaillés : Glacier et Moraine.

Des rochers, transportés par la glace et déposés de chaque côté du petit ruisseau de la Fauge, sont les derniers indices encore visibles de la présence d'anciennes moraines glaciaires. Ces rochers calcaires ont donné leurs noms au hameau des Pierres, situé juste en contrebas de la cité scolaire Jean Prévost, aux limites méridionales du bourg central.

Dans la partie supérieure du vallon situé au sud-est du bourg, on peut observer que la roche calcaire est affleurante et que l’eau s’infiltre sous terre. Les lapiaz offrent, d'ailleurs, un bel exemple de cette infiltration. Des zones légèrement argileuses existent cependant, et on peut y découvrir, ci et là, quelques plants de Pinguicula alpina, dite Grassette des Alpes, une plante carnivore.

De nombreux sentiers agrémentent le vallon de la Fauge. Certains de ses chemins empruntés par les randonneurs et les cavaliers du centre équestre voisin permettent notamment de découvrir le pont de l'amour (un petit pont en bois sur la Fauge), une cascade, et enfin une modeste bergerie située à plus de 1 350 mètres d'altitude. Une "course nature" (ou trail), organisée par l'association Cap Nature, s'est déroulée dans ce secteur en 2013[28].

Le Méaudret
Ce petit torrent s'écoulant du nord vers le sud, bien que de longueur et de débit modeste, reste un des principaux affluents de la Bourne, en provenance du nord du massif. Le nom de ce ruisseau provient du village de Méaudre qu'il traverse durant son cours. Un hameau portant son nom le surplombe depuis sa rive droite avant sa confluence avec la Bourne.

Article détaillé : Méaudre.

Prenant sa source au niveau du territoire de la commune d'Autrans, ce torrent typique du plateau des "quatre montagnes", draine le vallon de Méaudre-Autrans, puis il traverse de courtes gorges encaissées au pied de la montagne du Gros Martel avant de rejoindre la Bourne sur sa rive droite en aval de Villard. La confluence entre la Bourne et le Méaudret se situe au niveau du hameau des Jarrands.

le Méaudret est formé par la réunion de nombreux ruisseaux dont celui des Griats, le ruisseau Achard ou le ruisseau de Naves. En raison de la présence de terrains calcaires présentant de nombreuses failles, ce ruisseau subit de nombreuses pertes tout au long de son parcours[29].

  • Les lacs
Le lac des prés
Le lac des près au pied des arêtes de Gerbier

La commune de Villard-de-Lans abrite deux lacs sur son territoire. Ils sont tous les deux de dimension assez modestes et situés en zone de moyenne montagne, à plus de 1 500 m d'altitude. Ils sont tous les deux facilement accessible à pied pour y pratiquer la pêche (sous licence).

Le Lac des Prés
Situé à une altitude de 1 536 m et d'une superficie 1.2 hectares, il est visible de la gare supérieure de la télécabine de la Côte 2000. On y pratique la pèche à la mouche sèche ou noyée, voire au simple bouchon. Ses habitants, au niveau piscicole, sont la truite arc-en-ciel et le fario.

Le Lac de la (ou des) Moucherolle(s)
Situé à une altitude 1 916 m et d'une superficie 1.8 hectares, il est visible, comme son nom l'indique non loin de la Petite et de la Grande Moucherolle, en limite de territoire communal. Le type de pêche est identique à celle qui pratiquée au Lac des Prés. On peut y découvrir de nombreux poissons, tels la truite arc-en-ciel, le saumon fontaine et l'omble chevalier.

À noter que pour ces deux lacs, l'association villardoise, dite "la truite du plateau", assure des lâchers annuels au niveau de ces deux lacs[30].

Réseau routier et transports[modifier | modifier le code]

Le réseau routier

Le tracé de l'autoroute A48
Le tracé de l'autoroute A48
  • L'accès par l'autoroute

L’autoroute A48 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Lyon et de Grenoble. Elle se connecte à l'A43 au niveau de Bourgoin-Jallieu, puis s'achève sur le territoire de la commune de Saint-Égrève à l'entrée de l'agglomération grenobloise au niveau de l'échangeur avec l'A480.

Quelques kilomètres après la barrière de péage de Voreppe, la première sortie, en direction de Grenoble, au niveau de la commune de Saint-Egrève indique la direction de Villard-de-Lans, d'Autrans et du parc naturel régional du Vercors. Cette sortie se raccorde sous la forme d'une Bretelle à la route départementale 1532 (ancienne route nationale 532), importante voie routière qui relie Grenoble à Valence et qui traverse Sassenage.

Article détaillé : Autoroute A48 (France).
Le tracé de l'autoroute A49
Le tracé de l'autoroute A49

La route départementale 1532 se raccorde ensuite au niveau de la commune de Sassenage', par un rond-point, à la route départementale 531, route principale menant à l'ensemble des communes du plateau du Vercors.

L’autoroute A49 est une voie routière à grande circulation qui relie Romans (Valence) à Grenoble. Elle a été mise en service définitivement en 1992.

Au-delà de la barrière de péage de Chatuzange-le-Goubet et quelques kilomètres après l'aire de service de Royans-en-Vercors (sens Valence-Grenoble), la sortie suivante indique la direction de Villard-de-Lans (par le Royans). La bretelle rejoint la route départementale 1532 qui se raccorde à son tour à la même route départementale 531 à l'instar de l'A 48.

Article détaillé : Autoroute A49 (France).
  • L'accès par la route
Panneau d'entrée de Villard de Lans.
Panneau d'entrée de Villard de Lans, dans la rue du Royans (RD 531)

Le territoire communal est traversé par la route départementale 531 qui débute donc à Sassenage, au (Rond-Point de la place Jean-Prévost), depuis la route départementale 1532 et se termine à Saint-Just-de-Claix (hameau de Clairivaux) au carrefour de cette même RD 1532.

Article détaillé : Route nationale 532.

La route départementale 531 relie ainsi directement Villard-de-Lans à Lans-en-Vercors, Engins et Sassenage vers le nord, et Choranche (et ses grottes) vers le sud-ouest. La route départementale 103 (qui commence à l'extrémité ouest de la commune par détachement de la RD531) relie, quant à elle, le bourg de Villard-de-Lans aux villages de Saint-Martin-en-Vercors, La Chapelle-en-Vercors et à la ville de Die, communes toutes situées dans la Drôme, voisine.

Grâce à cette route, Villard-de-Lans est située à 32 km de Grenoble (Pont du Vercors), 27 km de Sassenage (Mairie) et 7 km de Lans-en-Vercors.

Le territoire de Villard est aussi desservi par la route départementale 215c qui relie le lieu-dit Le Clos de la Balme (Corrençon-en-Vercors) au lieu-dit Les Sables (Villard-de-Lans), par la route départementale 215b, qui relie la RD 215c au Balcon de Villard.

Le territoire de Villard-de-lans est également une des extrémités de la route touristique des Gorges de la Bourne qui le relie avec les communes des autres secteur touristique dont, notamment, le Royans, le Bas-Grésivaudan et la vallée du Rhône.

Le transport routier
La gare routière de Villard-de-Lans.
La gare routière de Villard-de-Lans.
La navette gratuite à la gare routière.
La navette gratuite à la gare routière.
Autocars Transisère (transporteur VFD), au dépôt de la maison du conseil général de Villard-de-Lans.
Autocars Transisère (transporteur VFD)

La commune (et son canton) est desservie par :

  • les lignes 5100, 5110, 5120 et 5130 du réseau Transisère :
    • la ligne 5100 relie Villard à Grenoble (Gare) par Engins et Lans (Office de tourisme)[31]
    • la ligne 5110 relie Lans à Grenoble avec correspondance avec le 5100 à Lans en Vercors à l'office de tourisme[31].
    • la ligne 5120 relie Villard à Lans par Autrans (le village) et Méaudre (la place)[32].
    • la ligne 5130 relie Villard à Corrençon (office de tourisme et Clos de la Balme).

(ces cars circulent tous les jours, samedis, dimanches et jours fériés)

  • des navettes gratuites en toutes saisons (fréquences plus grandes en période de vacances scolaires d'été et d'hiver) :
    • Gare routière de Villard ↔ Le Balcon de Villard (ou/et) Les Glovettes (Domaine alpin). Fonctionne en saison estivale et hivernale,
    • Gare routière de Villard ↔ Bois Barbu (Domaine nordique). Fonctionne uniquement en saison hivernale,
    • Gare routière de Villard (ou/et) Cote 2000 (Domaine alpin) ↔ Corrençon centre ↔ Hauts Plateaux (Domaine nordique) ↔ Clos de la Balme (Domaine alpin). Fonctionne uniquement en saison hivernale.

Le transport ferroviaire
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble, située à environ 35 km du centre de la commune.

Il était prévu que Villard-de-Lans puisse de doter d'une ligne de chemin de fer à crémaillère, la Patache, à l'horizon 2008. La ligne de 6 km devait passer par l'ouest du village, partant du parking de la combe Fichetaire, pour rejoindre les Sagnes, l’Essarton, desservir la Maison médicale, la colline des Bains, le lycée, et relier la Cote 2000 puis les Charpennes avec plus de 2 000 voyageurs en une heure et par tous les temps. Le matériel roulant devait être récupéré du métro Ouchy à Lausanne. À la suite des élections municipales de 2008, le projet a été annulé par la nouvelle équipe, le jugeant trop coûteux.

Le Transport aérien
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à environ 70 km. Il existe depuis la commune une liaison routière par autocar pour cet aéroport Transisère mais en transitant par la gare routière de Grenoble. L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et son hub régional, quatrième aéroport français est, lui aussi, relié, lui aussi, par une ligne de car (mise en place avec le concours du conseil régional de Rhône-Alpes), avec la gare routière de Grenoble, est situé à 110 km.

Le territoire villardien n'abrite aucun héliport, mais des liaisons entre les établissements hospitaliers de l'agglomération grenobloise sont possibles par hélicoptères, notamment par les équipements de la Gendarmerie nationale, le SAMU de Grenoble (Unité Mobile Héliporté)[33] et le SDIS de l'Isère.

Les autres transports locaux

Station (aval) de départ des télécabines.
Station (aval) de départ des télécabines.

Ce système de transport par câble, dans son mode de fonctionnement actuel, a été construit en 1973. Il s’agissait, alors, du premier type de télécabines avec 6 places en Europe (avant leur réaménagement) et qui restera unique en son genre dans le massif du Vercors. Ce dispositif permet de transporter les skieurs et les touristes à l'altitude de 1 720 mètres et leur permettre un accès direct au principales pistes de ski en hiver et à un grand nombre de sentiers de randonnée, en été. Le point de départ des cabines se situe devant les immeubles du Balcon de Villard et à quelques mètres du terminus des navettes gratuites en provenance du bourg de Villard-de-Lans et des autres hameaux.

Ce dispositif comprend[34] :

  • une capacité maximum de 10 personnes par cabine;
  • un temps de montée de 6 minutes de station à station;
  • un débit maximum de 2300 passagers par heure avec 49 cabines;
  • un système de secours électrique sur poulie;
  • un total de 14 pylônes en ligne.

La station d'arrivée du télécabine (située en amont de la ligne) n'abrite qu'un seul restaurant-bar, dénommé les marmottes. Celui-ci présente une salle de restauration et de bar avec une vue panoramique sur l'ensemble du Val de Lans et du Vercors septentrional en direction de l'ouest et du nord-ouest.

Des webcams ont été installées sur le site, en amont des télécabines. Celles-ci permettent d'observer le niveau d'enneigement en direct et d'informer ainsi les éventuels pratiquants[35].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Territoire communal de Villard-de-Lans
Territoire communal de Villard-de-Lans
Bourg central de Villard-de-Lans
Le bourg présente de nombreux immeubles dont les logements sont utilisés comme résidences secondaires.
l'entrée de la rue piétonne

Villard de Lans, une petite ville à la campagne
Regroupant plus d'un tiers de la population de son canton, la commune de Villard-de-Lans, bien qu'implantée en secteur rural, présente, de par son nombre de constructions et de logements, un aspect urbain évident. Son territoire se compose d'une agglomération principale (le bourg ou ville-centre), proprement dite, d'une quarantaine de hameaux et de lieux-dits, ainsi que d'une station de sport d'hiver. Le bourg, ou ville-centre, se situe sur une élévation du relief dominant le ruisseau de la Bourne.

La démographie urbaine a du et a su s'adapter aux différentes natures de terrains et à la configuration géologique de ce territoire typiquement montagnard. Le développement des constructions est surtout lié à la fréquentation touristique ainsi qu'à la pratique des résidences secondaires exercée par les citadins de Grenoble, de Lyon et issus d'autres grandes agglomérations françaises. Ces constructions sont cependant soumises à des conditions liées au respect de l'environnement, ainsi qu'à des contraintes liées au relief et au climat.

Le Plan local d'urbanisme
La municipalité a adopté le 20 juin 2005, un plan local d'urbanisme (PLU), document essentiel et incontournable pour toute demande d'occupation, et/ou d'utilisation des sols. De larges extraits de ce document sont accessibles sur le site de la commune[36].

L'insertion dans le paysage, le respect des économies de moyens (notamment en privilégiant les entreprises et les artisans locaux), les économies d'énergie, la promotion d'une architecture de qualité (en accord avec l'architecture traditionnelle) sont les premières recommandations publiés sur ce document, dans sa page traitant de la « zone du bourg » (ou ville-centre).

Le service urbanisme
Afin de gérer et réglementer sa politique locale d'urbanisme, la municipalité de Villard-de-Lans a mis en place un service urbanisme, qui veille à l'application des principaux règlements en matière de construction. Ce service analyse également les principaux projets de développement du territoire.

Les différentes missions de ce service dont les bureaux se situe dans l'hôtel de ville sont de :

  • gérer et réviser le PLU;
  • traiter et instruire les permis de construire;
  • gérer les opérations d'urbanisme y compris les ZAC,
  • veiller à la mise en sécurité des établissements recevant du public (EPR);
  • gérer le cadastre et le Système d'Informations Géographique (SIG)
  • procéder à des acquisitions et des cessions foncières (droit de préemption et fiscalité foncière);
  • gérer le plan de prévention des risques[37].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009 (selon l'INSEE), le territoire communal présentait 5654 logements dont une part de résidences principales de 32,2 %, et une part de résidences secondaires de 65,1 %. La différence (2,7 %) correspond aux logements vacants[38].

Selon le liste de la Mairie, la municipalité gèrerait 186 logements sociaux. La demande de logement est cogérée par l'OPAC de Voiron.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit Les Clots.
Le hameau Les Clots et les arêtes de Gerbier vu des Glovettes.
Le balcon de Villard et le hameau des Pouteils.
Le balcon de Villard et le hameau des Pouteils
  • Bonneton (sur l'ancienne route de Lans)
  • Bois Barbu (domaine de ski de fond)
  • Charpichon (situé vers les Jarrands)
  • Coucourdan (situé vers Corrençon)
  • Fenat (situé vers les Jarrands)
  • Frier (situé près du bois Roland)
  • L'Achard (sur la route de Corrençon)
  • L'Essarton (situé près de la Balmette)
  • La Balmette (sur la route de Corrençon)
  • La Bonnetière (situé vers les Jarrands)
  • La Font de la Maie (sur la route de Corrençon)
  • La Tancanière (sur la route de Bois Barbu)
  • Les Arriberts (situé vers Villevieille)
  • Les Bernards (situé vers les Jeandiats)
  • Le Balcon de Villard (domaine de ski alpin)
  • Les Blachons (sur la route des Clots)
  • Les Bonnets (situé près des Geymonds)
  • Les Bouchards (situé près du balcon)
  • Les Chaberts (sur l'ancienne route)
  • Les Clots (sur la route des Glovettes)
  • Les Cochettes (au pied du col vert)
  • Les Espinasses (sur l'ancienne route de Lans)
  • Les Eymards (sur l'ancienne route de Lans)
  • Les Jeandiats (proche de la Croix-Margot)
  • Les Gauchets (proche du bourg)
  • Les Geymonds (ZAC, sur la route de lans)
  • Les Glovettes (situé près du Balcon)
  • Les Guillets (situé près du Balcon de Villard)
  • Les Jarrands (situé route de Rencurel)
  • Les Lombarts (sur l'ancienne route de Lans)
  • Les Montauds (sur la route de Bois-Barbu)
  • Les Mourets (sur l'ancienne route de Lans)
  • Les Nobles (situé près de ville-vieille)
  • Les Olivets (sur la route de Bois-barbu)
  • Les Poulats (situé près des Geymonds)
  • Les Pouteils (sur la route du balcon de Villard)
  • Les Vières (situé près des Jeandiats)
  • Payonnère (sur l'ancienne route de Lans)
  • Pompeillon (sur l'ancienne route de Lans)
  • Tintaine (sur la route des Clots)
  • Valchevrière (site historique, près d'Herbouilly)
  • Ville Vieille (vieux bourg, près des Geymonds)

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Hameau de Fénat.
Le hameau de Fénat accueille la station d'épuration (visible en arrière plan).

Villard-de-Lans et la communauté de communes du massif du Vercors (soit un ensemble de 7 communes) bénéficient d'une station d'épuration moderne (située au lieu-dit Fenat, sur la route de Pont-en-Royans), ainsi que d'une usine de compostage de boue inaugurées toutes les deux le 6 octobre 2012 par le président du conseil général de l'Isère André Vallini.

Le financement de cette station d'épuration a été assuré, en partie, par l'agence de l'eau Rhone-Méditerranée-Corse (appartenant à l'État), le Conseil Général de l'Isère, le conseil régional de Rhône-Alpes et essentiellement par autofinancement dont un recours à l'emprunt de la communauté de communes[39].

La capacité de traitement de cette station est de 45.000 e.h (équivalent habitant), chiffre qui pourrait paraître surdimensionné, si on oubliait que Villard-de-Lans et le secteur des Quatre-montagnes accueillent un nombre important de touristes durant les saisons estivales et hivernales. Le débit de pointe est de 17 000 m3.

C'est la société "Véolia Eau" qui gère l'exploitation de ce service, par délégation (DSP) de la mairie de Villard-de-Lans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme de « Villard » signifie « grosse ferme » et trouve son origine dans le mot latin Villa. Donc, le nom de Villard-de-Lans signifie en fait « la ferme de Lans ».

Le terme de « Lans » est un peu plus complexe : selon L'atlas toponymique Savoie, Val d'Aoste, Dauphiné, Provence d'Hubert Bessat (volume 1)[40], cette toponymie signifierait (en relation avec le francoprovençal "lanca" "lanka"), une dépression de terrain, un creux de ravin, un lit de ruisseau, une incurvation entre deux vallées en rapport avec le terme "hanche" ou "flanc".

