Rives (Isère)

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Rives
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Rives
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Rives
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Alain Dezempte
2014-2020
Code postal 38140
Code commune 38337
Démographie
Gentilé Rivois / Rivoises
Population
municipale
6 046 hab. (2011)
Densité 553 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 06″ N 5° 30′ 11″ E / 45.3516666667, 5.5030555555645° 21′ 06″ Nord 5° 30′ 11″ Est / 45.3516666667, 5.50305555556  
Altitude Min. 315 m – Max. 430 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie-rives.fr/

Rives[1], également appelée Rives-sur-Fure, est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

L'Histoire de la commune est marquée par la métallurgie, dont les premières activités remontent au XIIe siècle, et par l'industrie papetière présente à Rives dès le XVIe siècle. Les épées rivoises et les papiers filigranes fabriqués à Rives ont fait la renommée de cette petite ville du Bas-Dauphiné, du Moyen Âge jusqu'au milieu de XXe siècle.

Ses habitants sont appelés les Rivois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rives est située dans la région Rhône-Alpes, au centre du département de l'Isère, entre la plaine de Bièvre, au sud, et les collines du Voironnais, au nord.

La commune se trouve à 7,2 km au sud-ouest de Voiron[3], à 25,3 km au nord-ouest de la ville préfecture, Grenoble[4], à 69 km au sud-est de la capitale régionale, Lyon[5], et à 457,2 km au sud-est de la capitale, Paris[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rives
Colombe Apprieu, Saint-Blaise-du-Buis Réaumont
Rives Charnècles
Beaucroissant Renage

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

L'altitude varie entre 315 m, au niveau de la Fure au Bas-Rives au sud-est de la commune, et 475 m au nord-ouest dans la plaine de la Bièvre. L'hôtel de ville se situe 383 m d'altitude et la gare à 430 m[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé, au nord et à l'est, par la Fure, une rivière qui prend sa source au lac de Paladru et qui rejoint la Morge, un affluent droit de l'Isère, près de Saint-Quentin-sur-Isère. Le ruisseau le Réaumont, rejoint la Fure au niveau du pont routier du Bas-Rives. Au nord, la Fure est bordée par deux étangs : l'étang du Pont-du-Bœuf et l'étang de la Cressonière.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte des routes et des rivières de Rives.
La gare de Rives.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Rives est desservie par l'autoroute A48 (sortie no 9, Rives, située à 5 km au nord-ouest), et principalement par la route départementale D1085 (ancienne route nationale 85), reliant Lyon à Grenoble, qui traverse de part en part le territoire de la commune dans sa partie sud. D'autres routes départementales relient Rives aux communes voisines : Réaumont au nord par la D12A, Voiron au nord-ouest par les D12 et la D12A, Charnècles à l'ouest par la D12C et la D12D, Renage au sud par la D45, Beaucroissant au sud-ouest par la D519A et Apprieu au nord-est par la D50.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de transport en commun routiers desservent la ville :

La gare de Rives, desservie par les trains TER Rhône-Alpes (relation de Lyon-Perrache à Grenoble-Universités-Gières), permet de relier Lyon, Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Saint-André-le-Gaz, Voiron et Grenoble. En outre, la gare est la tête de ligne des navettes TER Rhône-Alpes Rives - Voiron - Moirans - Voreppe - Grenoble - Échirolles - Grenoble-Universités-Gières, cadencées aux 20 minutes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La rue de la République, vue en direction de Lyon.

La ville s'est développée progressivement le long de l'ancienne route nationale 85 (actuelle rue de la République), qui, avant sa déviation, traversait Rives d'ouest en est. Le centre historique de la ville est le quartier du Bas-Rives, situé à la confluence de la Fure et du ruisseau de Réaumont au sud-est du bourg actuel. La ville s'est ensuite étendue vers l'ouest en direction de Lyon, de part et d’autre de la rue de la République, puis sur les hauteurs au nord et sur le plateau de la gare au nord-ouest où se sont développées les industries au cours des XIXe et XXe siècles.

Outre le bourg en lui-même, constituant la majeure partie de l'espace urbain de la commune, un seul hameau notable se détache au sud-est de son territoire : le hameau de Combe-Louvat. Les principaux quartiers de la ville sont :

  • les Courbatières et les Pastières, au nord-ouest, séparés du bourg par la voie de chemin de fer ;
  • Le Levatel, le Clapier, la Croix-Saint-Roch, la Treille, la Bourgeat, la Moyroude et le Mollard, sur le plateau et les hauteurs de la ville au nord ;
  • la Poype et Châteaubourg, le long de la Fure, au nord-est ;
  • le Bas-Rives, les Trois-Fontaines, au sud-est ;
  • Valfrey, la Glacière, la Chana et la Maladière, au sud.

