Crolles

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Crolles
Vue aérienne de Crolles devant les pentes de la Chartreuse.
Vue aérienne de Crolles devant les pentes de la Chartreuse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Touvet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Philippe Lorimier
2014-2020
Code postal 38920
Code commune 38140
Démographie
Gentilé Crollois
Population
municipale
8 344 hab. (2011)
Densité 588 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 09″ N 5° 53′ 01″ E / 45.2858333333, 5.8836111111145° 17′ 09″ Nord 5° 53′ 01″ Est / 45.2858333333, 5.88361111111  
Altitude Min. 219 m – Max. 1 000 m
Superficie 14,2 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-crolles.fr

Crolles (prononcé [kʁol ]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Crollois et les Crolloises. On prononce /krol/, comme dans "saule" (en API [kʁol ])

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de la cascade de l'Oule (sous Saint-Hilaire du Touvet) et du pilier du belvédère (via ferrata niveau D).

La commune est située à vingt kilomètres au nord-est de Grenoble et à quarante kilomètres de Chambéry, sur la rive droite de l'Isère au cœur de la vallée du Grésivaudan.

Elle fait partie du Parc naturel régional de la Chartreuse ainsi que de l'aire urbaine de Grenoble.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune possède un hameau vers le nord, dénommé Montfort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Hilaire du Touvet Lumbin Rose des vents
Saint-Pancrasse N Le Champ-près-Froges[1]
O    Crolles[2]    E
S
Bernin Villard-Bonnot[1] Froges[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en arpitan est Crola [ˈkrol.a ].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gare de Crolles, desservie entre 1899 et 1937 par le tramway Grenoble - Chapareillan

La commune de Crolles est située dans la vallée du Grésivaudan, vallée creusée par l’érosion glaciaire entre le massif calcaire de la grande Chartreuse et le massif de granite de Belledonne. Le village a été construit au pied des coteaux de la Grande Chartreuse car dans cette partie de la vallée l’approvisionnement en eau était possible et les matériaux de construction à proximité. Le terrain était donc favorable à la construction des voies de circulation et des cultures.

Dans cette vallée, les premiers résidants connus sont les Allobroges, qui s’y sont installés à partir du Ve siècle avant notre ère. Au IIe siècle av. J.-C., Rome annexe la région et y établit ses colonies. À partir du Ve siècle, le pouvoir reste aux mains du clergé malgré les grandes invasions. De nombreuses luttes féodales au Moyen Âge entre la Savoie et le Dauphiné détruisirent une partie de la commune.

La commune a été le domaine de la famille de Montfort, un château datant de 1261 en témoigne encore. Autrefois, les Crollois étaient majoritairement agriculteurs, vignerons et éleveurs. Les plantations étaient situées très haut sur les coteaux car le marais rendait la culture délicate. Du milieu du XIVe siècle jusqu'au XVIIe siècle les conditions climatiques sont très difficiles : hivers très rigoureux, canicule en été, de multiple famines font diminuer la population. La population a rencontré une lente décroissance : 964 habitants en 1946 puis le mouvement d’urbanisation s’est accentué depuis 1968. En 2008 la commune compte 8 601 habitants. Aujourd’hui la commune fait partie du centre d’animation vallée du Grésivaudan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2009, ont fusionné cinq Communautés de communes et onze communes dites isolées (c’est-à-dire non rattachées à une Communauté de communes) pour se rassembler en une seule structure administrative[3]

Crolles fait partie de la communauté de communes du Moyen Grésivaudan, appelé aussi Le Grésivaudan.

La politique locale est commentée sur le blog http://www.lecrollois.fr (souvent considéré comme proche de l'opposition municipale) qui publie aussi des articles sur la culture, les événements et l'histoire locale.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Crolles est membre de la communauté de communes du moyen Grésivaudan - la COSI - anciennement le SIERPUMG.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 1986 Paul Jargot PCF Sénateur de l'Isère (1974-1983)
1986 juillet 2005 Jean-Claude Paturel PCF  
août 2005 avril 2014 François Brottes PS Député Socialiste
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 344 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 110 1 294 1 412 1 500 1 511 1 554 1 600 1 632 1 549
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 472 1 439 1 404 1 365 1 386 1 276 1 311 1 177 1 167
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 150 1 103 1 028 1 021 1 162 1 213 1 102 964 1 228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 548 1 723 2 102 3 492 5 829 8 260 8 416 8 429 8 344
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Skate park[modifier | modifier le code]

Le skate park de Crolles[6] d'une surface de 1 500 m2 plus 500 m2 de bowl est ouvert depuis 2008. Situé dans un lieu ensoleillé, équipé d'un point d'eau, il est accessible aux débutants comme aux skateurs chevronnés il fait d'ailleurs partie aujourd'hui des circuits internationaux[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