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et l'Antiquité[modifier | modifier le code]

  • la Préhistoire
Crâne d'ours
Crâne d'ours
Maison du Patrimoine

Selon l'encyclopédie intitulée Histoire des communes de l'Isère[41]", les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le val de Lans et le secteur des quatre-montagne remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère).

Article détaillé : Homme de Néandertal.

Le musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors précise que des traces de l'homme de Neandertal ont été retrouvées dans le secteur du Vercors Drômois, voisin[42]. Un crâne d'ours des cavernes découvert dans un site de fouille préhistorique situé sur le territoire de la commune est exposé à la maison du patrimoine (voir photo).

Carte de l'Allobrogie
Carte de l'Allobrogie indiquant nommément le territoire des Vertacomocores

Le territoire de Villard-de-Lans abrite un site préhistorique attribué au Paléolithique moyen ayant bénéficié d'études scientifiques : celui des Mourets, situé à 1 160 mètres d'altitude, au nord-est du bourg[43].

Les hommes (très certainement des néandertaliens) qui parcouraient le Vercors à cette époque, et pratiquaient la technique de taille du silex dite de "Levallois" dont ils ont laissé de nombreux spécimens sur le site des Mourets.

Article détaillé : Méthode Levallois.
  • L'Antiquité

Durant l'antiquité, les membres d'un peuple (ou tribu), très certainement d'origine celtique, les vertacomicorii (ou vertamocores), dépendant des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du massif du Vercors.

Articles détaillés : Vertamocores et Voconces.

C'est d'après le nom de ce peuple que les géographes modernes (dont Raoul Blanchard) attribueront, plus tard, ce nom à la région montagneuse qui entoure Villard-de-Lans. Le secteur des "quatre montagnes" correspondant au canton actuel de Villard-de-Lans, bien que situé à la limite du territoire des Allobroges n'a, cependant, jamais été dépendant ou soumis à cette grande tribu gauloise dont le domaine a toujours été situé au-delà de l'Isère.

Aucune trace d'une installation durable de ces peuples ne semble avoir été découvert, jusqu'à présent, dans le secteur des "quatre montagnes"[44].

Du Moyen Âge à la fin du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Dauphin Humbert II de Viennois, le dernier des dauphins du Viennois
Armoiries de la Maison de Sassenage.
Armoiries de la Maison de Sassenage

Fondé au XIe siècle, selon l'ouvrage de Florent Camoin, "Villard-de-Lans, son histoire, son site", le territoire du Villard-de-Lans se structura en hameaux au gré des fronts de défrichements qui définirent, petit à petit, les terroirs cultivables. Le bourg fut fondé au croisement de deux chemins existant depuis la République romaine, celui de Cassenatico (Sassenage) à Dea Augusta (Die) et celui qui reliait le Royans au Col Vert.

Terre dauphinoise, sous domination des comtes d'Albon qui prirent au XIIe siècle le titre de dauphins de Viennois. Le comté d'Albon prit alors le titre de Dauphiné. Ce qui deviendra les Quatre-montagnes (et donc le futur canton) reste cependant sous la suzeraineté des seigneurs de Sassenage. Historiquement, Villard-de-Lans fut cité pour la première fois en 1080 dans le cartulaire de saint Hugues sous le vocable de Sancti Boniti di Vilar juxta Lanz, mais on ignore jusqu'à présent, la raison du choix de ce saint patron. Le terme « du Villard » désigne dès sa fondation un ensemble d'habitats, un bourg, burgum dépendant alors du château de Corrençon.

Durant toute son histoire, la paroisse restera la plus peuplée du massif du Vercors. Le 21 septembre 1145, une bulle papale confirme l'église Sancti Boniti di Vilari dans le diocèse de Grenoble (l'héritage antique situait la délimitation plus au nord, entre le col de l'Arc et la Bourne). Le « mandement du Villard de Lans », englobant les hameaux de Corrençon et de Méaudret apparaît à ce moment. Le mandement de Lans, son voisin, exerçait sa domination sur les paroisses de Méaudre et Autrans. L'ensemble était réuni sous la désignation des « Quatre Montagnes ».

Bourg commercial particulièrement actif et prospère, le Villard se voit octroyer à l'occasion de la charte des franchises de 1338 un article lui reconnaissant le monopole commercial de son marché sur l'ensemble des Quatre Montagnes[45]. Sous l'épisode coseigneurial de 1243-1360, le bourg est alors élevé au statut de capitale de la baronnie au même titre que Sassenage. Cela devient un enjeu d'influence par le biais de transactions et de procédures juridiques.

Paroisse forestière, la communauté du Villard a su tirer avantage de ses forêts de résineux dès le XIIIe siècle, en déployant un vaste réseau marchand réputé. En 1265, la première scie à eau du Vercors est mentionnée sur le domaine féodal de la Bessia (Les Blachons) ; au XVe siècle, quatre scieries fonctionnent et centralisent la transformation du bois des Quatre Montagnes.

Objet de toutes les attentions, la paroisse voit ses prérogatives augmenter au XVIe siècle. Le commerce du bois et l'agriculture céréalière garantissant la plus grande part des revenus de la baronnie de Sassenage.

Les guerres de religion et la faillite des barons au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle entraînèrent la rupture des liens privilégiés entre le Villard et Sassenage. Une autre époque commence.

Du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

carte du Gouvernement général du Dauphiné en 1652.
Carte du Gouvernement général du Dauphiné en 1652

Autonome, la communauté augmenta massivement l'exploitation forestière au cours du XVIIe siècle, permettant à quelques familles locales d'en tirer des profits considérables (Ravix-Delors, Gaillard, Lavallonne). Lié économiquement au Pont en Royans, le Villard de Lans utilisa sa position au cœur des montagnes pour s'instaurer comme un carrefour marchand incontournable. Le « Breuil » ou champ de foire, issu du Moyen Âge, devint un marché référent pour l'ensemble du Vercors.

Le XVIIIe siècle vit le fleurissement des domaines agricoles particuliers, chaque hameau dépendant la plupart du temps d'une famille « châtelaine » exploitant des fermiers. L'état du couvert forestier, dévasté par la surexploitation privée pose problème dès 1700 et il apparut nécessaire d'inverser ce phénomène.

En 1780, les premières mesures furent prises avec la saisie des fustes (grumes) dans les six scieries de la paroisse. En 1782, pendant trois jours, les commissaires enquêteurs saisirent plus de 5 000 fustes malgré l'opposition de la population. La destruction de certaines scieries fut ordonnée.

  • La Révolution de 1789

La Révolution française, suivie avec enthousiasme par les Villardiens, fit surgir des « querelles de clochers » lors de l'effondrement des mandements seigneuriaux. Chaque commune réclamant son autonomie. Lans et Le Villard se disputèrent le titre de chef-lieu de canton, finalement obtenu par le Villard qui avait su conserver l'intégrité de son mandement. Néanmoins, une scission apparut en 1808 avec le hameau de Corrençon, réclamant la part de ses droits féodaux sur les bois noirs de Corrençon et une partie de la forêt de Charpennel.

Carte du Département de l'Isère en 1852
Carte du Département de l'Isère en 1852

Selon Romain Buclon[46], spécialiste de cette période et qui révèle cet évènement dans les cahiers du Peuil, revue régionale d'histoire, l'année 1812 fut celle d'un grand incendie qui dévasta la majeure partie du bourg, dont la maison bourgeoise de Mme de Lavallonne (les précédents eurent lieu en 1649 et 1763), obligea les habitants à investir dans les toitures en tuiles et la création d'un embryon de protection contre les incendies avec la réforme de l'ancien chemin de ronde médiéval pour la surveillance des incendies. La dispersion des biens seigneuriaux permit l'investissement de certaines familles, issues des anciens notables du XVIIIe siècle, qui surent tirer profit des nouveaux liens avec les places financières. Rapidement, le bourg du Villard-de-Lans fut ceinturé de maisons de maîtres, propriétés de familles de notaires ou notables (Bertrand-Jullien, Jourdan, Lavallonne, Achard-Piccard, Nicollet, Cocat, etc.). Cette même année, le bourg accueillit sa première école.

En 1822, les maires du canton écrivent une lettre commune auprès du Préfet de l'Isère pour transformer le chemin muletier reliant Villard-de-Lans à Sassenage en un chemin praticable aux voitures[47].

En 1857, après près de 50 ans de procès et de négociations, le hameau de Corrençon se détache de la commune du Villard-de-Lans et devient une commune indépendante[48]

En 1888, Villard-de-Lans devient une des premières communes de France électrifiées grâce à l'ingénieur Séraphin Achard-Picard.

Le XXe siècle et Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Ligne de Grenoble à Villard-de-Lans.
Ligne de Grenoble à Villard-de-Lans

L'ouverture de nouvelles routes à la fin du XIXe siècle, désenclave le village qui est définitivement relié à tous les secteurs du Vercors et les principales villes de la région (Grenoble, Die, Valence).

Dés l'année 1906 , le bourg de Villard de Lans est reconnu comme une station de ski[49] et des aménagements effectués dans les années 1920 lui permette d'accueillir les premières compétitions de bobsleigh en 1931 [50].

Durant plus de 10 ans, une ligne de tramway dénommée le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans est construite pour relier le bourg au centre de la préfecture de l'Isère. Les travaux se termine le 26 juin 1920 et la ligne est inaugurée sous la présidence d'André Honnorat[51], ministre de l’Instruction publique du Gouvernement. Exploitée par la Société grenobloise de tramways électriques, cette ligne de tramway à crémaillère qui desservait également les bourgs de Saint-Nizier-du-Moucherotte et Lans-en-Vercors cesse définitivement son activité en 1951.

La réputation du climat, liée à l'altitude et son éloignement des grandes agglomérations permet à la commune d'ouvrir son premier sanatorium en 1922, sous l'égide de l'institut d'hygiène de la ville de Paris et la mairie de Villard en deviendra l'unique propriétaire en 1926. Cependant les communes du canton préféreront privilégier la prise en charge des enfants "fragiles" mais sains à celles des enfants malades[52].

L'essor du tourisme, l'attrait de la montagne entraine un accroissement de la capacité hôtelière dés les années vingt et trente : si, au début du XXe siècle, le territoire de la commune ne comptait que 3 hôtels (dont l'hôtel Ravix et l'hôtel Piccard), il en comptera une trentaine à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

  • La seconde guerre mondiale
Plaque à l'École polonaise de Paris en mémoire des morts du lycée polonais Cyprian Norwid de Villard-de-Lans pendant la Seconde Guerre mondiale.
Plaque à l'École polonaise de Paris en mémoire des morts du lycée polonais Cyprian Norwid
Drapeau de la République du Vercors en 1944

Durant la Seconde Guerre mondiale, Villard-de-Lans accueille le seul lycée polonais de l'Europe occupée, installé dans les bâtiments de l'hôtel du Parc et du château. De nombreux élèves et enseignants seront déportés dans des camps par l'occupant (voir photo). La région abrite plusieurs milliers de Polonais, clandestins, militaires évadés, résistants du réseau F2 (Monika), etc[53]. Très vite, Villard-de-Lans devient un lieu de refuge pour les résistants à l'occupation allemande qui formeront le Maquis du Vercors. Avec l'apport de jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire, l'ensemble du secteur finit même par rassembler (de 1942 à 1944) une véritable armée intérieure forte de 5000 hommes[54].

Le 9 juin 1944, quelques jours après le débarquement des troupes anglo-américano-canadiennes en Normandie, l'immense majorité des hommes valides de Villard-de-Lans rejoignent le maquis en réquisitionnant tous les cars et toutes les voitures de la compagnie Huillier. Grâce à un stratagème (faux enlèvement), les gendarmes de la commune rejoignent le maquis.

Dés 1942, un plan audacieux, dénommé Plan Montagnard est envisagé afin d'utiliser le plateau du Vercors comme tête de pont pour les troupes alliées. Malheureusement, l'arrestation de son principal initiateur le général Delestraint suspendra la mise en place de ce plan[54].

En fait, ce sont les Allemands qui utiliseront ce stratagème, en envoyant des troupes d’élites qui réussiront à atterrir au moyen de 40 planeurs de 8 hommes chacun à Vassieux-en-Vercors). Le 23 juillet, le petit hameau de Valchevrière, ainsi que les fermes de Roche et Mistri, sont incendiés par ces militaires de la Wehrmacht (à noter que le hameau est resté, aujourd'hui, en l'état, avec ses poutres calcinées, ses pierres noircies et il peut être visité). La population villardienne et le maquis paieront un lourd tribu.

  • Les Trente glorieuses
La côte 2000.
La côte 2000 dans les années 1970
Bernhard Glass médaillé d'or de la luge en 1968.

Malgré les conséquences de la guerre, les Trente Glorieuses permettent au village de continuer son expansion. Le projet d'aménagement de la Côte 2000 se concrétise avec la construction de la première télécabine en 1951. La station accueille alors les championnats de France de ski en 1953 et 1969. En 1964, le lycée climatique Jean Prévost accueille ses premiers élèves.

Le ski, jusqu'alors réservé aux classes privilégiées, se transforme en un véritable outil économique, ouvert à tous. Certains Villardiens s'y adonnent et deviennent champions (voir le chapitre "Personnalités liées à la commune").

Parallèlement à cette évolution touristique et sportive, Villard-de-Lans va connaître durant une bonne partie XXe, du début des années 1930, jusqu'à la fin des années 1960, la grande période du climatisme : l'air pur des montagnes du Vercors étant considéré comme bénéfique à de nombreux enfants, la commune continuera à exploiter cette réputation d'une station au climat vivifiant auprès des touristes français et étrangers. Durant cette période, la station est alors fréquentée par les grands de ce monde : l'ancienne impératrice austro-hongroise Zita (dont un rue du village porte le nom en sa mémoire), le roi du Maroc Hassan II, Georges Guétary, Fernandel, Hugues Aufray, Brigitte Bardot, Henri Cochet et même l'écrivain Georges Perec qui n'hésitera jamais à revenir, adulte, sur son lieu d'exil enfantin de la dernière guerre (voir chapitre " Villard-de-Lans et ses environs dans la littérature").

  • Les Jeux Olympiques d'hiver
Logo des JO d'Hiver de Grenoble.
Logo des J.O d'Hiver de 1968

Les Jeux olympiques d'hiver de 1968, dont le site principal (et le village olympique) fut fixé à Grenoble, sera dés le début organisé et voulu par le Général de Gaulle. Cela renforcera, dès lors, la notoriété de Villard-de-lans et du plateau des Quatre Montagnes (qui accueilleront certaines épreuves de sport d'hiver) et permetteronnt le développement et la modernisation des voies d'accès au plateau du Vercors, ainsi que de son équipement. Villard-de-Lans aura l'honneur d'accueillir, durant cette manifestation sportive prestigieuse, les épreuves de luge sur les pentes de la Balmette au lieu-dit "Le bois du Frier". Le terrain avait été acquis par la commune en 1966 sous le mandat du Dr Le François[55].

Les épreuve de luge se sont déroulées entre le 15 et le 18 février 1968, mais seulement trois courses de luge ont pu avoir lieu : deux épreuves masculines et une épreuve féminine. Toutes les compétitions ont été plusieurs fois retardées en raison de températures élevées. Certaines courses ont du voir leurs trajets raccourcis.

La piste naturelle de Villard-de-Lans mesurait, à cette époque, 1 000 mètres et présentait 14 virages pour une dénivellation totale de 110 m. Elle avait nécessité 1 400 m3 de terrassement et 1 800 m3 de béton. La piste été ensuite réaménagée en site ludique (voir "chapitre Loisirs").

  • Après 2000
Rue du Général de Gaulle
Rue du Général de Gaulle en 2013

Après l'ouverture d'un nouveau centre nautique, d'une patinoire couverte (le club de Hockey des Ours de Villard-de-Lans remporte la Coupe de France de hockey sur glace en 2003), d'un casino, il est évident de constater que la commune parie ouvertement sur le tourisme.

En 2013, avec la transformation de la salle de cinéma (le Rex) en salle polyvalente qui accueillera des spectacles, des projections de films et des congrès[56], et le lancement d'une étude d'un nouveau téléphérique reliant Lans-en-Vercors avec l'agglomération grenobloise [57] (projet qui fait l'objet d'une certaine controverse[58]), la commune de Villard-de-Lans semble décider de renforcer une image touristique plus diversifiée et plus ouverte sur le nouveau siècle.

Car si le tourisme reste de nos jours l'activité principale du village, l'agriculture et l'exploitation forestière demeurent encore des activités incontournables qui ont, depuis toujours, joué un rôle primordial dans la vie des Villardiens.

Néanmoins, le canton de Villard-de-Lans étant éventuellement appelé à fusionner avec un autre canton à l'occasion des élections des élections cantonales de 2015[59], l'assemblée représentative de la communauté des sept communes du massif du Vercors créée à Villard, il y a plus de 45 ans, souhaite s'engager dans un rôle plus important au niveau de ses administrés notamment en se rendant plus visible : la première étape ayant consisté à reconstruire le nouveau siège de cette communauté dans un bâtiment plus imposant et gérant l'ensemble de ses activités au cœur même du bourg de Villard-de-Lans en 2013, tout près de la mairie et face au grand parking de la Croix-Margot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Entrée principale de la mairie durant l'hiver 2013

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • Maire et Conseil municipal

Madame Chantal Carlioz, détentrice d'un doctorat en Droit Public, diplômée de l’Institut des études européennes de Genève et certifiée de I’Institut Universitaire des Hautes Études Internationales[60], est la maire de la commune depuis 2008, réélue en 2014. Elle est également la conseillère genérale du canton de Villard-de-Lans. Première femme élu maire de la commune, elle est assistée dans sa fonction, par 8 adjoints au maire, dont 4 hommes : messieurs Claude Ferradou (1er adjoint, affaires juridiques et patrimoine), Luc Magnin (finances et domaine public), Serge Chalier (urbanisme et agriculture), Eric Guillot (équipemens sportifs et associations, et 4 femmes : mesdames Laurence Borgrave (2e adjoint, vie scolaire et jeunesse), Nicole Mater (politique sociale), Christine Jean (emploi et formation) et Corinne Cholat (culture et communication)[61].

Le conseil municipal est, en outre, composé de 27 membres. Durant la mandature 2014-2020, la répartition est (21 membres pour la liste Union Démocrates et Indépendants (UDI) et 6 membres pour la liste Divers (LDIV)[62].