Le centre-ville de Rives est essentiellement constitué d'immeubles d'habitation de petites hauteurs construits de part et d'autre des rues principales de la ville. Les rez-de-chaussée des immeubles de la Rue de la République sont majoritairement occupés par des commerces. Le reste de l'habitat, sur les hauteurs de la ville ou sur le plateau, est constitué de petits immeubles résidentiels ou à loyer modéré, de maison de ville ou de pavillons.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 747, alors qu'il était de 2 267 en 1999[a 1]. Parmi ces logements, 93,3 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 54,6 % des appartements[a 2]. La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 55,7%, celles des locataires était de 41,8 %, dont 17,9 % de logements HLM loués vides[a 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article principal : Histoire de l'Isère.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation du territoire de la commune datent du Second âge du fer (-400 à -30 av. J.-C.). Des fouilles, réalisées en 1873 au lieu-dit le Plan par Gratien Charvet, ont mis au jour des armes et des objets gaulois en fer : trois épées, deux fragments de fourreaux d'épées, trois lances, une fibule, un anneau en fer et une chainette de timon de char. Ces objets ont été trouvés dans le sol, à 80 cm de profondeur, dans une sépulture de guerriers Gaulois incinérés en cet endroit avec leurs armes[8].

La découverte d'objets romains, tels qu'une médaille d'argent d'Antonin le Pieux, une clé romaine et des amas de tuiles romaines, trouvés dans un jardin près d'un vallon de la Fure, témoigne d'un habitat gallo-romain sur le territoire de la commune[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le dauphin Humbert II de Viennois

Au XIIe siècle, le fief de Rives relève des seigneurs de Tullins qui dépendent de la maison d'Hauterives. Les seigneurs d'Hauterives se fondent par la suite dans la maison de Clermont[10].

En 1284, les terres de Rives appartiennent à Eynard de Chateauneuf, seigneur de Tullins. Elles le demeurent jusqu'en 1340, année du rattachement de la seigneurie à celles d'Humbert II, dernier dauphin de Viennois[10].

Par les ordonnances de 1339 et 1349, Humbert II prononce la démolition des forges de fer de la vallée du Grésivaudan, de Bellecombe jusqu'à Voreppe. Cette décision est prise afin de permettre aux étudiants de la nouvelle université de Grenoble de pouvoir acheter du bois de chauffage qui était jusqu’à lors principalement utilisé dans les fourneaux ce qui rendait son prix élevé. Les forgerons, ainsi chassés du Grésivaudan, s'établissent alors dans le « Seuil de Rives », qui se situe à la limite occidentale de la vallée ; ce qui contribue à l'établissement de nombreuses forges et aciéries à Rives au cours du Bas Moyen Âge[10],[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vue du Bas-Rives au début du XIXe siècle.

Outre l’industrie de l'acier qui se développe depuis le Moyen Âge, notamment pour la fabrication d'épées et de lances, l'industrie papetière apparait à Rives au cours du XVIe siècle. Les eaux de la Fure, qui servent déjà aux aciéries, sont utilisées pour faire tourner les moulins à papier. Un premier moulin est installé dans le quartier du Bas-Rives, au bord du Réaumont, en 1571[12]. En 1573, les premières papeteries produisant des papiers filigranés s'établissent à Rives[13].

Pendant quatre siècles, les épées fabriquées à Rives, appelées « épées rivoises », font la réputation de la ville dans toute la France. C'est aussi durant toute cette période que de nombreuses taillanderies s'installent à Rives, le long de la Fure. Les forges Charvet, initialement installées à Renage (au lieu-dit Alivet) et fondées par des Tyroliens, s'étendent progressivement à Rives jusqu'à la Poype[10],[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, l'entreprise BFK (Blanchet frères et Kléber) est un signe de qualité. Dans les années 1950, les papeteries de Rives fusionnent avec trois autres groupes pour former Arjomari[14] qui fut le premier groupe papetier de France. Arjomari devient par la suite ArjoWiggins. le site la papeterie ArjoWiggins de Rives est fermé en 2013, seul le site de Charavines (à quelques kilomètres au nord) reste en fonctionnement. Les Riquichaux dans une période avant la Seconde guerre mondiale, ont géré la fabrication de papier-monnaie pour le compte de la monnaie de l'État français (monnaie de Paris) à Rives bien avant Chamalière, lieu actuel de la fabrication de l'euro.[réf. nécessaire]

L'industrie métallurgique a également été présente dans l'histoire de la ville, notamment l'aciérie Expertons dans le quartier de la gare de Rives (une usine est toujours en service), ainsi que l'aciérie Gourju dans le quartier Pastieres, avec comme origine Bonpertuis près de Paladru dépendant aussi de Gourju.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[15].