  • La société STMicroelectronics (semi-conducteurs) est basée à Crolles. Avec 4000 emplois directs et 3 milliards d'euros investis entre 2003 et 2007 conjointement avec Philips Semiconductors et Motorola Semiconductor, elle représente la majeure partie de l'économie crolloise. À la suite du retrait en 2007 de NXP (ex Philips Semiconductors) et Freescale (ex Motorola Semiconductor), la firme STMicroelectronics a conclu un accord avec IBM sur le site de Crolles.
  • La société Petzl (escalade, sécurité, lampes frontales) a été fondée et est toujours basée à Crolles.
  • La société Teisseire (sirops) a son siège social à Crolles et possède une usine dans la Zone Industrielle de la commune[7].
  • La société AZTEC (engins de damage pour les pistes de ski) a installé son usine d'assemblage sur la commune de Crolles en 2013.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Crolles l'église avec la « dent de Crolles » en arrière-plan
Crolles l'église vue de l’arrière
Crolles l'église vue du parking

L’église Saint-Pierre – Saint-Paul, construite à partir de 1648 sur l’emplacement d’une église médiévale, abrite des peintures murales du XVIIIe siècle récemment restaurées, ainsi qu’un riche mobilier (maître-autel Louis XV en marqueterie, chandeliers du XVIIIe siècle, nombreuses statues).

D’après la légende, l'Abbaye des Ayes, fondée au XIIe siècle par Marguerite de Bourgogne, veuve du Dauphin Guigues IV d'Albon, priait dans sa petite résidence sur le plateau des Petites Roches, elle vit un flambeau suspendu dans les airs se poser dans la vallée sur les bords de l’Isère lui révélant l’endroit qu’elle cherchait pour fonder un couvent. Marguerite de Bourgogne, lia alors son destin à la commune de Crolles en fondant l’Abbaye des Ayes en 1141. L’Abbaye a été construite avec un monastère comportant des dortoirs, un réfectoire, une église (dévastée par un incendie en 1648), trois chapelles entourées de jardins. Cette abbaye a permis à la commune de se développer et de s’enrichir. L’abbaye fut achetée en 1791 par César de Chaléon, conseillé de l’ancien parlement de Grenoble et député de la noblesse aux états Généraux[8]. L’Abbaye des Ayes est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1990[9]. Il ne reste aujourd'hui que le logement de l'abbesse (propriété privée protégée au titre de l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Crolles, englobé aujourd'hui dans le bourg, est une ancienne maison forte dont on trouve la trace dès le milieu du XIVe siècle et qui a été transformée au XVIIe siècle. Le château est inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 30 novembre 1965 : seuls les façades et les toitures, la grande galerie et le petit salon orné de boiseries du XVIIIe siècle sont protégés[10].

Le château de Montfort a été mentionné pour la première fois au XIe siècle comme une motte castrale. L’édification du château de pierre remonte au XIIIe siècle. Il est cité en 1261. Il appartenait aux Beaumont. Ce site est aujourd’hui en cours de restauration. Au XIVe siècle il est précisé que la maison forte est ronde.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

Le centre sportif Guy Bolès, construit entre 2006 et 2008, est l'œuvre de l'architecte lyonnais Christian Drevet. Situé au pied de la Dent de Crolles, le bâtiment reprend dans son architecture le profil de la montagne.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le château de Crolles dit de Bernis fut construit vers 1340 par Amblard de Beaumont 1er du nom, appelé dans la famille le Grand Amblard, Chevalier, Seigneur de Beaumont, de Montfort, du Touvet, de St Michel, de Bernin, de Morestel.., principal ministre du Dauphin Humbert II ; troisième fils d'Artaud de Beaumont 3e du nom, Seigneur de Beaumont, de la Frette, et d'Agnès de Bellecombe, sa seconde épouse.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La vie culturelle crolloise se construit pour le plus large public autour de la préservation de son patrimoine bâti et naturel, la bibliothèque Gilbert Dalet, l’espace Paul Jargot, des partenariats avec des rendez-vous départementaux incontournables comme le Grenoble Jazz festival, le festival Rocktambule, le festival des Arts du Récit, le tissu associatif local important ou encore des manifestations populaires tout au long de l’année.

Centre culturel municipal, l’Espace Paul Jargot répond au fort développement de l’action culturelle portée par la ville et fait écho à la dynamique culturelle qui se déploie sur le Pays du Grésivaudan. Inscrit sur le territoire comme un équipement complémentaire à ceux existants, il s’identifie par sa vocation musicale première, comme un outil de création, de diffusion et de pratique au service des artistes professionnels et amateurs et de la population.

La salle de 400 places au cœur du bâtiment, pourvue d’une scène de 160 m2 (19 mètres d’ouverture, 8,5 mètres de profondeur, 10 mètres de hauteur) de plain-pied offre une disposition favorable à l’expression de la diversité artistique, sur toutes ses formes.

Les locaux de répétition et d’enseignement complètent l’équipement sur ses vocations d’espace de création, d’accueil et de pratique et d’enseignement de la musique.

Toute la programmation culturelle est disponible sur le site internet dédié a la culture[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c de l'autre côté de l'Isère
  2. Crolles Sur le site maps.google.fr
  3. Le Grésivaudan, communauté de communes - sur le site le-gresivaudan.fr
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. localisation du skatparl sur le site ville-crolles.fr/decouvrir-crolles
  7. Groupe Teisseire, la référence du sirop
  8. Mairie. Histoire des communes de l’Isère. Horvath, octobre 2008.ISBN 2-7171-0495-x.
  9. « Abbaye des Ayes (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 36 (consulté le 22 juillet 2014)
  12. culture sur le site ville-crolles.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]