Selon le site officiel de la Mairie, les réunions du conseil municipal de Villard-de-Lans ont lieu mensuellement, et elle sont publiques et donc, ouvertes à tous. Les votes se font généralement à mains levées.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1961 René Mure-Ravaud RPF puis MRP  
1961 1970 Roger Lefrançois    
1970 1971 Gaston Rey    
1971 1977 André Ravix    
1977 1983 Albert Orcel PS  
1983 1989 Marcel Bonnard    
1989 1995 Albert Orcel PS  
1995 2001 Michel Daudens    
2001 2008 Jean-Pierre Bouvier SE  
2008 en cours Chantal Carlioz[63] DVD  

Élections[modifier | modifier le code]

  • Élections municipales

2008
Lors de l'élection municipale de 2008, une nouvelle équipe a été élue, faisant ainsi basculer la majorité de l'assemblée municipale de divers gauche vers divers droite. L'abstention fut relativement importante (au second tour) avec un taux de 25%

Nombre de voix Pourcentage
Chantal Carlioz (Villard autrement) 1 365 52,91 %
Jean-Pierre Bouvier (Ensemble pour un avenir) 1 215 47,09 %

2014
L'élection municipale de 2014 a confirmé ce glissement de l'électorat local vers la droite, la liste sortante confortant sensiblement son avance sur la liste d'opposition municipale. L'abstention a légèrement progressé depuis le précédent scrutin avec un taux de 26.85%[62]. C'est la première fois dans l'histoire de Villard-de-Lans, et ceci, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, qu'une équipe municipale est réélue dans son intégralité pour un second mandat.

Nombre de voix[62] Pourcentage
Chantal Carlioz (Villard2Lans, gardons l'élan) 1 533 56,73 %
Véronique Beaudoing (Ensemble, avançons pour Villard) 1 169 43,26 %


  • Élections présidentielles

2012
Lors de la dernière élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy, président sortant, a obtenu près de 300 voix d'avance sur son adversaire de gauche, François Hollande, président élu, confirmant, pour cette période, ce nouvel ancrage de l'électorat de Villard-de-Lans à droite. L'abstention au second tour reste limitée à 14,75 %[64].

Nombre de voix Pourcentage
Nicolas Sarkozy (union pour un mouvement populaire) 1 635 54,92 %
François Hollande (Parti socialiste) 1 342 45,08 %

Services publics[modifier | modifier le code]

Services locaux

Porte d'entrée de l'ancienne maison communale
Porte d'entrée de l'ancienne maison communale

Tous situés dans le bourg, la commune dispose des services suivants :

La mairie met à la disposition de ses administrés, tous les premiers vendredis de chaque mois, un écrivain public. Les habitants de la commune peuvent donc le solliciter gratuitement, pour tout courrier administratif ou autre courrier professionnel (tel qu'un curriculum vitæ ou une lettre de motivation) et autres démarches équivalentes[67].

Services intercommunaux

"Espace à déchets" de la commune
  • Gestion des déchets

Villard-de-Lans a délégué la gestion des déchets des usagers (particuliers, commerçants et entreprises) à la Communauté de Communes du Massif du Vercors (CCMV).

Cette communauté de communes est adhérente, depuis 2000, aux côtés de huit autres communautés de communes du département auprès d'un syndicat dénommé SICTOM de la Bièvre, (Syndicat Intercommunal de Collecte et de traitement des Ordures Ménagères) dont le siège se situe à Roybon.

En outre, un projet d'implantation de conteneurs semi-enterrés a été voté fin 2008 par les élus de la commission Environnement et accepté en délibartion par le conseil communautaire. Cette décision a impliqué la création de 80 nouveaux sites semi-enterrés répartis dans les différents quartiers et hameaux de la commune et permet ainsi de diminuer le coût de la collecte en répartissant de façon plus économique le passage des camions chargés du ramassage[68].

La déchetterie municipale, ouverte à tous, est située dans le hameau de Fénat, sur la route de sur la route de Choranche et de Méaudre[69].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Mikolajki, le port de plaisance

La ville est jumelée avec :

Mikołajki c'est une ville du nord-est la Pologne, peuplée de 3 744 habitants.

Historiquement située en Prusse orientale, elle est aujourd'hui présentée comme la capitale touristique de la région des grands lacs de Mazurie.

L'association « Villard-Jumelage », domiciliée à l'Hôtel de Ville de Villard-de-Lans gère les activités souhaitées ou prévues par les habitants de ces deux communes.

Article général Pour un article plus général, voir Mikołajki.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 038 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 058 1 814 2 147 2 131 2 026 2 196 2 298 2 500 2 597
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 406 2 047 2 002 1 970 2 020 2 032 1 915 1 846 1 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 801 1 790 1 698 1 524 1 631 1 885 2 215 3 990 3 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 760 3 085 3 258 3 224 3 346 3 798 4 088 4 038 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2004[72].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède, sur son territoire, deux établissements chargés de l'enseignement des enfants et des adolescents de la commune et de son canton[73]:
Le premier relevant de l'enseignement primaire : Le Groupe scolaires des Laiches
Le second relevant de l'enseignement secondaire, La Cité scolaire Jean Prévost

Le Groupe Scolaire des Laiches

Le groupe scolaire des Laiches devant le Roc Cornafion.
Le groupe scolaire des Laiches devant le Roc Cornafion.

Situées toutes les deux dans un seul espace géographique (dans le quartier dit des "Laiches"), juste devant la maison de la communauté de communes du massif du Vercors, non loin de l'hôtel de ville et de son parking urbain, ce groupe scolaire à vocation communale se partage en deux structures distinctes :

La Cité scolaire Jean Prévost

L'ancienne cité scolaire.
L'ancienne cité scolaire en 2010.
La Cité scolaire Jean Prévost.
La Cité scolaire Jean Prévost devant la Grande Moucherolle en 2013.

Cet établissement du second degré se présente sous la forme d'un collège public (720 élèves) associé à un lycée climatique et sportif public (360 élèves) réunis sous le nom commun de cité scolaire Jean Prévost. L'ensemble des bâtiments ont entièrement été reconstruits entre 2011 et 2012, dans un plus grand souci, au niveau architectural et environnemental, de préserver son environnement montagnard[76].

  • Le Collège
    • Effectif : 720 élèves
    • Zone de recrutement : Elle est ordinairement limitée à la carte scolaire (Canton de Villard-de-Lans). Exceptionnellement, pour des raisons de santé ou pour une pratique de sport de haut niveau, des dérogations peuvent être accordées. (L’affectation dans les classes spécialisées se font sur proposition des clubs sportifs locaux ou de l’école de musique encadrant les élèves)
    • Spécificités
  • Le Lycée
    • Effectif : 360 élèves
    • Spécificités
      • l’inscription des sportifs de haut niveau de ski s'organise autour d'une décision de la commission mixte, présidée par le proviseur et qui se réunit généralement à la fin du mois de juin. Pour les autres sportifs la procédure est la même qu’au collège. À noter que pour l’option musicale (facultative), il suffit simplement que les candidats le mentionnent sur leurs dossiers d’inscription.
  • Le Centre de réinsertion scolaire (ERS)

Un établissement de réinsertion scolaire, accueillant 8 à 12 élèves, tous volontaires est rattaché à la Cité Scolaire Jean Prévost. Celui-ci a été ouvert à la rentrée 2011 sur le territoite la commune voisine d'Autrans[78].

Les élèves accueillis sont généralement âgés de 13 à 16 ans et issus des classes de 5e à la 3e. Ils doivent, soit avoir fait l'objet d'au moins une exclusion définitive, soit être en situation d’absentéisme, soit en situation de déscolarisation. En outre, ils ne doivent pas relever de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal. Le programme d'enseignement des ERS est identique à celui du collège[79].

Equipement sanitaire[modifier | modifier le code]

La commune de Villard-de-Lans abrite sur son territoire différents cabinets médicaux et para-médicaux[80] dont :

et trois pharmacies, toutes situées dans le bourg.

Il existe également un service de soins à domicile pour personnes dépendantes dénommé Réseau M.A.D Vercors Santé, mis en place depuis le printemps 2011 par la communauté de communes du massif du Vercors. Il s'agit d' un dispositif de gestion de dossiers de suivi à domicile, consultable par tous les professionnels sociaux et de santé intervenant chez les personnes dépendantes[81]. Ce réseau a pour objectif principal de participer à l'amélioration de la qualité de la prise en charge à domicile, des malades en perte d’autonomie et une plaquette d'information a été diffusée dans le canton de Villard-de-Lans fain d'informer la population de son existence[82].

On peut également soigner ses animaux :

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux

  • Le Dauphiné libéré

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné Libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres évènements divers à caractère local.

Article connexe : Le Dauphiné libéré.

Néanmoins, pour s'informer, il existe également des médias sur papier dénommés :

  • La Lettre aux Villardiens est un journal d'information municipale publié trimestriellement et distribué gratuitement dans les boites aux lettres des habitants du village [83].
  • CCMV Infos, parait 3 fois par an est distribuée dans les boites aux lettres par la communauté de communes du massif du Vercors[84].

Radio FM

En matière de radio, les habitants de Villard-de-Lans et ses environs bénéficiaient d'un chaine locale dénommée Fréquence 4 (comme "Quatre-Montagnes") qui cessa d'émettre en 2009 par décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel[85].

En décembre 2011, une nouvelle station dénommé Radio-Oxygène commence à émettre ses émissions sur le plateau. Il s'agit d'une chaine de stations de radio FM qui possède la particularité d'émettre principalement dans les grandes stations de ski alpines telles que Val d'Isère, L'Alpe d'Huez ou Isola 2000 [86],[87]

Crâne d'ours
Logo de FR3 Alpes

Télevision

En ce qui concerne la réception de la télévision, les habitants de la commune, équipés avec des appareils adéquats, peuvent recevoir les 22 chaines de la TNT, comprenant les deux éditions de France 3 : France 3 Alpes - Grenoble et France 3 Rhône-Alpes - Lyon.

Internet

Dans le domaine de l'information en ligne, il existe enfin le portail Initiatives Vercors [88], proposant un agenda local et des actualités diverses et un forum ouvert à tous.

Autres médias

Pour informer les résidents et les touristes, la municipalité a installé dans les zones les plus passantes, de nombreux panneaux d'affichage électronique municipaux, tous situés en plein air (dont un, situé à l'entrée de l'Espace Loisirs).

Cultes[modifier | modifier le code]

La chapelle et la Croix de Valchevrière
Chapelle de Valchevrière
  • Religion catholique

La paroisse catholique de Villard-de-Lans se dénomme : Paroisse de Valchevrière en hommage à l'ancien hameau martyr de la Seconde Guerre mondiale. Cette paroisse a été créée en l'an 2000. Ce secteur de vie religieuse couvre l'ensemble du canton actuel. Un site internet dédié à cette activité religieuse permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[89]. Ce site présente également l'aspect historique de cette activité.

  • Religion protestante

Une paroisse protestante existe sur le territoire de la commune. Celle-ci est affiliée à la fédération évangélique de France) ainsi qu'à la communauté et assemblées évangéliques de France. Un temple dont la communauté se dénommé Agapé du Vercors est situé au hameau des Geymonds, sur la route de Grenoble[90].

  • Religion bouddhiste

Un centre d’études Tibétaines dénommé Karma Migyur Ling, lieu d’étude et de pratique du bouddhisme, est situé sur les contreforts du Massif du Vercors entre les communes de Rencurel et d'Izeron, à, environ, une douzaine de kilomètre de Villard-de-lans. Un site dédié à cette activité religieuse est visitable sur internet[91].

  • Les autres religions

En ce qui concerne la religion musulmane, les mosquées les plus proches du territoire communal sont situées à Fontaine, à environ 28 km et au Pont-de-Claix, à environ 30 km [92].

En ce qui concerne le culte juif, la synagogue la plus proche de la commune, se situe, rue Maginot à Grenoble, soit à environ 30 km.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est le centre économique du plateau des Quatre-Montagnes, et de l'ensemble du massif du Vercors. Ses divers commerces permettent d'éviter à de nombreux habitants de la région de se rendre à Grenoble pour y trouver les produits du quotidien.

Le tourisme est, à l'évidence, le premier employeur de la commune. Il génère 80% de l'activité. Le territoire de la commune présente 20 000 lits touristiques et 40 % des emplois sont directement liés au tourisme, représentant plus d'un tiers des équivalents temps plein. Le flux économique drainé est estimé à 80 millions d'euros. L'activité est assez bien répartie entre l'hiver (58 %) et l'été (42 %). 450 000 journées skieurs alpins et nordiques profitent des infrastructures. Une augmentation de 20 % du nombre d'emploi en haute saison a été constatée[93].

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon le site de la commune, les diverses entreprises et collectivités ainsi que les artisans implantés sur le territoire de la communauté de communes propose 4500 emplois locaux, dont 3600 équivalents temps plein (ETP)[94].

On peut noter également le chiffre de 2200 emplois saisonniers (représentent un 1/3 du temps de travail total), et 60% de ces saisonniers sont des résidents de Villard-de-Lans et des communes voisines. Selon ce même site, le taux de chômage de la commune est au niveau du taux enregistré sur le territoire national.

Répartition des actifs/inactifs par Catégories socio-professionnelles en 2007 selon l'INSEE[95]
Catégorie socio-professionnelles Villard-de-Lans France
Agriculteurs 0,4 % 1,6 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 7,0 % 5,9 %
Cadres, professions intellectuelles 7,3 % 13,1 %
Professions intermédiaires 16,6 % 16.0 %
Employés 16,5 % 11,9 %
Ouvriers 11,2 % 21,7 %
Retraités 29,8 % 24,4 %
Autres personnes sans activité 11,3 % 5,5 %

On peut noter, dans le tableau ci-dessus, le faible taux d'agriculteurs actifs, alors que la commune est située en zone rurale et inversement le nombre important de personnes retraitées et sans activité, prouvant ainsi le rôle que peut avoir le village en tant que station de villégiature. Derrière ces chiffres, il faut tout de même tenir compte que la commune compte un nombre important de résidences secondaires et donc un grand nombre de résidents temporaires.

  • L'aide à l'emploi

Afin d'aider les villardiens et les habitants du canton à entreprendre et faciliter leurs démarches dans la recherche d'un emploi, ceux-ci peuvent trouver dans la commune les équipements suivants :

- La Maison de l'Emploi des Quatre-Montagnes
Cette structure, dont le bâtiment est situé dans le chemin de la Croix Margot, propose un service emploi, ainsi qu'une aide à la demande de formation. À noter que cette structure propose également, en collaboration avec le FONGECIF, l'AFRAT et le GRETA, un service de formation pour les personnes intéressées par un emploi de travailleur saisonnier en station[96].

- Le Point Information Jeunesse
Le bureau du P.I.J est installée dans les locaux de la Maison pour Tous de la commune, dont le bâtiment est situé derrière la résidence Maéva. Cette structure ouverte à tous, permet de répondre aux questions des jeunes gens du canton dans différents domaines, dont notamment au sujet des débouchés vers les différents métiers et les formations[97].

Les secteurs économiques[modifier | modifier le code]

  • Le secteur touristique et hôtelier
Entrée de la rue commerçante et piétonne de Villard-de-Lans.
Entrée de la rue commerçante et piétonne de Villard-de-Lans

Le territoire de la commune présente, dans ces secteurs, les équipements suivants :
au niveau touristique (voir aussi chapitre "Loisirs") :

au niveau hôtelier et hébergement :

  • de nombreux Hôtels (dont cinq en catégorie "3 étoiles")[98], des résidences hôtelières (telles que Maéva), des centres de vacances scolaires (classes vertes), des gites ruraux et des chambres d'hôtes ainsi que des appartements en location saisonnière, été comme hiver (la commune compte 20 000 lits touristiques) ;
  • Deux terrains de camping :
    • un premier terrain, situé en contrebas du bourg, sur la route de Grenoble, est traversé par un affluent du ruisseau de Font-Noire. Cet unique terrain camping classique de Villard-de-Lans, de gestion privée, accueille également les cavaliers et leurs montures [99]
    • un second terrain, (situé à l'entrée du village, près du hameau des Geymonds), est géré par un agriculteur dans une ferme locale. À noter que celui-ci est uniquement ouvert durant la saison estivale [100]
  • Le secteur commercial et artisanal
Zone industrielle les Geymonds
Zone industrielle les Geymonds
Troupeau d'oies exposées lors du marché de Villard de Lans

Le secteur commercial de la commune comprend :

  • une rue piétonne (la rue de la République), la place de la Libération et les rues adjacentes présentent de nombreuses enseignes commerciales de vêtements, de nombreux restaurants, brasseries, et crêperies, des boulangeries-pâtisseries, des traiteurs, des supérettes, un bureau de tabac-Presse, deux pharmacies et les agences des principales sociétés bancaires. En été, et durant la période de vacances scolaires, des animations sont souvent proposées par la mairie et l'associations locales des commerçants.
  • un marché situé dans le centre-ville (place de la Libération et sur la place Mure-Ravaud qui sert également de parking près de l'office de tourisme) sont organisés les mercredis et les dimanches matins. De nombreux produits du terroir montagnards sont proposés (miel, fromage, lait de vache et de jument, viande aoc) ainsi que diverses volailles et gibiers. Le stationnement des véhicules s'effectuent alors du côté du chemin de la Croix-Margot.
  • une zone artisanale et commerciale située au hameau des Geymonds (situé au premier rond-pont à l'entrée du village, sur la route de Grenoble) comprenant :
    • une grande surface généraliste : un Intermarché essentiellement consacrée à l'alimentation, l'hygiène et divers et une station délivrant du carburant
    • une grande surface de bricolage : un Bricomarché proposant des articles de jardinage et d'outillage divers.
    • plusieurs services commerciaux et artisanaux proposant du mobilier, de l'électro-ménager, des articles de sport, des vêtements, des produits agricoles.
    • une petite zone commerciale, abritée sous le principal immeuble, a été aménagée dans la station de ski du balcon de Villard et accueillant essentiellement des petites surfaces commerciales et des restaurants essentiellement ouverts durant la période des sports d'hiver et durant la saison estivale.
  • Le secteur agricole
Vache dite "villarde"
Troupeau de villardes.

Les surfaces agricoles sont principalement vouées à l'herbage élevage laitier. En 2013, 15 agriculteurs exploitent autant de terre que 60 agriculteurs des années 1970. Sur son site, la mairie a constaté que la taille des exploitations a été multipliée par trois ces 10 dernières années[101].

La commune et son canton ont toujours été reconnu pour leur agriculture de qualité. Une race bovine, aujourd'hui spécialisée dans la production laitière porte son nom (la Villard-de-Lans ou Villarde). Les veaux de lait villard-de-lans sont réputés pour leur qualité gustative.

Villard-de-Lans, commune du Parc naturel régional du Vercors, appartient à la zone de l'AOC Bleu du Vercors-Sassenage et une boisson est élaborée sur le territoire, dite bière du Vercors, certifiée issue de l'agriculture biologique, (de fermentation haute, non filtrée, non pasteurisée) est élaborée à Villard-de-Lans depuis le printemps 2009[102].