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Grenoble et politiquement au canton de Rives-Moirans représenté par le conseiller général Robert Veyret (PC) et à la neuvième circonscription de l'Isère représentée par la députée Michèle Bonneton (EELV).

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays voironnais qui regroupe trente-quatre communes[16].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune disposait d’un budget de 11 514 000 € dont 7 596 000 € de fonctionnement et 3 918 000 € d’investissement[17], financés à 36,33 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 13,85 % pour la taxe d'habitation et 32,08 % et 60,29 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[18]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 6 667 000 €[19].

L’Insee attribue à la commune le code 38 1 23 337[1]. La commune de Rives est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 213-803-372[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1897 1919 Victor Blanchet   Industriel et député
1919 1940 Séraphin Buisset SFIO Député
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1977 Robert Puy[21]   Médecin
1977 1983 Roger Menu    
1983 1995 Christian Rettmeyer[21]    
1995 en cours Alain Dezempte PS Professeur d'histoire-géographie

Services publics[modifier | modifier le code]

La poste de Rives.

La commune dispose d’un bureau de poste[22], d'une agence de Sécurité sociale et d'une trésorerie publique.

La sécurité de la commune est assurée par la brigade territoriale de proximité de gendarmerie de Renage[23]. En outre, Rives dispose d'une police municipale [24]. Le Centre d'incendie et de secours (CIS) le plus proche est celui de Beaucroissant[25]dit de Parménie.

Rives relève du tribunal d'instance de Grenoble, du tribunal de grande instance de Grenoble, de la cour d'appel de Grenoble, du tribunal pour enfants de Grenoble, du conseil de prud'hommes de Grenoble, du tribunal de commerce de Grenoble, du tribunal administratif de Grenoble et de la cour administrative d'appel de Lyon[26].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Rives.
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Rives
City locator 14.svg
Forlì
del Sannio
City locator 14.svg
Cabeceiras
de Basto

Rives a développé des associations de jumelage avec[27] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 046 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 429 1 530 1 715 2 050 2 014 2 226 2 270 2 413 2 339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 334 2 506 2 507 2 543 2 541 2 975 2 983 3 083 3 032
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 110 3 178 3 156 3 033 3 280 3 139 2 837 2 842 3 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 902 4 589 5 007 5 115 5 403 5 620 5 745 6 046 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Robert Desnos.

Rives est située dans l'académie de Grenoble. La ville administre deux écoles primaires publiques : l'école Libération et l'école Victor Hugo, ainsi que deux écoles maternelles : l’école Pierre Perret et l’école Aimé Césaire (anciennement nommé école Valfray[33]). En outre, la ville dispose d'une école primaire privée, l'école Sainte-Geneviève[34].

Le département gère le collège Robert Desnos situé à Rives[34]. Les lycées de proximité sont : le lycée Edouard Herriot et le lycée polyvalent Ferdinand Buisson, tous deux situés à Voiron, ainsi que le lycée Pierre Béghin de Moirans. Le lycée d'enseignement agricole le plus proche est celui de La Côte-Saint-André.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La mairie de la commune libre du Mollard

La « Commune libre du Mollard » est une association loi de 1901 créée en 1946 qui anime « joyeusement » la vie culturelle et festive de Rives[35]. Le président de l'association est le maire de la commune libre. Ses membres se font appeler les « Melons de Rives » en référence au chapeau melon qu'ils portent lors des cérémonies. À l'instar de nombreuses autres communes libres, celle du Mollard dispose d'un garde champêtre et d'un curé[36]. Les principales activités de la Commune libre du Mollard sont : l'organisation de concours de jeux de société (belote, loto, etc.), d'une kermesse[37] et d'un pucier. L'association participe au corso du 14 juillet, où elle dispose de son propre char. Elle procède chaque année, en septembre, aux vendanges et au pressage du vin de la Treille[38]. L’association est très impliquée dans la vie locale par ses animations tels que le banquet des anciens ou la distribution de cadeaux aux très jeunes enfants de la ville en décembre. Sa devise est « Faire le bien en s'amusant ». Elle publie un petit journal trimestriel , le Petit communard, qui relate les activités de l'association et commente la vie locale.

