La Côte-Saint-André

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La Côte-Saint-André
L'église paroissiale Saint-André.
L'église paroissiale Saint-André.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Côte-Saint-André
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers
Maire
Mandat
Joël Gullon
2014-2020
Code postal 38260
Code commune 38130
Démographie
Population
municipale
4 886 hab. (2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 40″ N 5° 15′ 41″ E / 45.3944444444, 5.2613888888945° 23′ 40″ Nord 5° 15′ 41″ Est / 45.3944444444, 5.26138888889  
Altitude Min. 335 m – Max. 582 m
Superficie 27,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lacotesaintandre.fr

La Côte-Saint-André est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Elle est la capitale de la Bièvre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, La Côte-Saint-André se trouve dans le Bièvre, Bas Dauphiné, en Isère, et s'est principalement développée sur le versant sud d'une colline qui sépare le secteur du Bièvre à la vallée du Liers.

La Côte Saint-André est le siège de la communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fut un nœud de correspondance des lignes des Tramways de l'Ouest du Dauphiné puis des Voies ferrées du Dauphiné durant la première moitié du XXe siècle

Le nom du bourg vient de « Santi Andréa da Costa », apparu pour la première fois sur des documents au Moyen Âge. Cette ville est donc ancienne et possède de nombreux édifices présentant une architecture des XIe, XVIe et XIXe siècles comme le château Louis XI, l'église ou les Halles. La plaine autrefois couverte de forêts et de bocages offre aujourd'hui un paysage ouvert.

La Côte-Saint-André s'est appelée La Côte-Bonne-Eau durant la brève période de laïcisation des toponymes, durant la Révolution française. Contrairement à une idée, reçue, ce n'est pas La Côte-Saint-André mais Saint-Siméon-de-Bressieux qui s'est appelé La Côte-Marat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Côte-Saint-André (La) Blason D'azur au sautoir d'argent cantonné de deux fleurs de lys d'or, une en chef et une en pointe, et de deux dauphins du même aux flancs[1].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (en blasonnant "croix de St André").
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 décembre 2005 M. Joseph Manchon DVD -
décembre 2005 mars 2008 M. Annequin-Digond DVD -
mars 2008 mars 2014 M. Jacky Laverdure DVG -
mars 2014 en cours M. Joël Gullon DVD -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 886 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 381 3 617 3 890 3 893 4 568 4 092 4 083 4 184 4 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 437 4 616 4 556 4 346 4 304 4 193 4 156 4 015 3 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 900 3 444 3 378 3 126 3 187 3 720 3 743 3 656 3 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 623 3 522 3 865 3 857 3 966 4 240 4 496 4 653 4 810
2011 - - - - - - - -
4 886 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Secondaire
  • Lycée privé Sainte-Cécile
  • Collège, primaire et maternelle privé Saint François
  • Lycée public Hector Berlioz [4]
  • Collège public Jongkind [5]
  • Établissement local d'enseignement et de formation professionnelle agricoles : deux lycées, dont un à la Tour du Pin, un centre de formation des adultes et d'apprentis, deux exploitations - agricole (La Côte Saint-André) - et horticole (à la Tour Du Pin)[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hector Berlioz est un compositeur, écrivain et critique français, il est né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André, il est mort le 8 mars 1869 à Paris. Un festival de musique symphonique lui est consacré tous les ans à La Côte Saint-André vers la fin du mois d'août.
  • Louis Berlioz, médecin, qui, à partir de 1810, fut le premier Français à pratiquer l'acupuncture, dans son cabinet médical de la rue Impériale (aujourd'hui rue de la République), par ailleurs maison natale de son fils Hector (voir ci-dessous). Cette maison est aujourd'hui un musée consacré à Hector Berlioz, mais on peut y voir une vitrine avec le matériel médical de Berlioz père, et un manuel d'acupuncture dont il fut l'auteur.
  • Johan Barthold Jongkind (peintre paysagiste hollandais) vient habiter à La Côte-Saint-André en 1878 pour y mener une existence paisible jusqu'à la fin de ses jours. Il laissera beaucoup d'aquarelles. Un concours de peintres est organisé tous les ans en été à La Côte-Saint-André où il est enterré.
  • Jules Julhiet (ancien commandant de l'armée marine Française) habitat toute sa vie à La Côte-Saint-André dans une rue qui aujourd'hui porte son nom.
  • Philippe de Contant de La Molette, né en 1737 à La Côte-Saint-André, philologue et paléographe, auteur de la Bible polyglotte, guillotiné sous la Terreur.
  • Jean-Baptiste Davaux, né en 1742 à La Côte-Saint-André, compositeur au service des princes de Rohan, auteur, sous la Révolution, d'une Symphonie concertante mêlée d'airs patriotiques.
  • Thomas de Lorme, né à La Côte-Saint-André, poète et avocat au Parlement de Grenoble, est célèbre pour ses démêlés (1668) avec le linguiste Richelet.
  • Barthélémy Rocher, célèbre liquoriste mentionné par Brillat-Savarin, fondateur de la maison Cherry Rocher en 1705.
  • Jean-Pierre du Teil (1722-1794), professeur de Bonaparte à l'École militaire d'Auxonne, y est né.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André 
(romane), au cœur de la ville, elle fait perdurer cet esprit de vieux village de notre vieille France.
Château Louis XI 
situé sur les hauteurs de la ville, il la surplombe, et par de jolis effets de lumière, la rend immanquable. On peut visiter le château, et notamment le Palais du Chocolat, qui y a élu domicile. Comme tous les ans, le Festival Berlioz s'y déroule également.
Les Halles 
datant du XIe siècle, magnifiques (marché le jeudi matin). Régulièrement entretenue, la structure de ces halles est d'une simplicité et d'une beauté troublantes.
L’Église Saint-Camille 
construite au dix-neuvième siècle par Camille Rocher, qui voulait en faire le cœur d'un phalanstère pour les ouvriers de sa distillerie (projet qui n'a finalement jamais vu le jour). L'église est aujourd'hui désaffectée et le presbytère en cours de restauration en vue de la location d'appartements. Le clocher a été détruit par un incendie en 2005 et n'a fait à ce jour que l'objet d'une restauration provisoire.
Le monument aux morts 
réalisé par Alexandre Maspoli, assisté du sculpteur J. Lesage. La composition est riche en symbolique[7] (coq, poilu, croix de guerre, palmes de la paix) et rappelle le travail des femmes pendant la guerre[8]

Diverses maisons du centre du village datent du XVIe siècle, voire du Moyen Âge. Certaines sont remarquables par leur structure en demi-paliers, typique du Dauphiné.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de La Côte-Saint-André bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Événement culturel[modifier | modifier le code]

  • Festival Berlioz. Depuis 1994, chaque été à la fin du mois d'août, la Côte-Saint-André honore son compositeur romantique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Côte Saint-André des origines à nos jours. Jean Carraz-Billat
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Site web du Lycée Hector Berlioz
  5. Informations gouvernementales sur le Collège Jongkind
  6. http://www.formagri38.com/spip.php?page=rubrique
  7. Patrimoine de France
  8. Ministère de la culture
  9. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr (consulté le 4 août 2014)
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]