Villard-de-Lans accueille sur son territoire une coopérative de lait située à l'entrée du hameau de Fénat, sur la route de Choranche. Après avoir été la propriété du groupe Lactalis, 68 producteurs laitiers s'associent pour en prendre la direction en octobre 2003. Le lait utilisé pour fabriquer une grande gamme de fromages, dont certains relèvent d'une AOC (voir le chapitre "patrimoine gastronomique"), provient de la traite de vaches toutes issues de troupeaux qui paissent dans les herbages du Parc naturel régional du Vercors[103].

  • Le secteur Pastoral

Le secteur pastoral représente environ 12% de la surface du canton de Villard-de-Lans, notamment dans le secteur le plus montagneux de la commune (vallon de la Fauge et hauts plateaux).

La communauté de communes du massif du Vercors, dont fait partie la commune de Villard-de-Lans, a mis en place un Plan Pastoral Territorial qui s’étend sur un période allant de 2009 à 2014.

Ce plan quinquennal a défini des axes de développement pour les espaces pastoraux, parmi lesquels l'établissement d’une « économie alpestre et de l’environnement ». Ce plan économique économie qui a pour but de valoriser des ressources locales afin de créer des activités respectueuses les milieux liés à l'activité pastorale[104].

Exemple de télémarketing aux États-Unis
Exemple de télémarketing aux États-Unis
  • Les autres secteurs

Un centre de télétravail dit : « télespace Vercors »[105] est situé au cœur du village (rue des Brieux, non loin du secteur de La Croix-Margot et la maison de la communauté de communes du massif du Vercors). Ce centre accueille de nombreux salariés du tertiaire. Les entreprises présentes à ce Télespace réunissent diverses compétences dont :
- la téléphonie avancée (ou téléphonie par internet),
- le télémarketing,
- les systèmes et réseaux informatiques,
- la gestion d'applications de type Inter, Intra, et Extranet,
- les services de conseil, de recherche et de développement.

  • Le secteur associatif

Selon le site de la mairie, le territoire abrite plus de 60 associations enregistrées, principalement dans les domaines sportif et culturel mais aussi dans les domaines touristique et de loisir[106].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Maison du patrimoine illuminée (Hiver 2011/2012.
La Maison du patrimoine illuminée à Noël
Monument des JO d'hiver de 1968 en centre ville.
Monument des JO d'hiver de 1968.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La statue de l'Ours, située sur la place de la Libération, juste devant la maison du Patrimoine et à l'entrée de la rue piétonne :
    • Cette statue, taillée dans du marbre rose de Turquie avec sa fontaine en marbre de Carrare (œuvre de l'artiste plasticien grenoblois Pierre Filippi[107] est une véritable attraction locale (la place où elle est exposée est souvent surnommée « place de l'ours »), représente un véritable emblème pour le village et tout le Vercors. On retrouve l'ours dans le blason de la commune, et dans le nom même de l'équipe locale de hockey sur glace (voir chapitre "Sport").(voir également le sujet consacré à l'ours dans le sous chapitre "faune terrestre"). En 2013, cette statue a été provisoirement retirée de son emplacement pour restauration.
  • La famille Ours, située à l'entrée du Village
    • Au début de l'été 2013, plusieurs statues d'une famille d'ours, père, mère et deux oursons ont été installées à l'entrée du territoire communal, sur la départementale 531 (route de Grenoble), au rond point du Hameau des Geymonds. D'autres statues sont aussi visibles dans le village, notamment dans la rue piétonne et l'hôtel du parc.
  • Le Monument aux Jeux olympiques d'hiver de 1968, située près de l'office du tourisme
    • Comme son nom l'indique, ce monument, situé près de l'Espace Loisirs et de l'Office de tourisme, a été construit après cette grande manifestation sportive. La plaque apposé sur la façade évoque l'épreuve de luge que la commune a eu l'honneur d'organiser et les remerciements sont signés par Georges Huart, vice-président du Comité de Candidature de Grenoble aux Jeux olympiques d'hiver de 1968, et directeur du Syndicat d'Initiative de la commune.
  • Les édifices religieux, situés sur le territoire communal
    • Une église (Saint-Bonnet) est présente en plein centre de la commune, place de la Liberté. (L'église construite au XIXe siècle en remplacement d'une ancienne église abandonnée sous la Révolution présente un autel décoré par une mosaïque)
    • Le calvaire (chemin de croix de 14 stations entre le bourg de Villard et le hameau de Valchevrière), la Chapelle, et les ruines de l'ancien hameau de Valchevrière détruit en 1944 par l'occupant. Site accessible à tous.
    • Un temple protestant évangélique a été édifié à l'entrée du hameau les Geymonds, le long de la route de Grenoble.
  • La salle de spectacle de La Coupole, située près de l'Espace Loisirs
    • Cette salle, située près du centre de loisirs et de l'office du tourisme, accueille régulièrement des manifestations et des salons locaux, ainsi que de petits spectacles.
  • Le monument aux morts et le cimetière, situé dans le bourg central
    • Un monument du souvenir aux morts des deux guerres mondiales est situé au centre de la commune dans un petit square contigu à la place de la Libération, face à la maison du patrimoine. Chaque année, des cérémonies sont organisées par le maire de la commune pour célébrer les commémorations des armistices ainsi que l'ensemble des combattants des autres conflits.
    • L'unique cimetière communal est situé entre le bourg central et la combe Pourouse au bout de l'impasse de Meillarot.
  • Un lavoir datant du XIXe siècle est encore visible au centre du bourg, près du secteur piétonnier, dans la rue Roux-Fouillet. Un autre lavoir plus ancien et datant du XVIIIe siècle est aussi visible au cœur du hameau de Ville-Vieille.
  • La salle de cinéma "Le Rex", située rue du lycée polonais , près de l'église
    • Cette ancienne salle de cinéma a entièrement réaménagée et transformée en salle de spectacles mixtes (cinéma et théâtre). Visible de loin grâce à ses couleurs vives, sa réouverture ainsi que son inauguration officielle ont eu lieu en octobre 2013 (voir chapitre Loisirs).
  • Le bâtiment-siège de la maison de la Communauté de communes du massif du Vercors
    • Le bâtiment, dont une grande partie est constituée de pièces en bois naturel, est situé sur le territoire de la commune, non loin du groupe scolaires des Laiches, au début du chemin de la Croix-Margot, non loin de la principale rue piétonne du bourg central.
  • L'ancienne piste de luge olympique, située route de Corrençon.
    • Cette piste, initialement construite en béton, qui a été réaménagée au sein d'une aire de jeu dénommée Ludic-Parc (voir au chapitre Loisirs).

L'architecture locale

  • L'hôtel du Parc et du Château (ex "Lycée Polonais")
LHôtel du Parc et du Château
L'hôtel du Parc et du Château, un site historique de la Seconde guerre mondiale

Cette ancienne demeure, située avenue du Général de Gaulle et donc pratiquement en face de la maison du patrimoine, fut tout d'abord une maison de maître construite par les Esbrard de La Vallone en 1760, famille originaire du Champsaur. Cette demeure appartiendra sous le Premier Empire au maire et notaire de la commune, monsieur Jean-Baptiste Julien. Au début du XXe siècle, cette grande bâtisse, dénommée pompeusement "Chateau Bertrand", du nom de son nouveau propriétaire, sera agrandie, grâce à la création d'une structure annexe, ceci afin de la transformer en hôtel (l'annexe sera démolie en 2008). Cet hôtel dénommé "Hôtel du Parc et du Château" sera alors la propriété de la famille Guichard et fonctionnera comme tel jusqu'en 1940[108].

Reconverti, durant la Seconde Guerre mondiale, en un établissement scolaire : le fameux Lycée Polonais Cyprian Norwid de Villard-de-Lans[109] qui accueillera de jeunes réfugiés venant de Pologne grâce à des financements de la Croix-Rouge (et dont une partie des élèves rejoindront la Résistance représentée dans le canton par le Maquis du Vercors). Au jour de son ouverture officielle, le 6 décembre 1940, le lycée accueille 125 élèves. Ils seront 230 en 1946, année de sa fermeture. Le lycée recevra, en moyenne, près de deux cents élèves issus de tous les milieux.

Après la fermeture du Lycée, l'hôtel ne rouvrira jamais ses portes après les hostilités. Le bâtiment fut toutefois reconverti en centre de vacances, propriété de la ville d'Avignon, durant les années 1960 pour finir par se retrouver dans un certain état d'abandon et amputé de ses bâtiments annexes qui ont cédé la place à un petit parking desservant le centre du village.

La Municipalité, qui en a fait l'acquisition en 2000, étudie son éventuelle reconversion, mais, jusqu'en 2014, aucune réhabilitation notable ne semble avoir été entreprise pour ce bâtiment qui reste vide et qui abrite un petit parking sur son domaine.

  • Les maisons traditionnelles
La Maison traditionnelle du Vercors
La maison traditionnelle du Vercors

Il est encore possible, en se promenant dans le bourg (notamment rue Jean Moulin et rue du Royans) ou bien dans les hameaux adjacents, de découvrir de nombreuses maisons traditionnelles du Pays des Quatre-Montagnes.

Ces maisons sont facilement identifiables grâce à leurs toits : d'une part les pignons dépassent des couvertures et laissent apparaître un bord crénelé. Cet aménagement spécifique, du aux tempêtes de vent, remplacent les anciennes couvertures en chaume qui risquaient d'être arrachées par les bourrasques, fréquentes sur le plateau, ou de prendre feu, et d'autre part, la configuration en "escalier" avec des dalles inclinées permettant, de rejeter l'eau, selon le même principe qu'une gouttière.

Ce type de pignon en gradin, si typique du paysage local, est dénommé pignon à redents ou en "pas de moineaux" (appellation locale), et il est également observable dans de nombreuses autres régions françaises, notamment en Flandre française, en Franche-Comté, dans le Bugey, et dans la combe de Savoie.

En outre, généralement, au niveau du sommet des toits des maisons et fermes de Villard et située à la pointe du pignon, on peut découvrir une couve, objet en pierre sculptée et quelquefois de forme plus ou moins phallique, censée favoriser (voire inciter) les habitants de la maison à la fertilité[110].

  • Les Bâtiments d'architecture climatique
rue du pr Nobécourt
Rue du Pr Nobécourt.
Le Thermo-climatisme eut ses propres adeptes au sein du corps médical professoral et notamment le Professeur Nobécourt, chef de service au C.H des Enfants-malades à Paris et dont une rue de Villard-de-Lans porte le nom

Dés les années 1920, la commune de Villard-de-lans qui est devenue une station de ski réputée, mais réservée aux classes les plus aisées, connait également un développement de ce qui sera nommé le tourisme climatique[111]. Tout d'abord, réservé à des enfants issus de milieux favorisés, cette pratique va se développer en s'ouvrant à toutes les classes dés la fin des années 1930. À cette époque la tuberculose est encore un fléau, mais de nombreux médecins et hygiénistes pensent que l'on peut la soigner, sinon la prévenir en soumettant le malade où la personne à risque à un mode de vie qui se résume en une phrase : « Vivre à l'air pur, se reposer, se suralimanter ». Villard-de-Lans et son canton, comme Briançon, fut donc toute désignée pour accueillir des malades au sein de nouveaux établissements construits pour cette occasion, mais la commune et ses voisines, par l'action du maire de Lans-en-Vercors et conseiller général (Pierre Chabert), s'opposèrent à l'installation de malades atteints de la tuberculose, préférant privilégier les « enfants délicats et convalescents ». Cette mesure contestable et d'ailleurs contestée (la mairie de l'époque perdit tous les procès liés à cette ségrégation) n'empêchèrent pas les communes du canton de privilégier l'accueil d'enfants sains (mais considérés comme "fragiles") à des enfants réellement malades. Un ouvrage de référence, fruit du travail de Marion Vivier, historienne de l'art, existe sur ce sujet[112].

L'initiative de la création de structures d'accueil, dite climatique, débute durant l'Entre-deux-guerres et la commune va connaitre, dès lors, et durant presque quarante ans, une expansion architecturale liée à cette demande touristique et sanitaire issue, surtout à ses débuts, de classes essentiellement favorisées : le béton permet de construire de grands bâtiments modernes, aérés en se fondant dans le paysage montagnard de façon plus ou moins heureuse, mais qui finiront par donner un cachet particulier à la station-village. Les établissements les plus remarquables sont évoqués dans un livre présentant ce patrimoine architecturale méconnu et dénommé Vercors safari-patrimoine[113].

Les plus importants bâtiments répertoriés comme relevant de cette période d'expansion architecturale (1920 - 1960) sont :

Les résidences du Grand Adret et du Petit Adret dans les années 1930
Les résidences du Grand Adret et du Petit Adret dans les années 1930, Maison du Patrimoine
  • Le Grand Adret ("ex Sanatorium de la Tremblaye" - 1922)
    • Le sanatorium de la Tremblaye fut à l'origine de la reconversion de Villard-de-Lans. Plutôt que de recevoir sur son territoire des enfants atteints de tuberculose, la municipalité préféra accueillir des enfants sains mais fragiles et ayant besoin d'air pur. Ce sanatorium fut donc très rapidement racheté par la commune et reconverti dans les années 1930 en home d'enfants sous le nom de "Grand Adret"
  • Le Splendid Hôtel ("maison sanitaire pour enfants" issus de familles aisées - 1929)
    • Le Splendid Hôtel a connu un sort différent des autres bâtiments à vocation sanitaire. En effet, il fut construit à la fin des années 1920 et inauguré en 1930 et devint tout d'abord un hôtel 4 Étoiles qui accueillit d’illustres personnalités durant les vingts années suivantes. Villard-de-lans était, alors, un lieu touristique très prisé par le milieu mondain et cet hôtel fut fréquenté par des hommes politiques, des écrivains et des comédiens : le roi du Maroc, l'actrice Michèle Morgan, l'écrivain François Mauriac, les acteurs Charles Vanel, Harry Baur, Fernandel et sa famille ont, entre autres, fréquenté le Splendid Hôtel au cours des années 1930 à 1950. Cet établissement luxueux contribua à l’essor de l’économie touristique locale. Le milieu mondain désertant, petit à petit, le territoire communal, le Splendid devint alors une maison de convalescence. Aujourd'hui cette maison a été fermée, l'hôtel vendu en 2010, mais celui-ci reste un bâtiment protégé par le Plan Local d'Urbanisme (PLU) local[114]
  • Le Diamant (ex "le Clocher" conçu par l'architecte Pierre Pourradier-Duteil - début des années 1930)
    • Considéré comme un des fleurons de l'architecture climatique, le Clocher, fut un home d'enfants et d'adolescents ainsi qu'un collège privé sous le nom de Stella Matutina. Ouvert en 1934, l'établissement créé par Geneviève Aufray (la tante du chanteur Hugues Aufray) fut décoré de vitraux réalisé par Marguerite Huré, maître-verrier français. Huré est considérée comme l'introductrice de l'abstraction dans le domaine du vitrail religieux. Dans les années 1960, l'établissement fermera ses portes pour se transformer, comme les autres bâtiments de cette période, en simple résidence, mais les vitraux seront retrouvés par Vincent Aufray et conservés par la commune dans l'attente de la réhabilitation du bâtiment dénommé aujourd'hui sous le nom de "Le Diamant"[115],[116]
  • Le Clos Margot ("maison d'enfants" - fin des années 1930)
  • La Chamoisière (ex"Les frimas" - fin des années 1940)
  • Les Jours Heureux ("aérium agréé" - début des années 1950)
  • Les Petits Poucets ("aérium agréé" - 1940 modifié 1959)
  • Le Plein Ciel ("ex aérium du chat botté" - début des années 1950)

D'autres bâtiments plus modestes et dont la date de construction n'est pas exactement connue, mais qui attestent de la particularité architecturale de cette période peuvent être observés au hasard des promenades sur les hauteurs du village en direction des Cochettes ou du vallon de la Fauge, tels que :

  • Les Mélèzes
  • La Source
  • Les Gentianes
  • Le Castel
  • Le Petit Adret
  • L'igloo
  • Les Sapins
  • La soleillette, labellisé Patrimoine en Isère[117].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La Maison du patrimoine
L'entrée de la Maison du Patrimoine

La Maison du patrimoine est un bâtiment qui abrita l'ancienne mairie de la commune. Il est situé place de la Libération, près de la mairie actuelle. Il présente des expositions permanentes et accueille régulièrement des animations sur l'histoire et les traditions locales.

Ce musée, ouvert à tous et dont l'entrée est gratuite, est installé dans cette ancienne maison communale (mairie) de Villard-de-Lans, au centre du bourg, face aux commerces et non loin de la rue piétonne. Fondé par Jacques Lamoure, il a entièrement été rénové en 1988 et présente sur deux niveaux (1er et 2e étage) un ensemble de matériels, d'outils, des affiches, des photographies et des films liés à l'histoire des sept communes du canton de Villard-de-Lans et du secteur des Quatre Montagnes[118].

Au rez-de-chaussée le musée présente deux salles consacrées aux expositions temporaires, patrimoniales ou artistiques. Au premier étage on découvre les parcours thématiques liés à « la forêt », « les sports d'hiver », « les 4 montagnes hommage au Collectionneur », « le climatisme, le début du tourisme, les transports », « la Résistance » et « la formation du Vercors, la Préhistoire, le Moyen Âge ». Au deuxième étage, documents, photos et objets de la vie quotidienne permettent au visiteur de voyager dans le temps et comprendre « l'agriculture », « l'artisanat », « l'habitat » et « l'élevage »[119].

Les visites guidées, dédiées au jeune public, présentent les sujets suivants : « visite découverte du musée », « les sports d'hiver », « à chacun son objet », « découverte du village », la « Bataille de Valchevrière ». Les visites guidées réservées aux adultes présentent, elles, les sujets suivant : « visite découverte du musée », « les sports d'hiver », « découverte du village », « les monuments qui ont marqué l'histoire de Villard-de-Lans », « la Seconde Guerre mondiale » et la « Bataille de Valchevrière ». Sur demande et réservation, une animatrice du musée est disponible pour des animations accompagnées et des visites au musée et en extérieur sur les sites[119].

La maison de patrimoine dispose de la plus importante collection de jougs de bœuf de France avec 133 pièces[120].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Villard-de-Lans bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[121]. À l'ouest du village, l'arboretum de Ville Vieille présente les essences forestières du Vercors[122].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Étalage de bleus du Vercors-Sassenage protégé par film alimentaire.

Terroir montagneux et forestier, le Vercors propose un choix de produits culinaires variés. Villard-de-Lans, de par sa situation de carrefour économique et touristique du Vercors isérois, et surtout, situé non loin de la Drôme propose bien évidemment, au niveau de ses nombreux restaurants, auberges et tavernes, un choix varié et original. De nombreuses exploitations agricoles proposent quelquefois aux touristes de passage, leurs production locales, à commencer par le fromage, le fameux bleu du Vercors, fromage de lait de vache à pâte persillée.

Article connexe : Bleu du Vercors-Sassenage.