Une fois par an, en février ou en mars, la ville de Rives organise un salon du livre[39].

Une maison des jeunes et de la culture, située à l'Orgère, propose de nombreuses activités à tous publics quel que soit les âges. Elle gère aussi les centre de loisirs sans hébergement des Trois Fontaines qui accueille les 4-12 ans pendant toutes les vacances scolaires. Elle organise aussi des camps d'adolescents (12-17 ans).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Rives dispose d'un centre hospitalier d'une capacité de 252 lits et équipé d'un service de radiologie[40].

Outre les médecins exerçant à l'hopital, sept autres médecins, deux ophtalmologues, un gynécologue, huit chirurgien-dentistes, deux pharmacies, un cabinet de radiologie et un laboratoire d'analyses sont installés dans la commune[41],[42],[43],[44].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs structures sportives :

  • un boulodrome situé au Mollard ;
  • un gymnase intercommunal scolaire, un gymnase municipal et une salle de dojo (la salle Romuald-Geynet), proches des écoles et du collège à proximité de la place de la Libération ;
  • un parcours de santé à proximité des étangs de la Cressonière et du Pont-du-Bœuf ;
  • une piscine municipale à proximité du collège ;
  • un stade d’athlétisme (le stade Charvet) et une une piste d'athlétisme extérieure (la piste Serge-Vollerin), situés au Levatel ;
  • quatre courts de tennis situés au Levatel ;
  • une piste de Skatepark, situé à Valfray, une autre route de la Liampre ;
  • un terrain multisports de petite dimension pour la pratique du football, du basket, du volley et de la course-à-pied situé à la Bourgeat.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Dauphiné libéré, dans son édition locale Chartreuse et Sud-Grésivaudan, ainsi que l’hebdomadaire Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Rhône-Alpes (et de ses éditions locales France 3 Alpes et France 3 Grenoble) et téléGrenoble Isère, et de la radio locale France Bleu Isère.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le Journal de Rives, journal municipal d’information diffusé par la ville[45] ; le journal du Pays Voironnais, magazine de la Communauté d'agglomération du Pays voironnais[46] ; Isère Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de l'Isère[47] et le Rhône-Alpes, trimestriel diffusé par le conseil régional de Rhône-Alpes[48].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Rives fait partie de la paroisse catholique Sainte-Croix au sein du diocèse de Grenoble-Vienne[49]. Le lieu de culte est l'église Saint-Valère.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 119 €, ce qui plaçait Rives au 17 452e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[50].

En 2009, 54,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[a 4].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 840 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,2 % d'actifs dont 69,4 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[a 5].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2009[a 5].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 3 840 100,0%
Actifs 2 963 77,16 %
Actifs ayant un emploi 2 556 69,40 %
Chômeurs 298 7,70 %
Inactifs 877 22,84 %
Élèves, étudiants 276 7,20 %
Retraités ou préretraités 319 8,30 %
Autres inactifs 284 7,40 %

Toujours en 2009, on comptait 2 608 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 345 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 692, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 96,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi pour un habitant actif[a 6].

Parmi la population active de Rives, la catégorie des ouvriers est la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée avec 32,3 % de la population. Puis, viennent les employés (26,3 %) et les professions intermédiaires (21,8 %)[a 7].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009[a 7].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 2 825 100,0%
Agriculteurs exploitants 12 0,4 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 236 8,3 %
Cadres et professions intellectuelles sup. 308 10,9 %
Professions intermédiaires 615 21,8 %
Employés 743 26,3 %
Ouvriers 912 32,3 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les sociétés Allimand (fabrication de machines pour l'industrie papetière), Experton (métallurgie) et Lippi Fortex (grillages) sont installées sur le territoire de la commune.

