Varces-Allières-et-Risset
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| Varces-Allières-et-Risset | ||
Vue de Varces-Allières-et-Risset depuis le Pic St Michel. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Vif | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole | |
| Maire Mandat |
Jean-Jacques Bellet 2008-2014 |
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| Code postal | 38760 | |
| Code commune | 38524 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Varçois | |
| Population municipale |
6 330 hab. (2010) | |
| Densité | 301 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 247 m — Max. 1 960 m | |
| Superficie | 21 km2 | |
| Localisation | ||
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Varces-Allières-et-Risset est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Varçois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Varces se situe au sud de Grenoble dans la Vallée de la Gresse et est longée par le Drac. Varces, grâce à l'eau naturellement pure de Rochefort, alimente en eau une partie de l'agglomération grenobloise, et de l'eau Varces tire son nom[1].
La commune de Varces-Allières-et-Risset s’étend des bords du Drac à la crête du Vercors, entre les communes de Vif, St Paul de Varces, Claix, Pont-de-Claix et Lans en Vercors…
Elle occupe quatre étages d’altitudes :
- La plaine du Drac et de la Gresse (280 m)
- Le plateau d’Allières, Uriol et Rochefort (400 m à 600 m)
- Le plateau de St Ange (1 000 m à 1 200 m)
- La crête du Vercors et le Pic St Michel (1 966 m)
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Le territoire de Varces est peuplé depuis plus de 5 000 ans. De récentes fouilles archéologiques ont confirmé ces occupations connues depuis longtemps : sépulture de l’âge de bronze, emplacements de huttes gauloises, oppidum de Rochefort, sites gallo-romains, balistiques de la fin du 1er millénaire, château du Moyen Âge en témoignent. La Tour de St Giraud, reste du château féodal, dresse encore quelques pans de pierres sur la colline d’Uriol. En 1255, le "mandatement" ou "terre" sur lequel se dressait le château appartenait au Chevalier Lanthelme Paviot qui le vendit à cette date au Dauphin Gigue VII. Puis en 1289, le Dauphin Humbert échangea le fief et le château de Varces contre le fief et la Maison-Forte de Bellecombe au-dessus de Chapareillan, propriété de Emery de Briançon : le Dauphin trouvait l’avantage d’être ainsi plus à même de surveiller les agissements de son voisin le Comte de Savoie. Quant à la maison de Briançon elle gagnait un fief plus paisible.
Au Moyen Âge, Varces est chef lieu de mandement. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte « Bâtie du Chatelard », petit fortin dépendant du château de Varces[2] : « Infra autem predictum mandamentum de varsia est bastida de chastellario » décrit comme : in quadam alto magno molario et forti vocatus molare de fontanilibus (ADI B 3120, f° 122), « Item molarium de chastellario situs in mandamentum de varsee » (ADI B 3120, f° 158 v°) et « dominus de varsia tenet a dicto domino vallis bonnesi ad homagium I castrum de castellare » (ADI B 4443, f° 99 v°)[3]. On note aussi la présence de la tour rendable de Jean Dauris décrite en 1283 comme : « turrim seu domum fortem quam habet apud varsiam »[4].
Le dénombrement de 1540, indiquait que le mandement de Varces était formé alors de cinq paroisses :
- San Pietro di Varcia (St Pierre de Varces)
- San Girardi (Saint Giraud)
- San Paoli (St Paul de Varces)
- San Ricci (Risset)
- Fontanilibus (Fontagneux)
Au XVIIe siècle, Messire de Briançon fit agrandir le château de Varces à tourelles carrées dans la plaine de St Paul, au pied de son château de St Giraud, en ruines. Mais en 1637, son descendant Louis de Briançon fut dans la nécessité de vendre les paroisses de Risset et de Fontagneux, la terre de St Ange à son voisin le seigneur d’Allières, Messire Samson de Périssol. C’est ce qui forma, dès 1654 le mandatement d’Allières.
Aujourd’hui, les deux châteaux de Varces et d’Allières dressent toujours leurs fières façades. 1792 marqua la fin des Seigneuries et la création de trois communes : Varces, Allières et Risset. Ces deux dernières fusionneront avant 1794 en Allières-et-Risset. En 1955, les deux communes sont réunies qu’en 1955 pour former la nouvelle commune de Varces-Allières-et-Risset.
Dès lors son histoire est celle de nombreuses communes françaises. À l’abri des crues des torrents depuis la construction des digues, au milieu du XIXe siècle, l’agriculture se développa. La vigne en occupa de vastes surfaces. L’implantation d’industries chimiques dès 1914 à Pont-de-Claix attira la main d’œuvre locale. Au cours des cinquante dernières années la population augmentant, de nouveaux logements s’édifièrent. L’agriculture moderne est encore bien présente, surtout dans la plaine.
Varces a une autre richesse : une grande partie de l’eau "naturellement pure", alimentant l’agglomération grenobloise est pompée sur la commune, à Rochefort.
Le 20 janvier 2012, trois soldats de la caserne de Varces meurent en Afghanistan. Quelques jours plus tard, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s'y rend en personne pour présider une cérémonie en leur hommage, en leur remettant la croix de chevalier et la légion d'honneur. Cet événement fut la une des médias en France.
En été de 2012, un autre soldat de la caserne de Varces mourut en Afghanistan. Le nouveau Président de la République, François Hollande vint lui rendre un hommage et lui décerner la Légion d'Honneur dans la coure de la caserne de Varces.
Notre-Dame des Grâces [modifier]
Voir l'article détaillé : Notre-Dame des Grâces.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 6 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- Église Saint-Pierre de Varces (classée Monument du Patrimoine-Religieux.)
- Grande statue de la vierge Marie, connue sous le nom de Vierge de la Libération, c'est un sanctuaire marial.
- Eglise Saint-Pierre de Risset, située dans un hameau de Varces, Risset, c'est une ancienne église paroissiale.
- Chapelle Saint-Maurice, située à Fontagneux (hameau.)
Patrimoine civil [modifier]
- Mairie
- Caserne
- Prison
- Salle de représentation (l'Oriel)
- Collège Jules Verne
- École Charles Mallerin
- École des Poussous
- Gymnase Lionel Terray
Personnages célèbres [modifier]
- Pierre Termier, géologue, possédait une maison familiale à Varces.
- Olivier Panis, ancien pilote de Formule 1, possède une maison à Varces.
- Charles Planelli de Lavalette, préfet, fut maire de Varces et y mourut.
Jumelage [modifier]
Musées [modifier]
- Musée de Modèles Réduits
Évènements [modifier]
- Varces en live, fête musicale communale pour les mineurs, qui a lieu au mois de mai.
- Marché de Noël, en décembre.
Religion [modifier]
La petite ville de Varces-Allières-et-Risset est majoritairement chrétienne, de confession catholique[réf. nécessaire].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Mario Falchi 2009.
- Élisabeth Sirot 2007, p. 33.
- Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
- Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, 2007 (ISBN 9782708407701).
- Mario Falchi, Le testament du patrice Abbon et le Queyras, Arvieux - Queyras, Bulletin de Liaison n. 5 et 6 de l'association culturelle QUEY'RACINES, 2009.