Ce fromage bénéficie d'une AOC depuis le 30 juillet 1998, et une association, la confrérie du Bleu, organise la promotion de ce produit culinaire au-delà de la région elle-même.

Ce produit est, bien évidemment, lié à la production de lait local et de la race bovine qui est spécifique au territoire de la commune, réputée également pour sa viande.

Article connexe : Villard-de-Lans (race bovine).
Gratin de ravioles.
Gratin de ravioles

D'autres spécialités culinaires, originaires du Vercors drômois et des territoires voisins, se retrouvent également sur les menus et les cartes des restaurants de la commune, tels que les ravioles qui sont des carrés de pâtes farcies, spécialité du Royans proche, le murçon (Matheysine) et le gratin dauphinois. On peut également y découvrir le picodon, vendu par des producteurs locaux, car Villard-de-Lans se trouve à la limite de l'aire AOP de ce fromage de chèvre.

Le site de la coopérative des agriculteurs du Vercors (présentation dans le chapitre "Économie") propose une liste des spécialités culinaires fabriqués avec du lait des vaches du parc naturel régional du Vercors[123], notamment la vercouline, plat similaire à une raclette classique mais avec du Bleu du Vercors[124].

Il existe également une manufacture artisanale de production de bière, dite du Vercors, brassée avec l'eau des torrents du territoire de Villard-de-Lans et que l'usine de mise en bouteille est également située sur le territoire de la commune[102].

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Le Patois villardien

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale. Villard-de-lans se situe au sud-ouest de Grenoble, aux limites de l'Occitanie

Le territoire de la commune et de son canton, se situe au sud-ouest de Grenoble et donc à l'extrême limite sud de la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les patois savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens. (voir carte)

L'idée du terme franco-provençal attribuée à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques. Toutefois, par le passé, l'influence des patois occitans, parlés dans les territoires du Vercors drômois, très proche et du Trièves voisin, ont pu jouer un rôle sur l'évolution de la langue des paysans locaux de la commune qui est, en outre, malgré son enclavement apparent fut, depuis plus de deux siècles, un territoire de transhumance.

Articles connexes : Dauphinois et Francoprovençal.
Articles connexes : Nord-occitan et Gavot.

Pour bien comprendre les spécificités du patois local, voici, ci-dessous, quelques exemples de termes locaux, encore utilisés par les anciens villardiens (généralement âgés et d'origine rurale) tels qu'on peut les découvrir dans des livres publiés par les Éditions du Parc naturel régional du Vercors [125]:

  • Lo chin ! Chésa té : "Tais toi, le chien !"
  • La fo biau te calma : "Là, il faut te calmer"
  • Lo caïon : "le cochon"
  • Beurler : "hurler" (pour le vent)
  • S'en retourner : "revenir"
  • La chalande : "la veillée de Noël"
  • Et n'en a vu una grande popée blanche, a dové etre la sainte Vierge : "J'ai vu une grande poupée blanche, cela devait être la Sainte Vierge".

Contes locaux et légendes villardiennes

Le dauphin Louis, futur roi de France Louis XI

Il existe encore quelques ouvrages qui relatent les contes et les légendes du Vercors, y compris pour le pays des Quatre-Montagnes. Le plus connu, un ouvrage notable, fruit d'une recherche importante, a été écrit par Charles Joisten (1936-1981), ancien conservateur du Musée dauphinois du Conseil général de l'Isère situé à Grenoble et qui relate, parmi les autres légendes, le bestiaire fantastique du secteur de Villard-de-Lans, avec notamment :

  • des fées (fayes), cachées dans des grottes (une grotte des fées existe du côté de Méaudret),
  • des diables, venant brosser les chevaux dans les écuries,
  • des fleurs magiques, des chasseurs de sorciers, nom donné à des exorcistes locaux,
  • des loups garous, créatures mi-homme, mi-loup.

Une légende, originale, de chat qui parle est également relatée [126]

Article connexe : Charles Joisten.

Un autre ouvrage, récemment éditée par une nouvelle maison d'édition basée à Saint-Martin-en-Vercors et dénommé "Entre Diable et fées, Contes et légendes en Vercors", écrit par Lydia Chabert-Dalix relate de nombreux récits collectés par l'auteure, gérante avec son époux de l'auberge de Malaterre, ancienne maison forestière, située au cœur de la Forêt de Villard-de-Lans. Certaines veillées traditionnelles avec lectures de contes y sont encore pratiquées[127]

Un récit célèbre conté dans les veillées

À titre d'exemple, un récit historique, bien connu des anciens du Vercors, relate l'aventure du Dauphin de France Louis II, futur roi de France Louis XI, grand chasseur d'ours et qui aurait été attaqué par son propre gibier dans une forêt, non loin du bourg. Ce célèbre prince n'a du son salut qu'à l'intervention de deux bucherons, Richaud et Bouillane. Louis leur remettra, d'ailleurs, un titre pour les remercier de leur action, et comme armes parlantes, une patte d'ours sur champ d'azur. (le récit fut repris et amplifié de telle façon que celui-ci fit le tour du Dauphiné et, bien sur, transposé dans d'autres lieux, mais le fait semble bien être survenu entre Villard, Die et Saint-Jean-en-Royans)[128],[129].

Patrimoine naturel montagnard[modifier | modifier le code]

Les sites montagnards (Le domaines d'altitude)

La ligne de crête du Vercors
La ligne de crête du Vercors

La crête rocheuse du Vercors, visible du Val de Lans, comme de la cuvette grenobloise dont elle domine la partie occidentale, reste un site extrêmement remarquable et correspond aux limites est et sud-est de la commune de Villard-de-Lans.

Tous situés sur le territoire de la commune, ses points culminants (sommets) et ses points de passage (cols) les plus notables sont (du nord au sud) :

  • Le Col de l'Arc (marquant la limite nord du territoire villardien) - 1 736 mètres
  • La Crête des crocs - 2 005 mètres
  • Les Rochers de l'ours - 2 038 mètres
  • Le Roc Cornafion - 2 049 mètres
  • Le Col Vert - 1 786 mètres
  • Les Rochers du rang des agnelons - 1 974 mètres
  • Les Arêtes du Gerbier - 2 109 mètres
  • Le Pas de l'Œille - 1 960 mètres
  • Le secteur des Moucherolles et des Deux Sœurs marque la limite sud de la commune :
    • La petite Sœur Sophie - 2 162 mètres
    • Le col des Deux Sœurs - 2 056 mètres
    • La grande Sœur Agathe - 2 193 mètres
    • La Grande Moucherolle - 2284 mètres, point culminant du territoire villardien.

À noter que le sommet de la petite Moucherolle (2 156 mètres), n'est pas située sur le territoire de Villard-de-Lans, mais sur celui de Corrençon-en-Vercors.

Le domaine de la moyenne montagne ne se limite pas à la ligne des crêtes orientales. D'autres monts, plus moins isolés, entourent le bourg central de Villard-de-Lans. On peut citer notamment :

belvédère de Château julien
Le Belvédère de Château Julien
  • La Molière (à l'ouest du Bourg) - 1 315 mètres
  • Le sommet du Meillarot (au nord ouest du Bourg) - 1 361 mètres
  • Le Gros Martel (à l'ouest du torrent du Méaudret) - 1 556 mètres
  • Les Rochers de Chalimont (au sud-ouest du torrent de la Bourne) - 1 583 mètres
  • Le Sapin du Vercors (même secteur que le précédent) - 1 587 mètres
  • Le plateau de Château-Julien (secteur sud, vers Herbouilly) et son bélvédère - 1 560 mètres
  • Le col de Malaterre (même secteur que le précédent) - 1 450 mètres
  • Le sommet de La Sambue (limite avec Corrençon-en-Vercors) - 1 575 mètres
  • Le crêt du Peuil (au sud du Bourg en direction de Corrençon en Vercors) - 1 375 mètres

Les sites spéléologiques (le domaine souterrain)

le clos d'Aspres, situé sur les pentes de la Grande Moucherolle
le clot d'Aspres, situé sur les pentes de la Grande Moucherolle, abrite un réseau souterrain important
autre vue du clot d'Aspres
autre vue du clot d'Aspres
Entrée d'un scialet
Entrée d'un scialet dans la forêt de Villard

Le Vercors est un massif extrêmement apprécié du domaine de la spéléologie. Il existe de nombreux prestataires d'activités touristiques et sportives, généralement installés à Villard-de-Lans et son canton, mais aussi sur tout le territoire des communes du plateau (Quatre-Montagnes et tout le Vercors dromois). Ceux-ci proposent notamment des activités spéléologiques ouvertes à tous, y compris aux enfants et les groupes scolaires[130].

Cette activité est regroupée sous le label de la Fédération française de spéléologie (F.F.S)[131], auquel est affilié au moins un club sur le territoire de la commune, l'association spéléologique du Vercors (A.S.V) fondée en 2007.

Le Vercors septentrional reste, célèbre dans le milieu de la spéléologie mondiale pour abriter dans son sous-sol de nombreuses cavités, les plus célèbres étant les grottes de Choranche, les cuves de Sassenage et, bien sur, le gouffre Berger situé sur le territoire de la commune d'Engins. Villard-de-Lans abrite cependant d'autres cavités et des scialets (non local pour désigner un puits naturel souterrain) moins connus, ce qui n'empêche que ceux-ci ceux-ci ont quasiment tous été répertoriés.

  • La goule noire, la goule blanche et la goule verte[132]

- Une goule, dans le Vercors et le Royans, est une caverne qui rejette de l'eau, une résurgence le terme a son origine dans le latin "gula" signifiant gosier ou bouche. La Goule noire, située dans les limites du territoire communale se situe en aval de l'usine hydro-électrique. La Goule blanche, située encore un peu plus en aval. Les visiteurs ne doivent pas oublier qu'il s'agit d'un site EDF dont l'accès est donc restreint. La goule verte, est elle, située un peu plus en amont. À noter qu'au plafond de ces cavités, on peut observer des sauterelles souterraines appelées : Dolichopode dauphinois considérées comme troglophile et non troglodytes à proprement parler[133].

  • Le réseau du Clot d'Aspres

Un réseau souterrain dit réseau du clot d'Aspres[134],[135] est répertorié depuis le début des années 1950 dans les sous-sols même du territoire de la commune, sur le secteur des hauts sommets (proche de la station d'arrivée de la télécabine de la "Côte 2000") : ce réseau (encore en exploration) qui déploie 40 kilomètres de galerie sur 1 000 mètres de dénivelé[136] comprend des entrées différentes, notamment :

  • le scialet des nuits blanches (ex réseau inférieur)
  • le scialet des Brumes matinales (ex réseau médian)
  • le scialet du blizzard (ex réseau médian)
  • le scialet du silence (ex réseau médian)
  • le scialet de la bourrasque (ex réseau supérieur)
  • le scialet du mistral gagnant
  • le scialet de la nymphe émue (ex réseau supérieur)
  • le scialer de l'Oréade (ex réseau supérieur)
  • la grotte des Deux sœurs (ex réseau supérieur)
  • la grotte Agnès
Article détaillé : Réseau du clos d'Aspres.

D'autres scialets, grottes, gouffres ou résurgences isolés existent sur le territoire de Villard-de-Lans, mais sans qu'ils ne soient pour l'instant identifiés comme appartenant à des réseaux connus et répertoriés comme tels[137]:

Le sciallet de Malaterre

  • Magnifique gouffre, très profond, et surplombé par une passerelle. Celui-ci est situé en pleine forêt et se situe au bout d'un sentier, entre l'auberge de Malaterre et le col de même nom. Un affiche apposée à l'entrée du chemin menant au scialet indique que l'accès à ce site est interdit du 1er novembre au 31 mars de chaque année. Ce gouffre est associé avec d'autres cavités :
  • le scialet des Joufflus
  • le scialet de la fée anglaise
  • le scialet du Trisou

Enfin il existe d'autres grottes remarquables, mais elles sont situées ou rattachées à d'autres réseaux :

  • La grotte de Favot
    • Proche du Pont de la Goule noire, et située sur la rive droite de la Bourne au niveau des gorges, l'entrée de la grotte est donc, de fait, située en dehors du territoire de Villard-de-Lans, mais une partie de son réseau court dans le sous-sol de la commune.
  • L'œil de la Dhuis (autrefois oeuille de la Dhuine)
    • Il s'agit d'une source dite vauclusienne du ruisseau de Font-Noire et qui comprend plusieurs siphons visités par une association locale de spéléologie [138].

et pour terminer, voici une dernière liste non exhaustive de cavités moins connues :

  • le sciallet du vallon de la Fauge
  • le scialet de Peuil-Tanquin (Forêt du Peuil)
  • les scialets Mistri (près du gite du Goutarou)

La transhumance (le domaine pastoral)

Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes
Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes (1900)
Patou
Patou, chien de dissuasion des transhumants
  • La transhumance, autrefois

Selon l'almanach du bonhomme Jacquemart de 1911, la transhumance qui consiste à faire déplacer du bétail depuis les vallées jusqu'aux montagnes est présenté comme une tradition régionale fort ancienne. On peut d'ailleurs notamment y lire le texte suivant[139] :

"Tous les ans, au printemps, des plaines d'Arles et de Provence, d'où l'aridité des sols et la chaleur les chassent, les moutons montent par troupeaux et viennent occuper jusqu'aux premiers froids toutes les montagnes du Dauphiné"

Historiquement, les propriétaires de troupeaux devaient négocier, généralement avec les mairies et les édiles locaux, un pâturage à louer pour les périodes qui les intéressaient. Le contrat était généralement signé au printemps ou à la fin de l'été pour les années suivantes.

L'ouvrage de François et Charles Gardelle, dénommé Le Vercors, autrefois[140] nous donne en référence l'adjudication pour l'été 1871 d'un pâturage situé au pied du Roc Cornafion à Villard de Lans pour la somme de 2100 francs pour le bénéfice d'un propriétaire de troupeau situé sur la commune d'Arles, lieu-dit "le Rebortun".

Autrefois, il n'était donc pas rare de découvrir dans les rues principales du petit bourg de Villard-de-Lans, des passages de troupeaux de plusieurs centaines de moutons dénommés les "menouns". Autour de ces grandioses troupeaux qui, arrivant à pied (et à pattes) ou quelquefois par chemin de fer, sillonnaient la région de Villard-de-Lans, on pouvait découvrir quelques chèvres, voir quelques boucs.

  • La transhumance, aujourd'hui

Petit à petit, au cours du dernier siècle, le phénomène a fortement diminué, mais il encore parfaitement possible de découvrir des troupeau en transhumance, mais sur des distances plus courtes, notamment sur les hauts plateaux, par delà Corrençon-en-Vercors sur le territoire du canton de Villard-de-Lans.

À noter que ces troupeaux ne doivent, en aucun cas, être dérangés et qu'ils sont gardés par des chiens spécifiques à cet usage, les patous, animaux qui assurent leurs tâches avec sérieux et dévouement, donc il est prudent de rester à l'écart[141]

  • Le patou, cerbère du troupeau en transhumance

Dès la naissance, le patou, gros chien à l'aspect massif et débonnaire, vit avec les moutons dans la bergerie. Cela lui permet de tisser des liens avec les moutons et de faire partie intégrante du troupeau. Son rôle et de dissuader les rôdeurs, autant les humains que les animaux.

Le patou vit donc toute l'année avec les moutons : l'été en montagne, et l'hiver dans la bergerie, c'est donc un chien, non seulement parfaitement adapté à la transhumance, mais qui reste autant emblématique de cette tradition ancestrale, que le berger, voire le mouton, lui-même.

  • Le berger

C'est un des métiers les plus anciens de l'humanité. Il est pratiqué par des personnes, presque exclusivement des hommes, qui ne craignent ni la solitude, ni, surtout, l'effort physique. Le massif du Vercors, sur ses hauts plateaux, accueille encore de nombreux professionnels et un site bien documenté et original , créé par l'un d'entre eux, est actuellement disponible sur le web [142]

Sur ce site, on peut notamment apprendre que durant la transhumance d'été, on engraisse des broutards qui sont de jeunes agneaux élevés pour leur viande. On découvre également que la période de transhumance se situe généralement de la mi juin à la fin du mois d'octobre et qu'enfin, les pâtures du Vercors se situent généralement au-delà de 1 400 m d'altitude.

Patrimoine faunistique[modifier | modifier le code]

Gypaète barbu
La marmotte des Alpes, réintroduite dans le Vercors.
Chauve-souris type Vespertilion
  • Généralités

Villard-de-Lans, commune rurale du Vercors abrite, en son sein, une faune variée correspondant à trois des quatre étages de végétation (de 700 à 2 200 m d'altitude) du massif et ses influences climatiques successives (principalement montagnarde). Il existe, plus spécifiquement sur ce territoire, une faune spécifique des falaises, des grottes et des zones humides[143].

Un grand nombre d'espèces animales sont présentes sur le domaine forestier et montagnard :
des mammifères tels que le chevreuil, le sanglier, le blaireau, la marmotte des alpes, le lièvre brun, l'écureuil, le renard ainsi que le mouflon, le chamois et le bouquetin en extrême lisère du territoire communal vers les hauts plateaux.

- La marmotte des Alpes (qui a donné son nom au restaurant le plus élevé de Villard-de-Lans) a bien failli disparaitre du territoire communal et de tout le massif du Vercors, dans les années 1970, mais elle a de nouveau fait acte de présence au pieds des grands sommets depuis ces dernières années. Très méfiant, ce rongeur se dresse sur ses deux pattes arrières pour surveiller les environs de son terrier. Ses cris d’alarme s’entendent à un kilomètre de distance.

Article détaillé : marmota marmota.

- Le chamois tel qu'il peut être observé dans le domaine montagnard du territoire de Villard-de-Lans est un chamois des rochers à la silhouette élancée et se cantonne à l'étage alpin. Ces animaux sont les plus petits représentants des caprinés, famille comprenant les mouflons et bouquetins.

Article détaillé : Chamois.

- Le loup semble avoir fait sa réapparition dans les Alpes françaises, et même dans le massif du Vercors. (voir ci-dessous : "Des prédateurs emblématiques").

- Des oiseaux (dont un grand nombre de rapaces), tels que la buse variable, la chouette hulotte, le rouge-queue noir et quelquefois le Gypaète barbu, réintroduit récemment.

Article connexe : Gypaète barbu.

Ceux-ci sont, d'ailleurs, nettement plus nombreux en été, en raison de la présence d’espèces migratrices venues dans le massif pour s’y reproduire : la bondrée apivore, le circaète Jean-Le-Blanc , l'hirondelle de cheminée, l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle des rochers, le martinet noir, le martinet alpin.