Le centre-ville comporte de nombreux commerces alimentaires et autres, des banques, des agences d'assurances, des agences immobilières, des coiffeurs, etc. Un supermarché Carrefour Market et une supérette Casino sont installés dans la ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Valère.
  • Chateaubourg, ancien manoir des seigneurs de Rives jusqu'à la Révolution, construit au cours du XVIe siècle à proximité des ruines d'un ancien château féodal dit « Tour de Louis XI » cité depuis le XIe siècle avec sa chapelle et ruiné sous Louis XIII. L'édifice a été restauré en 1968[51].
  • L'ancienne église du prieuré Saint-Vallier datant du XIIe siècle, située dans le quartier du Mollard. Après l’inauguration de la nouvelle église, l'édifice est utilisé comme cinéma ou théâtre dans les années 1940 et sert aussi à diverses activités culturelles ou associatives. Il est actuellement occupé par un facteur d'orgue[51].
  • Les cadrans solaires de Rives. Celui de la forge de Pérollerie à la Poype date de 1776, celui de la rue de la République date de 1870.
  • La Halle, située rue de la République, est construite en 1858 pour agrandir l'espace du marché de Rives.
  • La chapelle des Papeteries (ou Chapelle Blanchet), située au Bas-Rives, construite en 1847 par la famille Blanchet. Elle est rénovée en 2006.
  • La maison Blanc, sise au 117 de l'avenue Jean-Jaurès, construite en 1862 par François Blanc, maître tailleur de pierre et compagnon du tour de France. C'est l'ancienne demeure de la famille Blanc, famille d'entrepreneurs de travaux publics de Rives.
  • L'église Saint-Valère de Rives, datant de la fin du XIXe siècle.
  • Le château de l'Orgère, situé au centre-ville, est construit en 1912 par Joseph Monin un négociant en bois et charbon de Rives.
  • Le viaduc du Pont-du-bœuf, pont ferroviaire franchissant la Fure.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Les étangs la Cressonière et du Pont-du-Bœuf, le long de la Fure.
  • La parc de l'Orgère.
  • Le parc du Temps des Cerises.
  • Le parc Valfray.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Blanchet, maîtres de forges au XVIIIe siècle, puis papetiers, avec Claude, qui fait l'acquisition en 1787 des moulins à papier des frères Montgolfier.
  • L'empereur Napoléon Bonaparte, a dormi une nuit à Rives dans l'enceinte d'un bâtiment qui est actuellement une banque, lors de son retour de l'île d'Elbe. Une plaque lui rend hommage.
  • En août 1829, venant d'Auvergne et se rendant à Vizille, où est née son arrière-petite-fille en 1828, La Fayette fait étape à Rives accueilli par les frères Blanchet propriétaires des papeteries.
  • Henry Baboin, (1839 - 1910) membre du corps législatif sous Napoléon III (1869), élu dans le canton de Voiron, conseiller général de l'Isère, chevalier de la Légion d'Honneur, Industriel et négociant en soierie à Lyon et dans la Drôme, maire de Loyes dans l'Ain, épousa Léoncie Blanchet, de Rives, et vécut au château d'Alivet à Rives, château qu'il avait fait restaurer.
  • Victor Blanchet (1862-1930), papetier et député, y est né.
  • Le constructeur automobile Luc Court y est né en 1862.
  • Séraphin Buisset (1870-1949), homme politique, y est mort.
  • Francis Méry, résistant, arrêté par les Allemands à Rives, déporté et mort pour la France en décembre 1945, dont une place porte son nom.
  • L'ancien biathlète Raphaël Poirée y est né en 1974.
  • Le footballeur de l'AS Saint-Étienne Jérémy Clément, né en 1984, y est originaire.
  • Marie-Louise Peyrat, marquise d'Arconati-Visconti (1840-1923), collectionneuse et mécène est inhumée au cimetière (citation de Villon "Deux étions, n'avions qu'un coeur")

