Varces-Allières-et-Risset

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Varces-Allières-et-Risset
Vue de Varces-Allières-et-Risset depuis le Pic St Michel.
Vue de Varces-Allières-et-Risset depuis le Pic St Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Vif
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Luc Corbet
2014-2020
Code postal 38760
Code commune 38524
Démographie
Gentilé Varçois
Population
municipale
6 403 hab. (2011)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 15″ N 5° 37′ 40″ E / 45.0875, 5.627777778 ()45° 05′ 15″ Nord 5° 37′ 40″ Est / 45.0875, 5.627777778 ()  
Altitude Min. 247 m – Max. 1 960 m
Superficie 21 km2
Localisation

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Liens
Site web www.varces.fr

Varces-Allières-et-Risset est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Varçois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Varces se situe au sud de Grenoble dans la Vallée de la Gresse et est longée par le Drac. Varces, grâce à l'eau naturellement pure de Rochefort, alimente en eau une partie de l'agglomération grenobloise, et de l'eau Varces tire son nom[1].

La commune de Varces-Allières-et-Risset s’étend des bords du Drac à la crête du Vercors, entre les communes de Vif, St Paul de Varces, Claix, Pont-de-Claix et Lans en Vercors…

Elle occupe quatre étages d’altitudes :

  • La plaine du Drac et de la Gresse (280 m)
  • Le plateau d’Allières, Uriol et Rochefort (400 m à 600 m)
  • Le plateau de St Ange (1 000 m à 1 200 m)
  • La crête du Vercors et le Pic St Michel (1 966 m)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Varces est peuplé depuis plus de 5 000 ans. De récentes fouilles archéologiques ont confirmé ces occupations connues depuis longtemps : sépulture de l’âge de bronze, emplacements de huttes gauloises, oppidum de Rochefort, sites gallo-romains, balistiques de la fin du 1er millénaire, château du Moyen Âge en témoignent. La Tour de Saint-Giraud, reste du château féodal, dresse encore quelques pans de pierres sur la colline d’Uriol.

En 1255, le mandement ou terre sur lequel se dressait le château appartenait au chevalier Lanthelme Paviot qui le vendit à cette date au Dauphin Guigues VII de Viennois. Puis en 1289, le Dauphin Humbert échangea le fief et le château de Varces contre le fief et la maison forte de Bellecombe au-dessus de Chapareillan, propriété de Emery de Briançon : le Dauphin trouvait l’avantage d’être ainsi plus à même de surveiller les agissements de son voisin le comte de Savoie. Quant à la maison de Briançon, elle gagnait un fief plus paisible.

Au Moyen Âge, Varces est chef lieu de mandement. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte « Bâtie du Chatelard », petit fortin dépendant du château de Varces[2] : « Infra autem predictum mandamentum de varsia est bastida de chastellario » décrit comme : in quadam alto magno molario et forti vocatus molare de fontanilibus (ADI B 3120, f° 122), « Item molarium de chastellario situs in mandamentum de varsee » (ADI B 3120, f° 158 v°) et « dominus de varsia tenet a dicto domino vallis bonnesi ad homagium I castrum de castellare » (ADI B 4443, f° 99 v°)[3]. On note aussi la présence de la tour rendable de Jean Dauris décrite en 1283 comme : « turrim seu domum fortem quam habet apud varsiam »[4].

Le dénombrement de 1540, indiquait que le mandement de Varces était formé alors de cinq paroisses :

  • San Pietro di Varcia (St Pierre de Varces)
  • San Girardi (Saint Giraud)
  • San Paoli (St Paul de Varces)
  • San Ricci (Risset)
  • Fontanilibus (Fontagneux)

Au XVIIe siècle, Messire de Briançon fit agrandir le château de Varces à tourelles carrées dans la plaine de Saint-Paul, au pied de son château de Saint-Giraud, en ruines. Mais en 1637, son descendant Louis de Briançon fut dans la nécessité de vendre les paroisses de Risset et de Fontagneux, la terre de Saint-Ange à son voisin le seigneur d’Allières, messire Samson de Périssol. C’est ce qui forma, dès 1654 le mandatement d’Allières.

Aujourd’hui, les deux châteaux de Varces et d’Allières dressent toujours leurs fières façades. L' an 1792 marqua la fin des seigneuries et la création de trois communes : Varces, Allières et Risset. Ces deux dernières fusionneront avant 1794 en Allières-et-Risset. En 1955, les deux communes sont réunies pour former la nouvelle commune de Varces-Allières-et-Risset.

Dès lors son histoire est celle de nombreuses communes françaises. À l’abri des crues des torrents depuis la construction des digues, au milieu du XIXe siècle, l’agriculture se développa. La vigne en occupa de vastes surfaces. L’implantation d’industries chimiques dès 1914 à Pont-de-Claix attira la main d’œuvre locale. Au cours des cinquante dernières années la population augmentant, de nouveaux logements s’édifièrent. L’agriculture moderne est encore bien présente, surtout dans la plaine.

Varces a une autre richesse : une grande partie de l’eau « naturellement pure », alimentant l’agglomération grenobloise est pompée sur la commune, à Rochefort.

Le 20 janvier 2012, trois soldats de la caserne de Varces meurent en Afghanistan. Quelques jours plus tard, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s'y rend en personne pour présider une cérémonie en leur hommage, en leur remettant la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Cet événement fut la une des médias en France.

Lors de l'été 2012, un autre soldat de la caserne de Varces mourut en Afghanistan. Le nouveau Président de la République, François Hollande vint lui rendre un hommage et lui décerner la Légion d'honneur dans la cour de la caserne de Varces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La marie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Luc Corbet Sans étiquette  
2008 2014 Jean-Jacques Bellet UMP  
2001 2008 Philippe Béchet DVG  
1983 2001 Claudette Chapelle    
1971 1983 René Chrétien    
1965 1971 Pierre Reynier    
1959 1965 Maurice Bochet    
1953 1959 Pierre Fillon    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Lützelsachsen (Allemagne)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 403 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
637 512 670 735 722 742 745 788 733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762 738 715 678 715 703 729 720 690
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
621 615 611 586 591 675 577 639 808
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 152 2 296 2 809 3 576 4 592 5 341 6 396 6 509 6 330
2011 - - - - - - - -
6 403 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Collège Jules Verne
  • École Charles Mallerin
  • École des Poussous

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Varces en live, fête musicale communale pour les mineurs, qui a lieu au mois de mai.
  • Marché de Noël, en décembre.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Gymnase Lionel Terray

Cultes[modifier | modifier le code]

La petite ville de Varces-Allières-et-Risset est majoritairement chrétienne, de confession catholique[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Mairie
  • Caserne
  • Prison

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame des Grâces
Article détaillé : Notre-Dame des Grâces.
Ancien château delphinal. L'église paroissiale des XIIe ‑ XVIe siècle en serait l'ancienne chapelle castrale.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Termier, géologue, possédait une maison familiale à Varces.
  • Olivier Panis, ancien pilote de Formule 1, possède une maison à Varces.
  • Charles Planelli de Lavalette, préfet du Gard, maire de Grenoble de 1820 à 1824, fut maire de Varces et y mourut.
  • Charles Mallerin, obtenteur de rose et ingénieur, habitait Varces

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).
  • Mario Falchi, Le testament du patrice Abbon et le Queyras, Arvieux - Queyras, Bulletin de Liaison n. 5 et 6 de l'association culturelle QUEY'RACINES,‎ 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]