- Des serpents, tels que la couleuvre verte et jaune, la vipère aspic,

La vipère aspic est le serpent le plus répandu sur le territoire de la commune et généralement sur l'ensemble du plateau. l'animal est reconnaissable du fait que la face inférieure du bout de la queue est en général jaune ou rouge. Il faut éviter de laisser divaguer son chien à la belle saison, un animal mordu qui n'aura pas pu identifié comme tel est irrémédiablement perdu[144].

- Des chauves-souris (chiroptères) : du fait de l'existence de nombreuses grottes, de cavités, de cavernes, de scialets et de granges abandonnées, le territoire de la commune héberge différentes espèces de chiroptera dont la Vespère de Savi, l'oreillard, le vespertilion à moustaches, le vespertilion à oreilles échancrées, la sérotine de Nilsson, le murin de Brandt[145]. Il faut savoir qu'il extrêmement rares de rencontrer des chauve-souris car leur reproduction est limitée (un petit par an), qu'elles ne sont ni nocives, ni nuisibles, ni dangereuses et que l'idée qu'elles puissent s'accrocher ou se prendre dans les cheveux est totalement farfelue.

Article connexe : Chiroptera.

La forêt de Villard-de-Lans abrite également de nombreux insectes remarquables tels que des coléoptères (scarabée pique-prune, espèce protégée très utile en tant que bioindicateur de la qualité du milieu forestier) et des papillons (Apollon, Semi-Apollon, Bleu-nacré d'Espagne[146] On note également la présence d'importantes colonies de fourmis. En outre, un collectif a été créé pour promouvoir et surtout lancer un projet conservatoire au sujet de l'abeille noire du Vercors, insecte autrefois très répandu sur le plateau[147].

  • Liste des animaux protégés

Selon l'INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel), le territoire de la commune de Villard-de-Lans présente de nombreuses espèces protégées dont voici, ci-dessous, quelques spécimens avec les références des dates de décision de mise sous protection [148]:

  • Des prédateurs emblématiques : le loup et l'ours

Le Loup

Loup gris européen

Le loup est un animal emblématique du Vercors et de la forêt environnante. On peut d'ailleurs retrouver les traces de son passage dans la toponymie régionale : le rocher de pète-loup à Vassieux-en-Vercors, la dent du loup à l'ouest de Sassenage et bien sur à Villard-de-Lans, dans le nom de la forêt de la Loubière qui se situe au sud-ouest du territoire communal.

Historiquement, l'animal fut totalement éradiqué du territoire de Villard-de-Lans et du reste du Val de Lans vers la fin du XIXe siècle (même si on considère que quelques loups errants et isolés ont pu survivre au début du siècle suivant). Pour accélérer le processus de cette élimination, il faut tout de même préciser que la préfecture de l'Isère promettait, en 1882, aux chasseurs, 100 francs, pour la dépouille d'un loup mâle et 150 francs, pour celle d'une louve pleine. Des battues furent donc régulièrement organisées dans toute la région pour en finir avec le canis lupus lupus[149]

Ce prédateur, encore très répandu dans l'Europe de l'Est, semble avoir fait son grand retour dans les Alpes françaises en 1992, année où un couple fut, pour la première fois, observé dans le Parc national du Mercantour. En 1996, des attaques contre des ongulés sauvages furent enregistrées, mais il a fallu attendre 1998 pour confirmer le retour du loup dans le Parc naturel régional du Vercors[150]. A la date d'aujourd'hui, il est fort probable que l'animal ait déjà traversé le territoire de Villard-de-Lans. Selon le témoignage d'un exploitant d'ovins, résidant dans un hameau situé entre Lans-en-Vercors et Villard-de-Lans, qui a constaté un passage de loup et confirmé par un autre témoignage déposé par un automobiliste d'Autrans, témoin d'une attaque d'un troupeau d'ovins, quatre jours auparavant, le loup semble se déplacer régulièrement dans le secteur[151].

À noter que selon l'avis des principaux spécialistes de l'espèce, le loup est un animal plutôt craintif qui n'attaque généralement pas l'homme. D'ailleurs aucune attaque contre un être humain n'a été enregistré depuis son retour.

L'ours

Ours brun européen
Piège à ours visible à l'auberge forestière de Malaterre

Tout autant que le loup, l'ours a laissé des traces dans la toponymie du Vercors : le rang de l'ours à Autrans, le pas de l'ours à Saint-Nizier-du-Moucherotte et, bien sur, le rocher de l'ours à Villard-de-Lans.

À noter que l'ours figure sur le blason de Villard-de-Lans et dans le nom de l'équipe de hockey sur glace locale : les ours de Villard-de-Lans.

Bien que tous les spécialistes ne soient pas d'accord pour déterminer la date exacte de la disparition du fameux plantigrade des montagnes du territoire villardien, on peut tout de même considérer que cet animal a disparu il y a maintenant plus d'une soixantaine d'années[152].

Cependant, au début du XIXe siècle, une population d'une soixantaine d'ours vivaient encore dans le Vercors, autant drômois qu'isérois, et à la fin de ce même siècle il semblait être encore une vingtaine. La dernière observation fiable date de la fin du mois septembre 1937, grâce à l'observation d'un ours sur la commune de Saint-Martin-en-Vercors, non loin du territoire de Villard-de-Lans par un certain Julien-Daniel Arnaud dont le témoignage semble digne de foi. Personne n'a jamais pu savoir combien de temps cet animal a pu encore vivre après son observation, mais l'espérance de vie de l'ours brun ne dépassant pas trente ans, tout en considérant que l'animal pouvait se situer plus ou moins à la moitié de sa vie, on peut supposer qu'il est mort, au mieux, au début des années 1950[153].

La réintroduction de l'ours dans le Vercors a déjà été évoquée, notamment dans un colloque national organisé les 10 et 11 février 2012 par l'association CORA Faune sauvage[154].

  • Cynégétique

L'ACCA de Villard de Lans est une association de chasse communale ayant pour but de gérer la faune sauvage et la nature. Les espèces chassables sont notamment le sanglier, le lièvre, le mouflon, le cerf, le chevreuil. Un site sur le web présente cette association locale [155]

  • La faune aquatique

Différentes espèces de poissons parcourent les rivières et les ruisseaux qui s'écoulent sur le territoire de la commune. Les principales espèces se retrouvent essentiellement dans la Bourne (voir chapitre "hydrologie"), torrent qui possède le débit le plus important[156]. On y retrouve les espèces suivantes :

truite arc-en-ciel

Patrimoine floral et forestier[modifier | modifier le code]

Schéma des différents étages de végétation dans les Alpes

- Le patrimoine floral

À l'instar de la faune, le territoire de Villard-de-Lans présente une grande variété de fleurs. Les différentes altitudes du territoire sont :

Le bourg et la quasi-totalité des hameaux sont situés au niveau l'étage montagnard. L'étage subalpin se situe au-delà de la station du Balcon de Villard.

Article connexe : Flore du Vercors.

Un musée de la Flore du Vercors, située dans le Couvent des Carmes (ancien château de Beauvoir-en-Royans) propose une exposition ethno-botanique, un jardin médiéval et un verger conservatoire (dont de nombreuses plantes médicinales). On peut y découvrir de nombreuses espèces locales conservées et protégées.

Un site intitulé « Fleurs du Vercors », très intéressant et bien documenté, existe sur le web. Il présente de façon encyclopédique, la flore existante sur le plateau du Vercors : une recherche par nom, famille et couleur de fleur est possible[157].

Le patrimoine forestier

Panneau annonçant l'entrée dans la Forêt domaniale
Panneau annonçant l'entrée dans la Forêt domaniale de Villard-de-Lans

L'espace forestier de Villard-de-lans appartient dans son intégralité au domaine de la forêt du massif du Vercors. Cet espace est partagé en nombreux secteurs (forêts ou bois) plus ou moins étendus et dénommés de façon différentes pour des raisons locales et historiques.

  • Les différents espaces forestiers
    • Forêt de Villard (partie domaniale)
    • Forêt de Malaterre
    • Forêt de Chalimont
    • Forêt de la Loubière
    • Forêt des Touches
    • Forêt du Peuil
    • Forêt du Bouchet
    • Bois des Charpennes
    • Bois Roland
    • Bois Damier
    • Bois du Frier
    • Bois de la Faisse
    • Bois barbu
    • Bois du Follet
  • La forêt de Villard-de-Lans, Historique
Panneau de sentiers situés dans la Forêt domaniale
Panneau de sentiers situés dans la Forêt domaniale de Villard-de-Lans

Fortement dégradée par les défrichements successifs effectués durant le Moyen Âge, l'espace forestier avait fortement diminué depuis l'antiquité. Dès la Révolution, la municipalité de Villard-de-Lans se préoccupe activement de l'état de sa forêt mais il faud attendre la Restauration pour qu'une autorité forestière autonome soit mise en place (1820).

Malheureusement, vingt ans plus tard, les forêts du territoire communal sont encore dans un état diminué. À la suite d'une ordonnance royale du 1er octobre 1842, une surveillance rigoureuse est mise en place, particulièrement pour réprimer les coupes de bois abusives et l'invasion du bétail dans la zone forestière[158].

Un siècle se passe et la situation s'est nettement améliorée, le taux de boisement de la commune atteint les 45 % (58 % pour l'ensemble du canton). En 1926, les essences principales sont, parmi les résineux, le sapin et l'épicéa. Au niveau des feuillus (à feuilles caduques), l'essence la plus importante est le hêtre. On peut également, dès cette époque, constater la présence de frênes, d'ormes, de tilleuls, d'érables, de bouleaux, de peupliers trembles, de merisiers, de sorbiers, d'alisiers ou sorbier des Alpes (Sorbus aria), de saules.

Sur les terrains pierreux (assez fréquents sur le territoire communal), on peut également découvrir des coudriers et des cytises[159].

  • La forêt de Villard-de-Lans, état des lieux

Au XXIe siècle, l'espace forestier villardien couvre 3653 hectares pour 54 % du territoire communal [160].

Forêt de Villard-de-Lans, depuis le balcon de Valchevrière
Forêt de Villard-de-Lans, depuis le balcon de Valchevrière

À noter que La forêt couvre 61 % du territoire de la communauté de communes du massif du Vercors (CCMV). La hêtraie sapinière est prépondérante dans le secteur des quatre montagnes. En outre, Villard-de-Lans abrite sur son territoire une importante futaie résineuse. Avec le territoire domaniale, l'ensemble du domaine forestier du canton de Villard-de-Lans appartient à 500 propriétaires privés différents.

Le Groupement des Sylviculteurs des 4 Montagnes (GS4M) remédie à ce morcellement en unissant les propriétaires privés dans leur fédération. Ce groupement est très actif pour promouvoir la gestion harmonieuse et productive de cette partie de la forêt, notamment en développant la filière bois énergie[161].

Aujourd'hui, l’expansion de la forêt se poursuit malgré la pression foncière qui reste sensibles dans certains secteurs et par la volonté toujours présente d'extension agricole. Ces expansions restent toutefois limitées par le fait que de nombreux secteurs sont non constructibles et à l'agriculture dues aux fortes pentes et à la présence de nombreux rochers (lapiaz).

L'ensemble des communes de la communauté de communes, dont Villard-de-Lans, ont souscrit à une charte forestière de territoire en février 2006, afin de :

  1. valoriser les potentialités du Massif du Vercors pour la production de bois de qualité
  2. développer les filières locales de valorisation de la ressource forestière
  3. gérer la comptabilité des fonctions de la ressource forestière[162]

De nombreuses routes forestières sillonnent le domaine forestier de Villard-de-Lans et permettent une meilleure pénétration de l'espace boisé, autant pour les professionnels que pour les randonneurs :

Tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

L'équipement touristique[modifier | modifier le code]

Le tourisme (voir chapitre "Économie") est, bien sûr, un atout pour la commune de Villard-De-Lans et son canton. En 1969, la construction d'une station intégrée au-dessus du bourg et dénommeé "la Côte 2000" avec des ensembles d'immeubles cumulant 7000 lits comprenant les Glovettes est l'amorce d'un tournant pour la petite ville vercussienne. L'altitude semble suffisamment élevée, aux yeux des promoteurs, pour mettre en place une vraie station de montagne avec ses équipements[163].

logo du PRNV

Au-delà de cette exploitation, non sans risque, dans un domaine de moyenne montagne, la commune et sa région possèdent d'autres atouts qui se concrétiseront par la création d'un Parc naturel régional en 1970 et dont Villard-de-Lans (avec Die) reste la ville principale. Ce territoire qui comprend des zones protégées s'étend sur 206 208 hapossède une faune et une flore variée qui attire de nombreux touristes ce qui demande une certaine forme de gestion écologique liée à la fargilité d'un tel patrimoine.

Il reste, cependant, à ce niveau, un point méconnu, celui du tourisme historique qui est bâti sur une renommée historique évidente et datant de la seconde guerre mondiale. Au-delà des monuments commémoratifs disséminés sur l'ensemble du plateau (dont les plus connus sont les sites de Vassieux-en-Vercors et de Saint-Nizier-du-Moucherotte), Villard-de-Lans possède le site historique de Valchevrière qui reçoit encore aujourd'hui de nombreux visiteurs.

Articles connexes : Valchevrière et Maquis du Vercors.

À noter, enfin, que la commune a toujours su jouer sur sa réputation de lieu de villégiature particulièrement ouverte à l'accueil des enfants : tout d'abord, historiquement, en qualité d'ancienne station climatique, et encore aujourd'hui de par ses nombreuses activités, autant ouvertes aux enfants des touristes qu'aux enfants des résidents permanents[164].

Office de tourisme de Villard-de-Lans.
L'Office de tourisme
  • L'Office de Tourisme

En toute saison, l'office de tourisme présente, dans un bâtiment facilement identifiable situé au centre de la commune (place Mure-Ravaud), toutes les informations sur les activités ludiques, sportives et de découvertes ainsi que sur l'espace hôtelier et d'hébergement des communes de Villard-de-Lans et de Corrençon-en-Vercors. Son site présente un tableau de disponibilité hôtelière ainsi que le programme des animations de l'année en cours [165]

Un plan de la commune et du Parc naturel régional du Vercors est à la disposition des visiteurs. L'office présente également un espace Wi-Fi gratuit et un espace jeu pour les enfants.

L'équipement de Loisirs[modifier | modifier le code]

Toute ville ou station à vocation touristique, jouant notamment sur toutes les saisons, se doit de posséder un équipement de loisirs au niveau de ses prétentions. La commune de Villard-de-lans, en tant que station de moyenne montagne, présente un équipement riche et varié, mais particulièrement concentré dans la zone du Bourg et de la station de Villard 2000.

La commune possède notamment un Espace Loisirs[166] présentant l'équipement suivant

  • un casino (avec un restaurant, 50 machines à sous et des espaces de jeux.)
  • un bowling de 4 pistes [167] (avec un bar et une salle de jeu) ;
  • une patinoire couverte (avec un snack-bar) ;
  • un centre aquatique et son espace détente (en été);
  • un espace détente (comprenant saunas, hammam et jacuzzi);
  • un espace forme (comprenant une salle de fitness
  • une bibliothèque municipale, (dédiée à Georges Perec depuis mars 2002)

Les services de l'espace Loisirs, situés derrière l'office de Tourisme, sont tous proches du centre du village et de ses commerces. Ils se situent également à quelques mètres d'un grand espace de stationnement et à proximité de la gare routière de Villard-de-Lans.

  • La salle de la Coupole
Salle de la Coupole
Salle de la Coupole

La salle des fêtes de la Coupole est située près l'Espace de Loisirs et de l'office du tourisme. Ce bâtiment, propriété de la commune, accueille de nombreux spectacles et des manifestations locales, particulièrement durant la saison estivale.

  • Le cinéma « Le Rex »

L'unique salle de cinéma de Villard-de-Lans est située rue du Lycée Polonais, non loin du centre du village. La structure a été fermée au public le 2 décembre 2012 au 27 octobre 2013, afin de permettre d'importants travaux sur le bâtiment. En effet la municipalité a du engager un programme complet de rénovation et de mise aux normes de ce bâtiment en aménageant ses deux salles dont une première qui compte désormais 300 places, et une seconde qui présente 80 places. Ces salles sont équipées de projecteurs numériques, et elles permettent aussi un usage mixte, de cinéma, de salle de spectacle et de salle de congrès, équipement qui manquait à la commune.

À l'occasion du festival "Villard-de-Lans vit l'art de rire" de 2013, ce nouveau Rex a été inauguré le 28 octobre 2013, en présence de Serge Papagalli qui profita de l'occasion pour présenter son nouveau spectacle[168]

Modèle de trampoline bungee
trampoline dit "bungee"
  • Le Ludi-parc

Cet espace de gestion privée (entrée payante), a été inauguré en juin 2013. Il est ouvert au public du mois d'avril au mois d'octobre et se situe au sud du territoire communal, à l'entrée du lieu-dit La Balmette.
Cette structure récréative comprend :
- un terrain de mini golf, pour les petits et les grands;
- un stand d'initiation et de perfectionnement au tir à l'arc;
- une piste de luge en résine de synthèse fibrés et moulés (située sur l'ancienne piste olympique);
- un parcours acrobatique en forêt (dont une partie prévue pour les enfants);
- un terrain de 4000 M² en sous bois consacré aux activités de paintball;
- une aire de trampoline à élastique dit "trampo-bungee"[169]

  • Les Centres d'équitation
Cheval Haflinger
Un cheval de race Haflinger

- LE HARAS DU VERCORS (les Girards)
Cette structure, ouverte en toutes saisons, et située en pleine campagne (au pied du col de l'arc) est un centre équestre privé, installé sur le territoire de Villard-de-Lans (près du hameau des Girards, sur l'ancienne route de Lans à Villard).

Ce centre d'équitation propose un ensemble de disciplines et d'activités équestres avec des chevaux et des poneys : des cours pour tous les âges et tous les niveaux pouvant inclure promenades et randonnées sur le plateau. Durant les périodes scolaires d'hiver, des promenades en poney dans la neige sont également à la disposition des enfants[170].

Le haras du Vercors propose également des services originaux :
une écurie de propriétaires de 12 boxes[171],
un centre de production et de distribution de lait de jument dénommé Perle de jument : (le lait de jument est connue pour ses vertus cicatrisantes et apaisantes. Plus proche du lait maternel que le lait de vache, il est réputé pour sa digestibilité, sa richesse en vitamines A, B et C)[172]

Article connexe : Lait de jument.

À noter que le haras propose également des chevaux et des poulains (généralement de race Haflinger, originaire du Tyrol), chevaux de haute montagne à la vente sur son site.

Article détaillé : Haflinger.

