Lothaire Ier

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Lothaire Ier
Évangéliaire de Lothaire, portrait de l'empereur, f.1v
Évangéliaire de Lothaire, portrait de l'empereur, f.1v
Titre
Roi d'Italie et de Lotharingie
81823 septembre 855
Prédécesseur Bernard d'Italie
Successeur Louis II d'Italie
Empereur d'Occident
84023 septembre 855
Prédécesseur Louis le Pieux
Successeur Louis II d'Italie
Roi de Francie médiane
84323 septembre 855
Prédécesseur Louis le Pieux
Successeur Lothaire II de Lotharingie
et Charles de Provence
Biographie
Date de naissance 795
Lieu de naissance Prüm, (Rhénanie-Palatinat)
Date de décès 29 septembre 855
Père Louis Ier dit le Pieux
Mère Ermengarde de Hesbaye
Conjoint Ermengarde de Tours
Enfant(s) Voir section

Lothaire Ier né en 795, mort le 29 septembre 855 à Prüm[1], est le fils de Louis Ier dit le Pieux et d'Ermengarde de Hesbaye. Il fut roi d'Italie, de Lotharingie et empereur d'Occident de 840 à 855.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 814, son père lui confie d'abord le gouvernement de la Bavière, puis en juillet 817, promulgue l’Ordinatio Imperii qui l'associe à l’Empire, et le déclare seul héritier[2]. Il assigne cependant à ses fils puînés, Charles et Louis, une part du territoire avec un rôle subordonné[3]. Également reconnu comme roi des Francs, Lothaire Ier est envoyé en Italie, où il prend en 820 ou 822 le titre de roi des Lombards, et s’installe à Pavie. Le 5 avril 823 à Rome, il est couronné coempereur par le pape Pascal Ier, celui-ci se soumettant à son autorité.

Denier au buste de Lothaire Ier frappé vers 833.

En 829, Louis le Pieux jette les bases d'un partage nouveau, favorable à son plus jeune fils Charles, né en 823 de sa seconde épouse Judith de Bavière. Lothaire Ier se révolte alors contre son père Louis le Pieux. Lothaire entraîne ses deux frères Louis le Germanique et Pépin Ier d'Aquitaine contre leur père, et le détrône une première fois en 830. Mais le fils rebelle est battu et ne conserve que l'Italie. Le royaume franc proprement dit est attribué à ses trois frères. Toutefois, la rivalité qui ne cesse d'exister entre Judith et ses beaux-enfants amène la crise de 833 qui voit la déposition de Louis le Pieux par ses fils. Lothaire s'empare du pouvoir souverain ; une nouvelle répartition du territoire écarte les prétentions de Charles. Au cours de l'année suivante la situation se modifie profondément : Louis et Pépin se rapprochent de leur père ; Lothaire est contraint de prendre la fuite ; le vieil empereur est restauré le 1er mars 834. En 838, réconcilié avec Lothaire, Louis le Pieux opère un nouveau partage à Worms, 3 mai 839. Lothaire reçoit, outre l'Italie, la portion orientale du royaume franc[4].

Les royaumes francs en 843. La Francie médiane est en vert au centre.

Après la mort de son père en 840, ses deux frères, Louis le Germanique et Charles, refusent de le reconnaître comme suzerain. Lothaire Ier tente alors d'envahir leurs États, mais ceux-ci se liguent contre lui et, en juin 841, le battent à Fontenoy-en-Puisaye dans l’Auxerrois. Le 14 février 842, les deux vainqueurs renforcent même leur alliance par les serments de Strasbourg. L'année suivante, ils lui imposent le traité de Verdun qui lui permet de conserver le titre impérial, et lui octroie la Francie médiane, un domaine long et étroit allant de la Mer du Nord jusqu'au sud de Rome et incluant la capitale de l'empire carolingien, Aix-la-Chapelle.

Peu de temps avant de mourir en 855, Lothaire Ier abdique pour aller s’enfermer dans l’abbaye de Prüm. Avant d'y mourir, il a soin (traité de Prüm) de partager son empire entre ses trois fils : Louis reçoit le royaume d’Italie avec le titre d’empereur, Charles la Provence jusqu’à Lyon, et Lothaire II le reste, toute la partie nord de l'empire, de la Frise jusqu'au sud de l'actuel département de la Haute-Marne. Ce dernier domaine va s'appeler la Lotharingie, nom issu du latin Lotharii Regnum, le royaume de Lothaire. À la fin de sa vie, il comble les abbayes de Murbach, de Lièpvre, d'Erstein, de Saint-Étienne à Strasbourg et de Munster.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Généalogie des Carolingiens.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En octobre 821 à Thionville, Lothaire épouse Ermengarde, fille du comte de Tours, Hugues d'Alsace, qui lui donne huit enfants :

D'une maîtresse nommée Doda il eut : Carloman (v. 853 - † ?).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de Lothaire Ier sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale
  2. Société de l'histoire de France, Annuaire-Bulletin, 1988, p. 29
  3. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin,‎ 1902 (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 3
  4. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 3-5.
  5. Le Gendre, Histoire de France, tome 8, p. 41

Voir aussi[modifier | modifier le code]