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rives (Isère) Blason Taillé : au premier d'azur au haut fourneau d'argent ouvert et maçonné de sable, au second de gueules au rouleau de papier d'argent ; à la cotice en barre d'or brochant sur la partition.
Détails Le haut fourneau représente la métallurgie et le rouleau à papier la papeterie[52].
Statut officiel à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvio Valente et Lambert Jacques, Rives, un siècle d'images : rues, quartiers, commerces et industries, t. I, Millau, imprimerie Maury SA,‎ décembre 1999, 232 p. (ISBN 2-9512117-1-6)
  • Sylvio Valente et Lambert Jacques, Rives, un siècle d'images : événements et vie associative, t. II, Millau, imprimerie Maury SA,‎ janvier 2002, 262 p. (ISBN 2-9512117-2-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. a et b EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. a et b EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 10 septembre 2013).
  2. David Malescourt, « Isère > Rives (38140) », sur le site habitants.fr (consulté le 25 septembre 2013).
  3. « Orthodromie entre Rives et Voiron », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2013).
  4. « Orthodromie entre Rives et Grenoble », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2013).
  5. « Orthodromie entre Rives et Lyon », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2013).
  6. « Orthodromie entre Rives et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2013).
  7. « Rives en chiffres », sur le site de la commune de Rives (consulté le 26 septembre 2013).
  8. Gratien Charvet, « Armes et autres objets gaulois trouvés au Plan de Rives (Isère) en 1873 », Bulletin de la Société d'anthropologie de Lyon, vol. T1,‎ 7 décembre 1882, p. 289-295 (lire en ligne).
  9. Victor Cassien, Alexandre Debelle et une société de gens de lettres, Album du Dauphiné, recueil de dessins, représentant les sites les plus pittoresques, les villes et principaux villages; les églises, châteaux et ruines remarquables du Dauphiné. Ouvrage accompagné d'un texte historique et descriptif, imprimerie Prudhomme, rue Lafayette, Grenoble,‎ 1839 (lire en ligne), p. 87.
  10. a, b, c et d op. cit., Victor Cassien, Alexandre Debelle, p. 88-89
  11. Pierre Bozon, L'industrie du Seuil de Rives (Bas-Dauphiné), t. 31 (N°2), coll. « Revue de géographie alpine. »,‎ 1943 (lire en ligne), p. 229
  12. a et b « Histoire & patrimoine », sur le site de la commune de Rives (consulté le 3 octobre 2013).
  13. « Histoire du groupe [[ArjoWiggins]] », sur site internet du groupe ArjoWiggins (consulté le 3 octobre 2013).
  14. historique du groupe Arjomari, sur le site arjowiggins.com
  15. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  16. « l'organisation politique de la communauté de communes », sur le site de la communauté d'agglomération du Pays voironnais (consulté le 26 septembre 2013).
  17. « Budget communal simplifié 2012 sur la base Alize », sur le site du ministère des Finances (consulté le 26 octobre 2013).
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  19. « Endettement municipal 2012 sur la base Alize », sur le site du ministère des Finances (consulté le 26 octobre 2013).
  20. « Fiche entreprise de la commune de Rives », sur le site verif.com (consulté le 26 octobre 2013).
  21. a et b Le journal de Rives, janvier 2002, page 6
  22. « Coordonnées du bureau de poste de Rives », sur le site officiel de La Poste (consulté le 26 septembre 2013).
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  24. « Services municipaux », sur le site de la commune de Rives (consulté le 26 septembre 2013).
  25. « Carte des sites », sur le site du Service départemental d'incendie et de secours de l'Isère (consulté le 26 septembre 2013).
  26. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 26 septembre 2013).
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  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  33. http://www.mairie-rives.fr/ress/pdf/journalderivesjuilaout09.pdf
  34. a et b « Annuaire de l'éducation nationale », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 25 septembre 2014).
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  38. « Le pressage du raisin à la commune libre », Le Dauphiné libéré,‎ 26 septembre 2013 (lire en ligne).
  39. « Le Salon du Livre », sur le site de la mairie de Rives (consulté le 2 avril 2014).
  40. « Centre hospitalier (Rives-sur-Fure) », sur le site de la fédération hospitalière de France (consulté le 27 septembre 2013).
  41. « Liste des médecins sur l’annuaire du conseil national de l’ordre des médecins », sur son site internet (consulté le 27 septembre 2013).
  42. « Liste des médecins sur l’annuaire du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentiste », sur son site internet (consulté le 27 septembre 2013).
  43. « Liste des pharmacies sur l’annuaire du conseil national de l’ordre des pharmaciens », sur son site internet (consulté le 27 septembre 2013).
  44. « Services médicaux et urgences », sur le site internet de la ville de Rives (consulté le 27 septembre 2013).
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  47. « Isère Magazine », sur le site internet du conseil général de l'Isère (consulté le 26 septembre 2013).
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  49. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 25 septembre 2013).
  50. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 septembre 2013).
  51. a et b Sylvio Valente et Lambert Jacques, Rives, un siècle d'images : rues, quartiers, commerces et industries, t. I, Millau, imprimerie Maury SA,‎ décembre 1999, 232 p. (ISBN 2-9512117-1-6), p. 170.
  52. Sylvio Valente et Jacques Lambert, Rives, un siècle d'images : événements et vie associative, t. II, Millau, imprimerie Maury SA,‎ janvier 2002, 262 p. (ISBN 2-9512117-2-4), page 101.