- LA FERME DE LA RENARDIERE (Les Clots)
Le territoire de Villard-de-Lans héberge sur son territoire un autre centre équestre situé dans un endroit bucolique au cœur du hameau des Clots, au débouché du vallon de la Fauge et non loin de l'immeuble des Glovettes. Ce centre qui se dénomme : "La renardière" propose des randonnées et des stages d'équitation avec des chevaux de race locale et il est uniquement ouvert durant la période estivale[173][174]

Un autre centre d'équitation est situé, non loin de Villard-de-Lans, dans le village voisin de Corrençon-en-Vercors, au "Clos de la balme"[175]

  • Les sentiers de grande randonnée
Hauts Plateaux du Vercors.
Les G.T.V permettent d'organiser une découverte des Hauts Plateaux du Vercors

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 9, par le sentier de grande randonnée 91, et par le sentier de grande randonnée de pays : Tour des Quatre Montagnes.

  • Les Grandes Traversée du Vercors

L'association des « Grandes traversées du Vercors » (G.T.V), dont le siège est situé à la maison du Parc naturel régional du Vercors, regroupe de nombreux professionnels (plus de 150) gérant l'accueil des visiteurs et des randonneurs sur des itinéraires de randonnée uniquement situés dans le périmètre du Parc naturel régional du Vercors. Ces randonnées peuvent être effectuées en toutes saisons et notamment en hiver (randonnée en raquettes et en ski en de fond) ou en été (âne bâté ou à cheval)[176].

Une autre approche de la randonnée, dénommée le Trail, est une forme de la course à pied tournée vers la nature, qui consiste à courir sur les sentiers et chemins, loin des routes, sans souci de performance et de parcours artificiels.

Au départ des différents villages du plateau également équipés pour les accueillir grâce à l'association, les cyclistes peuvent, eux aussi, découvrir le Vercors par des itinéraires adaptés à leur niveau,

  • Le domaine cyclable

De puis septembre 2006, date de l'inauguration de son premier tronçon, le territoire communal présente un domaine cyclable innovant dénommé la voie verte de Villard-de-lans et n'autorisant que le passage des vélos, des rollers et des skis-roues[177]. Voir également la présentation du "Bike resort" dans le chapitre "Equipement sportif".

Sports[modifier | modifier le code]

Historiquement, le site de Villard-de-Lans peut être considérée comme une des premières grandes stations de ski des alpes dauphinoises, car le village créa son club de ski en 1909[178] (Chamrousse créa son club en 1929, l'Alpe d'Huez en 1933).

La commune reste donc, encore aujourd'hui, fortement tournée vers les sports d'hiver, mais la volonté du conseil municipal est de diversifier les activités sportives en tenant compte des nouvelles données climatiques actuelles[179] : au-delà de ses espaces de ski alpin et nordique, déjà évoqué, le territoire communal comprend aussi, du fait de leurs fréquentations par les touristes saisonniers, une patinoire et deux piscines, ainsi que d'autres équipements sportifs et culturels.

Les domaines skiables[modifier | modifier le code]

VEspace Villard-Corrençon (38)- Restaurant « Altitude 2000 ».
Vue générale de la Côte 2000
Domaine nordique de Bois barbu
Domaine nordique de Bois barbu

Le territoire de Villard-de-Lans abrite en son sein deux domaines de ski bien distincts :

Le domaine de ski alpin

  • La Cote 2000 est la porte d'entrée du domaine de ski alpin de Villard-de-Lans. Cette structure située près du hameau des Pouteils et au niveau du lieu-dit dénommé Le Balcon de Villard. L'altitude minimum de la station est de 1 143 m et son altitude maximum de 2 029 m.Ce secteur est connu pour ses pistes larges et pour son nombre élevé de skieurs. Le nom du domaine skiable a reçu le nom d'Espace Villard-Corrençon à la saison 2008-2009. L'espace est exploité par la Société d'Équipement de Villard-de-Lans - Corrençon-en-Vercors (SEVLC).
  • L'espace skiable, situé à 3 5 kilomètres du bourg central, compte[180] 35 pistes et 19 remontées mécaniques.
Article détaillé : Espace Villard-Corrençon.

Le domaine de ski nordique
Le domaine de ski nordique de Villard-de-Lans, situé à 4 kilomètres du bourg central, porte le nom de Site nordique du Haut Vercors[181].

Ce domaine est étendu sur 4 communes et 2 départements :

L'accès au site se fait via trois[181] portes d'entrées :

La patinoire et les piscines[modifier | modifier le code]

Espace de Loisirs : entrée de la patinoire et du centre nautique.
Espace Loisirs : entrée de la patinoire et du centre nautique
La patinoire André Ravix

La patinoire couverte avec 1 800 m2 de surface glacée et un club de danse sur glace (ballet) qui a gagné plusieurs championnats du monde et de France. Elle a reçu le nom d'un ancien maire de la commune à l'origine de sa fondation.

Cette patinoire abrite le siège d'une équipe de hockey sur glace évoluant en Ligue Magnus : Les Ours de Villard-de-Lans. La boutique du club se situe face à son entrée principale.

Ce équipement est ouvert au public et accueille un centre d'entrainement sportif et des manifestations sportives liées surtout au patinage artistique. Il est situé dans le centre du bourg, derrière l'office de tourisme, au sein de "l'Espace Loisirs" (voir le chapitre "Loisirs")

La piscine des bains et l'espace aqualudique

La commune héberge deux piscines dont une couverte (Espace aquatique) ;

  • L'espace aqualudique de Villard-de-Lans comprend deux bassins dont une piscine à vagues. Deux toboggans accessibles aux enfants dont un double piste (accessible au plus de 6 ans). Un espace gouter (avec snack bar) et une aire de jeux pour les petits[182]. Cet équipement est situé dans "l'espace Loisirs", près de la patinoire.
  • L'espace des bains de Villard-de-Lans comprend une piscine non couverte mais chauffée et plusieurs courts de tennis, situés en contrebas du bourg, rue de Bellevue;

Les autres équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Skate Parc des Geymonds.
Skate Parc des Geymonds
Vol de parapente.
Vol de parapente

La commune héberge sur son sol, d'autres équipements sportifs notables :

  • Neuf terrains de tennis, dont deux tennis couverts ;
  • Une salle de musculation (centre de remise en forme) situé près de la patinoire ;
  • Un terrain multisport ;
  • Plusieurs terrains de football en plein air (quartier des Geymonds et des Jeandiats) et un terrain de rugby (cour du lycée climatique) ;
  • Un site aménagé pour rollers et skateboard (Skate-Parc des Geymonds, accessible par la navette gratuite);
  • Plusieurs écoles de parapente, utilisant les remontées mécaniques de l'Espace Villard-Corrençon pour cette pratique sportive, sont situées sur le plateau [183].
  • Une piste de luge d'été (voir Ludi-Parc)
  • Un parc de loisirs bi saisonnier pour luge et VTT (colline des bains) ;
  • Un bike resort[184] comprenant un ensemble sportif et ludique consacré au vélo dont :
    • au niveau du balcon de Villard, la commune propose un Bike Park (aménagement spécial (en été) avec des passages en sous-bois, en alpages et clairières). La remontée de ces pistes s'effectuant en télécabine (Côte 2000) aménagées pour la circonstance (3 VTT par cabines). Cet aménagement sportif présente notamment[185]:
      • 9 itinéraires permanent de DH dont 1 freeride
      • 20 km de pistes et 600 m de dénivelé
      • Des pistes pour tous les niveaux (débutant à Expert)
      • Des sauts, virages relevés, modules North Shore (passerelles)
      • Une zone de découverte et d’initiation au pied du Bike Park
    • des services de locations de vélo
    • Un service de sorties accompagnées, pour les vélos ordinaires et les vélos à assistance électrique.
  • Un site d'escalade[186] naturel a été aménagé. Celui-ci est utilisé par le associations agréées et situé au-dessus du hameau des Clots, au niveau du vallon de la Fauge : ce site se prête très bien à la découverte de l'escalade y compris pour les enfants.

Les évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Les Ours de Villard de Lans

Logo 2013 des Ours de Villard-de-Lans

Créé en 1931[187], par Gabriel et Ernest Guigon, le club de Hockey sur glace de Villard-de-Lans commence à participer au championnat de France en 1935, où il est évolue de façon sporadique en 2e série jusqu'à la seconde guerre mondiale.

En 1966, en raison d'un manque de joueurs, les clubs de hockey des deux villes de Grenoble et de Villard-de-Lans fusionnent pour créer le H.C. Grenoble-Villard-de-Lans, l'équipe choisissant le surnom des « Ours dauphinois ».

En 1968, grâce à la dynamique crée par les Jeux olympiques de Grenoble, qui favorise la multiplication des créations de patinoires et de clubs de hockey en France, le C.S. Villard-de-Lans en profite pour refonder une équipe autonome, mettant ainsi fin au Grenoble-Villard Hockey Club[188].

À la suite de nombreux avatars qui l'entrainent en division inférieure, Le club parviendra enfin par remonter en élite en 2002-2003 lorsque cette division est élargie à 16 clubs. Par la suite les ours réussiront à se maintenir dans l'élite du Hockey national jusqu'en 2013.

À la fin de la saison 2013/2014, devant faire face à un financement de plus en plus aléatoire (retrait du principal mécène du club, Daniel Huillier), les dirigeants du club prennent la décision ne plus aligner d'équipe professionnelle. Le club des brûleurs de loups de Villard-de-Lans reprend alors la saison 2014/2015 en division 2 (qui se dénomme officiellement le Championnat de France de hockey sur glace D3 ) sous la direction de Daniel Sedlak, ancien joueur du club.

Article connexe : Ours de Villard-de-Lans.

Les rencontres sportives dites, à domicile, du club sont organisées à la Patinoire André Ravix, d'une capacité de 2000 places. Le bâtiment et la boutiques du club sont situés en plein centre du village, derrière l'office de tourisme (voir le chapitre "Équipements sportifs")

Le Tour de France

1989 Tour de France
Villard-de-Lans a été une importante ville étape du Tour de France 1989
Greg Lemond
Greg LeMond en 1989
Pedro Delgado en 1993
Pedro Delgado en 1993

Villard-de-Lans fut de nombreuses fois une ville étape du Tour de France: 6 fois en qualité de ville d'arrivée, et 6 fois en qualité de ville de départ. Certaines étapes à Villard-de-Lans ont marqué les esprits des amateurs de la grande boucle. :

  • Tour de France 1985 13e étape : Villard-de-Lans - Villard-de-Lans c-l-m
  • Tour de France 1986 19e étape : Villard-de-Lans - Saint-Étienne
    • Cette année là, Villard-de-Lans ne fut qu'une ville de départ d'étape au lendemain d'une arrivée à l'Alpe d'Huez brillamment gagnée par Bernard Hinault.
  • Tour de France 1987 19e étape : Valréas - Villard-de-Lans
  • Tour de France 1987 20e étape : Villard-de-Lans - L'Alpe d'Huez
    • Cette édition du tour a connu une lutte acharnée entre l'espagnol Pedro Delgado et l'irlandais Stephen Roche et c'est à Villard que l'irlandais réussit pour la première fois à prendre le maillot jaune à l'espagnol.
  • Tour de France 1988 13e étape : Grenoble - Villard-de-Lans(Côte 2000)
  • Tour de France 1989 18e étape : Bourg-d'Oisans - Villard-de-Lans(Côte 2000)
  • Tour de France 1989 19e étape : Villard-de-Lans - Aix-les-Bains
    • Le tour 1989 marqua les esprits, et il sera qualifié par la presse de « Tour le plus fou »[189]. L'étape villardienne fut, d'ailleurs, au centre de cette « épopée », car si le français Laurent Fignon avait réussi à distancer l'américain Greg LeMond à l'arrivée à La côte 2000, le lendemain, au départ du bourg, une blessure à la jambe le fit souffrir et l'empêchera d'être dans sa meilleure forme à l'arrivée à Paris. Le français finira par perdre cette compétition pour huit secondes à l'arrivée sur les Champs-Élysées, deux jours plus tard, laissant le maillot jaune et la victoire au coureur américain.
  • Tour de France 1990 12e étape : Fontaine - Villard-de-Lans(Côte 2000)
  • Tour de France 1990 13e étape : Villard-de-Lans - Saint-Étienne
    • Villard renoue avec la tradition de l'étape du "contre la montre", mais depuis Fontaine afin d'éviter de paralyser totalement l'agglomération grenobloise. L'étape fut remportée par Erik Breukink et le tour par Greg Lemond
  • Tour de France 1993 10e étape : Villard-de-Lans - Serre Chevalier
    • Pour le tour 1993 parti du Puy du Fou dans le sens des aiguilles d'une montre, l'étape de Villard - Serre-Chevalier sera la première étape alpine et même la première étape de montagne. Malgré la victoire du cycliste allemand Olaf Ludwig, le champion espagnol Miguel Indurain mènera cette édition du tour d'une main de maitre jusqu'à Paris.
  • Tour de France 2004 15e étape : Valréas - Villard-de-Lans (Côte 2000)
    • Ce fut le sixième tour en tant que ville de départ pour Villard et le sixième tour du coureur américain Lance Armstrong qui gagna l'étape à la Côte 2000. Cependant le coureur américain, reconnu avoir été dopé, sera disqualifié en 2012.
Jeannie Longo.
Jeannie Longo.

Le Critérium du Dauphiné libéré
La 55e édition du Critérium du Dauphiné libéré de 2003. La course est partie de Villard-de-Lans pour arriver à Grenoble. Un étape contre-la-montre y fut organisée.

Le Paris-Nice
Chose plus rare pour la saison, le Paris-Nice 1980 a établi l'arrivée de la cinquième étape dans cette station du Vercors. Klaus-Peter Thaler remporta cette étape partie de Saint-Étienne et longue de 185 km.

Le Tour de France féminin et La Grande Boucle féminine internationale
La commune de Villard-de-Lans a accueilli de nombreuses fois sur son territoire, les deux plus grandes compétitions cyclistes féminines que furent le Tour de France féminine et La Grande Boucle féminine internationale dont de nombreuses étapes furent gagnées par Jeannie Longo, la sportive la plus titrée de toute de l'histoire du sport français (13 titres de championnes du Monde, 8 titres de vice-championne du Monde et 59 titres de championnes de France).

Article connexe : Jeannie Longo.

La championne annécienne remporta notamment la 8e étape Vizille - Villard-de-Lans de l'épreuve du Tour de France féminin 1989 devant Maria Canins, la grande championne italienne, sa principale concurrente. Jeannie Longo en profitera, d'ailleurs, pour gagner Le Tour devant la même Maria Canins en la devançant de 8 minutes et 44 secondes aux Champs-Élysées[190].

À noter que Jeannie Longo gagnera 3 fois le Tour de France féminin (1987, année qui connaitra 3 étapes dans le canton de Villard-de-Lans, 1988 et 1989)

Les compétitions de VTT
La commune a accueilli la toute première édition des championnats du Monde de VTT en 1987, avant sa reconnaissance par l'UCI[191].

Événements culturels[modifier | modifier le code]

La commune de Villard-de-Lans, seule ou en collaboration avec d'autres collectivités ou d'autres partenaires publics ou privés, organise, tout le long de l'année, des manifestations socio-culturelles et musicales dont certaines peuvent avoir un impact local ou régionale. Voici, ci-dessous une liste non exhaustive des principales animations :

  • Le festival vit l'art d'en rire

Véritable festival de création, la manifestation « Villard-de-Lans vit l'art de rire », dénommée officiellement « Festival d'humour et de création de Villard-de-Lans » présente sa 25e édition en 2014 rassemble chaque année des jeunes talents et des artistes humoristes en herbe. Ce festival présente de nombreuses animations de nature culturelle et dont le point commun reste l'humour : théâtre (dont un théâtre de marionnettes), cinéma, chanson, danse, fanfare et expositions sont les diverses animations offertes au public [192]

Présidé par le comédien et humoriste grenoblois Serge Papagalli, cette manifestation a généralement lieu en automne - Elle est Tout public - payante - organisée par une association et par la commune avec l'appui du Conseil général de l'Isère

En 2013, le festival a, pour la première fois été présenté dans la nouvelle salle de cinéma villardienne, le Rex, modifié en salle de spectacle pour cette occasion. La salle de la Coupole est aussi utilisée pour accueillir les artistes et le public.

Montgolfière accueillant le public
Montgolfière aux couleurs de Villard-de-Lans en vol captif durant le Festiv'air 2013
  • Le Festiv'air

Unique en son genre dans les Alpes françaises, le Festiv'air (6e édition en 2013) organise un rassemblement de montgolfières et autres aérostats avec la possibilité d'effectuer des baptêmes de l'air et, pour les enfants, de participer à des ateliers sur le thème de l'air et de "tout ce qui vole avec ou sans moteur". Les ateliers sont généralement situés sur la place Mure-Ravaud, face à l'office de Tourisme, et le lieu de décollage des montgolfières et des autres aérostat se situe généralement sur un grand parking communal ou depuis un espace dégagé, généralement à proximité du centre du village.

Articles connexes : Montgolfière et Aérostat.

Cette manifestation se déroule généralement durant le premier week-end d'octobre mais elle peut être reporté d'une semaine - Tout Public avec enfants - Participation souhaitée - organisée par la commune de Villard-de-lans avec l'appui du conseil général de l'Isère et la Région Rhône-Alpes avec à l'occasion de la dernière manifestation une participation aux Virades de l'espoir organisée pour aider l’association « Vaincre la Mucoviscidose ». D'autres manifestations à but caritatif peuvent être aussi organisées à cette occasion, les autres années.

Ce type de manifestation est effectivement tributaire de la météo. Elle peut donc être quelquefois reportée à une date ultérieure. Il faut alors se renseigner sur le site de l'office de Toursime[193] ou auprès des organisateurs tel qu'air alpes aventures, société organisatrice de manifestation en montgolfière dont le siège est situé sur le territoire du canton de Villard-de-Lans[194]

  • Le week-end Moto Tourisme de Villard-de-Lans (3e édition en 2013) se déroule généralement en juin. la commune accueille des exposants, organise des rallyes et autorise des spectacles d'acrobatie ou de démonstration - Tout public - gratuit - organisé par la municipalité.
  • Le Vélo Vert Festival (5e édition en 2014) Organisé par le Vélo Vert Magazine et l'Office du tourisme de Villard de Lans, c'est l'un des principaux rassemblements de vététistes de France et le plus grand centre d'essai VTT avec plus de 1000 VTT à disposition des participants. En 2014, le Vélo Vert Festival aura lieu du 30 mai au 1er juin, avec au programme; un salon de 200 marques, des épreuves enduro, All-mountain, XC (Mythic Raid) et DH Marathon, des randonnées, mais aussi des animations (Big air Bag, show freestyle...)[195]
  • La Trans'Vercors VTT (24e édition en 2013) qui organise des randonnées sur différents circuits dans le secteur des Quatre Montagnes et le Vercors Drômois. Cette manifestation se déroule généralement à la fin du mois d'août ou au début du mois de septembre - Tout Public - Participation demandée - organisé par une association (Vercors traversée) et avec l'appui des conseils généraux de la Drôme et de l'Isère, la Région Rhône-Alpes et le parc naturel régional du Vercors.
  • Le Festival de Musique en Vercors (7e édition en 2013) présente un programme de musique improvisée : les stagiaires de la 23e Académie Musicale d'Eté de Villard-de-Lans étant le lien entre les différentes manifestations musicales - Tout Public - Payant - organisé par une association villardienne avec l'appui du conseil général de l'Isère et des communes de Villard-de-Lans, d'Autrans et de Lans-en-Vercors, ainsi que les deux principales communautés de communes du plateau[196].
  • L'open d'échecs de Villard-de-lans (10e édition en 2013), organisé par l'échiquier grenoblois. Cette manifestation a traditionnellement lieu au début de l'été (généralement à la salle de la Coupole) - Tout Public - Inscription payante pour tous les participants[197].

