Vizille
| Vizille | ||
Le château de Vizille |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Vizille (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud Grenoblois | |
| Maire Mandat |
Lionel Coiffard 2013 - 2014 |
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| Code postal | 38220 | |
| Code commune | 38562 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
7 630 hab. (2010) | |
| Densité | 726 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 268 m – Max. 1 016 m | |
| Superficie | 10,51 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Vizille est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
La commune se situe à 15 km au sud-est de Grenoble, sur les bords de la rivière Romanche. De Vizille, direction sud, on accède au plateau Matheysin, au massif de l'Oisans et direction nord à la région grenobloise. Les communes limitrophes avec Vizille sont Séchilienne, Notre-Dame-de-Mésage, Saint-Pierre-de-Mésage, Vaulnaveys-le-Bas, Montchaboud et Jarrie. Dans l'ensemble 17 communes sont dans le canton de Vizille.
Le point fort de la commune est son domaine. Le Domaine départemental de Vizille réunit sur un même site un prestigieux patrimoine culturel et naturel : le parc du Domaine de Vizille et son château, tous deux classés monuments historiques.
Climat[modifier]
Le climat y est de type montagnard. La commune détient le record historique de température minimale nocturne la plus élevée jamais enregistrée en France avec 32 °C[1] !
Toponymie[modifier]
Vizille fut d'abord une ville forte connue sous le nom d'Oppidum Antiquum. Elle deviendra par la suite Castra Vigiliae, une station militaire romaine. Le nom connaîtra une mutation pour devenir l'appellation Vizille.
Histoire[modifier]
Vizille était une ville forte qui s’appelait Oppidum Antiquum. Après l’invasion romaine, une voie y passait, venant de Suze par le Lautaret et la vallée de la Romanche et se dirigeait vers Grenoble. Plusieurs fois les Romains durent renoncer à ce passage, repoussés par les guerriers Allobroges.
Elle était devenue Castra Vigiliae, station militaire sur la voie romaine. Possession partielle au Xe siècle de l'abbaye de Cluny.
Au Moyen Âge, Vizille est chef-lieu de mandement. L'enquête de 1339, signale 17 « fortalicia », deux maisons fortes sont situées dans l'enclos fortifié (receptum castri). L'une est crénelée (merlatata)[2], et est la possession de Guigues Pelissier est décrite comme : « Item est in eodem recepto ab uno latere quedam domus fortis merlatata guigonis pellicerii Et immediate adheret predictis doniono castro et receptis burgum et villa dicti loci visilie »[3]. L'autre est pourvue de trois tours. Cette dernière est citée comme « domus » en 1290 et est la possession d'Arthaude Bertrand. Elle est en 1339 composée de « trois grandes et hautes tours », appartenant à Jacelme Bertrand et décrite comme : « Item ab uno latere dicti recepti est domus fortis de jacelmeti bertrandi domicelli in qua sunt tres magne et alte turres »[3]. En 1417, lors de la visite du rempart, le maître des œuvres demande au propriétaire d'y effectuer des travaux. En 1427, un nouveau propriétaire en est investi et le pouvoir royal ordonne la non séparation des bâtiments avec les revenus qui en dépendent[3].
Pris par les protestants au XVIe siècle, puis par les catholiques. Lesdiguières, devenu lieutenant-général du Dauphiné, acquit le vieux château et le fit reconstruire.
Le 21 juillet 1788, faisant suite à la Journée des Tuiles (7 juin), des notables de la région de Grenoble (bourgeois et notamment juristes) organisent l'Assemblée de Vizille réunissant 50 prêtres, 165 nobles et 276 représentants du tiers état (et parmi eux Jean-Joseph Mounier et Antoine Barnave). L'assemblée réclame la réunion des États généraux et leur vote par tête (et non par ordre). Annonciatrice des revendications démocratiques de la Révolution française, l'Assemblée de Vizille est d'abord l'expression de l'opposition aux réformes, notamment fiscales, de Brienne.
Politique et administration[modifier]
Tendance politique[modifier]
La mairie de Vizille a été l'une des communes dirigées par un élu du Parti de Gauche. Son maire, décédé en cours de mandat, a été remplacé par un écologiste, confirmant un ancrage dans la gauche alternative.
Administration municipale[modifier]
Liste des maires[modifier]
Jumelages[modifier]
Venaria Reale (Italie).
Vöhringen (Schwaben), (Allemagne).
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 7 630 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
- Programme de la saison culturelle[7]
- Festival du film pour enfants(vacances de la Toussaint)
- Festival P'tits mots, p'tits mômes 30 mars au 6 avril 2010
- Les Fêtes Révolutionnaires de Vizille autour du 21 juillet
- Festival D'ici Danse 13 et 14 mai
Accidents routiers[modifier]
Deux accidents de cars parmi les plus meurtriers de France sont appelés accidents de Vizille (1973 et 2007). En fait, ces accidents se sont produits sur le territoire de la commune de Notre-Dame-de-Mésage, sur la RN85, la route Napoléon, en bas de la descente de Laffrey soit juste avant le pont franchissant la Romanche et qui marque l'entrée dans la ville de Vizille.
Le dimanche 22 juillet 2007, un car polonais descendant la côte de Laffrey et revenant de Notre-Dame de la Salette rate le dernier virage et s'écrase en contrebas sur les rives de la Romanche. Cet accident fait 27 morts et 24 blessés. Ce n'est pas le premier accident de ce type que la ville connaît, 3 autres similaires se sont produits dans les années 1970.
Sports[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Paul Émile Breton de Champ, mathématicien, (21 avril 1814 au Champ- septembre 1885), dénonciateur des plagiats et des erreurs de quelques un de ses contemporains.