D'autres manifestations ponctuelles peuvent être également organisées durant les périodes de vacances scolaires, soit en période estivale comme le festival de musique dénommé Summer Swing ou la démonstration d'équitation dénommé Equi-Festival, soit en période hivernale comme le gala de Noël sur glace à la patinoire municipale ou éventuellement des compétitions régionales et inter-régionales de patinage. L'office de tourisme présente généralement un calendrier annuel sur son site ouvert à tous et dans son bureau d'accueil, ouvert tous les jours durant les saisons d'activité touristique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques

Zita de Bourbon-Parme
Zita de Bourbon-Parme en 1915

Personnalités culturelles et sportives

Hugues Aufray en 2009
Hugues Aufray en 2009

Villard-de-Lans et ses environs au cinéma[modifier | modifier le code]

Le territoire de Villard-de-Lans, très riche en paysages variés, autant en été qu'en hiver, son canton et l'ensemble du massif du Vercors, ont souvent servi de cadre pour le cinéma français, notamment ses dernières années.

Villard-de-Lans et ses environs en littérature[modifier | modifier le code]

Deux écrivains ont fortement marqué la tradition littéraire locale, d'une part, Stendhal né Henri Beyle, issu d'une famille originaire du plateau et d'autre part Georges Perec qui y a vécu une partie de sa jeunesse.

Villard-de-Lans en philatélie[modifier | modifier le code]

vache de la race dite "Villard-de-Lans"
Vache dite "Villard-de-Lans"

Un timbre célébrant et représentant la race bovine site « La Villard-de-Lans » a été émis le 25 février 2014 par La Poste, l'opérateur de services postaux français. La valeur faciale de ce timbre à la date d'émission est de 0,61 € correspondant, à la date d'émission, au tarif national dit "lettre verte" pour un poids maximum de 20 g.

Imprimé en héliogravure, il a été émis à 3 500 000 exemplaires par l'administration postale[206].

Ce timbre, conçu par la dessinatrice Mathilde Laurent, a bénéficié d'une célébration officielle le 7 mars 2014 dans le centre de Villard-de-Lans, en présence du conseil municipal, de l'association pour la réhabilitation et la relance de la race bovine "La Villard-de-Lans" et de l'association philatélique du plateau, appartient à la collection philatélique intitulée « les vaches de nos régions »[207]

Concernant la région de Villard-de-Lans, un timbre avait également été émis en 1962, pour une valeur faciale de 0.30 F, en mémoire de tous les résistants du Vercors, mort durant la Seconde Guerre mondiale[208].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Villard de Lans.svg

D'or à un ours en pied d'argent ombré de sable dans sa partie inférieure, chaussé d'azur chargé à dextre d'un sapin d'argent et à sénestre d'un sapin de sable . (Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont donc fautives).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florent Camoin, "Villard-de-Lans, son histoire, son site", Grenoble, Roissard,‎ 1955, (ASIN=B0018H04XW)
  • Patrick Ollivier-Eliott, "Vercors Safari Patrimoine" page 175 à 191, Montmélian, La Fontaine de Siloé,‎ 2010 (ISBN 9782842064846)
  • Pierre Minvielle, "Guide la France souterraine" page 397 et 398, Paris, Tchou,‎ 1970, (ASIN=B00ADIXTWK)
  • Marion Vivier, "Maisons d'enfants du Vercors : Patrimoine et mémoire du climatisme au pays des quatre montagnes", Grenoble, CPI,‎ 2006, (ASIN=2905375671)
  • Anne Sgard, "Paysage du Vercors : entre mémoire et identitié", Grenoble, Revue de Géographie Alpine,‎ 1997 (ISBN 9782903095390)
  • Collectif, "Un siècle de routes en Vercors", Paris, La Manufacture,‎ 1983 (ISBN 9782909964027)
  • Lydia Chabert-Dalix, "Entre diables et fées : contes et récits légendaires du Vercors" page 63 à 89, Grenoble, Edition du PNR du Vercors,‎ 1998 (ISBN 2-909964-05-1)
  • Gabrielle Sentis, "La légende dorée du Dauphiné" page 55 à 60, Seyssinet-Pariset, Didier-Richard,‎ 1984 (ISBN 2-7038-0028-2)
  • Charles Joisten, Etres fantastiques, patrimoine narratif de l'Isère, Grenoble, Musée Dauphinois,‎ 2005 (ISBN 2-905375-78-7), p. 312 à 343
  • Gilles Vergnon, "Résistance dans le Vercors", Grenoble, Glénat,‎ 2005 (ISBN 2-723489302)
  • Philippe Hanus, "Je suis né charbonnier dans le Vercors", Grenoble,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909964116)
  • Pierre Bintz et Jean-Jacques Millet, "Vercors, terre de préhistoire", Grenoble,‎ avril 2013 (ISBN 9-782723-492706)
  • Françoise Gardelle et Charles Gardelle, "Le Vercors, autrefois", Montmélian,‎ novembre 2006 (ISBN 2842063465)
  • Lydia Chabert-Dalix et Galadrielle Levieux, "Entre Diable et Fées, contes et récits légednaires en Vercors", Saint-Martin-en-Vercors,‎ novembre 2014 (ISBN 2-905324775)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Villard-de-Lans et le Roc Cornafion en Hiver

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Lecteur, puis maître de conférences associé, Wenceslas Jean Godlewski a enseigné la langue et la littérature polonaises à la faculté des lettres de Lille (Lille III) et aux facultés catholiques de Lille, avant et après la Seconde Guerre mondiale, puis à l’École supérieure de journalisme de Lille. Pendant l’occupation, il était professeur au lycée polonais de Villard-de-Lans, dont il était aussi codirecteur. Auteur de poésies en polonais et en français, traducteur de chefs-d’œuvre de la littérature polonaise, il fut déporté à Mauthausen.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Gallica : Ouvrage sur les montagnes dauphinoises
  2. La distance entre la commune et différentes villes site mappy.fr.
  3. Site de cartes-2-france.com.
  4. site geo-alp sur Villard-de-Lans
  5. Site vienne.educagri.fr sur le relief karstique du Vercors
  6. Site de l'office de tourisme sur les lignes d'autocars
  7. Site de l'ESF Nordique de Villard de Lans
  8. Site de l'office de tourisme sur le site nordique de Villard-de-Lans
  9. Bienvenue dans une station familiale et festive !, sur le site villarddelans.com.
  10. Site de l'IGN
  11. Site de France 3 sur la météo de Villard-de-Lans
  12. Balade en Vercors, sur le site de futura-sciences.
  13. [PDF] La formation des paysages, sur le site du Parc du Vercors.
  14. site de planséisme.fr
  15. Site du Dauphiné libéré sur les risques sismiques à Villard de Lans
  16. ruisseau situé en limite du territoire avec Lans-en-Vercors
  17. ruisseau connu pour sa source dite vauclusienne
  18. affluent du ruisseau des Rioux
  19. ruisseau aujourd'hui canalisé sous la rue du Dr LeFrançois
  20. (ou ruisseau de Corrençonnais)
  21. a, b et c affluent du ruisseau de Corrençon
  22. affluent du ruisseau du Méaudret
  23. Site du club halieutique de la Bourne
  24. Fiche de débit caractéristique - la Bourne à Saint-Just-de-Claix [PDF]
  25. Site initiative-vercors sur les gorges de la Bourne
  26. Site du Parc du Vecors sur le vallon de la Fauge
  27. Site de Géol-alp sur le vallon de la Fauge
  28. Site de Cap-Nature sur la course nature du vallon de la Fauge
  29. Le Réseau souterrain du Vercors par André Bourgin, Revue Géographie Alpine, volume 40, page 307
  30. Site de Pèche Vercors sur le lac des prés
  31. a et b [PDF] Horaire des lignes 5100 et 5110, sur le site transisere.fr.
  32. [PDF] Horaire des lignes 5120 et 5130, sur le site transisere.fr
  33. Site du CHU de Grenoble, sur le site de futura-sciences.
  34. Site espace Villard-Corrençon sur les télécabines
  35. Site de l'office de tourisme sur l'emplacement des webcams installées sur les pistes
  36. PLU de Villard-de-Lans.
  37. site de la mairie sur le service urbanisme
  38. Site de l'INSEE.
  39. Site de la CCMV / STEP.
  40. Atlas toponymique de Savoie et du Dauphiné, volume 1 - Thèse soutenue en 2002[réf. incomplète]
  41. Histoire des communes de l'Isère, tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath de Roanne
  42. Site du musée de la préhistoire de Vassieux en Vercors.
  43. Site Préhistoire méditerranéenne.
  44. Les peuples gaulois.
  45. Site du bleu du Vercors (Histoire du fromage)
  46. publications de Romain Buclon
  47. "Villard de Lans" par Francis Camoin, page 108
  48. [PDF] Voir : Notice historique, sur le site archives-isere.fr.
  49. Villard de Lans, sur le site vercors.fr.
  50. voir la liste des date clés sur le site villard-de-lans.fr.
  51. Le chemin de fer de Grenoble à Villard de Lans Patrice Boullin 2000 .
  52. P. Olivier-Eliott, Vercors, safari patrimoine.
  53. Lycée polonais de Villard-de-Lans et la Résistance
  54. a et b Site sur la résistance dans le secteur des 4 montagnes.
  55. "Deux siècles de l'Histoire de Vilard-de-Lans - Brochure de la maison du patrimoine 2012
  56. Page du cinéma sur le Site de l'office de tourisme de Villard-de-Lans.
  57. Page sur le téléphérique dans le Dauphiné Libéré.
  58. Conseil municipal : passe d’armes sur le transport par câble, sur le site ledauphine.com
  59. Page sur la réforme des scrutins locaux.
  60. Présentation de Madame Carlioz sur sa profession de foi en ligne
  61. [Présentation des élus sur le site de la commune http://www.villard-de-lans.fr/elus.html]
  62. a, b et c « ISERE (38) - Villard-de-Lans », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2014).
  63. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de l'Isère.
  64. « ACCUEIL > RHONE-ALPES > ISERE (38) > Villard-de-Lans », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2014).
  65. La gendarmerie, sur le site de la préfecture de l'Isère.
  66. Annuaire des centres d'entretiens routiers sur le site du conseil général de l'Isère,
  67. Site d'initiative vercors sur les permanences de l'écrivain public
  68. Site de la mission environnement du Vercors
  69. Site de Villard-de-Lans sur la déchetterie
  70. Association française du conseil des communes et régions d'Europe, « Annuaire des villes jumelées : Rhône-Alpes Idère », sur site de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe (consulté le 6 décembre 2014).
  71. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  72. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  73. Site officiel de l'académie de Grenoble.
  74. Site officiel de la mairie concernant l'école maternelle
  75. Site officiel de la mairie concernant l'école primaire.
  76. Site de la cité scolaire, page de présentation
  77. Site officiel de la cité scolaire Jean Prévost, page sur l'équipement sportif
  78. Site officiel de la cité scolaire Jean Prévost, page sur le centre de réinsertion scolaire
  79. site de l'Éducation Nationale sur les ERS
  80. page sur les services santé de Villard-de-Lans
  81. Site localtis: Dossier de suivi à domicile dans le massif du Vercors
  82. Plaquette MAD Vercors
  83. - La lettre aux villardiens
  84. - CCMV info
  85. Décision du CSA
  86. Les radios du Vercors
  87. Radio Oxygène
  88. http://www.initiatives-vercors.fr - Initiatives Vercors
  89. http://www.paroisse-croixdevalchevriere-cathisere.cef.fr/site/-Presentation-generale-.html Site de la paroisse de la Croix de Valchevrière
  90. http://huguenotsinfo.free.fr/temples/villars_lans.htm le temple de Villard-de-Lans
  91. http://www.montchardon.org Site du centre d'études tibétains de Montchardon
  92. http://www.trouvetamosquee.fr/mosquee-bilel-fontaine Site du centre d'études tibétains de Montchardon
  93. Villard en chiffre : le tourisme.
  94. Site de la commune : Villard en chiffre
  95. Site de l'INSEE sur les CSE de la commune
  96. Site de la Maison de l'Emploi des 4 Montagnes
  97. Site de la maison pour tous, page sur le PIJ
  98. Site de l'office de tourisme, liste des hôtels de Villard-de-Lans
  99. Site du camping, la page sur l'accueil équestre
  100. Site de l'office de tourisme sur le camping des Geymonds.
  101. Villard en chiffre : l'agriculture.
  102. a et b Site officiel de la bière du Vercors.
  103. Site de la coopérative laitière de Villard
  104. Site de la CCMV sur les Espaces Pastoraux
  105. Site du télespace Vercors.
  106. Site de la Mairie de Villard-de-Lans sur le secteur associatif local
  107. Site d'isère Magazine sur la statue de l'ours
  108. site dédié à l'histoire du Lycée polonais, page de l'hôtel
  109. site dédié à l'histoire du Lycée polonais, page du lycée
  110. Site de la Chapelle en Vercors
  111. Site sur le tourisme villardien
  112. Persée : maison d'enfants du Vercors, sur le site persee.fr
  113. Patrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé
  114. Site du PNV sur le Spledid Hôtel
  115. Jounrla "La lettre aux Villardiens, numéro 37, automne 2007, page 5
  116. Article du D.L sur Hugues Aufray
  117. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
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  119. a et b Dépliant de la Maison du patrimoine de Villard de Lans 2014.
  120. Site d'isère Magazine sur la maison du patrimoine
  121. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  122. Activités, site du Groupement des sylviculteurs du Vercors 4 Montagnes.
  123. site de la coopérative, page sur les recettes
  124. site de "vin et gastronomie", page sur la vercouline
  125. Entre diables et fées de Lydia Chabert-Dalix et Des noms de lieux du Vercors, Études et chroniques du PNR du Vercors
  126. Êtres fantastique en Dauphiné
  127. http://passeursdhistoires.aufilduvercors.org/wp-content/uploads/2014/04/communique_presse.pdf Site de "passeurs d'histoire : page sur l'ouvrage "entre diables et fées"
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  137. site du SGCAF voir "onglet Vercors", sur le site sgcaf.fr
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  147. site de la miellerie Alphonse
  148. Liste des espèces protégées recensées postérieurement à 1950 dans Commune de Villard-de-Lans
  149. Site sur la disparition du loup
  150. Site de la buvette des alpages sur le retour du loup
  151. Site du dauphiné sur une attaque de loup
  152. Thèse de Marion Bonnet sur les ours dans le Vercors
  153. Livre : l'ours brun dans les Alpes françaises par M. AJ Couturier
  154. Site de la buvette des Alpes, page consacrée au colloque sur la réintroduction d'espèces sauvages
  155. Site de l'ACCA de Villard-de-Lans
  156. Les poissons du Vercors
  157. Fleurs du Vercors
  158. l'exploitation forestière, sur le site villard-de-lans.fr.
  159. Les forêts du canton du Villard-de-Lans, sur le site persee.fr.
  160. site de la mairie
  161. Site de créaénergie sur la forêt du Vercors
  162. Un potentiel de production de bois de qualité à exploiter, sur le site vercors.org.
  163. "Paysage du Vercors, entre mémoire et identité" par Anne Sgard, revue de Géographie alpine, numéro Hors Série de 1997, page 77
  164. Site de l'office de tourisme sur le club enfant
  165. Site de l'office de Tourisme
  166. Site de l'office de Tourisme sur l'espace loisirs
  167. Site des bowlings de France
  168. Site du festival Villard vit l'art d'en rire inauguration du Rex
  169. Site du Ludi-Parc de Villard-de-Lans
  170. Site de l'office de Tourisme sur le haras du Vercors
  171. Site du haras du Vercors
  172. Site de Perle de Jument
  173. Site des fermes équestres du Vercors
  174. Présentation du cheval du Vercors
  175. Site de l'office du tourisme sur les écuries de Corrençon
  176. Site des GTV
  177. Trouvez votre voie verte à Villard-de-Lans sur le site tourmagazine.fr
  178. Historique du club, sur le site skiclub-villardelans.fr.
  179. Le Figaro : article sur le réchauffement climatique en moyenne montagne
  180. Site de l'Espace Villard-Corrençon : Météo et enneigement, consulté le 19 décembre 2011.
  181. a et b Site de l'office de tourisme de Villard-de-Lans - Corrençon-en-Vercors : Espace nordique du Haut Vercors, consulté le 19 décembre 2011.
  182. l'espace aqualudique, sur le site villarddelans.com.
  183. Site de l'espace Villard-Corrençon/page sur le parapente
  184. Page du bike-resort sur le site de l'office de tourisme
  185. Site du bike-park
  186. Site d'Isère tourisme : escalade
  187. (en) Fiche du club sur hockeyarenas.net
  188. Grenoble, Chapitre II - Les années internationales sur hockeyarchives
  189. Titre du magazine mensuel Vélo Magazine d’août 1989
  190. Site du Tour de France féminin 1989
  191. Site génération Mountain Bike
  192. Site de "Nos festivals" sur le festival d'humour de Villard-de-Lans
  193. Site de l'office de tourisme sur le Festiv'air
  194. Site de Alpes Air Aventure
  195. Site de velovert festival
  196. Site de musique en Vercors
  197. Site de l'échiquier grenoblois sur l'open de Villard-de-Lans
  198. Site geoview indiquant le parcours de l'avenue de l'Impératice Zita
  199. Site sur la résistance, page sur le maquis du Vercors
  200. Interview de Hugues Aufray sur le D.L
  201. La médaille de bronze de Marie Dorin sur le site Le Monde.fr.
  202. Site des inédits VHS sur le Franc-Tireur
  203. Citation de Stendhal sur le Vercors
  204. Établissement d'enseignement secondaire devenu aujourd'hui le Lycée Stendhal
  205. Extrait du livre "Vie de Henry Brulard"
  206. Page de WikiTimbres sur la "Villard-de-lans"
  207. Page de "Inspiration Vercors sur le timbre de la race bovine de la "Villard-de-lans"
  208. Page de Philatélie-Ouest sur le timbre de la Résistance en Vercors