- Victor-Eugène Ardouin-Dumazet (né en 1852 à Vizille, mort en 1940) : journaliste, auteur de "Voyage en France", guides touristiques (une soixantaine de volumes).
- Alain Carignon, maire de Grenoble et ministre à deux reprises dans la Ve République, est né à Vizille en 1949.
- Albert Lebrun, président de la République française, vécut à Vizille en compagnie de son épouse, Marguerite, durant la Seconde Guerre mondiale.
- Florence Masnada, ancienne skieuse
- Michel Masnada, qui fut pilote moto, notamment champion d'Europe de la montagne (course de côte) en 1978.
Économie[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
Domaine départemental de Vizille[modifier]
Il est situé aux portes de Grenoble et du massif de l'Oisans, sur la RN 85 Route Napoléon. Sur le même site, un prestigieux patrimoine représenté par le château de Vizille avec un musée, et le Parc du Domaine départemental de Vizille composé de jardins et un parc animalier. Le Domaine est ouvert au public, l'entrée est libre.
- Le Château de Vizille, anciennement château du Duc de Lesdiguières, il devint une résidence des Présidents de la République française avant d'être revendu au Conseil général de l'Isère.
- Le Musée de la Révolution française de Vizille. Il a ouvert ses portes en 1984 au château de Vizille. Y sont regroupées des collections d'œuvres d'art, d'arts décoratifs et d'objets historiques.
Un centre de documentation-bibliothèque met à la disposition du public un fonds riche d'une vingtaine de milliers d'ouvrages. La visite du musée est gratuite.
- Les jardins du Parc du Domaine départemental de Vizille s'étendent devant le château sur une centaine d'hectares. Ils étaient autrefois territoire privé de chasse du Duc de Lesdiguières. Ils comprennent de larges étendues de pelouses bordant un canal, des parterres à la française, une forêt avec des arbres centenaires aux essences multiples, une roseraie et un parc animalier d'une soixantaine d'hectares.
De nombreuses espèces d'oiseaux se rencontrent sur les pelouses : canards, cygnes, bernaches, hérons, etc. Les eaux courantes du canal sont peuplées de truites et carpes.
Un petit train permet d'en faire le tour par les allées cavalières, d'avril à octobre.
Le Prieuré[modifier]
Situé dans le cimetière, le plus ancien établissement religieux de Vizille, le monastère de Sainte-Marie-de-Visiliae aurait déjà existé en l'an 726. L'abbaye de Cluny en devint propriétaire et fit construire un prieuré à cet emplacement dès 993. De l'église du XIIe siècle, il reste sur la façade le plus remarquable portail roman du Dauphiné, classé monument historique. Le linteau et le tympan sont réalisés en marbre de Vizille. Au centre du tympan sculpté trône le Christ, tandis que sur le linteau figure la Cène. Les têtes et les mains ont été enlevées ou mutilées par les protestants durant les guerres de religion.
Le château de paille[modifier]
Le bourg s’est développé au pied de l’éperon rocheux, sur un espace pentu et exigu protégé des inondations de la Romanche. Ce quartier aux toits de chaume dénommé « château de paille », accessible par une ruelle située en face de la mairie, fut en partie détruit par un incendie.
Le château du Roy[modifier]
Accessible par le quartier du château de paille ou par la montée située à gauche de l’entrée principale du château, cette antique forteresse fut l’un des fiefs des comptes d’Albon. Les Dauphins y séjournèrent fréquemment. En 1349, avec le transfert du Dauphiné à la France, le château devient château royal. Il fut ravagé par un incendie à l’époque de Lesdiguères. De cet ensemble subsiste la tour reprise dans la construction du XVIe siècle de Lesdiguères et une partie des murs d’enceinte qui entouraient le château. Dans le jardin du château du Roy, on découvre un point de vue sur le massif de Belledonne et la vallée de Vaulnaveys.
L'Hôtel de ville[modifier]
Cet édifice auquel on accède par la rue Général-de-Gaulle, fut édifié Place Stalingrad sur l’emplacement de deux maisons bourgeoises de la fin du XVIIIe siècle, appartenant à la famille de Viennois. La façade de conception symétrique est l’œuvre de l’architecte Berruyer. Un très bel escalier à balustre en pierre dessert les deux étages. À proximité, sur la façade du Café de la Paix, on peut remarquer une méridienne du XIXe siècle, indiquant la période de l’année en fonction du soleil.
Autres[modifier]
- Marianne. Est ainsi appelée la statue de la Liberté sur la place du château, face à l'entrée du Domaine départemental de Vizille. Elle a été érigée le 21 juillet 1888 pour commémorer le centenaire de l’Assemblée de Vizille. Sur son socle sont gravées quelques phrases de la déclaration des droits de l’homme ainsi que des noms de représentants des trois ordres du Dauphiné.
- La cité scolaire Portes de l'Oisans, qui accueille 1 140 élèves.
- Le vizillois est aussi une pâtisserie à base de biscuit à la noix de coco, de chocolat, et de framboise.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- [1], 21, 22 et 23 juillet
- Élisabeth Sirot 2007, p. 31.
- Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
- Le maire de Vizille est décédé, ledauphine.com du 9 fevrier 2013
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Sortir à Vizille - saison 2012-2013, sur le site sortiravizille.com
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard, 2007 (ISBN 9782708407701).
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site du musée de la révolution française à Vizille
- Vizille sur le site de l'Institut Géographique National
- Vizille sur le site de l'INSEE
- Site de l'Office de Tourisme du Sud Grenoblois